ÂNNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. Article 38 du règlement. Les opinions émises dans les mémoires publiés par la Société sont exclusivement pro- pres à leurs auteurs. La Société n'entend aucunement en assumer la responsabililé. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ OTOMOLOGIOIJE DE FRANCE. Natura iiiaximù mironda in minimis. Deuxième Série. TOME DIXIEME. A PARIS, CHEZ LE TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ, H, liUCIKIV IllT<|tJKT, RUE HADTEFEITILLE , 19. Ï)E LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQïJE DE FUAJNCE. DESCIIIPTIOIV ET ICOKOGRAl'HIli: DE QUELQUES DIPTÈRES OE L'ESPAGNE. (Suite.) Par M. LÉON DU FOUR. (Séance du 10 Septeinbro ]85i.) Sous ce même titre, la Société entomologique a daigué •admettre dans le premier cahier de ses Annales pour 1850, page 131, une première série de Diptères espaguoL^, où riiabileté du burin de M. Sébin ne le cède en rien au fidèle et gracieux pinceau du professeur i\Jieg, De sem- blables portraits dispenseraient presque de descriptions. 1. Aetnoteluscingulatus, Duf. (PL 1, N" î, lig. 1 à 5.) NigrO'Siihœncus , aiireo hrevissinic pubcsceus , capilc. thoraceque concoloribits\ ahrlominis rnarginihns ^ ri/iPi/lis '2* Sên'Cj TOME X. i ANNALES (primo latc ùitcrruptoj^ gùniculis, larsù alamnujue rierris costalibus flaccsce/itibus. Long. 3 lin. Hab. in agro Matritensc. Ferez. Plus grand que Vuliginosus, il a la taille du longirostris de Wiedeman, sans eu avoir ni la longue trompe, ni la tête aussi conoïde. Face noire. Bord postérieur des seg- ments abdominaux à liseré jaune, dilaté sur les côtés. Premier liseré largement interrompu, ne consistant pour chaque côté qu'en une tache. Bordure latérale de l'abdo- men d'un jaune uni (orme. Bandes du mâle plus larges. 2. Nemotelus latcmlis, Duf. (PI. 1,'NH, iig. G.) (Abdom.) JSigro-subœneiis auvco brcçissime pubescensj capite tho- racequc concoloribusj abdominis segmentis latere solinn tenuiter, pennltimo postice vix, genabiis, tarsis, alarumipie neivis costalibus, J/açescentibus. Long. 2 J/2 lin. Hab. in agro Matritensc. Mieg. Un peu plus petit que le cingnlatus, il en diffère comme espèce. Abdomen tout noir^ excepté un liseré latéral. Tète peut-être un peu plus prolongée et capitule des an- tennes plusoblong. L'individu que j'ai sous les 3'eux, et dont l'abdomen est figuré, est une femelle. 3. ylnihrax nebulosa, Duf. (PI. 1,N"I, (ig. 7 et 8.) Rufo-aureo villosd s(piainosa\ alis basi iwguiculalis ^ a medio ad basim obscure niaculato-ncbulosis, api ce limpidis, antennis subulatis i pedibus iestaceis. Long. 5 1/2 lui. Hab. in agro Malritcnsc Mieg. Faciès du boinhyrifoniiis fF.roprosopu lutca, Macq.), DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 7 iîgurë dans ces Annales pour 1850. Bout des ailes noi- râtre dans ce dernier, diaphane dans la nehulosa. Ergot à Tori^ine de la côte des ailes. Corselet rayé dans les indi- vidus frais. II aurait quelques rapports avec \ E . sucwipennis, Macq., espèce du Cap Vert (Me'm. Soc. des se. de Lille, 1830, p. 403j, mais il en diffère, surtout par la disposition des cellules alaires. ■\. Anthrax trinotata^ Duf. (PI. 1, N° I, fig. 9.) j4tta, ahdoinine fasciis nweis subinterniptis j alarum hasi costaquefumoso-nigrisj disco triangulatini nigro punc- taio. Lonfj. 6 lin. a Hah. in agro Matriicnse. Meig. J'avais d'abord rapporté cette espèce à VA. tiipunctataj Wied. (in Meig. Dipt Eur.), mais colle de Wiedeman est avec nlis Ihnpidissiinis, ce qui en éloigne évidemment la nôtre, 5. Anthrax formosa, Duf. (PI. 1, NM, fig. 10.) JSigra suhnnda; ahdominis hasi idrinque puncto, disco rjuatuor, apice fasciis latetibus ahhre^natis tribus, niueis; alis immaculatisj Costa v âge rufa, hasi nnguicidatis. Long. 7 lin. Hah. in agro Malritensc. Mieg. Je ne saurais rapporter cette magnifique espèce à au- cune de celles mentionnées par Fabricius, Meigen^ ou M. Macquarl. (3. Bomhylins fiimosiis, Duf. (PI. 1,N' I, fig. 11 à 13.) iSiger, griseo-rufescente v>iU<)siis, suhimicolor] ails nigro 8 ANNALES fumosis postice insens im hyalinhj nervis tarnen subfumosis ; pedibus nigris libiis partiinfuscis. Long, 3 1/2 lin. Uab. in agro Matritense. Mieg. Il a la taille et Taspect du Juscus, mais il en est très distinct comme espèce. 7. Ploas macroglossa, Duf. (PI. I, N° I, fig. 14 à 16.) Niger \>iUosiis j haustello thoracis longitudine\ scutello atro nitidissimo; abdomine conico piloso, fasciis transversis albido griseis ; alarum costa late viaculisque subanasto- mosantibus atris; tibiis griseo subsericeis. Long. 4 lin. Hab. flores in campo Matritense. Mieg, J'ai vainement clierclié cette rem irqiiable et rarissime espèce dans Meigen et les divers ouvrages de M. Mac- quart. 8. Ploas fumineruis, Duf. (PI. I, N° I, fig. 17 à 20.) Niger l'illosus; haustello an tennis hand longiore\ scu- tello atro nitidissimo nudo ; abdomine conico pilosOj fasciis transversisj griseis; alarum costa nigrescenlCj nervis omni- bus fumo circumduclis j nec non submaculatis. Long. 2 1/2 lin. \]ab. in agro Matritense. Mieg. Petite et rare espèce que j'avais prise d'abord pour le P. griseaj Fabr.j mais qui en diffère par plusieurs traits et une taille d un tiers moindre. Corselet gris cendre', avec une ou ti'ois raies plus claires. Ailes ayant trois ou quatre points nébuleux aux nervures transversales. Non loin de la côte, vers le tiers de la longueur, à partir de l'insertion, DE LA SOCIÉTÉ E^TOMOLOGIQUE. 9 il existe une petite tache sub-diaphane. Pattes uniformé- ment noirâtres, 9. Dioctria oc/vocera, Diif. (PI. 1, N" I, fig. 21 à 23.) Griseo cinerea , mystace nigra ; antennarum articulis duohus ierminalihus ochi aceo-luteis j ahdominis nigri niddi segmentis 2-5 postice utrinque linea transversa alba\ alisad costatn suhfumosis \ halteribus flains -, thoracis dorso suh- hilineato \ libiannn apice tarsisque pilis intermixtis riifis. Long. 5 1[2 lin. Hah. in agro Matritense. Meig. Explication des Jîgurcs de la planche /", iV' /. 1. Nemotelus angulatus,Di\(. g. 2. Mesure de sa longueur naturelle. 3. Antennes ddtachées. 4. Têlc du mâle détachée. 5. Abdomen par sa face inférieure. 6. Nemotelus lateralis, D^f. — Abdomeu par s;i face supérieure . 7. Anthrax nebulosa, Duf., grandeur naturelle. 8. Aile détachée et grossie. 9. Anthrax trinotata, Duf., grandeur naturelle. 10. Anthrax formosa, Duf., grandeur naturelle. 11. Bombylius fumosus, Duf. 12. Mesure de sa longueur naturelle. 13. Antennes détachées. 14. Ploas macroghssa, Duf. 15. Mesure de sa longueur naturelle. 16. Tête détachée. 10 ANNALES 17. Flous fïimiîieivis, Duf. 18. Mesure de sa îongneur naturelle. 19. Têfe dé lâchée. 20. Aile isolée. 21. Dioctria ochrocera, Duf. 22. Mesure de sa longueur uaturelle. 23. Antennes détachées. DE LA SOCIÉTÉ ENTOxMOLOGIOUE. Il NOTE SUR LES TRANSFORMATIONS DU BOMBYIJUS BOGHARIEN SIS , MOUVKI.LK ESPÈCE DE DlPTERE OUI HABITE LES POSSESSIONS FRANÇAISES DU NORD DE l'AfRIQUE ^ PAR M. H. LUCAS. (Séance du 18 I^ai tS51). Pendant un séjour Je six setnaincs que je lis à Boghar, un des points les plus uie'ridionaux et en même temps les élevés de la province d'Alger, en mai et juin 1850, je trouvai sous les pierres, enfoncée dans une terre assez meuhie, sablonneuse et légèrement humide, une pU])o que je reconnus pour appartenir à un Diptère, mais qui! me fut impossible de rapporter à un genre connu. Je m'en emparai avec beaucoup de précaution et la plaçai dans un vase rempli de la même terre dans laquelle je 1 avais rencontrée. Afin de la maintenir dans les mêmes conditions, j'eus le soin tous les jours d'humecter légère- ment cette terre a la surface, et au bout de deux semaines environ, je fus très surpris un matin de voir cette nymphe à moitié sortie de la cellule cju'elle s'était formée et agiter SI partie antérieure d.ins tous les sens. Je l'exposai au 12 ANNALES soleil, et en rexainiiicint altenlivement, je m'a perçus que- la j)arlip sujiérieure de celte pupe se fendait longitiidina- iement, et de cetle ouverture sortit avec beaucoup de peine et après un travail très laborieux un Diptère que je recotinus pour appartenir au genre des Bombyl/'us. Je ne sache pas que les me'tamorj.hoses de cetle coupe généri- que soient connues, et en consultant les auteurs qui ont larlé des manières de vivre des Bombyles, voici ce que I ai remarqué; Lalreille, Rèi^nc auinial de Cui>icr, tom.5, p. 40'2, dit au sujet des Boinhylius : « Je soupçonne que leurs larve?^ ainsi que celles du genre suivant {Geron, Mei^ren), sont parasites. » Cetle manière de voir de La- treille a été adoptée par beaucoup d entomologistes el reproduite dans un très grand nombre d'ouvrages d'hisloire naturelle. M. INIacquart, dans son estimable ouvrage sur les insectes diptères, tom. 2, p. 376, n'a- dopte pas la manière de voir de Lalreille, car il dit que les larves de ces insectes ne sont pas encore connues, et il est probable, ajoute-t-il plus loin, qu'elles vivent dans la terre. Ces diverses remarques, comme on le voit, ne sont qu'à l'état de siq^posilion, et celle de M. INIacquart, il faut le dire, est beaucoup plus dans le vrai que l'opi- nion émise par LatreiMe, U m'a été impossible, malheu- reusement, de me procurer la larve du Bomhylius Bogha- riensis, malgré toutes les recherches que j'ai faites, je n'ai toujours rencontré que des nymphes. Cependant, quoique je n'aie pas trouvé la larve de cette curieuse espèce, j'ai l'espoir que les quelques détails que je vais donner dans cette note , aitleront les entomologistes qui se livrent à letude de cet ordre intéressant , dans la recherche des manières de vivre de ces singuliers Diplères. C'est tou- jours aux lieux couverts, à l'abri des rayons du soleil el aux broussailles, que la femelle confie sa progéniture. DK LA SOCIEIE EINTOMOLOGIQUE. f.'> Les conililions dans lesquelles j'ai rencontré les nymphes de ce Bonibyliiis, me permettent de supposer que la fe- melle ne dépose qu'un œuf sous chaque pierre, et ce qui me fait dire qu'il doit en être ainsi, c'est que j'ai toujours rencontré isolément la nymphe de cette espèce de Bom- byle. D'après cet e observation, je suis porté aussi à croire que les larves qui composent ce genre ne sont pas para- sites, comme le supposent Latreille et beaucoup d'autres entomoloi^isles , mais qu'elles vivent au contraire isolé- ment dans la terre, opinion, au reste, qui avait déjà été émise, mais avec doute^ par M. Macquart, et que mon observation vient confirmer. Nyviphe. Elle est longue de 14 millimètres, et sa lar- geur égale environ 3 millimètres 3/4. Elle est d'un brun testacé et légèrement arquée. La partie antérieure, ou celle qui représente la tête, est armée de huit fortes épines d'un noir foncé, avec leur base rougeâtre -, elles sont placées par paire et ainsi disposées : celles qui forment la première paire et qui sont situées antérieui'ement, sont légèrement recoui'bées, indépendantes l'une de l'autre, avec l'espace qui les sépare assez grand; de chaque côté et sur les parties latérales, on aperçoit deux épines, non dépendantes l'une de l'autre et placées sur une légère pro- tubérance, la première ou celle située antérieurement est di'oite^ quant à la seconde ou celle placée postérieurement, elle est un peu moins allongée, sensiblement recourbée, et de plus présente du côté externe un petit appendice spiniforme qui semble indépendant de l'épine, à la nais- sance de laquelle cet appenciice rougeâtre paraît comme implanté-, postérieurement, on aperçoit deux épines, droitesj placées sur une légère protubérance et dépen- dantes Tune de l'autre, il est aussi à remarquer que l'es- H ANNALES pace qui sépare ces deux epities de celles placées sur les parties latérales est beaucoup plus grand que celui qui existe entre ces dernières épines et celles de la partie an- térieure. Toute la surface en dessus, qui représente la tête et le thorax, est lisse, et sur les côtés latéraux on aperçoit quelques soies raides, allongées, disposées par paires : des sillons transversaux qui semblent indiquer les divisions du thorax en prothorax, mésolhorax et métathorax , se font voir sur les parties latérales : ils sont d'un brun-rougeâtre, ainsi que les stigmates situés de chaque côté et placés à la base, ou plutôt dans l'intervalle qui existe entre le mésotliorax et le métathorax. En dessous, on distingue parfaitement les pattes des preniière et deuxième paires, les ailes, puis Je long suçoir situé entre ces derniers organes et les dépassant même à leur extré- mité -, quant aux pattes de la troisième paire, elles sont cachées par les. organes du volet ne sont constatjbles qu'à Textrémité de ces organes, où on distingue nette- ment les articles des tarses. Je ferai aussi remarquer que sur Tenveloqpe qui contient les ailes, on aj>erçoit près de la partie antérieure un petit tubercule spinilorme. L'ab- domen est allongé, assez élroit, sensiblement recourbé, avec les segments qui le composent armés en dessus, sur leur partie dorsale, d\me double série transversale de spinules d'un brun-roussâtre : des poils raides, très al- longés, formant des lignes transversales hérissent cà et là les segments," il est encore à ren)arquer qu'il ny a que les deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième segments qui présentent deux rangées transver- sales de spinules; le premier segment offre seulement une rangée de poils allongés et raides; le huitième pré- sente une seule rangée transversale de spinules-, quant au neuvième, il est fort rcmarqna!)le : à sa partie antérieure, DE LA SOCIETE ElNTOMOLOGIQUE. 15 en dessus, on aperçoit une saillie très prononcée, trans- versale, tVun brun-roussâtre fonce et tle consistance cornée', postérieurement, il est terminé par deux forts crochets d'un brun foncé, à direction antérieure : ces cro- chets, les épines que présentent les segments en dessus, ainsi que celles qui arment la partie antérieure de la tête, servent probablement à cette nymphe à monter et à se maintenir, lorsqu'elle est hors de terre, sur les parois de sa celhile et ensuite de point d appui, lorsqu'elle est près de se changer en insecte parfait. Sur les parties latérales, on aperçoit les sligmates, qui sont roussâires et placés dans une concavité assez profonde; les bourrelets formés par les parties latérales sont assez saillants et hérissés de longues soies raides d'un roux-testacé ; en dessous , les segments sont entièrement lisses. Lorsque ce Diptère s'est débarassé des langes qui le re- tenaient prisonnier , ses ailes sont molles, son abdomen est très allongé cl traîne à terre, ses pattes peuvent à peine le soutenir, et c'est avec la jdus grande difficulté qu'il tient verticalement son long suçoir, qui tend toujours à reprend la position pu'i! occupait à l'état de nymphe. Ce que le Bomhylius Bog/iarie7isis recherche dans cet état de mollesse est le soleil, et après y être resté exposé pendant un temps assez prolongé, son abdomen se raccourcit, et ce changement s'opère au n.oyen d'une liqueur d'un jaune-grisâtre que cet organe laisse échapper par sa partie anale, et qui a beaucoup d'analogie avec celle que rejet- tent les Lépidoptères nouvellement transformés. Aussitôt qu'il se sent assez robuste, ou plutôt assez léger pour voler, il prend son essor, mais bien souvent il arrive que, ne pouvant supporter un vol longtemps sou- tenu, il tombe. Ce n'est qu'à force d'agiter sans cesse son nbdomen et de faire vibrer ses ailes qu'il acquiert lalégè- Ify ANNALES retë voulue pour prendre de nouveau son essor, et c'est alors que, confiant dans les forces que lui a données la nature, il va à la recherche de son semblable pour accom- plir Tacte auquel tout être anime est destine. Dans les sentiers sablonneux des environs de Boghar, j'ai quelquefois surpris cette espèce qui se plaît à planer pendant longtemps et sans mouvement bien sensible sur les lisières des bois et des broussailles-, lorsqu'on cherche à s'en emparer, elle e'chappe facilement à la main qui veut la saisir par un mouvement brusquement exe'cuté, soit à droite, soit à gauche. En comj)ai'ant ce Bombylius avec ceux que j'ai rap- portes de mon premier voyage en Algérie pendant les années 1810, 1OGIQUE. 31 Var, Où les articles onzième et douzième seuls des antennes sont bruns en dessus et blanchâtres seulement en dessous. L'écusson n'est pas bordé de blanc. La base des cuisses postérieures, et même des antérieures, l)rune. Les derniers segments de l'abdomen manquent. 4. Mesostenus glcuIiatoi\ Scop., Rossi, Olivier, Geoflfr. 44. Grav. Long, du mâle, 0,0095", long, de la femelle, 0,01-0,01G. M. tibiis anteiioribus fcmorihusciue nifis . m. f. Grav. Mâle et femelle. Les orbites internes et externes des yenx sont d'un roux-testacé, ainsi qu'un point au milieu de la face, dans les femelles. Les mâles n'ont que le bord anté- rieur du chaperon et les mandibules de cette couleur. Les femelles ont les articles 10" à 14* des antennes blancs de trois côtés. Un de mes mâles a les ailes tout à fait diaphanes; dans l'autre, la nuance sombre du milieu de l'aile est assez légèrement marquée. La tégule et la racine teslacées. Les articles 2* à 4'' des tarses sont blancs dans la femelle comme dans le mâle. Genre Hemiteles, Grav. Section 1. Corselet et abdomen noirs. 1. Hemiteles inelanarius, Grav. Long. 0,006. //. tibiis rufis^ posticis pro parte iiigris. m. Grav. Mâle, [.n nervure extérieure de l'aréole est, dans tous les individus que je connais, absolument nulle. Un commen- cement de nervure ordinairement assez avancée coupe la cellule intérieure. Les cuisses antérieures sont noires à leur base, plus ou moins largement, l'extrémité rousse i 32 ANNALES les postérieures sont noires, très It^gèrenient tachées de roux à la base, rarement et à peine à leur extrémité. Les jambes sont rousses j les seules postérieures noires à 1 ex- trémité, et quelquefois un peu aux genoux. Les quatre tarses postérieurs noirs, ou brun foncé. Le premier seg- ment de Tabdomen est à peine une fois plus long que large-, les suivants, surtout le deuxième et le troisième, sont quelquefois très légèrement bordés de rougeâlre. Variété indiquée dans la description de Gravenhorst. Les jambes postérieures toutes noires. 2"" Var., Grav.? La tégule est d'un roux-brun, comme dans le type-, Taréole pentagonale, sa nervure extérieure faible; point de commencement de nervure dans la cel- lule intérieure. Les quatre premières pattes sont rousses, la hanche et la base des trochanters, noires-, les dernières pattes noires, la base des cuisses très légèrement rousse • l'extrémité des trochanters et le milieu des jambes, de la même couleur. La base et l'extrémité des deuxième et troi- sième segments bordées de roux. 2. Hemiteles tristator? Grav. Long. 0,0035. Anichn. aranearum? Fourcr. Geofir. 89. Suppl. Ich- neumori. Grav. tora. v. p. 1061. H. pedibus anteiiorihus riifis, coxis pro paiie mgris;pos' ticis fusciSy hasi femorum et tibiarum tcstaceis j ore testaceo . m. Grav., var. 1". Mâle. La tégule est jaune, Taréole entièrement incom- plète, point de nervure coupant la cellule intérieure. Les hanches sont noires, les antérieures un peu rousses à leur extrémité-, les trochanters roux, légèrement tachés de noir à leur base, les postérieurs à peine. Toutes les cuisses DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 33 sont d'un roux-jaunâtre, les poste'rieures à peine un peu brunes au genou. L'extrémité des jambes de la même paire un peu brune-, tous les tarses roux, ou roux-bruns. Le premier segment est plus mince que dans la précé- dente espèce ; le deuxième , bordé de roux à la base et postérieurement; le troisième au bord postérieur seule- ment. Telles sont les différences avec la description de M. Gravenborst, l'^ variété. 3. Hcmitcles sordipes . Grav. Long. 0,005. //. pedibus rufis, fiisco maculatis. f. Grav. Femelle. Les hanches sont noires, les trochanters pres- que entièrement jaunâtres, tachés de noir. Les pattes sont brunes, la base et Textrémité des cuisses antérieures rous- sâtres, celles des postérieures presque pas. Las jambes postérieures sont brunes , un peu roussâtres vers leur base. Le bord postérieur des segments est légèrement roussâtre, l'extrémité de l'abdomen n'est pas comprimée. L'aiguillon un peu plus long que la moitié de Tabdomen. Le reste conforme à la description de M. Gravenborst. 4. Hemiteles similis^ Grav. Long. 0,005. //. pedibus rufis, coxis posticis plenimque hasi ni gris j oreluteo. m. f. (Mas antennajxim articula primo subtus flwo). Grav. Mâle. Premier article des antennes blanc d'ivoire en dessous. Aréole incomplète. Hanches postérieures rousses conmie les autres, ainsi que les trochanters; les cuisses postérieures n ont pas le genou noir-, les jambes de cette paire sont rembrunies à leur côté extérieur, leur base un 34 ANNALES peu blanchâtre, 1 extrémité et le larse, bruns. Le pédi- cule de Fabdomen est légèrement aciculé, avec deux lignes élevées assez marquées ^ la partie antérieure est plutôt en carré long que Iransverse. L'abdomen noir, un peu poin- tillé, le bord du deuxième segment à peine roussâtre, 5. Hemitclcs fuhipes, Grav. Long. 0,0045. //. pedibiis fulvis ; coxis anteriorihus albis, posticis rii- gris j libiis posticis apice fuscis. m. f. (Mas anîennis subtiis basi albisj . Grav. Mâle. Les antennes, sauf les deux premiers articles, sont noires. La nervure extérieure de Taréole est faible, prescjue efiacée. Les cuisses postérieures sont un peu rembrunies en dessus, surtout au genou; les jambes de cette paire d'un roux pâle, avec Textrémilé brune, ainsi que le tarse. L'abdomen est noir, un peu ponctué, un peu velu et soyeux, les segments légèrement bordés de roux pâle, cette bordure presque blanche aux derniers. Section IL Corselet noir, abdomen rouge et noir. 6. llcmiteles rnbiginosus? Gi-av. Long. 0,0045. If. seginentis 2-4 basi riifisj pedibns rufis, posticorurn fcmoribus et tibiaruni apice fuscis j ore et antcnnarum arti- cido primo subtus nifis. Grav. Je ne puis assurer que mon Ifemiteles soit le même que \H. rubiginosiis, la létedu mien manquant. La légule est ferrugineuse on roux clair, Taréole incomplète. Les pattes antérieures sont rousses, le dessus des cuisses intermé- diaires légèrement rembruni, ainsi que les tarses. Les hanches postériciues noires, leur extrémité à peine DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMULOCilQUE. 35 rousse-, les mêmes trochanters roux, noirs à leur base du côté interne : les cuisses postérieures noires , un peu tachées de roux à la base; le genou et Textrémité des jambes delà même paire, bruns, le milieu roux, un peu grisâtre et velu. L'abdomen noir, ponctué, ou aciculé et très rugueux ; le premier segment s'élargissant insensi- blement, très aciculé, la partie antérieure plus longue que large, presque aussi longue et un peu plus large que le pédicule. Les côtés du deuxième segment, vers le ventre, la base du troisième et son bord postérieur, roux. Le quatrième à peine bordé de la même teinte. 7. Hemitehs nifo-ciuctus? Grav. Long. 0,003. H. segmenta tertio pedibusquc rufis\ coxis nigns-^ feino- nbus posticis nigricantihus\ palpis stramiiieis. Grav. Use rapprocbe beaucoup àeV Hemitehs asperatus, eten- core plus de VH. nihiginosus. La description de XHemit. limbatus, Gi'av., lui conviendrait assez, si ce n'était que la taille du mien est beaucoup plus petite. La tète manque aux deux individus de ma collection. Le métathorax est aruié de deux petites pointes. La légale et la racine sont jaunâtres, le rayon et le stigmate noirs, la cellule radiale grande, Taréole tout à fait incomplète -, commencement d une nervure divisoirequi coupe la cel- lule intérieure. Les pattes sont rousses; les hanches et la base des trochanters, noires; Textrémité des hanches légèrement rousse; une tache noire dessus et dessous la base des cuisses antérieures; une nuance brune plus éten- due en dessus, moins en dessous à la base des cuisses postérieures; la base des mêmes jambes et leur extrémité, ainsi que le tarse, sont bruns. L'abdomen est raboteux et pointillé, comme dans les HemiteUs 6" et 8'. L(! premier 36 ANNALES segment s élargit peu à peu, la partie antérieure est à peu près aussi longue que large, à peine plus longue que le pddicule, qui est court et large. L'abdomen est noir, le bord postérieur ilu premier segment à peine, la base et le bord du deuxième légèrement roux-, le troisième roux, avec les côtés tachés de noir; la base du quatrième a peine rousse. Var. L'un des deux individus a le troisième segment noir ou brun presque en entier, avec un peu de roux à la base et au bord postérieur; le quatrième tout noir. Il est cependant évidemment de la même espèce. Pris en été sur les fleurs des prés ou sur les buissons. 8. Hemiteles asperatus , Nob. Long. 0,0055. H. segmento secundo rufo medio nigro ; pedibus rufisy coxis anteriorihus alhidis; ore et antennaram basi tesiaceo- luteis. Nob. Il ressemble à VHetniteles rubiginosus. Il a comme lui Tabdomen ponctué et un peu rugueux , mais le deuxième segment n'est pas strié comme dans le rubigi- nosus^ et les cuisses postérieures ne sont pas noires. Il est si semblable à la description de \H. cou forints , Grav., que je ne puis guère douter qu'il ne soit son mâle. Peut- être aussi n'est-ce qu^une variété de \H. nwnozonius, lequel cependant ne paraît pas avoir le deuxième segment coloré comme le mien. Mâle. Palpes, mandibules, et même labre, roux-jau- nâtres. Antennes guère plus courtes que le corps, noires ou brunes, les quatre premiers articles jaune-roussâtre, les troisième à cinquième très allongés. Corselet cyliridrique, un peu taché de roux latéralement, vers l'origine des ailes. Celles-ci assez grandes, le rayon et le stigmate couleur de DE LA SOCIÉTÉ ENrOMOLOGIQUE. 37 poix, la tëgule et la racine blanc-jaunâtres-, raieole peu- tagonale: fermée à l'aile droite par une nervure faible, ouverte à Taile gauche. Les patles allongées, rousses; les hanches et trochanlers antérieurs blanc-jaunâtre : ceux-ci, aux pattes posté- rieures, marqués en dessus d'un point noir-, Textrémité des jambes postérieures à peine rembrunie-, tous les tarses l'Oux. Abdomen noir, ponctué, le premier segment s'é- Jargissant insensiblement, le deuxième noir au milieu, sa base, ses côtés légèrement, son bord postérieur largement, roux ; le troisième bordé légèrement de roux , un peu taché de cette même couleur vers les bords de sa base. 9. Hemiteles confusasj Nob. Long. 0,0035. H. segmentis 2-3 medio rufîs} pedihus iiigrisj tihiis an- lerioribus et posticarum medio, tu fis. Nob. Mâle? Ses couleurs sembleraient le rapprocher des H. rubiginosiis et hiteolator\ la forme du pédicule de Tabclo- men Ten sépare. Noir. Les palpes bruns. Les mandibules noires. Les ailes légèrement obscures, le rayon^ie stigmate, la tégule, bruns, ou couleur de poix ^ la racine jaunâtre, ou pâle. Les pattes noires, à peine l'extrémité des Irochanters roussâtre -, les jambes antérieures rousses, rembrunies à kmr face extérieure^ tarses bruns-, jambes postérieures d'un roux un peu obscur, leur base etlextrémité, noires. Le premier segment de Tabdomen s'élargit insensible- ment, il n^est pas linéaire-, la partie antérieure pas beau- coup plus longue que large, son extrémité obscurément roussâlre -, le milieu des deuxième et troisième segments, de cette même couleur mal tranchée, surtout vers le$ bords latérauxj qui sont assez largement noirs. '2" Série j tome x. 3 38 AJNNALES 10. J/emiteles intersectus^ ISioh. Long. 0,004-0,005. JI. segmcntis 1 et .3 basi pedîbusque nifis , fhnorihiis posticis nigiis j anteunis riigris basi nifescenU'biis. Nob. Mâle. Tête noire, mandibules et palpes ferrugineux. Antennes presque de la longueur du corps, noires, le deuxième aiticle roux à son extremilë, les suivants, et surtout le troisième, d'un brun-roussâtre, plus noirs dans quelques individus. Rayon et stigmate des ailes couleur de poix, le'gule ferrugineuse, ou roux clair-, racine blanc- jaunâtre, aréole incomplèlc. Hanches noires, leur extré- mité plus ou moins rousse, surtout aux antérieures; tro- chanters roux, plus ou moins noirs à leur base. Les pattes antérieures entièrement roux clair-, dans un individu, les cuisses intermédiaires un peu rembrunies vers leur mi- lieu. Les cuisses postérieures noires, leur base et leur extrémité un peu rousses ; la même paire de jambes de celle dernière couleur, leur extrémité à peine brune-, les quatre tarses postérieurs bruns. L'abdomen lisse et luisant, noir. Le premier segment allongé, presque linéaire, la partie antérieure cependant carrée, les tubercules latéraux saillants, le pédicule au moins deux fois plus long que la partie antérieure, cana- liculé. Le deuxième segment, dans presque tous, est allongé, très étroit à son origine, et s'élargissant insensi- blement-, les deuxième et troisième roux, leur bord pos- térieur noir, large dans celui-là, étroit dans celui-ci. Variété. Cuisses postérieures presque entièrement rousses, leur dessus seulement, brun depuis Textrémité jusque vers le milieu; trochanters tout à fait roux. ïégule jaiuie-roussâtrc. Cette variété a quelque rapport avec VU. œstivaUs, Grav., var. 1. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 39 i 1 . Hemiteles lucidulus, Nob. Long, 0,005. H. segmeritis 2 et 3 iestaceis, femoribus a?iteriorihics pro parte testaceisj, tibiis testaceis posticis apice Juscis, seginento primo sublinearî, pctiolo longiore. Nob. Mâle. J'étais porte à le regarder comme VU, lutewentiis, Grav., mais le pédicule de Tabdomen est bien plus long que la partie antérieure, et la couleur des premiers seg- ments n'est pas jaunâtre, elleestd'un roux très vif. Il n'est peut-être qu'une simple variété du lutewenfris, ou de mon Hemiteles intersectus. Mandibules et palpes d'un roux sombre. Antennes plus longues que la moitié du corps, noires. Corselet cvlin- drjque, un peu gibbeux. Rayon et stigmate couleur de poix, légule noire, racine blanchâtre, aréole incomplète-, un faible commencement de nervure divisoire dans la première cellule extérieure. Pattes rousses-, hanches et trochanters noirs, l'extrdmilé de ceux-ci rousse ; base des cuisses antérieures assez légè- rement noire, principalement en dessous; les postérieures noires, avec un peu de roux à la base-, les jambes de la même paire rousses, leur extrémité et le tarse noirâtres. Abdomen très luisant, premier segment presque linéaire, s'élargissant insensiblement vers l'extrémité, le pédicule un peu canaliculé , et même avec une petite fossette en arrière, plus long que la partie antérieure, laquelle est un peu plus longue que large. Le deuxième segment de la même forme que dans l'espèce précédente , s'élargissant peu à peu de la base à l'extrémité, roux -, le troisième roux, avec le bord postérieur largement noir. L'anus ter- miné par un appendice charnu, qui ne paraît pas être un aiguillon. Variété qui diffère par toutes les cuisses rousses, sans 40 ANNALES taches, exceptt^ le genou des post(irieures ^ jambes de la méiue paire légèrement brunes à leur exlre'milé ; le tarse de cette même couleur. Te'gule plutôt brune que noire, point de trace de nervure divisoire. 12. Hemiteles elongatus, Nob. Long. 0,007. H. seginenio primo lineari, 2eï 3 riifis ; femoribus tihiis- queriifis, posticis apicefuscesccntibus. m. Nob. Je ne crois pas que ce soit \II. melanogosus , Grav. Sa description lui conviendrait quant aux couleurs, mais le métatliorax du mien n'est pas lisse : il est marque de quel- ques lignes un peu élevées , et sans épines. Le premier segment est très long et linéaire, la partie antérieure un peu carrée, à peine plus large que le pédicule, les tuber- cules latéraux peu saillants. Les mandibules et les palpes sont roux obscur. Les antennes noires. Les pattes antérieures sont rousses, sans tache-, les cuisses postérieures un peu brunâtres, depuis leur extrémité jusque vers le milieu, cette nuance s'éten- dant davantage en dessous ; les hanches noires, excepté les premières, qui sont un peu rousses à leur base ; les tro- chanters, du moins les antérieurs, roux à leur exti'émité. L'abdomen est luisant-, le deuxième et le troisième seg- ments rouxj celui-là a, vers le bord postérieur, deux petites taches brunes. 13. Hemiteles hipariitus, Nob. Long 0,005. H. pedihus, antennarum hasi, segmento 3 toto, 2 partim, nifis i tihiis posticis geniculo apiccque Jiiscis. Nob. La forme et la couleur du deuxième segment lui donnent de grands rapports avec Vllemiteles iiitersectus\ ses pattes DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGlQUE. 41 entièrement rousses, les trois premiers articles fies antennes (l'un roux un peu foncé, tandis que dans XHemil. inîer- sectus le premier article est noir, Ten séparent à peine. Les palpes sont roux, ainsi que les mandibules. Les ailes légèrement obscures, le rayon et le stigmate couleur de poix , la tégule roux-brun , la racine jaunâtre. Les pattes entièrement rousses, la base et rextrémité seule- ment des jambes postérieures, ainsi c|ue les tarses, noi- râtres. La forme de Tabdomenj du premier segment encore plus linéaire, et du second, est comme dans les Hemitelcs intersectus et lucidulus. Les deuxième et troi- sième segments sont roux, très luisant, comme tout l'ab- domen ; le deuxième est noir à sa base et à son bord postérieur, dont la couleur remonte un peu sur les côtés. Le quatrième et les suivants sont noirs. 14. Hemiteles scrupulosus "^ Grav . Long. 0,008. II. metathorace hispino ; segmsntis 2 et 3 ritfis; femori- bus tibiisfjue nifis : posticis apice nigro j antennarum arti- culis 2-4 nifis. m. Grav. Mâle. Les palpes sont jaunâtres, les mandibules rousses ou brunes. Le deuxième et le troisième articles des an- tennes sont roux, le deuxième quelquefois seulement à son extrémité j les suivants, jusque vers le milieu de l'an- tenne, brun-roussâtres en dessous. Les épines du méta- thorax, dans un individu, sont presque oblitérées. Les ailes diaphanes, la tégule roux-brun. L'extrémité des cuisses et des jambes postérieures légèrement brunes*, les pattes intermédiaires entièrement rousses. Dans un indi- vidu, le pédicule de l'abdomen s'élargit peu à peu vers son exti'éraité; dans un autre, la partie antérieure est carrée et les tubercules latéraux saillants. 42 ANNALES Indépendamment des légères difïérences mentionnées ei-dessus, il ne ressemble en rien au Phygadeuon fuuiator\ ee qui me fait douter de Tidentité de mon espèce avec celle décrite par le professeur silésien. Nota. Tons ces insectes, depuis r//emz7e/e5 intersectus jusqu'au scnwulosus., ont de très grands rapports et ne sont peut-être que des variétés de la même espèce. Dans touSj le métathorax n'est pas tronqué, mais incliné , peu marqué de lignes élevées -, le pédicule de Tabdomen très long, Tabdomen lui-même très lisse et très luisant, le deuxième segment à peu près en triangle allongé, rétréci à la base, et s'élargissant insensiblement jusqu'à la partie postérieure. 15. Heiniieles floricolaior'^ Grav. var. Long. 0,0065. H. ahdoininis medio et pedibiis nifis -, articulo primo antennaruin (iniJii 3-6J suhtus ferrugineo. Grav. Mâle. Les palpes sont d'un jaune pâle, les mandibules rousses. Les deux premiers articles des antennes sont noirs, ce qui paraît s'accorder avec la description de la variété 1'% Grav.', les suivants, jusqu'au sixième, sont roux-ferrugineux, très allongés, le reste de l'abdomen de- vient peu à peu brun ou noir. Le rayon et le stigmate, sont couleur de poix, la tégule brune, la racine blanc-jaunâtre, la nervure extérieure de l'aréole très mince, ou presque effacée. Les hanches antérieures sont noires à la base, rousses à Fextrcmitéj les postérieures noires; les troclian- ters roux-pâlcj les derniers légèrement noirs à leur base. Les pattes rousses -, le genou des cuisses postérieures à peine marqué de noir, le côté interne de celle-ci est un peu rembruni, depuis le genou jusque vers le milieu, où DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 43 cette nuance se perd peu à peu. Les tarses et à peine Textrémitë des jambes delà dernière paire, bruns. L'ab- domen luisant, noir, les deuxième à quatrième segments roux, le bord des septième ou sixième à peine bordé de blanchâtre. 16. Hemiieles palpator, Gi-av. Long. 0,0065. //. scgincntis 2 et 3^ basi antennarum pedibustjue riifis^ horuni posticis opice fernorum et tihiarum nigro. m. f. Grav. La femelle est bien celle décrite par M. Gravenhorst. Je n'ai pas la même certitude quant au mâle; je crois ce- pendant qu'il appartient à cette espèce, fondé sur la des- cription du professeur siiésien :1a ressemblance avec la femelle, et l'analogie me portent à le penser. Au reste, je ne les ai pris ni dans le même temps, ni dans le même lieu. Femelle. Paljjes teslacés. Premier article des antennes roux, comme les suivants. Les ailes sont obscures et même noirâtres dans toute leur étendue, excepté Textrémité, la place de Taréole, et un grand espace au milieu du côté du bord extérieur-, le rajon et le stigmate noirs, la moitié antérieure de celui-ci blanche, la tégule testacée, Taréole incomplète. Le premier segment de Tabdomen strié, avec deux lignes élevées bien marquées sur le pédicide. Le bord postérieur du troisième segment est noir, une ligne noire, fine, le coupe transversalemeut avant le bord noir. Mâle. Mandibules brunes ou teslacées. Palpes testacés. Premier article des antennes brun, le deuxième et le troi- siènie roux , lextrémité de celui-ci brune. Métalhorax armé de deux fortes épines. Les ailes légèrement nébu- leuses ou obscures, espace diaphane au milieu et stigmate, 44 ANNALES connue dans la femelle -, la nervure exlërieure de Taréofe plus ou moins effact^e. Les quatre hanches antérieures légèrement noires à la base, les postérieures noires, un peu rousses à leur extrémité (ce qui la rapporterait à la variété i", Grav.)-, les trochanters roux pâle. Le pédicule de Tabdomen est assez large, très aciculé ou strié, s'élar- gissant insensiblement, son extrémité rousse, ainsi que les deuxième et troisième segments et la partie antérieure du (juatrième. Le cinquième noir; les suivants manquent dans les deux individus que je possède. Il ressemble beaucoup au mâle du Pkygadeuon fu- mator . 17. Hemiteles dccipiens? Grav. Long. 0,0055. H. seginentis 2-4 ra/ls j laterihus fuscisj pcdihus riifis , tarsis fuscis. f. Grav. 11 semble être le mâh; de 17/. decipiciis, Grav., que le savant professeur silésien n'a pas connu. Mâle. Tète et corselet assez pubescents, les poils gris- cendrés. Deuxième article des antennes très roux, du moins à son extrémité. Rayon et stigmate noirs, ou noi- râtres, tégule et racine blanc-jaunâtres, nervure exté- rieure de Faréole à peu près effacées. Pattes d'un roux- jaunâtre, Textrémité des cuisses postérieures à peine, la base des mêmes jambes, leur extrémité à peine, noirâtres. Les quatre tarses postérieurs de la même couleur, l'extré- mité de chaque article pâle. Abdomen allongé, un peu ponctué , légèrement pubescent. Premier segment li- néaire, s'élargissant à peine postérieurement, noir, un peu roux à son extrémité. Le deuxième roux, la base et les côtés noîrsj ceux-ci jusqu'au milieu. Les troisième et quatrième roux, les côtés de celui-ci noirâtres vers 1 e.v- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOUXilQUE. ^5 trémitë. Les suivants noirs, le cinquième borde de roux, les autres légèrement de blanc. Variété, cjui semble se rapprocher beaucoup deVffemit. fragilis. Gi-av. Long. 0,0045. Mandibules rousses. Palpes jaunâtres. Premier article des antennes jaune en dessous, le deuxième, comme dans la description ci-dessus. Méta- thorax faiblement épineux. Une tache brune à la base des quatre trochanters postérieurs-, extrémité des dernières jambes plus largement noirâtre. Premier segment tout noir, ainsi que le quatrièiue et suivant; le bord du qua- trième à peine noirâtre-, les derniers peu ou point bordés de blanc. L'abdomen plus lisse que dans le type. 18. Hemiteles erythmcems , Nob. Long. 0,0065. //. segment is '2 et 3, hasi antennaram pedibusque, rufis : horum posticis apice Jeuiorum et tibiarum nigro^ coxis basi Tiigris ; ai2o albido. f. Nob. J'ai hésité longtemps si je placerais cet insecte avec les Phjgadeuons, ou dans le genre Hemiteles. Il m'a paru, surtout par la forme du corps, appartenir plutôt à celui-ci. Je ne le crois pas décrit dans Touvrage de M. Gravenhorst. Le Phygadeuon hercynicus semble cepen- dant avoir du rapport avec lui. Femelle. Mandibules brunes ou noires. Palpes roux foncé. Antennes plus longues que la moitié du corps, les cinq premiers articles ferrugineux , le premier seul noir en dessus-, les suivants, à partir du sixième, très noirs. Deux petites épines au métalhorax. Ailes légèrement en- fumées, un peu de nuage noir au milieu, accompagné de trois ou quatre points transparents ; rayon et stigmate noirs, téguîe brune, racine jaunâtre, aréole pentagonalcj régulière, la nervure externe à peine affaiblie. 46 ANrs'ALES Pattes rousses ; base des hanches noire, davantage aux dernières, surtout en dessus -, trochanters roux ; Textré- mitd des cuisses postérieures, base et extrémité des jam- bes, et tarses de la même paire, noirs. Premier segment deTabdomen s'élargissant insensiblement, la partie anté- rieure plus longue que large, guère plus courte que le pédicule, et pas beaucoup plus large que lui, un peu ca- naliculée et striée. L'abdomen est lisse, luisant, noir. Les deuxième, troisième segments, et le milieu de la base du quatrième, roux; la base du deuxième un peu noire. Les bords des derniers légèrement blancliâtres, le septième blanc sale en dessus. Aiguillon épais, noir, de la longueur environ du quart de Tabdomen. 11 a quelque ressemblance avec la variété de VHcmit. decipiens, décrite plus haut. Serait-ce sa femelle? 19. Heinitdcs eiytromclas^ Nob. Long. 0,0085. //. segmentis 2-5, tihiis anteriorihus et femoniin ante- rioriim apice^ rufis. m. Nobis. Mâle. Je Tai cru d'abord Vllemiteles ienuicornis^ Grav., mais les antennes, quoique peu épaisses^ le sont trop en- core pour lui appliquer cette dénomination -, et la des- cription suppose les cuisses postérieures rousses, du moins çn partie. On pourrait peut-être le placer parmi les Phy- gadeuons. Palpes bruns. Antennes très noires, plus courtes que le corps. Point d'épines au métathorax. Ailes assez claires, rayon, stigmate et tégule, très noirs; racine blanchâtre, nervure postérieure de Taréole distincte, mais faible et pâle. Pattes noires; extrémité des cuisses antérieures, un pointa la base de toutes, les jambes antérieures, rousses. Tarses noirs ou bruns, ceux de la première paire un peu DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 47 roussâtres. Premier segment linéaire, la partie antérieure à peine plus large que le pe'dicule, plus longue <|ue l:«rge, striée; les tubercules late'raux apj);irents. les deuxième à cinquième segments soyeux, roux j le hord du cinquième plus ou moins largement noir ou rembruni j les derniers noirs. Section III. Corselet roux et noir. 20. Hemiteles Mahantii, Nob. Long. 0,008. //. fasciis alaruiii tribus fuscisj capite ihoraceque testa- ceis, nigro maculntis ^ anteujiis pedibus et segmentis 1-3 nifo testaceis. f. Nob. Il doit être placé entre VH, insignis, Grav. et macuH- permis ; la réticulation de ses ailes est la même, mais il est différent de Tun et de l'autre. Femelle. La tête est noire, toute la face rousse, tes- tacée, l'extrémité du cbaperon , les joues, le labre, les palpes et un tubevcule élevé au milieu de la face, bruns ou noirs. Les mandibules, brun-tcstacé. Les antennes plus longues que la moitié du corps et fines, sont testacées", les quatrième , cinquième et sixième articles un peu bruns, ainsi que les derniers. Corselet testacé , deux épines à peine prononcées au métathorax j un peu de noir à la base des ailes, en dessus, au-dessous de Técusson et au milieu de la poitrine. Ailes très diapbaneSj coupées de trois bandes transverses obscures, la première un peu avant le milieu de l'aile, au commencement de la première cellule cubitale, n'atteignant pas le bord externe ou la côte de 1 aile-, la deuxième, beaucoup plus grande, attei- gnant les deux bords de Taile placée sous le stigmate; la troisième, très peu séparée de la deuxième, n'occupant que le milieu du disque de l'aile; point d'aréole; deujf 48 ANNALES cellules cubitales seuleinent -, la nervure intérieure de la cellule discoïdale intermédiaire vient tomber sur la deuxième cubitale, un peu au-dessous de son origine, là oii se terminerait Taréole , si elle existait. Le rayon , le stigmate etlatégule, brun-noir-, la racine blanchâtre. Les pieds entièrement testace's, à peine un peu de brun- noirâtre à la base des troclianlers et à celle des cuisses an- térieures en dessus. Abdomen roux-testacé ; premier segment s'élargissant peu à peu, finement strié, la partie antérieure très large, de la longueur du pédicule •, les deuxième et troisième striés ou aciculés h leur base, lui- sants à leur extrémité. Les suivants noirs, le sixième, et surtout le septième, légèrement bordés de blanc ou de jaunâtre. Aiguillon plus long que la moitié de Tabdomen, lestacé, les deux valvules brunes , un peu élargies avant leur extrémité. Ce bel insecte m'a été donné par M. Mulsant, qui Ta trouvé à Lyon ;, il doit se trouver dans la haute Provence. C'était un devoir pour moi de le dédier au savant ento- mologiste, qui veut bien m'honorer de son amitié, et qui m'a communiqué un grand nombre d'Ichneumons. 21. Hemiteles nificoUis, Grav. Long. 0,004. H. ahdominis hasi, pedihus prothorace , oreque m fis. f. Grav. La tégule du mien est rousse, de la même couleur que le corselet. Le troisième segment est à peine roussâtre à sa base même, point sur les côtés, bordé de roux postérieurement. 22. Hemiteles arcator, Grav. Long. 0,003. //. alarum fasciis tribus faacifi ; capitCj thoracc et seg- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 49 mento nifo maculatis ; pedibus rufisf tihiarum posticarum basialhidd. f. Grav. C'est, la variétë de M. Gravenhorst, quoique les bandes obscvires des ailes soient un peu moins affaiblies qu'il rindique. Au reste, l'individu que j'ai est dans le dernier état de de'gradation. Les côtes inférieurs du mdlathorax sont roux. La té- gule est d'un roux clair. C'est la bande poste'rieure de l'aile qui est double, celle vers le bout de l'aile, et non l'antérieure -, la division de celle-là n'est pas très marquée, les deux parties sont confluentes depuis l'aréole. Les cuisses et les jambes postérieures sont un peu obscures, la base de celle-ci blancbâtre. 23. Hcnnieles cingulalor? (irav. Long. 0,0045. Cryptus fuscatusl Schr. Oli\'. Enc. (à peinel le front nest pas jaunâtre) . H. segmentorum 1 et 2 niargi'ne, colloj proihoracis late- ribus, ore et antennanim basi riifis; pedibus testaceis, Jemo- libus posticis fuscis. f. Grav. L'écusson est noir-, les côtés inférieurs du métathorax roux ou testacés , comme dans l'espèce précédente. La tégule est jaunâtre. Les pieds sont d'un roux ou testacé assez clairi les hancbes rousses, sans taches-, les jambes postérieures peu ou point rembrunies à leur extrémité. Quoique mon insecte soit fort dégradé , on voit que les segments deuxième et troisième ont dû être roux presque en entier. 24. Hemiteles biculorinus , Grav. Long. 0,005. Cryptas cinctus .' f. Ic/in, cinctus. Linné Schr. Geoffr. 50 ANNALES iV" 85. F.Suppl Grcw. tom. v. p. 1068. L'Ichn. bifas- ciatus, Fourcr. Geoffr. N°27. Fillers. Oliv.{est beaucoup plus grand.) V . idem Suppl, p. 975. //. maculis duabus fuscis alarum\ prothoracis laterïbus, ore et antenriarum basi, rufis \ pedibus testaceîsj femoribus tibiisque posticis fuscescentibus . m. i. Grav. Mâle et femelle. Les pattes de mes individus sont d'un roux assez foncé', le dessus des cuisses antérieures, même de la première paire, plus ou moins obscure en dessus, la base des jambes postérieures quelquefois point on à peine pâle. 1" Variété, Nob. Le devant du prothorax rougeàtre, coupé par trois grandes taches ou bandes noires. 2"»e Var. Extrémité du premier segment, les deuxième, troisième et quatrième, couleur de poix -, le deuxième, surtout à sa base et à son bord postérieur, La tégule jau- nâtre; les pieds plus pâles. Cette espèce se rapprocherait de la r^ var., Grav., mais les taches des ailes sont assez marquées. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 51 OBSERVATIONS SUR LÀ CLASSIFICATION ADOPTÉE PAR M. HerRICH-ScHjEFFER, ET SUIVIE PAR M. DeLAHARPE, DANS SON CATALOGUE DES PhALÈNES SUISSES (I). PAR M. Th. BRUAND. (Séance du 10 Décembre 1851.) Dans rintroduction dont il a fait précéder le catalogue des Phalènes suisses, qu'il vient de publier dans le Bul- letin de la Société Vaudoise, M. le docteur Delaharpe se plaint de n'avoir pu trouver une classification satisfai- sante, pour cette légion des Lépidoptères nocturnes, chez les auteurs qui font autorité dans la science entomolo- gique. Sur ce point, je suis de son avis-, je crois que M, Bois- duval, guidé par les caractères pris sur les chenilles, a été conduit à rompre bien souvent la suite naturelle des groupes, comme à en former d'autres qui ne sont pas assez motivés. Feu Duponchel, après avoir longtemps combattu , pendant le cours de la publication de son ouvrage, la classification basée sur les premiers états, a fini, dans son catalogue, par se laisser aller à la pente si commode de la (1) Bulletin N* 22 de la Société Vaudoise des sciences naturelles. 5'i ANNALKS multiplication des genres, et il a adopté, ou peu s'en faut, le système de divisions à l'infini des Anglais. Ne trouvant pas dans ces deux auteurs une division de groupe qui le contentât entièrement, M. Delaharpe s'est rejeté sur le système de M. Herrich-SchsefFer-, et il est arrivé ainsi , selon moi, à la classification la plus défec- tueuse, peut-être. Je m'explique : Sans croire positivement, avec M. de Blainville , que toute la création se compose d'une chaîne continue dont tous les anneaux se suivent, et où il n'y a de lacune que là où un genre perdu n'a pu encore reconstituer le cliai- non qui manque, on ne peut nier que les divers ordres, les diverses familles, ne se relient les uns aux autres par des groupes, par des individus intermédiaires, qui forment un passage souvent pres(|ue insensible. Ainsi le singe forme passage des Quadrumanes aux Bimanes ; V ornithorhynque fait le passage des Mammifères aux Oiseaux : ceux-ci se rapprochent des Tortues par le Manchot, etc. 11 est vrai que plusieurs de ces transitions sont un peu brusques-, mais qui sait combien d'anneaux manquenten- core à la série que des cataclysmes ont brisée, en faisant disparaître tant d'espèces, dont quelques-unes, découvertes récemment , sont venues déjà témoigner de la vérité de cet axiome : natura non facit saltus. C'est ainsi que le Ptérodactyle viendrait démontrer le passage des Oiseaux aux Reptiles, et ainsi de suite. Cette liaison d'un ordre à un autre existe également pour les familles d'un même ordre : seulement la chaîne se bifurque souvent, et met obstacle à une série continue de genres qui se succéderaient sans interruption. M.iis de DE LA SOCIÉTR ENTOMOLOGIQUE 53 ce que la série n'est pas complètement uniforme, on ne peut conclure quelle n'existe pas. Prenons un exemple dans Tordre des Lépidoptères : Si Ton étudie un peu consciencieusement Torganisation (les Bombycites, on trouvera aisément, en remontant, un passage naturel aux Sphingides, par les groupes suivants : Bombycidœ , Saturnidœ , Cossidœ , Hepialidœ , Liparidoe, Ckelonidœ , Lùhosidce, Piocridœ^ Zygœnidœ, Sesiœidce. Ces groupes divisés en tribus se composent de genres qui rendent le passage plus évident encore. Ainsi la triLu des Lipaiidœ se joint aux Ilepialidœ par le genre Tricho- soma (1), tandis qu'elle passe aux Chelonidœ par le genre Arctia. Si Ton place à la suite du genre Arctia^ et dans Tordre que voici, les genres Nemeophila, Ccdlimorpha, Euchelia, Nadia, Emydia, Lithosia, Nudaria et Setina, on arrive, par une série parfaitement naturelle et presque insensible, aux Procridœ, qui se joignent aux Zygenidœ par les genres Aglaope et Stygia. De même, en descendant, les groupes des iVo/o^onfi'c?^, des Cymatophoridœ j des Diphteiidœ et des Apamidœ, conduisent aux Noctuélites par une ligne assez rationnelle et bien établie (2). Mais c'est ici le cas de faire observer ces bifurcations de la série, que je signalais tout à Theure. Ainsi, parmi les Liparidce, le genre Orgya fait passage aux Tinéites, parle genre Psyché, en même temps que (1) Ce passage est devenu bien plus sensible par la découverte de Vlleplalus Pyrenaica, dont la femelle est demi-aptôre. (2) On peut trouver également des passages d'un ordre à un autre; par exemple, des Lépidoptères aux Ichneuraons, parles Sesia\ de» Tinéites aux Phryganes, par les Adela, etc. 2* Série, tome x. /j :)4 ANNALES le genre Trichosoma (démembrement du genre Orgyia) relie les Palénites aux Bombycites par le genre Nyssia. De même, V^steroscopus cassinia semble relierlesNoto- donlides aux Phalénites par le gfXïYc Amplndasis , etc. (1). Si Ton place à la suite les uns des autres les genres et les individus que je viens de ciler, on sera frappé de la grande analr)gie et des rapports nombreux que présentent généralement les groupes avec ceux qui les précèdent et ceux qui les suivent. Or, je crois cju'on peut arriver, pour les Phalènes, à un arrangement aussi satisfaisant. Mais, pour arriver à ce résultat, il est nécessaire de l'e- courir à la méthode naturelle ; c'est-à-dire de s'appuyer, non sur un seul caractère, mais sur 1 ensemble , sur la réunion de tous les cai'actères. Malgré Tessai d'une foule de systèmes arlificifls, la vé- ritable méthode naturelle est évidemment celle enno habitus proximus, at dimidio minor. Caput planum subtilissime parce punctatum, sutura fron- tali profunda medio angulosa, vertice puncto unico pro- fundu (an fortuito?) : labruni brève, convexum : mandi- bulae validîfi niedio obtuse dentatœ. Antennae ferruginese. Prothorax a basi anlice angustatus, lateribus redis anticc perparum rolundatis-, tenuissime marginatus, striisduubus tpjaruni externa brevior : laevissimus, juxta siriam inter- 62 ANNALES nam sat fortiter punctatns, inter slrias antioe punctatus poslice lœvis. Elytra lateribus rotundata, striis dorsalibus prima et secunda tenuibus distantibus ante médium ab- breviatis, 3-6 integris sensim profuiidioribus, stria mar- ginali interna sat profunda ante médium abbreviata, foveola laterali bisulcata, in sulcis parce profunde punc- tata. Abdomen segmentis ultimis supernis minus crebre profunde punctatis, interstiliis lajvibus : segmento penul- timo utrinque late impresso. Pedes nigri tarsis anticis rufis, tibiisque anticis externe quadridentatis , dentibus obtusis, inferiore emarginato. ** Strise marginales ambse adsunt. 2. HlSTER TETJKR. (Tah.II, A" //, /: \.) SuhoTbicidaris , niger, nitidus ; thorace lateribus bi- striato; elytris striis dorsalibus duobus primis abbreviatis. Long. 0,01 -, lat. 0,007. Habitat in Nicseensi regione. Dom Gauthier. Histeri uuicolori similis, at paulo magis oblongus et alius. Forma corporis fere eadem, sed eljtra lateribus minus fortiter rotundata. Caput subtiliter punctatum fronte late impressa, sutura frontali intégra et profunda. Protborax omnino ut in Histere uuicolore^ at lateribus bistriatis, stria interna ante basin abbreviata, externa Integra : spatio inter banc et marginem valde angusto. Elytra lateribus rotundatis lœvissima, striis duabus primis paulo ante médium abbreviatis , 3-6 integris, margina- libus interna antice externa postice abbreviatis , foveola laterali bicarinata, lœvi. Abdomen superne segmento penultimo basi crebre fortitcrque apicem versus sensim DE LA SOGlÉrÉ ENTOMOLOCUQUE. 03 parcius subliliusque punctalo, segmento ultimo parce subtililer punctato, qua etiam nota ab Ilistere unicolore diflert. Pedes tibiis anlicis quadridentatis, dente superno minute saepe obsoleto. *** Slria3 marginales amb» désuni. 3. HlSTER LCGUBRIS. CTab. Il, N° II, f. 2 J Oblongus, ater, nitidus; thorace utrinque bistriatoj elytris striis dorsalibus duabus priinis ante médium abbrevialis ; tibiis anticis tridentatis. Long. 0,005-0,006; lat. 0,0033- 0,004. Habitat frequens in Pedemontio. Histeri stercorario babitu proximus , et niagnitudine aequalis. Caput sat crebre fortiterque punctatum, sutura f'rontali j)rofunda sinuala : labrum transversum, sat con- vexum : mandibula; validse medio fortiter dentatae. An- tennae ferrugineae. Prothorax a basi antice parum angus- fatus, lateribus subrectis , antice rotunddtis, tenuissime margiuatus striis utrinque duabus integris; parce subtiliter punctulatus. Elytra parum lateribus rotundata, striis dorsalibus prima et secuntia an le médium abbreviatis , 3-6 integris sensim profundioribus, 4 et 3 magis recurvis, foveola laterali sulcis tribus laevibus. Abdomen segmentis ultimis supernis crebre profunde punctatis, inlerstitiis subtilissime punctatis. Pedes picei, tibiis anticis externe tridentatis, dentibus validis, inferiori emarginato. Obsewatio. Histeri seivo Erichsonii mibi descriptione tantum noto proximus, at fronte sat fortiter punctata, linea suturali postice non circumscripta, elytris haud for- tilcr rolmulatis, striisdorsalibus duabus primisad mediuuî G4 ANAALKS nsque non j)roducl.is , foveolaque laterali inipunclila dis- tir.ctus. 4. HlSTEtl LIMBATUS. CTab. II,N° II, (.^) Aier, nitidus , thorace stria exteriore brevissimni clyUis striis (lorsalihus prima ultra médium, secunda terliaque ante médium abbrei'iatis, lateribus rufisj tibiis atiticis trident:itis. Long. 0,004-, lat 0,0025. Habitat in Syria. Semel in monte Libano cepi. Histeri binotato habitu et magnitudine similis. Caput laeve sutura frontali sat profunda , antice emarginatum : labruni brève, convexum : inaudibuise validse , medio Ibrtiter dentatse. Protborax lateribus rectis, subparallelis, antice parum rotundatis, tenuissime marginalus , stria interna fere intégra , exlerna brevissima angulo tantunx antico notata, Isevissinius. Elyti a lateribus perparum ro- tundata striis dorsalibus prima ultra médium , secunda terliaque ante médium abbreviatis, 4-G inlegris , quarta magis recurva, foveola laterali sulcis duobus Isevibus : limbo elytrorum externo a basi rubro, rubedine ad apîcem procul a margine apicali nigro intus paulo versa. Abdo- men segmentis ultimis duobus supernis parce punctatis. Pedes picei, tibiis anticis tridenlalis, denlibus valitlis, inferiore emarginato. PLEGADERUS. Plegaderus sanatus. (Tab. II, iV« //,./: 3J Niger, t/ioracc parcius nf sat for/iter fni/ichilo , antr DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 65 médium transi>ersim vix impiesso , limho latevali in- tegro, elyiris foHiter punctatis. Long. 0,0013-0-0018-, h.t. 0,0007-0,0009. Habitat in monte Olynjpo insulaî Cypri. Sat frequens sub pinuum corticibus. Impressione transversa prolhoracis Isevissima, vix nisi subquodam lumine conspicua, distinclus. Corpus paral- ]elepi[)edum, leviter convexun) , nigrum, nilidum, an- tennis pedibusque piceis, illis capitulo ferrugineo. Caput sat fortiter punctatum, fronle modice impressa. Prothorax longitudine latitudine œquali, antice vix angustatis, late- ribus antice rotundalis, utrinque profunde sulcatus mar- gineque sequaliter incrassalo intègre, punctato, ante médium vix conspicue transversim impressus, antice sat forlitt r crebreque, [)0stice parcius punctatus. Elytra sat crebre fortiter punctata, basi striolis duabus obliquis vix inchoatis, postice densius punclata, sutura elevata. Abdo- men segmentis supernis penultimo fortiter, ullirao fortiter at parcius punctatis. Tibise anticae sensim modice dija- tatse, spinulosœ. GRYPTOCEPHALUS. GrYPTOCEPHALUS SCUTELLARIS (1). Niger, îiitidusj prothorace hren; clytris fortiter stn'ato- punctatis ; antcnnarum hasi , prothoracis elytrorumqae margine externo summo, scutello, coxis trochanteribusquc albidis. â . — Prothorace pedibusque nigris, elytris cyanescenti- (1) Usquequo Cryptocephalorum species melius distribuantur, bsc in sectione duodeclma riarissiiiii Suffriimii locum obtinere videtur. 6G ANNALES bus. Variât epistoinate, elytrorum apice, prothoraceque luteis : lïoc nigro l)imaculato. o Ç. — Nigro-aenea, prothoracis lateribus niedioque longi- ludinalitei', nec non elytrorum apicc rufescentibus : pedibus lestaceis. Variât prothorace rulb-testaceo , utrinque macula plus minusve fusca. Variât etiam Iota testacea, corpore subtus (pedibus exceptis) elytrisque ad suturam late nigris. Long. 0,0025-0,0033-, lai. 0,0015-0,002. Habitat in Sardinia (in IMus. reg. Taurinensi, et iti coll. Baudi). In Sicilia (in coll. L. Fairmaire). Mas. Oblongo-ovatus. Gaput convexiusculum, nigrum, nitidum, forliter vage punctatuin, fronle longitudinaliter leviter sulcata, inter antennas sulco transverso profundo , epistomate oreque fuscis : antennis tertiam tolius corporis longitudinis parteni bis se(juantibus, aj)icem versus sen- sini incrassatis, nigris articulo primo subtus late testaceo 2-4 fuscis, quinto cœteris longiori. Prothorax longitudine fere duplo latior, modice convexus , antice angustatus, lateribus leviter rotundatus el late marginatus, basi bisi- nuatus, angulis posticis subrectis, niger, nilidus, margine laterali piano albido. Scutellum lateribus subrectis, pos- tice rotundatum , nitidum, album j nonnunquani basi fuscescente. Elytra prothorace pauîolatiora, subparallela, apice externo sensim, interno raox rotundata, fortiter punctato striata, apice irregulariter pimctata, interstitiis laevibus, cyanescentia costa marginali externa alba, lobo laterali ipso nigro. Corpus subtus cum pedibus nigrum, coxis omnibus et trochanteribus albidis, tibiis apice ru- fescentibus. Femina. Differt corpore parum majore, prœsertim pos- ! dp: la société entomologique. 07 tice latiore i antennis paulo brevioribus , basi minus infuscalis-, prothorace paulo minus convexo, vage sub- punctulato, margine anlico summo, lateribus, medioque longitudinaliter rufescentibus, margine laterali ipso minus albo; elytris viridi-aeneis apiceni versus leviler rufescen- tibus, margine laterali minus albo, pedibus omninorufo- testaceis. Hujusmodi individua typica in coll. Mus. ^eg. Taurin, uomine Cryptocephali scutellaris (Chevrolat) notantur, quo nomine (alias, at in lilteris, jamdudum descripto Ctyptocep/ialo quadripimctalo Olivierii tributo) novam insignire speciem haud dubitavi. Mas variât epistoraate lœte luteo, linea brevi etiam lutea ex illo fronlem versus adscendente : prothorace luteo, macula utrinque nigra per totam longitudinem excurrente : elytrorum margine albo laterali apicem at- tingenle, ibique inma'culam luteam late dilatato. Unicum quod exstat exemplar Cryptoc. saucius (Gêné) in Mus. Reg. Taur. dicitur. Feniina variât protborace rufo-testaceo macula utrin- que fusca plus minusve dilata la et antice producta. Hue spectat Cryptoc. ulmineus (Gêné). Femina denique variât capile, prothorace, elytrisque teslaceis, bis ad suturam late nigris: capite vel loto tes- taceo, vel vertice nigro, prothoracis margine summo basali nigro, nigredine elytrorum plus minusve extensa et circumscripta, pygidio segmentoque ultimo abdominis vel totis nigris vel testaceo late marginatis. Hujusmodi f.'st Cryptoc. cliscns (Gêné) in coll. Reg. Mus. Taur. 68 ANNALES Explicatio tabulîB secundae numéro secundo inseranda. Fig. 1 • Hister teter. 2. Hister Inguhiis. 3. Plegaderiis sanatus. 4. Hister kelli 10. 5 . Hister limhatus . I DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGiQlJE (>9 QUELQUES COLÉOPTÈRES NOUVEAUX a)L i\lIDI DE L'EUROPE ET DU KORD DE L'AFRIQUE PAR M. LÉON FAIRMAIRE, (^Séance du 14 Mai 1851.) I. PûGONUS VIRIDIMICANS. Loug. 8, 9 mill. ObloJîguSj inridi-nitenSi antennis, palpis, pedibus mai- gincque elytrorum reflcxo flavo-testaceis ^ prothorace late- rihus rotundato, margine postîce transversim impresso^ sat fortiter punctato, utrinque hifoveolaio ^ elyiris obovalibus^ sat fortiter stn'atis, striis apice paulb obsoletis : siibius ?iigro brunneus. Oblong : tête et corselet d'un vert métallique un peu bronzé, luisants ; une forte impression de chaque côté sur la base des antennes. Corselet plus étroit en avant qu en arrière; plus large que long : côtés assez fortement ar- rondis, se redressant seulement à la base : bord postérieur déprimé, fortement ponctué: de chaque côté, deux fos- settes assez larges et fortement ponctuées. Elytres oblon- gues chez le mâle, presque ovalaires chez la femelle, plus larges que le corselet, à stries assez profondes, obsolète- ment ponctuées, moins profondes sur les côtés et à Tex- 2^ Série, tome x. 5 70 ANNALES trémité : suture relevt'e, un peu cuivreuse : extrémité et bord réfléchi rougeâtres. Dessous cfun brun foncé : antennes, bouche, palpes et pattes, d'un jaune-testacé. Le mâle est plus petit et moins large que la femelle. Tanger. 2. POECILUS CUPRIPENNIS. Long. 10 mill. Brunneo-niger ^ nitidus, antennis hru?ineis , articulis fluohus primis obscure rufis; prothorace latitudinc longiore^ laterîbus aniicc leviter rotundatis^ ad basim tantum redis, augulis posticis acutis, utrincjue bistriato, et coeruleo-micanle : elytris cupreis, oblongis, profïmdè ac late stviatis , striis fortiter punctatis , crenatîs : abdomine punctato, tibiis tar- sisque nifcscentibus . Allongé, déprimé en dessus, d'un brun-noir luisant, an- tennes brunes, les deux premiers articles d'un rougeâtre obscur, aussi longues que la moitié du corps. Corselet plus long que large, côtés légèrement arrondis en avant, se redressant seulement à la base : angles postérieurs pointus: ligne médiane profonde, n'atteignant pas la base : de chaque côté de la base, deux stries profondes , lisses , l'interne beaucoup plus longue que l'autre : des reflets bleus sur les côtés postérieurs. Elytres oblongues, d'un beau rouge cuivreux , quelquefois d'un cuivreux bronzé , à stries larges et profondes , très ponctuées , crénelées. Segments de Tabdomen fortement ponctués à la base, surtout sur les côtés; au milieu, deux gros points écartés, bien visibles : dernier segment entièrement ponctué, bordé de rougeâtre. Tibias et tarses rougeâtres. Cette espèce, très voisine du P. crenatus, en diffère par k couleur métallique des élytres et par la longueur du» DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. 71 corselet : elle se distingue aussi, par ce dernier caractère.; du P. purpurescens. Tanger. 3. BOLITOCHARA ELEGANS. Long. 4 niill. Flav'O testacea , capite protlioraceque paulo fnscescenti- hus : elytris latis, dense puncfatis, brunneis, vitta humemli obliqua et angulo apicali interno ferrugineis, abdomînis segmentis hasi medio fuscescentibus, quinto ferè toto fusco. C'est la plus grande espèce du genre, Tabdomen , et surtout les élytres, sont très larges. Couleur d'un jaune- testacé, brunâtre sur la tête et le corselet, qui sont très finement pointillés; les antennes sont brunes, avec le dernier article et les trois premiers, jaunes. Corselet un peu brunâtre, finement pointillé, une faible fossette dans le milieu en arrière, vis-à-vis Técusson. Elytres densé- ment ponctuées, d'un brun foncé, avec une large tache humérale qui se dirige obliquement en dedans, et une tache apicale à Tangle suturai , d'un jaune-ferrugineux : segments abdominaux ayant une tache brune au milieu de la base, le cinquième presque entièrement brun. Pattes pâles Cette espèce ressemble à Vobliqucij mais elle est plus grande, beaucoup plus large , et la bande oblique des élytres est interrompue. Sicile. 4, TaCHINUS PICTUS. Long. 4 mill. Brunneo-nigev j, viiidus , abdominc nietallicO'micaiite^ anlennis palpisque bmnneo-testaceis , proihoracc lateribus n ANNALES rotundatis, aiîtice an^ustato, nmrgiîie postico f/ai^o, ad an-^ gulos dilatato : elytris tenuissimè ac dense punctulatis ^ utrinqiie plaga magna terminalijlava, una alteri per suturœ apiccm conjuncta. D'un beau brun-noir très luisant, avec le bord postérieur du corselet d'un beau jaune : cette sorte de bande s'élargit aux angles postérieurs et remonte un peu sur les côtés. Elytres couvertes d'une ponctuation excessivement fine et serrée : sur chacune, à l'extrémité, une grande tache jaune qui se joint à l'autre par l'extrémité de la suture. Palpes et antennes d'un brunâtre-testacé. Fémurs d'un brun-noir, tibias et tarses roussâtres. Abdomen à reflets métalliques, le bord des segments étroitement rougeâtre. Sur les côtés des él^'tres et de l'abdomen, on voit des soies raides, assez longues et écartées, excepté à l'extrémité de l'abdomen, où elles sont serrées. Cette jolie espèce, qui est d'assez grande taille, se place à côté du T. silphoides. Le seul exemplaire que je pos- sède vient de la Sicile, d'oii il m'a été envoyé par M. Luigi Benoit. C'est une des acquisitions intéressantes, pour la Faune européenne, que nous devons à ce zélé naturaliste. 5. BOLETOBIUS DISTIGMA. Long. 4 mill. Pallidè flaçus, nitidissimus , capite, prothoracis disco elytromm macula anieapicalij transversa, sterno, seg- mentis ahdominalihus basi, nigro-briinneis. D'un jaune paille, très luisant; moitié apicale des an- tennes brune : tête et corselet, à l'exception d'une bor- dure assez étroite, d'un brun-rougeàtre foncé : sur chaque élytre, un peu avant l'extrémité, une tache transversale DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 73 brun-noir, se prolongeant sur le bord externe, mais ne touchant pas la suture : celle-ci est relevée et borde'e d'une ligne de points : une autre ligne de points écartés versles deux tiers de la largeur en dehors, et une dernière sur le côté deTélytre. Ecussoa brun à la base. Segments abdominaux d'un brun foncé à la base, bords testacés : surface couverte de poils couchés, assez longs, roussâtres. Poitrine brune. Pattes jaune paille. Sicile. 6. Staphylinus medioximus. Long. 16 mill. Niger, opacus, elytris pedihusque rivfis, antennis tesîaceis, apice uix obscurioribus, scutello atro-tomentoso j prothorace postice angustiore, proîhoracis margine postico macalisque abdominis orichalceo-tomcntoso. Cette espèce tient parfaitement le milieu entre ïeiy- ihropterus et le cœsareus. Elle offre la forme du premier, par son corselet plus étroit en arrière, à angles antérieurs assez saillants, quoique arrondis : elle se rapproche du second parTampleur des élytres, la couleur noire de Té- cusson et la fascie dorée du deuxième segment de Tab- domen. Elle diffère des deux par les antennes d'un testacé à peine plus obscur vers l'extrémité, et par les deux fascies du dernier segment , qui sont très larges et se touchent au milieu : le dernier article des antennes est aussi tronqué moins brusquement. Tanger. 7. OCYPUS OBSCURO^NEUS. Long. 18-19 mill. Alaiusj nigcr, parum nitidus , suprà capitCj prothorace 74 ANNALES elytriscjue obscure œneis, paiilo nitidioribuSj duohus primis dense punclatis, scutello atro-tomentoso , elytris prothoracc subœLjualihus, subtilissime ac confertissime punctatis, abdo- minis seginentis 3, 4j 5, 6, 7 duobus punctis impressis. Ailé; dessus du corps d'un noir peu luisant, un peu bronzé sur la tête, le corselet et les élytres. Tête et cor- selet densénient et finement ponctués : antennes d'un brun-noir, une tache testacée sur le dessus apical du pre- mier article, qui est aussi long que les deux suivants réunis: dernier article échancré, un peu brunâtre. Ecus- son triangulaire, d'un noir veloulé. Elytres à peine plus larges que le corselet, à peu près de la même longueur, à ponctuation très fine, mais très serrée, qui les rend plus ternes. Abdomen noir^ deux points sur le milieu des troisième, quatrième, cinquième ^ sixième et septième segments. Dessous de Finsecte et pattes d un noir assez luisant. Tout le corps couvert d'une pubescence courte , couchée , fine, peu visible, d'un gris-roussâtre. Tanger. — A placer près de l'O. masculusj Erichson» Amaurops. Nov. genus (Pselaphii) . (PI. 3% N° lil.) Caput ccecum , utrinque tuberculo acuto armatum. An- tennes undecim-aHiculatœ ^ graciles, apice subclavatœ, arti- cula ultimo crasso. Tarsi filiformes, articula primo longiore : ungues simplices. La tête est grande, plus large que le corselet, arrondie en arrière*, en avant, elle a la forme d'un triangle arrondi : de chaque côté, une pointe assez aiguë presque à la place des yeux, qui manquent : en dessus, en avant, deux tu- bercules qui se prolongent postérieurement en carènes : axu' ces tubercules sont insérées des antennes, filiPjrmeS; DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 75 plus longues que la tête et le corselet rëunis, de onze ar- ticles : le premier un peu gros, les autres presque égaux, le dernier aussi grand que les deux précédents réunis^ épais, ovalaire. Les palpes sont assez courts, simples, le dernier article est grand, fusiforme et pointu. Le corselet est allongé^ arrondi en travers , presque également rétréci aux deux extrémités, mais un peu plus en avant : au milieu de la partie postérieure une fossette assez profonde, presque triangulaire, accompagnée de chaque côté d'une autre plus petite. Les élytres sont plus longues que le corselet, et cou- vrent à peu près la moitié de Tabdomen : de la base, qui est aussi étroite que celle du corselet, elles vont en s'élar- gissant peu à peu jusqu'à Textrémité, qui est tronquée un peu obliquement. L'abdomen offre à l'extrémité des éljtres trois fossettes peu marquées : la médiane est plus grande que les autres ; le premier segment est quadrangulaire, aussi grand que les derniers réunis, qui rendent l'extrémité de l'abdomen triangulaire. Les pattes sont assez grandes , les fémurs minces à la base, renflés au milieu : les intermédiaires sont remar- quables en ce qu ils offrent en dessous une assez grande échancrure et trois épines, la première du côté de la base est forte et aiguë, les deux autres sont petites : les tibias sont légèrement arqués : les tarses, de deux articles, sont filiformes, assez longs, le premier article est plus long que le deuxième. Le crochet terminal est très petit. Ce genre me paraît devoir être placé à la suite des EuplectuSy pour faire le passage aux Clcwiger, à cause des crochets des tarses simples et de l'absence des yeux, cependant son faciès le rapproche davantage des Bairisus-^ 76 ANNALES 8. Amaurops Aubei. Long. 3 mill. Toîus testaceo rujus, nitidiis^pilis griseo-fidvis sparsutiis. Entièrement d'un roux luisant, couvert de poils d'un gris-roussâtre, peu serrés. Je me lais un devoir et un plaisir de dédier ce rare insecte à noire collègue, M. Aube, Thabile liistoriographe des Psélaphiens. J'ai vu trois individus de cette espèce, découverte en Sicile par M. Luigi Benoit. L'un se trouve dans ma col- lection, un autre appartient à mon ami , M. Dohrn, de Stettin, et l'autre à mon ami, M. le docteur iVubé. 9. Paussus Favîerî. Long. 3 1/2 mill. Rufo-testaceus, sat nitidusj elongatus, antennarum arti- culo secundo trigono, crasso-, ultimo inflato, inlus suhden- ticulaio, angido interna m dente productoj prothorace elongato , medio constricto et transçersiin sidcato : elytiis elongatis, apice paulo latiorîhus, sparse ac tenuitcr punc- tatis , puis Ion gis sparsutis; pedibus validis j ahdomine nigro-piceo, pygidio infrà hihamato. Allongé, d'un testacé-rougeâtre. Antennes ayant le deuxième article épais, à peu près triangulaire, le dernier très grand, renflé, presque ovalaire, muni en dedans de quatre dentelures peu profondes , formant des sillons transverses, Tangle interne se prolongeant en une forte dent obtuse : sur le vertex une épine acérée, très fine. Corselet allongé, étranglé au milieu par un fort sillon transversal, offrant quelques gros points écartés. Elytres allongées, presque parallèles, mais cependant un peu plus îarge's à l'extrémité, qui est tronquée, à points épars peu DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 77 marques, quelquefois en arrière deux gros points de cha- que côte de la suture. Dessus du corps couvert de longs })oiIs assez écartés, mais plus serrés sur les ély très. Des- sous du corps d'un brun-noirâtre. Pygidium ponctué, largement impressionné au milieu, et armé inférieure- ment de deux petits crochets. Je dédie cette espèce à M. Favier, qui Ta trouvée aux environs de Tanger, mais j'ignore dans quelles circons- tances. La découverte de ce Paussus, dans une contrée qu'on peut appeler européenne , me paraît fort intéres- sante. Du reste, nous comptons déjà en Europe un repré- sentant de cette famille, le P. turcicus, Friw., Hung. Transact. l835, des monts Balkajis , figuré dans le bel ouvrage de M. Westwood, Arcana entomologica, pi. 88, f. 5, d'après le dessin de Friwaldsky. Cependant le P. Fai'ien ne ressemble guère à cette espèce, et se i-approche au contraire beaucoup du P. armatus, VVestw., du Séné- gal, qui offre aussi une épine sur la tête. Dans l'embarras de classer convenablement le genre Paussus dans la série des Coléoptères, je crois qu'en le rangeant à la suite des Psélaphiens , notamment des genres Claviger et Articerus, il sera au moins aussi bien à sa place que parmi les Carabiques, comme le proposait M. Burmeister. 10. Phàlacrus MAXIMUS. Long. 4 mill. Brei^iter subquadrato-Oi'alis, sat fortiter cofu^exus, niger^ niticlus, clyiris lœvibus, omnium suhtVissime puiictato- suhstriatisy antennarum clava elongaîaj acuia. Cette espèce, que j'avais prise pour le Ph. grossus, Erichson (Voir Ann. de la Soc. Ent. de Fr. 1850. Bul- 78 ANNALES letin), en clifFère par sa taille presque double, sa forme moins ovalaire, presque quadrangulaire , moins épaisse, moins convexe : l'écusson est plus court , plus triangu- laire-, les élytres paraissent lisses, mais à un fort grossis- sement, elles paraissent finement pointillées, surtout sur les côtés : les stries ponctuées, sont très fines et difficiles à voir : la strie suturale est bien visible, mais le quart antérieur en est effacé : la massue qui termine les antennes est mince, allongée, son extrémité est aiguë. Cette espèce intéressante a été trouvée aux environs de Madrid par notre zélé collègue, M. Mieg, qui a bien voulu m'en sacrifier deux exemplaires. C'est le Phalacnis aterrimus du catalogue Dejean : j'aurais conservé ce nom, s'il n eût pas eu une significa- tion aussi banale au milieu d'espèces qui sont toutes noires. 11. PeDIACUS? COSTIPENNIS. Long. 3 1/2 mill. Elongatus^ parallelus ^ dcpressus, rufo-testaceus j capite prothoraceque dense punctatis , hoc laterihus marginatis , margine postico utiinque foveolato : elytr/s tenuitcr punc- tato-lineatis , utrinquc carinula margini latemli parallela, ab humeris usque ad apicem , stria sutiirali postice i'alde depressa. Couleur entièrement d'un marron-testacé. Antennes robustes, n'atteignant pas le bord postérieur du corselet, les trois derniers articles courts, larges. Tête finement et densément ponctuée, un sillon peu marqué, transversal entre les yeux. Corselet plus long que large, à côtés paral- lèles, cependant un peu rétréci en arrière : surface assez fortement et assez densément ponctuée : côlés étroitement DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 79 rebordes, mais dépourvus de la strie longitudinale qu'on remarque chez presque tous les Lœinophlceus : au hord postérieur, vers les angles, on voit de chaque côté une petite fossette ou strie courte. Ecusson court, transversal. Elytres de la largeur de la partie antérieure du corselet, parallèles, arrondies à Textrémité, se relevant vers la su- ture, qui est déprimée assez fortement à l'extrémité, ainsi que la strie suturale : surface à lignes de points très fins, de chaque côté, une carène bien marquée , parallèle au bord externe, allantdepuis Tépaule jusqu'à Textrémité. Deux individus, paraissant des femelles, de Sicile. Coll. de M. Aube et la mienne. C'est la plus grande espèce du genre, tel que Erichson Ta restreint. Cette espèce tient le milieu entre les Lœmophlœus et les Pediacus : elle diffère du premier genre par le manque de strie latérale sur le corselet, et par la brièveté des an- tennes : du second, par les côtés du corselet, entiers et non si nues. 12. Trachys Pandellei. Long, presque 2 mill. Ohlongo-ovalis, postice attcnuaîus , protkoracc angulis anticis rotundatis, suhdilatatis, utnnque projundèjoçeolalo : elytris punctato-nigulosis , postice fasciis nehulosis griseis transi'ersis, utrmque carinula parian elwata^ scutello lœvi, suprà œneo-metallicus, sat nitidus, pilis griseis ravis spar- sutiis : suhtus lœifissimus, nitidus. Ovale allongé, très atténué en arrière, en dessus d'un bronzé pas très brillant, plus luisant en dessous et sur les pattes. Tête fortement canaliculée entre les yeux. Corselet court, large, bord postérieur fortement arqué au 80 ANNALES milieu, vers re'cusson : angles ant(irieurs largement ar- rondis, un peu dilatt^s, offrant une fossette assez profonde qui remonte un [leu vers le disque : quelques poils gris, courts, très e'cartés. Ecusson petit, lisse. Elytres aussi larges à la base que celle du corselet , ayant deux fois et demie la longueur du corselet et de la tête réunis, se re'tré- cissant insensiblement jusquau milieu, puis diminuant de largeur plus rapidement jusqu'à l'extrémité , qui est presque acuminée; couvertes de points assez gros, pas très serrés, plus dans la partie postérieure , et de petites rides peu marquées, mais qui rendent la surface un peu rugueuse : de chaque côté, une petite carène longitudi- nale peu saillante, presque parallèle au bord externe, dont elle se rapproche à Tépaule-, quelques poils gris très courts, épars, formant trois ou quatre fascies peu marquées dans la moitié postérieure. Cette jolie espèce a été trouvée aux environs de Mau- bourguet (Hautes-Pyrénées), par notre zélé collègue, M. Pandellé, auquel je me fais un plaisir de la dédier : j'en ai vu un autre individu dans la collection de M. Javet, qui l'avait pris à Nîmes. Harminius. No^^. genus. (^Eiicnemides)^ Coxce posteriores femorum hasin obtegentes. Tarsi siiii- plicesj graciles. Antennce liberœj elongatce^ sermtce, arti- culis 2 cf 3 minutis, œqualihus. Corps épais, allongé, presque parallèle. Tête unie, an- tennes dépassant le bord postérieur du corselet, dentées à partir du quatrième article: le premier grand, les deuxième et troisième petits, réunis, aussi longs que lé premier. Corselet plus long que large, un peu élargi en avant, convexe, angles postérieurs se prolongeant droit DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 8i en arrière, à pointe mousse, et carénés en dessus : point de fossette ni de sillon sur les côtés, en dessous, pour recevoir les antennes. Ecusson oblong, arrondi à Fextré- mité. Eljtres à peine plus étroites que le corselet, allon- gées, parallèles, se rétrécissant peu à peu en arrière jusqu'à rextréraité qui est arrondie. Hanches postérieures ne recouvrant que la base des fémurs. Pattes grandes, minces, tarses allongés, grêles, simples, un peu plus longs que les tibias : les trois premiers articles allant en dimi- nuant de taille, le cinquième étant aussi long que le troi- sième. Un sillon assez profond en dedans des fémurs. Ce genre ressemble, pour la forme générale, aux Hypocœlus ou Hylochares : il en diffère par les pattes minces, les tarses grêles, le corselet non coupé brusque- ment en avant, moins épais, et par la petitesse du troi- sième article des antennes, qui le rapproche àes Xylo- hiiis. 13. Harminics castaneus. Long. 12 mill. Totus castaneus , pube hrevi flavo-grisea indutus, capitCj scutello , prothoraceque dense punctatis : elytris punctato- striatis, interstitiis planis dense punctatis. Entièrement d'un brun-marron peU foncé, couvert d'une pubescence d'un gris-jaunâtre , couchée , assez serrée. Tête, corselet, écusson , élytres, densément et assez fortement ponctués : élytres à stries ponctuées assez fines, quoique bien marquées, intervalles planes : base un peu plus claire et un peu l'ougeâtre. Dessous du corps moins foncé que le dessus : poitrine densément et for- tement ponctuée : abdomen assez luisant, à pubescence couchée, peu serrée. Sicile. 8-2 ANNALES 14. Cebrio Moyses. Long. 14-15 milL f iceo -brun Ji eus , capite proilioraccque dense ac fortiter piinctatis, nigriccnitihus ^ antennis palpisque piceis , illis siiprà nigjicantîhas ; protkorace hrcvi , nnticè rotundato j anglais posticis prominentihus, pilosis : elytris pallidè tes- tnceisj, apicesummo hrunneis, striatis , interstitiis elevatis : pedihus pallide testaceis, tihiarum hasi tarsisque hrunneis. Tête et corselet d'un brun-noirâtre, densément et assez fortement ponctués, surtout la tête, partie poste'rieure du corselet plus lisse : corselet court, arrondi en avant et aux angles antérieurs , les postérieurs sont saillants , mais mousses, et ne paraissant aigus que par un faisceau de poils plus longs que ceux qui recouvrent la tête et le cor- selet : antennes d'un testacé-rougeâtre obscur, avec le dessus de tous les articles et la base brunâtres : palpes rougeâtre-brun à la base de chaque article. Ecusson noir. Ely très d'un jaune-testacé pâle, avec rextremité noirâtre: épaules arrondies, élytres allant se rétrécissant peu à peu jusqu'à l'extrémité, qui est un peu pointue : les bords sont légèrement sinués au milieu : les stries sont assez fortes, les intervalles relevés , assez fortement et densémenl ponctués. Le dessous est d'un brun foncé, poli, avec le bord des segments rougeâtre. Les pattes sont d'un testacé pâle, avec la base des tibias brune, et les tarses bru- nâtres. Cette espèce ressemble excessivement au C. Carrenoi^ Graëlls, mais ce dernier a les antennes plus épaisses, en- tièrement d'un brun foncé : le corselet est plus long, moins rétréci en avant, avec les angles postérieurs moins DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 83 saillants : les intervalles des stries sont moins convexes , les stries sont moins raarque'es. C'est mon collègue et ami, M. Charles Coquerel , qui a trouvé deux individus de cette espèce flottant sur le Tage, à Lisbonne, au mois de juin 1850, au milieu d'une masse d insectes , qu'un coup de vent avait sans doute jete's à Teau. Cette circonstance explique le nom que notre collègue à donné à ce Cébrion, et que nous avons con- servé. 15. TrOX GRANULIPENNIS. Long. 14 mill. Nigro-hrurmeus, opaciis, postice vix latior, capite punc- tato , summo ohsoletissimc bituhcrculato : elytris striatis, interstitiis tuhcrciilatis j tuherculîs ferè planatis, ferè œqua-~ libusy posticè leviter hispidis ^ tibiis anticis iridentatis , hasi hidcnticulatis . D'un Lrun-noir presque mat : tête ponctuée , presque rugueuse en avant, sur le sommet deux vestiges de tuber- cules à peine visibles : corselet à ponctuation assez fine, serrée : au milieu, un assez fort sillon, élargi en arrière, avec un bourrelet de chaque côté : tout autour, des poils courts, raides, épais, dorés. Ecusson assez grand, en triangle arrondi, roussâtre sur les bords. Elytres à peine élargies en arrièi'e, à stries bien marquées : chaque inter- valle offre une rangée de tubercules un peu aplatis , qui portent en arrière quelques poils squamiformes , roux, tiès courts, lîispides : ces rangées sont alternativement un peu plus élevées, mais d'une manière peu sensible -, celle qui part du dessous du calus humerai est la plus saillante. Les tibias antérieurs ont quatre fortes dents, et de plus deux très petites dents à la base. Tanefer. 84 ANNALES Celte espèce rappelle le dessin du T. morticini: mais elle est j)lu3 pelile, les tubercules sont moins aplatis, les stries sont plus visibles, le corselet est plus inégal-, sa sculpture ressemble à celle du T . gramdatus , mais elle est plus unie. 16. GeOBIUS TINGITANUS. Long. 16 1/2 mill. JSiger, nitidior, d" prothorace antice transver&ini foweo- lato, hâc foçcola Iwi^i suprà medio Jissa, injra tnherculo paivo instructa : capite punctato cornuto, cornu gracili , compressa, lantcr recur^'o. Cette espèce ressemble beaucoup au Geobîus dorcas , mais elle en diffère cependant d'une manière fort tranchée par la forme de la partie ante'rieure du corselet. Ce Geohius est d'un beau noir luisant : la tête est bien distinctement ponctue'e, la corne est absolument la même que celle du dorcas. Le corselet a des points peu serrés, très fins : en avant est une assez forte impression trans- versale, presque lisse, offrant au bord supérieur un court sillon longitudinal, dont les bords sont relevés, et au milieu du bord inférieur un très petit tubercule. Les élytres n'offrent pas de différence avec celles du dorcas : elles ont six ou sept stries, peu enfoncées, alternative- ment rapprochées ', la strie suturale est plus près de la suture que chez le dorcas, et la partie antérieure de Tes- pace compris entre la strie suturale et la suivante est très large. Le dessous du corps et les pattes sont d'un brun- rougeâtre luisant. Tanger. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 85 17. GeOTRUPES TVPHjEOIUES. Long. 20 milL; avec les cornes, 24 mill. Niger, nitidus, vertice antice acutOj in dente minuta prominenie, prothorace trispinoso, spinis lateralibus gracilî- bus medio dentatis : elyiris punctato-striatis. Cet insecte ressemble beaucoup au Geotntpes Typ/iœus, et quoiqu'il en soit Lien distinct par ses caractères spéci- fiques, il est très difficile, au premier abord, de ne pas con- fondre les deux espèces. Les cornes du corselet sont plus longues , plus grêles , minces à la base , au lieu d'être épaisses comme celles du Typliœus : leur extrémité est à peine arquée en dedans; les côtés du corselet sont plus larges et sans rebord, et forment en avant un angle assez saillant. La forme de la tête est plus caractéristique : la pointe antérieure du chaperon, au lieu d'être arrondie, se relève en une petite dent assez aiguë : Técusson , au lieu d'être arrondi brusquement à l'extrémité, est presque pointu; les stries sont bien plus visiblement ponctuées, et les intervalles n'offrent pas, vus à la loupe , les petites rides du Typhœus. Le corps paraît plus large et un peu moins convexe. La femelle n'offre de différence avec celle des Typhœus que la pointe du chaperon et le corps moins convexe. Tanger. 18. CrYPTICUS? ULOMOIDES- Long, 5 1/2 mill. Planiusculus, ohlongo-ovalis , piceo-bninneus, satîs ni- tidus, prothorace elytris paulb latiore , cum capite dense ac tenuiter punctato, margine postico utrincjue puncto impresso : scutello triangulari , tenuissimè punctulato ; elytris apicem 2* Série, tomb x. 6 86 ANNALES versus atteniialis , sat fortiter crenidato-striatis ^ interstitiis parîim convexis, sed tenuissùnèj vix perspicuè, punctulatis. Oblong-ovale, assez déprime en dessus, d'un brun de poix foncé, passant au rougeâtre, assez luisant : corselet un peu plus large que les elytres, son bord poste'rieur, assez fortement arqué, embrasse la base de ces dernières : bords latéraux et postérieurs rougeâtres. Côtés très faible- ment arrondis, un peu rétrécis en avant', bord antérieur droit: au bord postérieur, un point peu visible : un autre plus marqué de chaque côté. Ecusson triangu- laire , à ponctuation extrêmement fine. Eljtres dimi- nuant peu à peu de largeur vers Textrémité, à stries assez fortement ci'énelées, intervalles peu convexes, à ponctua- tion très fine, à peine visible. Dessous d'un brun- rougeâtre , densément et finement ponctué, les trois premiers segments égaux, assez grands, le quatrième petit, le cinquième arrondi. Cette espèce, découverte par M. J, Mieg, aux environs de Madrid, ne paraît pas rare dans les chemins arides. Sa forme rappelle celle des Fedinas , mais se rapproche en même temps de celle de quelques Crypiiçiis. 19. GnEORHINUS TDBERICOLLIS. Long. 5. mill. Brevis,crassus, nigro-bninneusj sqiiammis griseo-carneisj subaureis, induius; oculis prominentihus; rostro longitudî- naliter sulcato y capite postice transversim carinato : protho- race nigosoj lateribus valdè rotundato ; elytris leviter punc- tato-striatis, interstitiis paulb convexis^ seiiatim, prœsertim postice^ setis brcvibus hirsutis. d*. Prothorax postice ad scutellum bret^iter sulcatusj nigricaris. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 87 Ç. Prothorax ad scutcllum nigricans^ bitubcrculatus . Long. 4 milL Court, ëpais , convexe , elytres presque globuleuses : d'un brun-noir, couvert d'ecailles serre'es cVun gris cou- leur de chair, un peu dore'-, antennes d'un rougeâtre obscur, à pubescence grise: tête assez grosse, en forme de trapèze allongea : un sillon longitudinal aboutissant en arrière à la carène transversale formée par la dépression postérieure de la tête. Yeux saillants. Corselet court, côtés fortement arrondis, presque anguleux -, sui'face rugueuse : chez la femelle, au bord postérieur, vis-à-vis la suture, deux tubercules aplatis, d'un noir luisant, séparés par une fossette. Chez le mâle, on ne voit en arrière qu'un sillon un peu élargi, dénudé, noirâtre. Elytres larges, surtout chez la femelle, à stries ponctuées, peu profondes, les points écartés : intervalles un peu convexes, portant une rangée de poils raides, courts, plus serrés en arrière : la suture est plus élevée en arrière. Cette espèce curieuse appartient à la subdivision des Strophosoinus : elle a été trouvée, au printemps^ en assez grand nombre, par notre zélé collègue, M. Pandellé, dans les environs de Maubourguet (Hautes-Pyrénées), sur une colline, sur le chêne principalement, mais aussi sur l'au- bépine, le genêt fleuri, la bruyère. 20. Rhythyrhinus Linderi. Long. 6 raill. NigrO'brunneus, squamulis ferrugincis sparsutus , rostro prqfundè canaliculato ^ utrinque margine elevato, dense squamoso : prothorace basi apiceque paulo angustiorej late- rihus ferè rectis, média late canaliculaio, utrinque lanler 88 ^INNALES sulcato, intcrvallis elei^atis , scahrosis et squamosis : elytris magnis, hasi prothorace latioribus, humeris obtusis , lateri- hus redis j postice acuminatis, sutura elc\>ata, utrinque tri- costatis, Costa média apice ahhreviata, ferrugîjieo nchuloso- maculatis : pcdibus riifo-piccis , cwn abdomine sternoque dense griseo pilosis. Oblong, assez épais, d'un In'un-noir, parsemé d'écaillés ferrugineuses formant des taches irrégulières : rostre of- frant un profond sillon longitudinal, relevé et bordé de chaque côté d'une bande épaisse d'écaillés un peu velou- tées : antennes d'un brun-rougeâtre. Corselet pi'esque droit sur les côtés, un peu rétréci à la base et au sommet : au milieu, un large canal, ayant de chaque côté un sillon moins large, moins profond et parallèle , les intervalles qui séparent les sillons sont relevés, rugueux et squam- meux, surtout sur les côtés. Elytres grandes, plus larges à la base que le corselet, épaules obtuses : côtés presque droits, mais se rétrécissant en arrière, de manière à rendre l'extrémité acuminée : suture élevée : sur chaque élytre, trois côtes, bordées, ainsi que la suture, d'une ligne de points assez gros , côte médiane n'atteignant pas l'extré- mité. Pattes d'un brun-rougeâtre, couvertes de poils gris, serrés, ainsi que l'abdomen et le sternum. Cette rare espèce a été découverte sur le Ganigou, dans les Pyrénées-Orientales, par M. Linder^ de Stras- bourg, qui n'en a trouvé que quatre exemplaires, et qui a bien voulu m'en donner un. Malheureusement son état imparfait de conservation doit rendre ma description in- complète sur certains points. Le faciès de cet insecte est un peu différent de celui des i?Ajf/zj/'A///H5 connus jusqu'à présent : le corps est plus convexe et rappelle en petit celui des Amyctenis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 89 21. PlINTHUS GRANULIPENNIS. Long. 10 mill. Ater, obscuj'us , ruhiginoso-squamosus ; rostro striolaio j medio carinato, hasi fovcola minuta mstmcto : prothorace punctis magnis rotundalis imprcsso, quasi areolato ^ medio fortiter carinato : elytris prothorace laliorihus ^ utrinque vittis tribus granularum elevatis ; femoribus validis, apicc subtus emarginatis et dentatis. D'un brun-noir mat , couvert d'écaillés couleur de rouille. Tête finement ponctuée, ayant entre les yeux une petite fente ou fossette qui fait suite à la carène médiane du rostre : ce dernier est, en outre, fortement slriolé : antennes d'un rougeâtre obscur, deuxième article du funi- cule un peu plus long que le premier, et aussi long que les deux suivants réunis , le dernier article assez gros et pyriforme. Corselet à côtés légèrement arrondis en ar- rière, mais se rétrécissant rapidement en avant, à partir du milieu j couvert de gros points ronds, peu profonds : au milieu, une forte carène lisse. Elytres beaucoup plus larges que le corselet, épaules obtuses, côtés presque droits, ne commençant à se rétrécir en arrière qu'aux deux tiers de leur longueur : sur chaque élytre, trois bandes un peu élevées, couvertes de granulations irrégu- lières, contenues entre deux lignes assez régulièx'es : rangée suturale simple : sur le l)ord externe, une rangée irrégulière de granulations semblables : sur le bord ré- fléchi, deux rangées et demie de gros points, comme ceux d'uue râpe, émettant chacun un poil squammeux. Sternum et premier segment de l'abdomen rugueusemeut ponctués. Fémurs assez épais, échancrés en dessous, à l'extrémité, avec une dent près de cette échancrure. 90 ANNALES Sicile. — C'est, je crois, la seule espèce du genre qu on ait encore signalée dans ce pays. 22. Ceutouhynchus metallinus. Long. 2 1/2 mil!. Obscure œneo-micansj capite prothoraceque fortiter punc- taiis , hoc anticc transversim impresso, margine antico ele^>ato, utrinque angidatOj margine postico medio impresso , elytris striatis, intcrslitiîs playiatis j rugosis j pilîs bre\>ihus griseis indutîs, scutello depresso, macula sculellaii sericea sœplus ohscuraj interdiim grisea. En dessus d'un bronzé métallique obscur , tantôt cui- vreux, tantôt verdâtre. Tête et corselet couverts de gros points enfoncés qui les font paraître rugueux. Corselet à bord antérieur relevé, offrant en avant trois larges impres* sions-, celle du milieu se prolongeant faiblement au milieu et rejoignant le bord postérieur, où elle forme une petite fossette : de chaque côté, un vestige de dent formant plu- tôt un petit angle. Elytres à stries bien marquées, assez larges, les intervalles planes, rugueux, couverts de légers poils gris, très fins et très courts, plus serrés sur les côtés. La couleur de Vinsecte en dessous est la même qu en dessus, mais le corps paraît couvert d'écaillés : de chaque côté, entre Fépaule et le prothorax, on voit une tache veloutée fauve. Les pattes sont courtes, robustes, les cuisses postérieures sont épaisses et munies d'une assez grosse dent arrondie. Cette jolie espèce ressemble beaucoup, pour la forme, au C. luridus, Sch. : elle a été trouvée aux envii'Ons de Madrid par M. J. Mieg , qui a bien voulu m'en commu- niquer plusieurs individus. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 91 23. PuRPURICENUS FERRUGINEUS. Long. 14 milL Ater, prothorace brevi y ualde rugoso, spatio minuto medio Icei'ij utrinque obsolète dentato : scutello brei^i : elytris pallide Jermgineo-testaceis j macula coinmuni nigray pos- ticè dilatata, anticè hastata. Ce Purpuricenus ressemble extrêmement à la variëté du budensis y dont le corselet est entièrement noir. Il en diffère par le corselet beaucoup plus court, les ëlytres moins longues, les épaules plus anguleuses, et les antennes bien plus courtes, n'atteignant pas Textrëmité du corps. Lecorseletestnoirjfortementrugueux, offrantau milieu un petit espace lisse, peu régulier : de chaque côlé, une fossette bien visible*, les côtés sont fortement arrondis en avant, munis, un peu en arrière du milieu, d'une petite dent très peu saillante. L'écusson est triangulaire, légèrement arrondi sur les côtés, plus court que chez le biidensis : les élytres sont rugueuses, avec les vestiges de deux lignes élevées : leur couleur est d'un jaune-testacé pâle, avec une tache noire commune, en forme à peu près de hallebardcj ayant sa pointe à Técusson et s'élargissant peu à peu jusqu'à Fex- trémité postérieure. Le dessous de Fabdomen ressemble beaucoup à celui du budensis, mais le bord lisse de chaque segment n'est pas séparé du reste par une ligne élevée. Je dois le seul individu que je possède à la générosité de M. Mieg, qui l'a trouvé sur un mur, aux environs de Madrid. M. Graëlls vient d'en retrouver un certain nombre dans la Sierra de Gredos. 92 ANNALES 24. Leptcra rufa. \ar. trisignata. Cette variété est assez curieuse et assez tranchée pour que j'aie cru devoir lui donner un nom. La suture est bordée étroitement de noir, et cette bordure s'élargit un peu au milieu : sur chaque élytre, un peu en arrière, une longue tache oblongue noire. Le seul individu que j'aie vu est une femelle, et a été trouvé aux environs de Madrid, par notre collègue, M. J. Mieg, qui a bien voulu me le sacrifier, quoique unique dans sa collection : on le prendrait au premier coup d'œil pour une Leptura oblon- go-guttata , d'Algérie*, mais c'est bien évidemment une variété de la riif'a : la forme, la ponctuation, les couleurs générales, sont les mêmes. 25. CasSIDA NIGRICEPS. Long. 8 1/2, 9 mill. Ferè hemisphœrica , viridis , elytris înegulariter punc- tatis, suhtîis flava; capite nigro, antennis Jlavidis y suprà Jiiscis, pedibus flavo-viridihus. Ressemble à Vequestris, près de laquelle la ponctuation irrégulière la place. Corps presque hémisphérique, ou plutôt en ovale court, s'arrondissant régulièrement en arrière. Tête noire, avec quelques gros points enfoncés. Antennes dépassant notablement la moitié du corselet, jaunes, brunes en dessus dans leur dernière moitié. Cor- selet et élytres d'un vert tendre mélangé de nuances jaunes , bords presque transparents. Corselet presque régulièrement arrondi en devant, deux fois aussi large que long, à ponctuation fine et serrée, une tache verte DE LA SOCIÉIÉ ENTOMOLOGIQUE. 93 marque le dessus de la tête : angles postt^rîeurs arrondis. Ecusson en triangle presque equilatéral, avec quelques points enfoncés. Ely ires plus larges que le corselet, épaules arrondies, mais prolongées en avant : la partie la plus convexe est un peu en arrière de Técusson-, ponctuation plus forte et plus serrée que celle du corselet, devenant moins serrée le long des bords : une bande jaunâtre, ob- solète, marque Fendroit où Télytre cesse de recouvrir le corps et s'aplatit. En dessous, le corselet et les ély très sont verts, marqués de points ronds, assez gros, écartés : Tabdomen est d'un beau jaune : les pattes sont verdâtres. Cette intéressante espèce a été découverte, aux environs de Madrid, par M. Mieg, qui a bien voulu me la donner. J'en ai reçu également un individu de M. Ferez, ANNALES DE LA SOCIÉTÉ LNTOMOLOGIQDE OS REVUE DE L'OUVRAGE INTITULÉ : Dlagnosen neuer Coleoptera ans Abysftlnlen , VON D' J.-R. ROTH. (Extrait des Archiv. fur Naturgeschiste XFII Jahr. 1 Band,) PAR L. REICHE. (Séance du 8 Octobre 1851.) M. le docteur J. R. Roth a publie dans la xvii'' annëe das Archiv fur Naturgeschiste, P' volume, la diagnose de cent espèces nouvelles de Goléoptères d'Abyssinie. Ges diagnoses, trop courtes pour bien faire connaître les es- pèces de'crites, sont néanmoins très bien faites, et il m'a été possible de reconnaître que Tauteur a décrit, sous des noms nouveaux, des espèces déjà publiées par moi dans le Voyage en Abyssinie de MM. Ferret et Galinier-, par M. Guérin-Méneville, dans le Voyage de M. Lefebvre-, par M. de Gastelnau, dans son Histoire naturelle des Insectes, etc. J'ai cru utile , dans le relevé suivant des espèces dé- crites, de signaler les noms qui ne doivent figurer, dans la nomenclature, qu'en synonymie. 1. Polystichus boopsis. Roth. 2. Aptinus variegatus. Id. 3. Brachinus rufus. Id. 4. Antliia Galinieri. Reiche. tetrastignia dimidiata. Ghaudoir Roth. 96 ANNALES 5. Aiithia Ferreti. Reiche. leucomelana. Rolb. 6. Ghlœnius cupreocinctus. tîgreanus. Reiche. Roth. 7. Agonum llïoracicum. Id. 8. Psecilus janthinus. Id. 9. 10. Argutor Abaoetus discolor. parallelus. Id. Id. U. Harpalus asphaltinus. Id. 12. — impressus. Id. 13. — mandibularis. Id. 14. Myrmedonia ]aminata. Id. 15. Xantholinus pilosus. Id. 16. 17. Ocypus opacus. subœneus. Id. Id. 18. 19. Acylophorus pîcipennis. ciliatus. Id. Id. 20. Philonthus. affinis. Id. 21. — vittatus. Id. 22. Acmseodera iasciata. Id. 23. — cadabae. Id. 24. Lampetis albicincta. Reiche Schimperi. Roth. 25. Anlhaxia denticulata. Id. 26. Pseudagrilus granulosus. Id. 27. — zoiiatus. Id. 28. 29. Agrilus falcipes. exilis. Id. Id. 30. 31. Larapyris , Cantharis phosphorea. circunidata. Id. Id. 32. 33. 34. , Apalochrus Troglops Erichsotiii. luteus. megacephalus. Id. Id. Id. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. [97 35. Troglops signatus. Roth 36. Dasytes cylindraceus. Id. 37. Melyris corrosa. Reiche. onychina. Roth. 38. — hœmorrhoidalis 1. Id. 39. — pectoralis. Reiche. œruginosa. Roth. 40. Opilo Ferreti. Reiche. habessinicus . Roth. 41. Tillus elegans. Id. 42. Omosita cadaverina. Id. 43. Attagenus cinnaraomeus. Id. 44. — dichrous. Id. 45. — aeneus. Id. 46. Hister obscurus. Reiche. arcuatus. Roth. 47. — glabratus. Id. 48. — decollatus. Id. 49. Saprinus multistriatus. Id. 50. Cercyon Leachii. Id. 51. — limbatum. Id. 52. — Slurmii. Id. 53. Gymnopleurus indigaceus. Reiche. cyanescens. Roth. 54. — pumîlus. Reiche. gibbosus. Roth. 55. Sisyphus setiger. Id. 56. — • ocellatus. Reiche. nigosus. Roth. 57. Heliocopris deDsissa Id. 58. Copris neptis. Reiche. orphanus. Guërin, troglodytarum. Roth. ^8 ANNALES 59. Onthophagus worsissa. Roth. 60. 61. — aeruginosus. variegatus. Id. Id. 62. — nutans. Fab. var. 63. — divers us. Reiche. lepidus. Roth. 64. — lituratus. Id. 65. — scaber. Id. 66. — blfidus. Reiche. graniger. Roth. 67. — lugubris. Id. 68. — secuiularius. Id. 69. — fîmetarius. Id. 70. — distichus, Id. 71. — fuliginosLis. Id. 72. 73. Oniticellus pull us. intermedius. Id. Reiche. claçatns. Roth. 74. — inœqualis. Reiche. inflatus. Roth. 75. — spat.liulatus. Id. 76. — railitaris. IlIig.Caslehi tridcns. Roth. 77. 78. Drepanocerus. Zodina spinipes. ylhyssinica. Id. Kirby. Roth. 79. Onitis ambigua. Kirby. Oniticellus im près s as Castelnau. 80. Euryslcrnus Onitis trogiformis . Fabricii. Roth. Id. 81. — crenatus. Reiche. Herbstii. Roth. 82. — - Abyssinicus. Reiche. llligeri. Roth. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 99 83. Onitis aygulus. Fab. 84. — inuus. Id. 85. Aphodius pulcherrimus. Reiche. coloratus. Roth. 86. — rhinocéros. Reiche. armatus. Roth. 87. — lateritius. Id. 88. — Senegalensis. Casteln thoraciciii . Roth. 89. — maculicollis. Reiche. mocropterus. Roth. 90. — deplanalus. Id. 91. — impurus. Id. 92. — goniocephalus. Id. 93. — slrigilatus. Id. 94. — tivîdus. Oliv. anachoreta. Fab. scutellaris. Roth. 95. — hepaticus. Id. 96. — humilis. Id. 97. — teter. Id. 98. — quisquilius. Id. 99. — dimidiatus. Id. 100. Trox squamiger. Id. On voit, par ce catalogue synonymique , qu'indépen- damment des travaux de M. Gue'rin et des miens, sur les Insectes d' Abyssinien Fauteur n'a pas consulté l'ouvrage de M. de Castelnau, qu'il n'a pas reconnu que son geni-e Ixodina était identique avec celui de Drepanocerus de Kirby (Zool. Journal, 1828, p. 520), et que son Eurys- ternus (!) trogifonnis avait été décrit par le même auteur 100 ANNALES (loco citato), sous le nom générique d'Onitis, auquel il appartiendrait certainement avec bien plus de raison qu aux Eurysternus, qui sont exclusivement du Nouveau- Monde. Il y a lieu d'espërer que M. le docteur Rolh continuera le travail important qu'il a commencé, et le complétera par des descriptions suffisantes et des recherches syno- nymiques. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLO(iIQUE. 10 1 DE BEMBIDIIS EUHOPSIS. Auctore JACQUELIN-DUVAL (Camille). (Suite et fin (1). (Séance du 26 Mars 1851.) GROUPE 9. (Suite). Taille assez grande. Prolhorax subcordiforme, parfois carre, ordinairement peu convexe. Stries des élytres en général un peu effacées vers rextrémité, mais cependant assez distinctes, au moins les internes. Antennes longues, grêles; articles allongés. B. (Suite). Eiytres ordinairement unicolores, vertes, bleues, etc., plus rarement testacées , ou offrant une bande obsolète, longitudinale, roussâtre. Vertex variant. XX. Pattes ordinairement entièrement noires. An- tennes noires, leur premier article parfois testacé. Pro- thorax carré. Stries bien entières, finement ponctuées ou lisses. 65. B. Pfeiffii. Supra ceneum, depressiusculum\ thorace transverso, sub- quadrato, postice parum coarctato, angulis posticis promi- (1) Voyez 2" série, Tome IX (1851), page IM. 2* Série, tome x. * too ANiNALES nidis; elytfn oblongis, dislincle subtiliter striatis, striis integris, leviter subtiliterque punctulatis; ajiiennis pedi- husque nigris. Bembidiiim Pfeiffii. Sahlb. lus. fen. i. p. 195. 14. 1817. etc. et 1^34. — Dej. Spec. v. p. 128. 81. 1831. — Id. Icon IV. p. 393. 53. pi. 215. 5. 1834- — Zett Ins.lap. p. 26. 16. 1838. — Ileer. Faun. lielv. p. 130. 30- 1838. Bemhidiiun l'ireiis. Gjl. Ins. suce. iv. App. p. 407. 7-8. 1827. Bemhidium Hastii. Dej. Spec v. p. 127. 80. 1831. — la. leon. IV. p. 392. 52. pi. 215. 4. i834. — îîahlb. Ins. fen. I. p. 195. 13. 1834. — Zelt. Ins. lap. p. 26. 15. 1838. Long. 0,0045-0,005. Larg. 0,0018-0,002. Dessus en entier d'un bronzé ou d'un vert bronzé un peu obscur. Palpes d'un brun-noirâtre. Antennes d'un noir obscur, le premier article un peu verdâli-e. Protborax plus large que la télé, plus large que long, court, un peu transversal, presque carré, peu rétréci en arrière; disque ju'esque plan, ofl'rant de très légères rides onduleuses, transverses, impression transverse antérieure peu niar- ijuée, la postérieure plus forte-, base coupée carrément, offrant en dessus de petites stries perpendiculaires qui la font paraître rugueuse j ligne longitudinale médiane bien marquée-, fossettes des angles postérieurs larges, bistriées, bien marquées ^ angles postérieurs droils, saillants. Eljtres légèrement convexes, au moins une fois et demie de la largeur du protborax à sa base, ovales-oblongues^ stries en général assez fines, entières et toutes visibles, la septième quelquefois moins marquée, l'extrémité de la DE LA SOCIÉTÉ EN'lOMOLOCilQUE 103 cinquième l'orte, les autres réunies par paires; elles sont finement et légèrement ponctuées ^ deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier un peu avant le milieu, le second aux trois quarts. Dessous du corps d'un noir-verdâtre. Cuisses de la même couleur, leur origine en général un peu fauve; jambes et tarses d'un noir- brunâtre. Laponie, Dalécarlie, Suède, Norwège. Suisse (lleer). Le B. Ilnstii n'est, pour moi, qu'une simple variété du Ffeiffiu i> stries plus fortement marquées et plus forle- ment ponctuées. La couleur plus ou moins bronzée ou verdàtre, le protborax nioins court et moins transversal, les stries plus fortes, etc., sont autant de caractères va- riables et ne séparant nullement les deux es|)èces. J'ajou- terai que j'ai reçu de M. Rosenbauër un exemplaire à protborax [)resque carré, notablement moins court et moins transversal que dans le type, à stries des élytres fortement marquées et ponctuées-, bref offrant à peu jjrès tous les caractères de VHastii, el cependant s'en écartant par sa coloration en entier d'un vert bronzé obscur -, enfin, j'ai vu dans la collection de M. Clievrolat un individu parfaitement bronzé, non verdàtre, à stries très fortement marquées et fortement ponctuées, leurs intervalles un peu convexes, et, cependant, offrant un protborax très court et très transversal-, par conséquent à caractères mixtes. Ces deux exemples me semblent parfaitement concluants. Je ne terminerai pas sans ftiire observer que j'ai reçu de M. de la Ferté-Séuectère un type de VHastii, Dejean, qui n'offre pas d'une manière très trancbée les caractères indiqués par cet auteur-, ce qui m'a confirmé dans mon opinion. 104 ANNALES 66. B. PRAsmuM. Supra obscure virîdi-seneum, depressiusculum , thorace transverso, subquadrato^ posticc pantin coarctato, angulis posticis proininulîs j elytris oblongis, distincte sfriatfs, sfj'iis integris, impunctatis-, antennanun articule primo, siihtus saltcin, rufo-testaceo", pedihus nigris. Elaphriis prasunis. Duft. Faxin. n. p. 201. xiv. 1812. Bemhidiuin prasinnvi. Slurm. Deut. ins. vi. p. 146. 26. tab. CLix. B 1825. — Dej. Spec. v. p. 129. 82. 1831. _ Id. Icon. IV. p. 394. 54. pi. 215. 6. 1834. — Sablb. Ins. ïftn. i. p. 196. 15. 1834. — Redt Faun. auslr. p. 107. 1849. Bcnihidiam olwaceiim. Gjl. Ins. suec. iv. App. p. 408. 7-8. 1827. — Zett. Ins. lap. p. 27. 20. 1838. Peryphus olwaceiis. Sleph. 111. ii. p. 16. 13. 1829. — Id.Man.p. 56.423. 1839 Peiyphus Leachii, î^teph. 111. n. p. 16. 12. 1829. — Id. Man. p. 55. 422. 1839. Var. a. Elytris brunneo-rufis , sutura fuscaj anten- narum articula primo femoribusque fere omnino rufo- testaceis. Bemhidium Kolstromii,'tia\Ah. Ins. fen. i. p. 196. 16. 1817. etc. et 1834. Bemhidium prasinum. Dej. 1. c. var. 1831 et 1834. Bemhidium ohWiceum. Zett. 1. c. var. /3. 1838. Long. 0,0046-0,005. Larg. 0,0019-0,002. Entièrement semblable au B. Pfciffii, dont il se dis- lingue parles caractèies suivants. Dessus du corps d'un DE L/i SOCIÉTÉ ENTOMOLO(;iQUE 105 vert-bronzé obscur. Premier article des antennes, au moins en dessous , d'un testacé-rougeâtre. Stries des élytres un ]ieu plus fortes et mieux marquées que dans le t3^|ie, non ou pas distinctement ponctuées, entièrement lisses. Base des cuisses parfois un peu rougeàtre. On peut ajouter encore, que le prolhorax est souvent un peu plus rétréci en arrière, et, par conséquent, paraît légèrement plus carré. Allemagne, Saxe, Autriche, Angleterre, Laponie, Da- lécarlie. Suède (Gyl. Dej.). Var. a. Premier article des antennes et cuisses presque en entier d'un testacé-rougeâtre. Elytres d'un brun rous- sâtre, avec la suture plus ou moins obscure. Laponie. Nota. Je ne sais pourquoi l'on a voulu que VElaphrus prasiniis, Duft. 1. c. ne se rapportât point à cette espèce. Pour moi, je crois devoir Ty rapporter, malgré Pautorité de M Schaum (Beitrag. Sett. ent. p. 98. 1846), qui, d'a- près l'original de la collection de Megerle, le tient pour le B. splendidum, Sturm. Les types des collections anciennes ne sont utiles, à mon avis, que lorsque la description de l'auteur est trop courte, mal faite, et peut se rapporter à plusieurs espèces, sans contredire aucun de leurs carac- tères saillants j dans ce cas, le type vient nous éclairer-, mais quand la description est en désaccord formel avec le type, jamais je ne me laisserai guider par ce dernier, car évidemment je donne la synonymie de l'ouvrage, et non celle de la collection -, les types peuvent avoir été égarés, changés, confondus. Or, la description de Diiftschmid est en contradiction formelleavec le^. splendiduin, Sturm, et se rapporte bien , au contraire, à l'espèce qui nous o»- 100 ANNALKS cupe, comme on peut en juger par les principaux carac- tères que je traduis textuellement: « 2 1/3 lin. Dessus d'un vert-bronzé obscur, antennes et pattes plus obscures \ élytres striées simplement et sur toute leur superficie. » De plus, Duftschmid compare son prothorax à celui du B. ustuldtum, et emploie^ pour celui-ci et pour les élytres, le mot : « oherflache (plan en dessus), » qui se rapporte bien au prasinuni, mais [)as du tout au splendidum, qui est convexe. Quant au premier article des antennes , dont Duftsciunid ne mentionne pas la couleur testacée, comme il n'est parfois teslacé qu'en dessous, ce caractère peut lui avoir échappé. 67. B. Felmann'i. Supra cefieum, subdep?essum ; thorace transverso, sub- quadrato, postice pnriun coaixtato, augulis posticis promi- nnlis; elytris oblongo-ovatis , distincte subtiliter siriatis, striis integris, impunctatis ; antenni's pedihusque nigris. Bemhidium Fehnanni. Mannerh. in Hum. Es. eut. m. p. 43. I. pi. 1. f. I. 1823. — Gyl. Ins. suec. iv. App. p. 409.7-8. 1827. — Zett. Faun. lap. p. 10. 9. 1828. — Dej. Spec. V. p. 130. 83. 1831. ~ Id. Icon. iv. p. 396. 55. pi. 216. I. 1834. -- Sahlb. Ins. fen. i. p. 197. 17. 1834. ~ Zelt. Ins. lap. p. 27. 21. 1838. Long. 0,0036-0,00 '»3. Larg. 0,0013-0,0015. Très voisin du B. Pfcjffii. Taille plus petite. Elytres plus cour.es et plus ovales, un peu plus convexes, stries à peu près semblables, mais pas du fout ponctuées, entière- ment lisses. Antennes et pattes de la même couleur. L'extrémité de la cinquièuîe strie est un peu difTéremment disposée, elle se dirige moins obliquement en dehors, DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 107 tandis que dans le B. Pfeiffii gWc est plus oblique, présente la direction de la septième stiic, et se coude un peu pour se joindre à la cinquième. Laponie, Suède. Le Peryphus Feimnnni., Steph. 111. v. p. 38ô. 15. 1832, et Mail. p. 56. 426. 1839, ne peut ap[)artenir à cette espèce, car Stephens mentionne une trop forte taille-, serait-ce un prasiiium à article basilaire des antennes rem- bruni? XXX. Cuisses d'un noir-bronzé ou brunâtre. Premier article des antennes roussàtie. Stries ordinairement peu fortement, ou même parfois obscurément ponctuées-, en général distinctes dans toute leur longueur, surtout les internes, les externes seules un peu effacées vers Textré- mité. 68. B. PLANIPENNE. Supra obscure K'iridi-œueam, depressum-, thoracc. brevi , subcordato, postice coarctato, anglais posticis redis, pro- uiinulisi elytris ohlongo-ovatis , nntice paululum angus- tatis, poslice leviter dilatatis, striatis -, striis siibliliter piinctatis, postice obsoletis, externis subtilioribus ; aiiten- narum articula basali rufescente , tihiis tarsisquc rufo- testaceis. Long. 0,0045-0,005. Larg. 0,0017-0,002. Dessus d'un vert-bronzé obscur. Palpes d'un noir-brun. Antennes d'un brun obscur, leur premier article rou- geâtre. Prothorax déprimé, un peu plus large que la tête, plus large que long, arrondi sur les côtés en avant, peu fortement rétréci en arrière, subcordiforme, impression 108 ANNALES transverse antérieure bien marquée, la postérieure forte, très légèrement rugueuse, ainsi que la hase, celle-ci coupée très carrément-, ligue longitudinale médiane bien marquée-, fossettes des angles postérieurs larges, arrondies, profondes : ceux-ci droits, bien saillants. Elytres dépri- mées en dessus, presque planes, très régulièrement ovales- oblongues, un peu étroites en avant, très légèrement élargies en arrière-, stries finement, ou même parfois obscurément ponctuées, un peu effacées vers l'extrémité, les internes bien marquées, profondes, les extérieures fines, légères, la septième obsolète, ou peu marquée -, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier un peu avant le milieu, le second aux trois quarts. Dessous du corps noir, à peine bronzé. Cuisses noires; trochan- lers, genoux, jambes et tarses, d'un roux-testacé. Turquie. Les deux individus sur lesquels j'ai fait ma description m'ont été obligeamment communiqués par M. delà Ferté- Sénectère, sous le nom de B. concinnum, Frid., inédit. 69. B. DEPUESSUM. Supra obscure œneunij depressiusculum ; thorace breviore, lato, subquadrato, postice subangustato, basi rectius truncato, angulis posticis jxctis, Yà]de prominulis ; elytrîs latis, oblongo-ovatis, punctnto-striatis, striis int<'gris; ab- domine subtus subrufescente-, atiterinis testaceo-piceis ; tibiis tarsisque obscure rufo-testaceis. JBcmbidium depressum. Ménétr. Cat. rais. p. l38. 540. 1832.— Dej. Cat. p. 58. 1837. Pcryphus depressus. Fald. Faun. transe, i. p. 104. 95. 183G. Long. 0,0065. Larg. 0,002(5. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 109 Dessus du corps d'un bronzd obscur. Palpes roussâtres. Antennes à articles allongés, en entier d'un teslace' légè- rement brunâtre, d'un roux-testacé à la base, les deuxième, troisième et quatrième articles un peu rembrunis dans leur milieu. Prothorax déprime , voisin de celui du B. fasciolatwn, var. C, mais très court, très large, trans- versal j très peu re'lréci en arrière, presque carre', ligne longitudinale médiane atteignant la base, celle-ci coupée très carrément-, fossettes des angles postérieurs larges, bistriées, peu profondes; angles antérieurs distincts et plus saillants, les postérieurs droits^ notablement sail- lants. Elytres larges, subdéprimées , ovales-oblongues , distinctement striées-ponctuées -, stries bien marquées, distinctes dans toute leur longueur, même la septième, qui est visiblement ponctuée; deux points enfoncés sur le troisième intervalle , comme dans l'espèce suivante. Dessous du corps d'un noir-bronzé-, l'abdomen et l'extré- mité de la partie inférieure de l'élytre un peu roussâlres- Cuisses d'un brun-bronzé obscur-, leur origine, les ge- noux, les jambes et les tarses, d'un roux-testacé-brunâtre. Caucase (Ménétr). Russie méridionale (Dej.). Je n'ai vu qu'un seul exemplaire, appartenant à la col- lection du comte Dejean , et obligeamment communiqué par M. de la Ferté-Sénectère. 70. B. FASCIOLATUM. iStf/ïra obscure viridi>aeneum , depressiusculum ; thorace brevi , subcordato, postice sa t forti ter coa/'Ctofo, angulis posticis leviter prominulis ^ elytris elongato-ovatis, fortîter striatis, striis scepiiis distincte punctatis, vitta lata submar- ginali obsoleta rufo-brunnea ; antennarum ariiculo basali, tibiis tarsisque rufo-testaceis. 110 AIN i\ AL ES Carabus ustulatus. Payk. Faiin. suec. i. p. 14*2. Var. g. 1798. Elaphrus fasciolaius. Duft. Faun ii. p. 210. xxv. 1812 Bemhîdium fasdolatwn. Sturrn. Deut. ins. vi. p. 121. 8.tab. CLV. u. 1825.- Dej. Spec. v. p. 131. 84. 1831. — Id. Icon. IV. p. 397. 56 pi. 216. 2. 1834. ~ Heer. Faun. helv. p. 130. 31. 1838. — Kiist. Kaf. Eur. xi. 23. 1847. - Redt. Faim, Austr. p. 111. 1849. Var. a. iS^/^rrt obscure cyaneum; c/}'?//^ concoloribus-, anteniiarum articido basait, tibi'is tarsisque obscure rufo- testaceis. Bembidlum cœmleiiin. De']. Spec. y. p. 133. 85. 1831. — Id. Icon. IV. p. 398. 57. pi. 21G. 3. 1834. — Lacord- Faun. Paris, p. 278. 18. 1835. — Ramb. Faun. and. i. p. 141. 9. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 131. 33. 1838. — L. Duf. Excurs. enl. p. 27. 109. 1843. — Lucas. Expl. Alg. Art. 5-^ livr. p. 84. 233. 1846. Peryphus cœruleas. Gasleln. H. nat. Col. i. p. 154. 5. 1840."' Beinbidiuin distinctum. Lucas. Expl. Alg. Art. 5^ livr. p. 84. 234. 184«. Var. B. Minor j capite thoraccque viridi-cyaneisj elytris obscure cyaneis, concoloribus \ antennarum arliculo basali, tibiis tarsisque rafo-testaceis. Petyphus atrocœruleus. Stepli. 111. u. p. 17. 14. 1829. — Id. Man. p. 56. 424. 1839. Beinbidiurn cyanesceus. Wesra. Bull. Acad. roy. Brux. p. 48. 1835. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOCxlQUE. m Bembic/ him cumatile. Sch'ioi]. Dan. el. Suppl. p. 585. 11.6. 1841. — Redt. Fauu. Austr. p. 110. 1849. Var. g. Supra viridi-seneum aut viridi-cyaneum, sub- depressum -, thorace subquadrato, postice minus coarctato, basi recùns truncalOj angulis posticis prominulisj elytris oblongo-ovalisj concoloribus', antennarum articula basali, tibiis tarsisque testaceis. Elaphrus tibialis. Duft. Faun. ii. p, 209. xxiv. 1812. Bembidium iibiale. Sturm. Deut. ins. vi. p. 127. 12. tab. cLvi. c. 1825. ~ Dej. Spec. v. p. 134. 86. 1831. — Id. Icon. IV. p. 399. 58. pi. 216. 4. 1834. — Heer. Faun. helv. p. 131. 32. 1838. — Kust. Kœf. Eur. xi. 24. 1847. ~ Redt. Faun. Austr. p. 110. 1849. Peryp/ms tibialis. Steph. 111. ii. p. 15. 11. 1829. — Id. III. V. p. 387. 14. A. 1832. — Id. Man. p. 56. 425. 1839. Peryphus viridi-œiieus. /3? Steph. 111. u. p. 19. 9. 1829. — Id. Man. p. 55 419. 1839. Peryphus eneinerythrus. Steph. Man. p. 55- 421. 1839. Var. D. Ut in var. c. thoracis vero foveolis posticis lortiter rugosis. Bembidium ajfine. Redt. Faun. Austr. p. 110. 1849. Long. 0,0055-0.0075. Larg. 0,0019-0,0025. Dessus d'un vert- bronzé obscur. Palpes d'un brun souvent plus ou moins roussâtre, le pénultième article d'un noir-brun. Antennes d'un brun obscur, leur premier article d'un testacé-rougpâtre. Prolhorax déprimé, un peu plus large que la tétc, plus large que long, assez rétréci en arrière, arrondi en avant sur les côtés, subcordiforme \ 112 ANNALfiS dépression transverse antérieure assez distincte, la posté- rieure forte-, disque offrant de légères rides onduleuses IransverseSjbase obliquement taillée sur les côtés, légère- ment rugueuse en dessus, ainsi que les fossettes dt-s angles postérieurs, qui sont bien marquées, arrondies*, ligne longitudinale médiane forte, angles postérieurs droits, légèrement saillants. Elytres presque planes, assez al- longées, un peu parallèles, deux fois larges comme le prolborax à sa base, offrant tout le long, près du bord externe, une large bande d'un brun-roussâtre, plus ou moins apparente, parfois peu marquée, ou même eflacée; stries fortes, ponctuées à la base, ordinairement distinctes dans toute leur longueur, surtout les internes, la se[)tième peu marquée ou efïacée, principalement à la base; deux points enfoncés bien marqués sur le troisième intervalle, le premier un peu avant le milieu, le second aux trois quarts. Dessous d^un noir-bronzé ou bleuâtre Cuisses d'un noir-brun, leur base et leur extrémité^ ainsi que les jambes, et les tarses d'un testacé-roussâtre. France méridionale, Alsace, Allemagne (Sturm. Dej.), Tyrol, Suisse, Autricbe, Carintbie, Italie. Variétés principales : A. (Long. 0,0055-0,0075. Larg. 0,002 0,0027). Des- sus entièrement d\in bleu foncé, parfois un peu verdâtre -, prothorax à peu près comme dans le typej ou un peu plus court et plus large. Elytres un peu plus larges, pointsdes stries un peu moins marqués-, stries externes moins dis- tinctes et moins mai-quées à Textrémité. Cuisses d'un noir-verdâtre-, leur base, leur extrémité, les jambes et les tarses, d*un roux-testacé plus ou moins brunâtre. Palpes d'un noir-brun. DE LA SOCIETE ENT0M0L0(;IQI;E. 113 France méridionale, et, plus rarement, Paris*, Piémont, Espagne, Italie, Suisse (Hcer), Daltnatie (Dej.). On la trouve aussi en Algérie. B. (Long. 0.004-0,005 Larg. 0,0015-0.0018). Inter- médiaire entre la variété A el la suivante. Taille petite. Télé et prothorax d'un vert-bronzé-bleuâtre ^ ély très d'un bleu foncé.. Prolhorax à peu près comme dans la var. A, ou un peu moins court*, éljtres de même, moins larges et plus allongées que dans la var. C. Palpes d'un noir-brun; parfois un peu roussâtres à la base. Premier article des antennes d'un testacé-rougeâtre. Cuisses d'un noir-vcr- dâtre, leur base, les jaiîibes et les tarses d'un testacé- roussâtre. Bruxelles, Angleterre, France méridionale. C. (Long. 0,0045-0,006. Larg. 0,0017-0,0023). Or- dinairement plus petit que le type, plus court et plus large. Dessus entièrement d'un vert-bleuâtre ou bronzé. Prothorax plus large à la base, un peu moins rétréci eu arrière et moins cordiforme, presque carré, base non ou à peine très légèrement oblique sur les côtés; angles pos- térieurs bien plus saillants. Eljtres plus ovales, plus larges et moins allongées, légèrement convexes. Premier article des antennes d'un testacé un peu rougeâtre. Cuisses d'un noir-verdâtre ou brunâtre , leur base ordinairement en partie, et parfois leur sommet, les jambes et les tarses, testacés. France, Allemagne, Autriche, Suisse, iVngleterre, Espagne, Portugal. Turquie, etc. D. (Long. 0,0045. Larg. 0,0017). Entièrement comme dans la variété précédente. Base du prothoi'ax, et surtout fossettes des angles postérieurs, fortement rugueuses. Suisse, Autriche (Redt.). il4 AINiNALES Nota. L'on sera sans doute surpris de me voir réunir ensemljle autant d espèces, peut-être même serai-je ac- cuse' d'en avoir confondu ou méconnu quelques-unes", je vais tâcher de défendre mon opinion. Je preiids ])Our type le B. fasciolntaiii, Du(t.-, le civridcunij Dej., quoique hien distinct au premier abord, ne peut en être séparé, car Ton trouve tous les passages de Tun à Tautrej la bande rousse du type, parfois bien tranchée, devient de moins en moins visible, parfois Ton hésite à dire si elle existe, et enfin, insensiblement, elle disparaît en entier, en même temps la couleur devient de moins en moins bronzée, de plus en plus bleue, et nous avons bientôt la variété A; le prothorax , quelquefois de forme légèrement différente, est un caractère sans constance*, il en est de même jiour les stries externes, plus ou moins marquées au sommet; enfin, la couleur plus obscure des palpes, du premier article des antennes et des palpes, est un bien faible ca- ractère, et, d'ailleurs, présente tous les passages. Je dirai rapidement, pour ne pas répéter toujours la même chose, que nous avons tous les intermédiaires enire le cœruleuin, Dej., et le cyauescens, Wesu>.., et que ce dernier constitue très bien le passage \ers\i' tibialcj Duft., son prothorax, à peu près comme celui du cœmlciiin, îJej., est cependant assez souvent un peu moins court , quelquefois un peu moins rétréci eu arrière, et passant déjà veis la forme du tibiale, Duft., auquel nous arrivons par toutes les modifi- cations insensibles, soit dans les formes, soit dans les cou- leurs. 11 sera plus facile maintenant de justifier les autres réunions. \JaJjine de Hedtenbacher a été établi par cet auteur sur un seul individu, ne iliflérant nullement du tibiale, si ce n'est par les fossettes des angles postérieurs du prothorax fortement rugueuses j certes, dès (jue j'eus lu sa descrip - DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQL'E. 115 tion, mon opinion était arrêtée, mais je fus ensuite, eu outre, assez heureux pour rencontrer flans la collection de M. Clievrolat, provenant de Suisse, deux petits exem- plaires entièrement semhlaLNis du i> . tibiale, Duft., dont 1 un offrait le caractère sii^nalé par Redtenbacher, dès lors je ne pus plus douter et je réunis. J'ai trouvé depuis un second individu, de i^rande taille, à fossettes visiblement plus rugueuses qu'à Tordinaire. Je considère comme identique avec le cy an es cens y Wesm., ou variété B., le B. cnmatilej Schiod. 1. c.j les phrases diagnostiques de 1 auteur danois et de Kedtenba- cher, s'y rapportent parfaitement, et quant aux stries, non ou trè'; obscurément [lonctiiécs, mentionnées par ces auteurs, elles sont en général moins ponctuées que dans le tibiale, parfois uiêrne obscurément , et ce caractère est ici variable. Enfin, [lourêfre bien (Onvaincu, j'ai traduit du danois, non sans peine, les remarques de Schiodte, et j'ai appris ; qu il n'avait point connu le^. lihiale^ (\\xe son espèce, du moins autant qu'il pouvait juger de la descrip- tion de celui-ci, devait lui ressembler beaucoup; enfin, qu'il l'avait établie sur un seul individu. Je ne crois pas inutile d'ajouter, pour achever de bien motiver mes réunions, que l'on prend ensemble les di- vers types-, ainsi, Ton trouve à Toulouse, au bord de la Garonne, \ç. B . fasciolafian, Duft. et les variétés cœruleum et cyamscens ; et, j'ai reçu du Révérend Dawson six indi- vidus présentant parfaitement le passage du cyanescens au tibiale, comme, du reste, il l'observait très bien dans les excellentes notes qu'il m'a communiquées. Quant au B. coin planai um, Heer. Faun. helv. p. 131. M. 1838, ses caractères ne me paraissent pas assez tran- chés pour pouvoir constituer une espèce au milieu des variations si fortes qui précèdent, ce n'est probablement 116 ANNALES qu'une variété très voisine du tibiale, d'autant plus que j'ai pu observer des individus oftVant distinctement quel- ques-uns des caractères indique's par cet auteur. C. Vertex lis«e. Elytres jamais unicoloi'es, plus ou moins tachées de testacé ou de fauve. X. Elytres tachées antérieurement j offrant très sou- vent quatre taches testacées distinctes. 7!. B. CONFORME (T. IX. 1851. PI. 13. 2.). Supra viridi-seneura , depressiusculuin ; tliomce brevi subcordato, postice parum foa/rZaio, angulis posticis prv- minulis i clytris elongato-ovatis , fortïter striatis , striis leviter vel obscure punctulalis, macula lata longiludinali média rufa^ postice ahbreviaia vel obsoleta antennarum articulo basaîi tibiis tarsisque ritfo-tcstaceis. Bemhidium conforme. Dej. Spec. v. p. 105.61. 1831. — Id. Icon. IV. p. 371. 36. pi. 212.6. 1834. Long. 0,005-0.0055. Larg. 0,0019-0,002. Dessus d'un vert-bronzé, parfois légèrement bleuâtre. Palpes d'un brun obscur. Antennes d'un noir- brun, leur premier article d'un testacé-rougcAtre. Prothorax dé- primé, plus large que la tête, un peu plus large que long, peu fortement rétréci en arrière, arrondi sur les côtés en avant, subcordiforme; dépression trans verse antérieure ordinairement légère, la postérieure bien marquée; ligne longitudinale médiane forte; disque offrant de légèi'cs rides onduleuses transverses, surtout dans les fossettes des angles postérieurs, qui sont bistriées, arrondies et assez profondes-, base coupée carrément, légèrement oblique DE LA SOCIÉTÉ EiMOMOLUGlQlj K. 117 sur les côtés", angles postérieurs droits, assez sL Gaubil. Voisin du Bnixellensc el de \ ustulatnin j Lin. Crupestre, Dej.), il diffère essentiellement du second par son corps déprimé, ses cuisses brunes, ses palpes plus obscurs, son prothorax plus plan, obscurément ponctué à la base, ses élytres un peu plus longues-, du premier par sa taille plus grande, la coloration différente de ses antennes, ses stries 130 AIN N A LES plus profondes j moins effact^es en arrière, les externes mieux marquées, son protborax obscurément ponctué à la base, etc. 78. B. B^iUXELLENSE. Firidi-œncuin, subdcpressunij ihoracc hrevij subcordato^ Z>a.çi distincte punctulato-, elytris oblongo-ovatis, forliter punctato-stn'atis , striis poslice obsoletisj 7^ tenui, macnlis dunbus inagnîs testaceis j antennanim ariiculo primo, se- quenlibus basi, pcdibusque rufo-icstaceis , feinon'bns brun- neis vel obscuris, palporum articula penultimo obscuro. Bewbidium fémoral iitn . (iyl. Ins. Suec. iv. App. p. 406. 7-8. 1827. — Salilb. Ins. fen. i. p. 194. 11. 1834. — Zett. Ins. lap. p. 25, 11. 1838. — Scbiod. Dan. el p. 336.9. 1840. Bcnibidium nipestre. var. /3. Zett. Faun. lap. p. 8. 1828. Bembidium Bnixellense. Wesm. Bull. Acad. Briixel. p. 47. 1835. ~ Putz. Stett. entom. p. 140. 7. 1845. Bembidium obscuniin. Redt. Faun. Auslr. p. 111 1849. Long. 0,004-0,0047. Larg. 0,0015-0,0017. Voisin du B. fcmoratum, Sturm, il s'en dislingue néan- moins assez facilement. Palpes semblables. Antennes d'un noir-brun, le premier article et la base des suivants d'un roux-teslacé. Prothorax à peu près comme chez ce der- nier, mais distinctement pondue à la base, ses angles postérieurs souvent un peu aigus i élytres moins allongées, moins étroites, ovales oblongueSj d'un vert-bronzé légè- rement brunâtre , offrant chacune deux taches testacées, (disposées à peu près comme dans le B. ustulatum ^ Lin. DE LA SOCIÉTÉ ElNTOMULOGIQUE. 131 {nipextre^ Uej.), la seconde plus apparente, paraissant moins allongée et pins arrondie j fortement ponctuees- stricies, slries efFace'es postérieurement, un peu plus que dans le rupestre, Dej., moins que dans le feinoratum^ Sturm : la septième légère ou peu marquée. Pattes comme chez le B. feinor aluni. Cette espèce, confondue par GjUenlial, Sahlb,, etc. avec la suivante, est géutiralenient re'pandue dans tout le nord de FEurope-, on la tri)uve en Laponie, Finlande, Suéde, Danemark, etc.-, en Angleterre, Ecosse, Belgi- que, aux environs de Bruxelles \ j en ai reçu de M. Gaubil un exemplaire pris à Bitclie, dans la Moselle, et ÎM. Désii'é Bonlird m'en a comniunicuié un individu provenant de Beauvuis, dans le département de l'Oise. A'o/a. 11 est à remarquer que dans celte espèce, la dilatation de la couleur suturale a lieu juste au milieu des élytres, tandis qu'elle se trouve derrière le milieu dans le B. fémoral uni. Parfois sa couleur vert-bron/x' devient d'un noir- bronzé ou même entièrement noire, c'est assurément sur cette variété que M. Redtenbaclier a établi son B. ohscuium. 79. B. FEMORATUM. F iridi-œjieum, subdcpressum \ ihoracc brève, subcordato, basi obscnra puncudato j c/j/m elongalo-ovatis, subtiliter punctato-striaiis , striis posiice obsoletioribus j 7^ nulla: maculia duabus majoribus testaceisj anteunarum articuUs àviOhns primis aut primo tantunij sequentibus basi , pedi- busque rufb-testaceis , fcmoribus brunneis vel obscuris, palporum arficido penidtiwo obscuro. i32 AINJNALES Baprestis ustulatiis. Fourcr. Ent. Paris, p. 46. 21. 1785. Carabus ustulatus. Oliv. Enl. 3. G. 35. p. 109. 152. pi. 9. 104. 1795. Bi/prcstis chlorocephalofes feinîna? Yoët. Ed. Panz. 2. p, 77. 21.pl. 35. 21. 1791. Elaphms rupestn's. /s. Duft. 1. c. p. 212. 1812. Bembidium fcinoratuni. Sturm. Deut. ins. vi. p. 117. 6. tab. CLv B. 1825. — Dej. Spec. v. p. 116. 71. l83L — Id. Icon. IV. p. 383. 45. pi. 214. 3. 1834.— Lacord. Faun. Paris, p. 278. 16. 1835. — Erichs. Kaîf. Braiid. i. p. 130. 14. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 129. 27. 1838. — L. Duf. ExcLirs. ent. p. 27. 107. 1843. — Putz. Slelt. ent. p. 139. 6. 1845. — Kûst. Kaf. Eur. fasc. vin. 39. 1847. — Kedt. Faun- Austr. p. 111. 1849. Peryphus fcmoratus. Steph. Il), n. p. 12. 1. 1829. — Id. v."^p. 384. 1. 1832. — Id. Man. p. 54. 405. 1839. Bembidium criiciatuin. /3. Schiod. Dan.el.p. 337. 11. 1840. Le Bupreste cjuadrille à corselet rond et étuis striés. Geof. Hist. ins. i. p. 151. 20. 1762. Var. a. Elylris ïovWiev pimctato-striatisj striis postice obsoletis, exleniis suijtilioribus , 7* nidla^ maculis diiabus magnis rufo-testaceis ; antennaruni articulis tribus basali- bus rufo'testaceis . Long. 0,00^-0,005. Larg. 0,0015-0,002. Plus étroit et un peu plus plan que le ^. ustulatum, Lin. {rupestre, Dej.). Dessus vert-bronzé. Palpes obscurs, ou d'un brun-testacé, le pénultième rirticle d'un noir- \)K LA SOCIÉTÉ KNTOMOLOiilQUE. 133 brun. Antennes d'un noir-brun, les deux premiers articles ordinairement, parfois seulenieiil le premier et la base des suivants, d'un roux-testace. Prothorax en gênera] moins largement arrondi sur les côtés en avant que dans le B. ustidaiuiii, Lin., plus large à la base, celle-ci non ou très obscurdment ponctuée en dessus-, impression transverse j)0stérieure un peu plus forte et plus enfoncée, fossettes des angles postérieurs un peu plus larges et plus pro- fondes, ordinairement bislriées. Elytres plus étroites, plus allongées, moins ovales, d'un testacé pâle ou blan- (^hâtre , couleur suturale d'un noir-brunâtre un peu bronzé arrivant jusqu'aux trois quarts postérieurs seule- ment, triangulairement étendue sur la base, dilatée der- rière le milieu en une grande tache qui de chaque côté émet une branche atteignant le bord externe, rebord et extrémité des élytres de la même couleur; stries bien moins marcpiées que chez le B. ustulatiini j Lin., assez fines, surtout les externes, moins fortement ponctuées, presque entièrement effacées en arrière^ la septième nulle ou à peine marquée. Pattes d'un testac(5-roussâtrej cuisses brunes ou obscures- Cette espèce est communément répandue (contraire- ment à la précédente) dans toule l'Europe tempérée. Elle est commune sous les petites pierres, au bord de la Seine *, on la trouve en France, Suisse, Allemague, Autricbe , etc.-, en Esj)agne (Dej.). Cependant l'une n'exclut pas tou- jours l'autre, car, par exemple, le B. femoratuin , fcturm, est répandu eu Angleterre, et l'on y trouve aussi le Bruxellensc. Var. A. Elytres ordinaire;i:ent moins étroites, plus ovalaires, d'un vert-bronzé obscur, offrant quatre taches d'un roux-testacé, la première un peu allongée, la seconde 2" Se rie, TOME X. 9 134 ANNALES oblique; stries internes fortes ^ bien marquetés, un peu effacées postérieurement , les externes fail)les, sixième or- dinairement légère, peu marquée, la septième nulle; les trois premiers articles des antennes et la base du suivant d'un roux-testace' ; cuisses offrant une grande tacl e oblon- gue noire ou obscure dans leur milieu, parfois comme dans le type. Cette variété remarquable existe dans quelques collec- tions méridionales, sous le nom de B. Bualei, L. Duf., inédit; je l'avais d'abord, sous le nom de B. puellnm , considérée comme une espèce nouvelle provenant des Pyrénées, des environs de Lyon, et parfois d'Angleterre, mais ayant eu lieu d étudier un plus grand nombre d'in- dividus, j'ai rencontré des variations, et n'ai plus pu la séparer du B. feinoratuin, auquel la joignent tous les pas- sages. Elle se rapproche du Bruxellcnsc par sa coloration et ses stries fortement marquées, mais s'en distingue par son protliorax obscurément ponctué à la base, les stries des élytres un peu moins effacées en arrière, les externes plus légères, ou même effacées; enfin, par la couleur des antennes. Nota. Le prothorax, dans cette espèce, offre ses angles postérieurs, tantôt plus ou moins droits, parfois sensible- ment aigus; la ligne longitudinale médiane tantôt atteint et tantôt n'alteint pas distinctement la base. Sa forme varie aussi parfois, surtout dans la variété A. Quoique M. Schaura rapporte L' Peryphus femomius, Stepli. 1. c. au Bnixelle/ise, d'après les types eux-mêmes de l'auteur anglais^ je préfère le rapporter au B. fcmo- ratiini, Sturm, car évidemment Stephens a confondu ces deux espèces voisines, et sa description convient mieux à DE LA SOCIETE ENTOMOLOCUQIJE i;^5 •celle-ci. Quant à ses types, ils ont, on le sait, bien moins . 385. '2. 1832. — Id. Man. p. 54. 406. 1839. Bembidiuin coficwniun.Pulz. Stett. eni. 1845. p. 138^ 4. 1845. Perjphus maritîmus. Steph. Man. p. 54. 407. 1839. Long. 0,005-0,0052. Larg. 0,0018-0,0019. Plus étroit que le B. Andrece^ Fabr., et proportionnel- lement plus allongé. Palpes et antennes entièrement tes- tacés, les trois premiers articles de ces dernières pâles. Prothorax sensiblement plus court, plus large, surtout à la base, plus arrondi sur les côtés en avant, fossettes des angles postérieurs moins profondes, bistriées, base légè- rement rvigueuse (un peu plus large aussi que dans WisUi- latani, Lin.). Elj'tres (t. 9^ pi. 13. 7.) proportionnellement plus longues que dans le B. Andreœ, j'^abr., leurs côtés parallèles; d'un testacé pâle^ taclie plus tranchée, plus large sur la suture à la base, occupant les trois premiers intervalles, arrivant de même jusqu'aux trois quarts pos- térieurs, où elle est tronquée et non ari'ondie; dilatée juste au milieu, de sorte qu'elle couvre là les quatrième et cinquième intervalles, rarement plus large, et vague- ment répandue jusqu'au bord externe-, stries un peu plus fortes, les points un peu plus gros, mais beaucoup plus effacées vers 1 extrémité. Pattes d'un testacé pâle. Cette espèce paraît liabiter particulièrement dans le voisinage des eaux salées \ on la trouve sur les bords de l'Océan, dans les lieux recouverts par la marée. Elle se rencontre en Angleterre, en Belgique et dans le nord de la France : Eu, Dieppe, etc. jSota. Je crois devoir rapporter à cette espèce le Pery- p/iifs coîirijîTitfs , Steph., malgré cjue M. Schaum nous DE LA SOCIÉTÉ EN i OMOLOGIQUE. 141 dise, d après le type, qu il lui paraîtapparteiiir au BruacJ- lenscj la description, eii effet, me semble caractériser le concinnum, Putz., d'après ces mots: « it is sinaUei\ il est plus étroit, ctc-i » la disposition des taches mentionnées parStephens lui convient Lieu aussi', et (Oranient, d'ail- leurs, avoir confiance dans les types d'une collection qui, sous le même nom (celui de P. maritimiis, par exemple), réunit et confond , comme nous Tapprend M. Schaum , deux Bruxellcuse, un concinnum ^ et enfin un ustulatum, Lin. (rupestrej Dej.), espèces cependant bien distinctes. 84. B. LUSITANICUM. Firidi-œneunii subdepressum ^ f//o/f/ce brevi, suhcor- dato , hasi Icviter strîgoso , obscure punctulato ; elytris eîongatis, valde parallelis^ fortiter punctato-striatis, st/iis postice obsoletioribus, 1^ niilla j nigro-seiieis, maculis duabus , Jiumerali angustcita, rujo-testaceis ; antcnnarum articulis tribus bascdibus pcdpisque pallidis, pcdihus testa- ceis. Bembidium Liisitanicum. Putz. Stett. ent p. 139. 5. 1845. Var. a. Macula elytrurum poslicanuWa. Long. 0,0053. Larg. 0,0017. Plus étroit que le B. ustulatum^ Lin. (rupestre, Dej.), Palpes d'un testacé pâle. Antennes d'un roux-testacé, leurs trois premiers articles pâles. Prothorax [)lus court que chez ce dernier, plus large à la base, impression transverse postérieure fortement marquée et enfoncée, disque offrant de légères rides onduleuses transverses plus sensibles, ligne longitudinale médiane plus forte j base un peu ridée, assez obscurément ponctuée, angles posté- 142 ANNALES rieurs un peu plus saillants. Elytres allongées, parallèles, [)lus encore que chez le conciiuiuin ^ d un noir un peu verdâtre et bronzé , offrant une tache huniérale étroite, allongée, d un roux-testacé, et vers les trois quarts une autre bien moins apparente, leur extrémité aussi un peu testacée-, slries fortes, Lien marquées, leurs points plus petits que dans Vustiilrttiim, Lin., beaucoup plus effacées en arrière, autant cjue chez le coiicirimuii , la septième nulle. Pattes entièrement testacées. Portugal. Var. a. Tache postérieure des élytres totalement ef- facée et nulle. J'ai vu deux individus de celle espèce dans la collec- tion de M. Deyrolle , ils ne s'écartaient en rien de la description de M. Putzeys, si ce n'est par leurs palpes entièrement testacés, et doivent évidemment appartenir à son Lusitanicum. 85. B. FLUVIATILE. Firidi-œneum, convexum ; thovace angustato, oblongo- corda to, Z'a^i punctulato -, elytris elongatis, fortius extus quoque pimctato-stnatis , striis postice obsoletis, maculis duahus magnis rufo-testaceis ,• antennarum caiiculis tribus hasalibus pedibusque rufo-testaceis j pal pis maxillaribus ar- ticula penultiino apice infuscalo. Bembidium JIui^iatile.De']. Spec. v. p. 113. 68. 1831. — Id. Icon. IV. p. 379. 42. pi. 213. 6. 1834. - Lacord. Faun. Paris, p. 277. 14. 1835. — Heer. Faun. helv. }). 129. 26. 1838. — Putz. Stett. ent. p. 137. 2. 1845. Long. 0,0055-0,006. Larg. 0,0019-0,0021. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 143 Corps plus étroit, plus allongé et plus convexe que flans le B. Hstulatain, Lin. Palpes et antennes semblables. Tête plus étroite et plus petite. Prothorax convexe, étroit, allongé, oblong, aussi long que large, rétréci en arrière, rortliforme j impression transverse postérieure plus forte, ligne longitudinale médiane n'atteignant pas ou attei- gnant moins distinctement la base, celle-ci moins pono tuée en dessus, plus obliquement cou|)ée sur les côtés j fossettes des angles postérieurs moins larges et moins ar- rondies, ceux-ci peu saillants. Ely'a^es convexes, allongées, oblongucs, tachées à peu près comme dans Tespèce sui- vante, taches un peu plus grandes et plus distinctes-, stries à peu près semblables, un peu plus efFacées posté- rieurement, points un peu plus gros, surtout pour les externes dont les points sont un peu plus forts, ou du moins aussi forts que ceux des stries internes-, septième strie ordinairement bien marquée. Dessous et pattes comme dans V ustulatuin , Lin.", cuisses assez souvent un peu brunâtres à la base. France, Paris-, Thuringe. Suisse (Ueer). Espagne, Autriche (Dej.), etc. 86. B. USTULATUM. /^irzWf-œ;?em;i, subdcpressum; thorace brevi , suhcor- datOj hasi distincte punctulato-, elytris oblongo-ovatis, profunde punctato-striatisj striis postice obsoletis^ septima tenui, maculis duahus magnis rufo-testaceis j antennarum ciHiculis tribus basnlihus pedibusque ruj'o-tcstaceis, palpis maxillaribus articido penultimo apice infuscato. Carabus (sans nom spécifique). Lin. Faun. suec- p. 174. 528. 174G. 14 4 AI\NALb:S Carahas ustulatus. Lin. S- N. i. p. G72. 38. 1767. — Millier. Prodrom. p. 78. 844. 1776. — Schrank. Enum. p. 'il6. 406. 1781. — Gmelin. Lin. S. N. i. p. 1978. 38. 1789. — De Vil. Lin ent. i. p. 373. 42. 1789. — Oliv. EncYcl uicth. t. 5. p. 354. 154. 1790. — Payk. Faun. suec. i. p. 141. /3. 1798. Buprestis ustulaiiifi. Foiucr. Ent. Paris, p. 46. 21. 1785. Elapliriis ritpesiiis. Fabr. Manl. i. p. 188. 3. 1787. — Id. Syst. el. i. p. 246. 9. 1801. — lllig. Kaf. Preus. p. 230. 13. 1798. — Walck. Faun. Paris, i. p. 61. 7. 1802. — llerbst. Col. t. 10. p. 237. 8. pL 174. 9. 1806. — Duft. Faun. Austr. ii. p. 212. xxvin. 1812. Bernhidium nipestre. Latr. îiist. nat. 8. p. 225. 8. 1804. — Gyl. Ins. suec. n. p. 19- 7. 1810. — Ici. iv. App. p. 405. 7. 1827. — Sturm. Deut. ins. vi. p. 45. 5. 1825. — Zelt. Faun. lap. p. 7. 4. 1828. — Id. Ins.lap. p. 25. 9. 1838. — Dej. Spec. v. p. 111. 67. 1831. — Id. Icon.Tv. p. 377. 41. pi. 213. 5. 1834. —Sahlb. Ins. fen. I. p. 193. 10. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 276. 13. 1835. — Heer. Faun. helv. p. 129. 25. 1838. — L. Duf. Excurs.ent. p. 28. 117. 1843. Carahas rapestris. De Tigny. Hist. nat. t. 4. p. 61. 1830. Carahas littoralis. Oliv. Ent. t. 3. G. 35. p. 110. 153. pi. 9. 103. 1795. — Panz. Faun. Germ. 40. 6. 1789- 1810. — Marsh. Ent. brit. p. 452.51. 1802. Bemhidium littorale. Latr. Gen. i p. 184. 3. tab. 6. f. 10. 1806. — Id. Nouv. Dict. 2^ édit. lu. p. 379. 1816. Peryphus littoralis. Steph. 111. n. p. 13. 4. 1829. — Id. V. p. 385. 2. c. 1832. — Id. Man. p. 54. 409. 1839. Diù LA SOCIÉTÉ EiM'OMOLOGIQL'b:. 145 Peryphus tetraspilotus. Stej)h. 111. v. p. 385. 2. b. 1832. — Id. Man. p. 54. 408. 1839. Peryphus rupicola. Kirby. Fauii. bor. amer. p. 53. 4. 1837. Benihidium Andreœ. Erichs. Kaf. Brand. i. p. 129. 13. 1837. — Schiod. Dan. ej. p. 335. 8. 1840. — Putz. Stett. ent. p. l37. I. 1845. — Kûst. Kaf. Eur. vm. 38. 1847. — Redt. Fauu. Austr. p. 112. 1849. Le Bupreste quadrille à corselet rond et étuis striés. Geof. lîist. des Ins. i. p. 151. 20. 1762. Long. 0,0052-0,0057. Larg. 0,002-0,0021. Dessus vert-bronze. Palpes leslace's, le pénultième ar~ ticlo ordinairement un peu brunâtre ou obscur, au moins à Textremité. Antennes brunes (parfois d'un brun-roux)j leurs ti'ois premiers articles d'un roux-testacé , ainsi que la base des deux suivants. Prothorax subdëprimé, peu convexe, plus large que la tête, plus large que long, assez fortement rétréci en arrière, subcordiforme, assez large- ment arrondi sur les côtés en avant-, impression trans- verse antérieure légère, la postérieure plus forte, entière- ment couverte, ainsi que la Ijase, de petits points enfonce's distincts', fossettes des angles postérieurs larges, arrondies^ assez profondes ; ligne longitudinale médiane forte, attei- gnant distinctement Ja base, disque offrant de très légères rides onduleuses transverses', base coupée carrément, angles postérieurs droits, assez saillants. Eljtres ovales- oblongues, peu convexes, deux fois delà largeur du pro- tliorax à sa base, d'un vert-bronzé-brunâtre, offrant chacune deux taches d'un roux-testacé, la première a la base ne dépassant pas intérieurement la troisième strie et occupant en longueur à peu près le tiers de Félytre; la HG ANi>ALKS seconde o])longLie, un peu plus pâle, placée obliquement sur le tiers postérieur-, fortement et profondément striées, les points des stries bien distincts, stries, surtout les ex- térieures, effacées postérieurement, Textrémité des deux ou trois premières encore assez distincte, septième strie obsolète, peu marquée; deux points enfoncés sur le troi- sième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers. Dessus du corps d'un noir légèrement bronzé, par- fois un peu brunâtre. Pattes en entier d'un testacé un peu roussàtre. Cet insecte est communément répandu dans toute TEurope-, on le trouve aussi en Algérie et jusque dans l'Amérique boréale. Heer mentionne une variété remarquable de celte espèce, à taches bumérales nulles. Elle doit se rapprocher beaucoup du B. lunaîum; et, s'en distinguer surtout par l'impression Iraiisverse postérieure du protliorax moins forte et moins enfoncée. Dans le B. lujiatuni, le prolhorax est aussi en général un peu plus large, encore plus ar- rondi en avant sur les côtés, les fossettes postérieures bistriées, etc. Je n'ai point vu cette variété, et, par con- séquent, je ne puis garantir qu'elle appartienne bien au B. ustulatuni f Lin. jSoia. La synonymie de celte espèce très commune est cependant difficile et controversée. M. Putzeys, dans un très bon travail sur les espèces voisines du B. rupestrc. De), (in Stett. ent. 1845), la discute en ces termes: <( Cette espèce, parmi celles qui s'en i-approchent, la plus amplement répandue, est connue généralement sous le nom de B. rupestie. L'on peut avec assurance admettre qu'elle fut connue de Linné et Fabricius, mais on na^t nullement d'accord sur la (jucstiou de savoir sous qiici DE LA SOCIETE EiMOMOLOGlQUE 147 nom elle a élé décrite par ces auteurs. lUiger pense que cette espèce est la Cicindela nipestris, Linné et Fabr.^ mais comme Duftschmid et Erichson l'observent avec raison, Tinsecle décrit par ces auteurs a les pattes uoiies, caractère qui ne convient à aucune des espèces dont nous nous occupons ici, etc. » Puisj avec Erichson, M. Putzeys rapporte cette espèce au B. .^ndre(£j Fabr., d'après la collection même de cet auteur. Certainement M. Putzej'S a raison d affirmer qu'elle fut connue de Linné et de Fabricius, et que la description de Timmorlel naturaliste suédois ne peut lui convenir, à cause de ces mots: « inag/ittudiiie pcdiculi majoris, tota nigra, etictm pedibus, » mais je ne puis être d'accord avec lui sur les autres points. ISElaphvus nipestris, Fabr. 1. c. se rapporte, je crois, parfaitement à celte espèce, comme on peut s'en con- vaincre en lisant sa description , dans laquelle l'auteur nous dit : pedibus fulvis j et Duflsclimid le considère très bien comme Finsecte qui nous occupe. Le Carabus AridrecBj Fabr., malgré l'autorité d'Erich- son, qui a vu la collection de cet auteur, ne doit pas être rapporté au B. rupesire, Dej., mais bien à son cniciatunr., car l'indication de localité : Habitat in Italiâ , et la des- cription lui conviennent très bien. Il est à remarquer, du reste, que Duftscbmid indique parfaitement VAndreœ, Fabr,, comme synonyme de son ElapJinis rupcsiris, var. «f, qui n'est autre que le B. cmciatuin, Dej. Quant au type primitif, qui, j'en sixis moralement persuadé, était un B. cruciatum, Dej , ne peut-il avoir été égaré, changé par Fabricius peut-être lui-même, qui travaillait, on le sait, légèrement? Reste encore ime question : est-il certain que Linni; cou- 148 ANNALES nût le B. nipeslre, Dej.? Sous quel nom Ta-t-il connu? Je crois n^elleraent que Linné a de'crit cet insecte, et l'a décrit sous le nom de Carahus ustidatus. Ici je suis en désaccord avec tous les auleurs modernes, qui rapportent le C. ustulatus, Lin. au B. ustalaUun, Dej.; mais, jVn fais chacun juge, la description suivante, que je crois devoir citer tout au long, ne convient-elle point au B. nipcstre, Dej., et non à son ustulaturnl « Niger, coleopteris pone fascia ferruginea, laleribus macula ferruginea. — Habitat in terra cultà frequens. — Totus niger, macula ad latus coleopterorum et alia posterius oblongiiiscula , potJC con- junctœ, pallide feîv^itgineœ } anlenme nigrœ , basi tribus artîculis riif'œ j pedes pallidij elytra fusca. « Lin. Faun. Suec. 1746. Je n'entrerai pas dans de plus longs détails, mais je cite- rai encore Topinion du célèbre Latreille, que j'ai été sur- pris et heureux de voir d'accord avec la mienne. « Deter- minatio Carabi ustulati celeberrimi Linncei difficultatîbus plurimis scatel. Carahiun variumy Oliv. (B. iistidatiim , Dej.) idem esse opinanîur Fabricius, IHiger. Prœccdenti [littorale, Oliv., nipestre, Dej.) potius affinis et ita sentie- bal Geofi'roy. w Latr, Règn. an. t. iv. J'établis donc ainsi qu'il suit la synonymie de Linné et Fabricius : Carahus ustulatus, Lin. — Elaphrus rupestrisj Fabr. — B. rupestrcj Dej. — Carabus Andreœ, Fabr. — B. cruciatuin, Dej. XX. Elytres jamais tachées antérieurement. 87. B. LUNATUM. Supra i'iridi-ceneuin , subdeprcssuin ,• thorace brevi, sub- eordato ; basi disùncle punctulato, protunde transversim DR LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE. UH impresso; elytris obloiigo-ovatisj ^voi^xinàe punctato-striatis, striis postice obsoletis, macula lunata communi postica testaceaj antennarum articulis iv'ihus basai ibus, palpis pe- dibusque testaceis. Elaphrus lunatus. Duft. Faun. ii. p. 21 1. xxvu. 1812. Bembidium lunatum. Sturm. Dcut. ins. vi. p. 119. 7 tab. CLV. f. c. 1825. — CjjI' Ins. suec. iv. App. p. 405, 6-7. 1827. — Dej. Spec. v. p. 108. G4. 1831. — Id. Icon. IV. p. 375. 39. pi. 213. 3. 1834. — Heer. Faun, helv. p. 128. 24. 1838. — Zett. Ins. lap. p. 26. 13. 1838. — Scliiod. Dan. el. App. p. 584. 7. b. 1840. — Kust. Kœf. Eur. xi. 22. 1847. — Redt. Faun. Austr. p. 112. 1849. Pcryphus lunatus. Steph. III. ii. p. 13. 5. pi. 10. f. 3. 1829. — Id. Man. p. 54. 412. 1839. Pcryphus ustus. Steph. 111. ii. p. 14. 7. 1829. — Id, Man. p. 54. 413. 1839. Long. 0,0055-0,0067. Larg. 0,002-0,0026. Dessus d'un vert-bronzé. Palpes entièrement testacés. Antennes d'un brun-roussâtre , parfois plus claires, les trois premiers articles et la base du quatrième lestace's. Prothorax subdéprime, peu convexe, plus large que la tête, court, plus large que long, très largement arrondi sur les côtés en avant, assez fortement rétréci en arrière, subcordlf'orme *, disque offrant de très légères rides ondu- leuses transverses, lignelongitudinale médiane bien mar- quée, atteignant la base ; impression transverse antérieure assez distincte , la postérieure forte, enfoncée-, fossettes des angles postérieurs larges, arrondies, profondes, bistriéesj base coupée cari'émeiit, dislinctement ponctuée <3n dessus, angles postérieurs droits, assez saillants. Ely- 2* SénCj TOME X. 10 150 ANNALES 1res ovales-oblongues, {égèrement convexes, deux fois larges comme le prothorax à sa base, offrant chacune vers son tiers postérieur une tache testacée oblongue , al- longée, oblique, formant par sa réunion avec l'opposée une lunule légèrement interrompue par la suture et n^at- teignant point le bord externe-, fortement et profondé- ment striées-ponctuées , stries à points forts et bien marqués, effacées vers Textrémité, la septième obsolète ou peu marquée; deux petits points enfoncés sur le troi- sième intervalle. Dessous du corps dun noir-bronzé. Pattes en entier d'un testacé pâle. Alsace, Suisse, Autriche, Angleterre, Bohème, Prusse, Bavière, Norvège, etc. 88. B. usTUM. Supra i'iridi-cBfieuin , subdcp?'cssuni j thorace cordato, postice fortiter coarctaiOj hasi punctidaio ; elytris ohlongo- iwatis, profnndc pimctdto striatis, striis postice obsoletis, maculalunataco7?aiis j fortius punc- tato-striatis ^ striis postîce ohsoletis macula postica trans- versa rufo-iestacea ; antennarum arliculis tribus hasalibus pedibusque rufo-testaceis. Long. 0,0045-0,005. Larg. 0,0016-0,0017. Dessus du corps d'un vert-bronzé. Palpes presque en entier d'un roux-testacé, l'extrémité du pénultième article légèrement brunâtre, celui-ci plus court et proportion- nellement plus renflé que dans le bisignatum. Antennes un peu plus courtes, à articles proportionnellement moins allongés, d'un brun-roussâtre, les trois premiers articles et la base du suivant d'un roux-testacé. Prothorax dé- primé, à peine un peu plus large que la tête, un peu ou parfois à peine plus large que long, peu rétréci en arriére, presque carré; impressions transverses bien distinctes, ligne longitudinale médiane bien marquée, atteignant à peu près la base; celle-ci coupée carrément, offrant en dessus quelques petits points enfoncés distincts; fossettes 152 APsNALIlS des angles postérieurs Ibrtes, arrondies et profondes, ceux-ci droits, saillants. Eljtres ovales-oblongues , peu fillonge'es, légèrement convexes, offrant au tiers posté- rieur une tache d'un testacé-roussâtre transverse et à peine oblique -, stries biea marquées, fortement ponctuées, un peu effacées en arrière, la septième obsolète ou peu mar- quée j deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous d'un noir un peu bronzé, Tabdomen légèrement brunâtre. Pattes en entier d'mi roux-testacé. Je n'ai vu que deux exemplaires de cette espèce, l'un d'eux m'a été communiqué par M. de la Ferté-Sénectère comme provenant de Turquie, le second se trouvait sans indication de localité dans la collection de M. i\eiche. Il est bien distinct du J3. hisignatimi'^ sa taille est plus petite-, son prothorax de forme différente, bien moins large, moins rétréci en arrière, plus carré, les fossettes plus profondes, leur pli élevé externe bien distinct, etc.', les stries des élylres plus fortement ponctuées, la tache transverse au lieu d'être presque longitudinale , la cou- leur des pattes et des antennes différente, etc. 90. B. I51SIGNATUM. Supra i>mdi-œiieiim , depresslusculum , ihorace brevi, suhcordato j hasi Iwitcr stfigoso; clytris ohlongo-ovatis ^ fortiter punctato^stiiatis , striis postice ohsoletis ; macula postica ovali rufo-testacea} antcnnarum arliciilis duobus hasalibus rufo-testaceù \ femoribiis brunneis, apiccj tibiis taî'sisque rujo-testaceis. Bemhidium hisignatum. Menetr. Cat. rais. p. 137. 538- 1832.— Dej. Cat. p. 58. 1837. Peryplius hisignaius. Fald.Faun. trans. i. p. 103. 9'i. 1830. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOI.OGIQUM i53 Bembidium icniiùinle. Heer. Faun. helv. App. p. 561. '24. 1838. Long. 0,0055-0,0062. Larg. 0,002-0,0023. Dessus vert-bronze, parfois un peu bleuâtre. Palpes d'un roux-lestace, parfois brunâtres , le pénultième arti- cle d'un noir-brun. Antennes de la longueur au moins de la moitié du corps, d'un brun obscur, les deux pre- miers articles et un peu la base du suivant d'un roux- lestacé. Prothorax déprimé, plus large que la tête, court, plus large que long, assez rétréci en arriére, subcordi- forme-, se rapprochant un peu pour la forme de celui du JB. iistulatum Lin., mais ordinairement un peu ])lus large à la base, côtés arrondis plus en avant et moins réguliè- rement ; ligne longitudinale médiane bien marquée, at- teignant la base; dépression transverse postérieure un peu enfoncée, plus forte-, base non ou très obscurément ponctuée en dessus, légèrement ridée, rides plus distinctes dans les fossettes des angles postérieurs, qui sont bistriécs, arrondies, peu profondes. Elytres ovales-oblongues, très peu convexes, un peu plus allongées et moins régulière- mont ovalaires que dans le B. ustulatum, Lin., lieux fois larges comme le prothorax à sa base, offrant au tiers pos- térieur une tache d'un roux-testacé , en ovale longitudi- nal, très peu oblique; stries assez fortes, un peu moins que dans Yusîulatuuh Lin., leurs points plus petits, un peu effacées postérieurement", l'extrémité des premières assez distincte; septième obsolète ou peu marquée; deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps d'un noir-bronzé. Cuisses d'un brun obscur, leur extrémité, les jambes et les tarses d'un roux-testacé. Suisse, Tyrol, Styric, Caucase. 154 ANiNALES JSota^ Les exemplaires provenant des Al])es du Cau- case ne diffèrent en rien de ceux des Alpes suisses. GROUPE 10, Prothorax presque aussi large que les élytres (t. 9. pi. 13. 10.), rétréci antérieurement, notablement plus large en arrière, angles antérieurs assez visibles-, base coupée car- rément, fossettes des angles postérieurs bislriées ; stries des élytres ordinairement un peu effacées vers Textré- mité. Ce groupe bien caractérisé ne renferme qu'une seule espèce d'Europe , le B, laticolle , si remarquable par la forme de son prothorax. %{. B. LATICOLLE. Firidi-œneum j thorace lato, brevi , subtransverso , antice angustato, postice latiore, anglais posticis valde prominulis ; elytris ohlongo-ovaiis , subtiliter distincte punctato-slriatis ^ slriis postice obsoletis } antennis basi pe- dihusque rufo-testaceis , femoribus leviter œneo-mican- tibus. Elaphrus laiicoUis. Duft. Faun. Austr. ii. p. 206. xix. 1812. Bembidium laticolle. Sturm. Deut. ins. vi. p. 124. 10. tab. cLvi. A. 1825. — Dej.Spec. V. p. 77. 39. 1831. — Id. Icon.iv.p. 353. 24. pi. 210.6. 1834. — Redt. Faun. Austr. p. 110. 1849. Long. 0,0055-0,006. Larg. 0,002-0,0022. Dessus du corps d\m vert-bronzé ou bleuâtre. Palpes roussatres, le pénultième article d'un brun obscur. An- DE LA SOCIÉTÉ EN lOMOLOGlQUE, 155 tenues un peu plus courtes que la moitié du corps, d'un noir-brun, les deux premiers articles et la base des deux suivants d'un roux-testecé. Tête formant un peu le cône avec le protliorax, impressions frontales peu profondes. Protliorax légèrement convexe, plus large que la tête (t. 9. pi. 13. 10.), plus large que long, subtransversal, rétréci antérieurement, un peu arrondi sur les côtés, plus large en arrière ; impression transverse antérieure peu mar- quée, la postérieure plus distincte, mais ordinairement légère •, ligne longitudinale médiane fine, fossettes des angles postérieurs larges, bistriées, très légères-, base très carrément coupée , angles postérieurs droits ou un peu aigus, très saillants. Elytres ovales-oblongues , un peu plus larges que le protliorax, peu convexes , anguleuses aux épaules j en général assez finement striées-ponctuées, stries effacées ou moins marquées vers Fexti-émité, et parfois même extérieurement; deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers. Dessous du corps d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un roux-testacé, cuisses un peu rembrunies, of- frant un léger reflet bronzé. Autriche, Hongrie, Tyrol. GROUPE 11. Prothorax (t. 9. pi. 12.21. 22 et 23 ) presque carré ou subcordiforme, en généi'al peu rétréci en arrière, fossettes des angles postérieurs bistriées; élytres onduleusement tachées de testacé ou entièrement pâles-, toutes les stries bien entières, presque aussi marquées à Textrémité qu'à la base. Ce groupe comprend les Notaphus de Meg. et Dej. modifiés, carie laticolle et le venustidum , Dej., venaient 156 ANNALILS faire exception par leur forme, leur coloration et leurs stries eftacëes en arrière-, du reste, il se rapproche davan- tage des Peryphns de Dejean que de sa cinquième divi- sion, d'autant plus que les exotiques nous offrent des passages vers les premiers et nous démontrent leurs affi- nJtés. A. Elytres entièrement pâles. 92. B. EPHIPPIUAI. Capiie thoraceque viridi-seneis ; thorace suhcordato ; eïy- tris pimctato-'Stiwtis , pallide testaceis, postice macula hrunnea comnmni ohsoleta; antennis pedihiisque pallide teslaceis. Carabus ephippium. Marsh. Ent, brit. p. 462. 81. 1802. Notapims ephippium. Steph. III. ii. p. 20. 8. 1829. — Id. Man. p. 57. 434. 1839. Bcmhidium ephippium. Brul. H. nat. v. Col. 2. p. 162. 1835. — Redt. Faun. Aust. p. 107. 1849. Bemhidium pallidipemie. Dej. Spec. v. p. 74. 37. 1831. — Id. Icon. IV. p. 350. 22. pi. 210. 4. 1834. Long. 0,0027-0,003. Larg. 0.001-0,0011. Tête et prothorax d'un vert-hronzé. Palpes testacés, le'gèrement brunâtres au sommet. Antennes entièrement testacées. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, un peu plus large que long, un peu rétréci en arrière, subcordi forme-, impression Iransverse antérieure légère, la postérieure enfoncée assez forte, offrant entre les fos- settes, qui sont bien marquées, bistriées, légèrement DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOCilQUK. 157 rugueuses, un petit point enfonce distinct de chaque côté de la ligne longitudinale me'diane-, disque présenlant en arrière quelques légères rides transverses ; hase coupée carrément, angles postérieurs droits et assez saillants. Elytres près de deux fois larges comme le prothorax à sa hase, ovales- ohlongues, liés peu convexes; d'un jaune- testacé pâle, hrillantées d'un léger reflet hronzé, offrant une tache hrune commune sur la suture, vers le tiers postérieur, quelquefois assez distincte, parfois étendue et se confondant insensiblement avec le fond, on aperçoit, en outre, quelquefois vers Técusson une petite tache peu distincte, et une autre en croissant vers Textrémité, celte dernière causée par la transparence des élytres-, stries ponctuées, entières, les troisième et quatrième, sixième et septième un peu raccourcies et réunies par paires, parfois peu distinctement-, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, strie du i-ehord ponctuée presque tout le long. Dessous d'un noir-verdâtre. Patles d'un testaré pâle; cuisses parfois légèrement brunâtres, avec un très léger reflet hronzé. France méridionale, Vendée; Corse, Sicile, Autriche, Angleterre, Espagne (Dej.). Cet insecte habite particuliè- rement dans le voisinage des eaux salées. B. Elytres onduleuseraent tachées de testacé. 93. B. OBLIQUUM. Supra obscure seneum i^el nigrum ; thorace hrevi , qua- dralo, posti'ce parum coarciato; elytris fasciis duahus an» gustis ohliquis, iestaceis, subtilius punctato^striatis ; palpis nigris, antennisque etiam cum articido primo suhtus nifes- cente y pedibus nigris l'cl briinneis, femoribus ceneo-micari" tibusj interdmn piccis aiit rnfo-piccis. 158 AN JN AL ES Carahus usUdatus, var. i. Payk.Faun. Suec. i.p. lil. 1798. Bembidium ustidatum. Gyl. Ins. suec. n. p. 29. 15. 1810. — Id.K c. IV. App. p. 412. 15.(necvar.c.) 1827. Bembidium obliquum. Sturm. Dent. ins. vi. p. 160. 35. tab. CLxi. A. 1825.— Dej. Spec. v. p. 68. 31. 1831. — Id. Icon. IV. p. 347. 20. pi. 210. 2. 1834. — Sahlb. Ins. fen. 1. p. 202. 28. 1834. -- Erichs. Kœf. Brand. 1. p. 128, 11. 1837. —Heer. Fauti. lielv. p. 125 13. 1838. — - Zett. Ins. lap. p. 26. 14. 1838. — Schiod. Dan. e]. p. 334. 7. 1840. — Redt. Faun. Austr. p. 108. 1849. Long. 0,0037-0,0046. Larg. 0,0012-0,0015. Dessus d'un vert-bronze obscur ou d'un noir foncé. Palpes et antennes noirs, le premier article de celles-ci d'un testacé-rougeâtre, ordinairement bronzé en dessus. Protborax plus large que la tête, court, plus large que long, un peu transversal, peu arrondi en avant, peu ré- tréci en arrière, presque carré*, dépression transverse antérieure peu marquée, la postérieure plus forte j fos- settes des angles postéi'ieurs bistriées, leur fond un peu rugueux, base coupée carrément, angles postérieui's droits, saillants. Elylres environ une fois et demie de la longueur du prothorax à sa base, ovales-oblongues, assez courtes et convexes j variées de testacé formant parfois une ou deux petites taches à la base et deux bandes étroites transverses, légèrement sinuées, Tune au tiers, l'autre aux deux tiers, la première oblique de haut en bas, la seconde de bas en haut , exti'émité des ély très le plus souvent concolore, quelquefois avec une petite tache tes- tacée, portion infléchie des ély très non ou très obscuré- ment testacée-, stries entières, fines, distinctement ponc- tuées jusque vers le milieu-, deux points enfoncés sur le DE LA SOCîÉrÉ ElNTOMULOGIQUE. \b'J troisième intervalle. Dessous noir ou un peu bronzé. Pattes parfois entièrement noires ] cuisses offrant un reflet bronze, parfois brunes, d'un brun-roussâtre, ou même un peu rougeâtres; jambes el tarses ordinairement noirs, ou d'un noir-brunâtre. Cette espèce habite le nord de la France, Dieppe et Rouen (M. Mocquerys). On la trouve en Angleterre, en Allemagne^ en Pologne. Et, d'après les auteurs cités, en Suède, Finlande, Laponie, Autriche, Suisse , et dans le nord de la Russie. Cette espèce est très voisine de la suivante, B. varium. type, elle s'en distingue par son prothorax carré, moins rétréci en arrière, ses élytres plus convexes, plus fine- ment striées-ponctuées , offrant deux bandes transverses étroites et obliques, leur extrémité en général concolore -, enfin, par ses palpes, antennes et pattes plus obscurs, ainsi que le reboid inférieur des élytres. Nota. Les individus noirs offrent parfois un beau reflet bleu en dessus. 94. B. VARIUM, 5?A/?ra viridi-œneum ; thorace brevi , subcordato, postice coarctato ; elyiris undulariter testaceo obsolète variegatis , sxxhûWiex punctato-striatis ; antennis ha^&i pedibusque piceo- testaceis, Carabus ustulatus. F ahr. Mant. i. p. 20. 515. 1787. — Id. Ent. Syst. I. p. 165. 182. 1792. — Id. Syst. el. u p. 208. 206. 1801. — Payk.Faun. Suec. i. p. 141. var. y. 1798.— DeTigny.Hist. nat. 3<^ édit. t. 4. p. 60. 1830. Ëlaphrus iistulatus. 111. Ksef. Preus. p. 231. 14. 1798. — Duft. Faun. Austr. ii. p. 202. xv. 1812. IGO ANNALES Bemhidiiim ustulatum. Latr. H. nat. l. 8. p. 2,23. 2. 1804. — Stiirm, Deut. ins. vi. p. 158. 34. 1825. — Gyl. Ins. suec. iv. App. p. 412. 15. var. G. 1827. — Dej. Spec. v. p. 64. 28. 1831. — Id. Icon. iv. p. 343. 18. pi. 209.6. 1834. — Brul. IL nat. v. Col. 2. p. 161. 4. pi. 6. 4. 1835. — Lacoi-a. Faun. Paris, p. 273. 7. 1835. — Erich. Kaîf. Brancl. i. p. 127. 10. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 125. 12. 1838. — Scbiod. Dan. el. p. 333. 6. tab. xiv.c. 1840. — Lucas. ExpL Alg. Art. 5* livr. p. 81. 125. 1816. — Kiist. Ksef. Eur. faso. vni. 37. 1847. — Redt. Faun. Austr. p. 108. 1849. Notaphus ustulatus. Steph. III. n. p. 18. 2. 1829. — Id. Man. p. 56. 428. 1839. Carahus varias. Ollv. Ent. t. 3. G. 35. p. 110. 154. pi. 14. 165. c. 1795. BemhicUwn variiim. Latr. Gen. i. p. 185. 4. 1806. — Id. Nouv. Dict. 2- edit. m. p. 379. 18l6. Carahus semipwictatus. Donov. Brit. ins. xi. p. 22. pi. cccLxvii. f. 11. 1806. Elaphrus flammulattis. Duft. Faun. ii. p. 203. 1812. Notaphus nehulosus. Sleph. IH. n. p. 18. 3. 1829. — Id. Man. p. 56.429. 1839. Nolaphus hifasciatus. Steph. 1. c. p. 19. 4. 1829. — Id. Man. p. 56. 430. 1839. Notaphus obliquas. Steph. IlL ii, p. 19. 5. 1829. — Id. Man. p. 56. 431. 1839. Var. a. Thoracebtwi, quadrato, postice parum coarc- tatoi elyiris hrlher pujictato-striatis '^ sœpe testaceis, irre- gulariter \\ridi-œneo irifascialis -, anlennis hasi pcdibusque testaceis. DE LA SOCIÉTÉ KNTOMOLOGIQUK. ICI Camhus varias. Oliv. Ent. t. 3. G. 35. p. 110. 154. pi. 14. 165. /3. 1795. Carcibus ustulaiiis. Panz. Faun. Germ. 40. 7. 1789- 1810. Elaphnis ustulatus. Dult. 1. c. var. è. e. 1812. Beinbidiwn ustulatuin. L. Duf. Excurs. p. 27. 113. 1843. Elaphrus Sturmii. Duft. Faun. n. p. 203. 1812. Bemhidium majus. (i. Gyl. Ins. suec. iv. p. 411. 15- 16. var. /3. 1827. Notaphus fumigatus. Steph. 111. ii. p. 20. 7. 1829. — I(î. Man.p. 56. 433. 1839. Bemhidiiun fumigaium. Dej. Spec. v. p. 72. 35. 1831. — Id. Icon. IV. p. 348. 21. pi. 210. 3. 1834. — Brull. H. nat. V. Col. 2. p. 162. 1835. — Erichs. Kœf. Brand. I. p. 128. 12. 1837. — Kûst. Kœf. Eur. fasc. xi. 19. 1847. — Redt. Faun. Austr. p. 108. 1849. Long. 0,0037-0,0055. Larg. 0,0013-0,002. Tête et prothorax d'un vert-])ronzé. Palpes d'un tes- tacé-brunâtre , le pénultième article Lrun. Antennes brunes, leur premier article et la base des trois suivants d'un lestacé plus ou moins apparent, le premier un peu bronzé en dessus. Prothorax plus large que la tête (t. 9. pi. 12.21.), court, plus large que long, un peu transversal, arrondi en avant sur les côtés, assez rétréci en arrière, subcordiforme j dépression transverse antérieure peu marquée, la postérieure légère, dessus pi'ésentant quel- ques faibles rides transverses peu visibles, fossettes des angles postérieurs bistriées, leur fond un peu rugueux-, base coupée carrément , angles postérieurs droits, assez 162 ANNALES saillants. Eljtres environ une fois et demie de la largeur du protborax à sa Lasc, légèrement convexes, ovales- oblongues, d'un vert-bronzé un peu obscur, rarement un peu brunâtre , variées de testaco formant quelques tacbes à la base, une bande ondulée au tiers, une autre mieux limitée, courbe, à convexité antérieure aux deux tiers environ, et quelques taches réunies occupant Textré- mité ; portion infléchie des élylres ordinairement aussi presque entièrement testacée; stries entières, assez fines, distinctement ponctuées jusqu'après le milieu, obscuré- ment à l'extrémité, les troisième et quatrième, sixième et septième ordinairement un peu raccourcies et réunies par paires ; deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous d'un noir-bronzé, ou d^un vert-bronzé obscur. Pattes d'un testac^-brunâtre ou roussâtre ; cuisses bril- la ntées d'un léger reflet bronzé. On trouve cette espèce dans une grande partie de l'Europe. France, Paris*, Corse, Autriche, Angleterre, Allemagne, Espagne, Russie (Dej.), Suède (^GylO» etc. Elle se trouve aussi en Algérie. Var. a. Taille en général comme dans les petits exemplaires du type. Corps un peu plus court. Dessus d'un vert-bronzé , parfois d'un noir presque mat. Pro- thorax court, parfois cependant un peu moins que dans le type, peu arrondi en avant (t. 9. pi. 12. 23.), peu rétréci en arrière, presque carré-, angles postérieurs ordinaire- ment un peu plus saillants, parfois légèrement aigus. Elytres plus courtes, plus convexes, largement variées de testacéj de sorte qu'elles paraissent souvent testace'es, avec la suture et trois (parfois même seulement deux) bandes ondulées d'un vert-bronzé ou d'un noir mat; slries fortes, bien marquées, plus fortement ponctuées, le DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 1G3 plus souvent rdunies par paires, comme dans le flammu- laturtij Clairv. Base des antennes et pieds testacés, ou d'un testacé-roussâtre ; cuisses très légèrement brillantdes de bronze'. France, Paris*, Pie'mont, Autriche, Allemagne, etc. Nota. J'ai étudié longtemps et à plusieurs reprises les B. \>ariwn, Oliv. et fuiiu'gafuiiij Dej. avec un très grand nombre d'individus sous les yejix, et me suis vu forcé de les réunir, malgré le soin que j'ai mis à rechercher entre ces deux types des caractères distinctifs constants. En examinant des individus bien caractérisés on, est frappé de leurs différences , mais si Ton étudie avec soin un grand nombre d'individus, on trouve toutes les variations intermédiaires dans les caractères; on passe sans s'en apercevoir d'un extrême à l'autre, et, malgré le désir que l'on a de les séparer en voyant des caractères si différents dans les types, on ne peut établir des limites fixes entre les deux. De plus, des individus présentent parfois les caractères de l'un pour le prothorax et de l'autre pour les élytres, ou tel autre caractère du variiim, et tel cai-actère du fumigatwn, Dej. en même temps, etc. J'ai pris, enfin, dans des lieux marécageux, au bord de la Seine, les deux types mélangés ensemble, ce qui m'a confirmé dans mon opinion. Celte espèce est donc éminemment variable, et l'on doit bien prendre garde de ne pas considérer comme des espèces, certaines variétés qui parfois paraissent assez nettes, mais ne sont pas constantes. 95. B. FLAMMULATUM. Supra fusco-œneum -, capite thuîacecjuc obscure çiridi- œneis\ fAomcc subcordalo, /^o.?/icc coarctalo-, clytris uiulu- 164 ANNALES larîter rufo-testaceo obsolète variegatis, fortitcr pimctato- striatis,propc basin ti-ansversim levilérdepressisj rt/zfenw/^ basi pedibuscjue piceo-teslaceis. Ocydromus flammulatus. Glairv. Ent. lielv. ii. p. 20. tab. 1. B. 1806. Elaphrus ustulatus. Duft. Faun. ii. p. 203. 1812. Bembidiuin imdulatum. Sturm. Dent. ins. vi. p. 156. 33. tab. CLX. D. 1825. — Dej. Spec. v. p. 63. 27. 1831. — Id.Icon. IV. p. 342. 17. pi. 205. 5. 1834. — Sahib. Ins. fen. i. p. 202. 27. 1834. —Bru). H. nat. v. Col. 2. p. 162. 1835. — Lacord. Faun. Paris, p. 272. 6. 1835. — Erich. Kœf. Brand. i. p. 127. 9. 1837. — Heer. Faun. belv. p. 125. 11. 1838. — Kûst. Kœf. Eur. fasc. vin. 36. 1847. — Redt. Faun. Austr. p. 108. 1849. Notaphus undulatus. ?)teph. 111. ii p. 17. 1. pi. 10. 4. 1829. — Id. Man. p. 56. 427. 1839. Bembidiuin rnajus. Gyl. Ins. suec. 4. App. 41 1 . 15-16. 1827. Bembidium tinctum. Zetl. Faun. lap. p. 8. 5. 1828. — Id.Ins. lap. p. 25. 10. 1838. Long. 0,005-0,0057. Laig. 0,0016-0,0022. Tête et prothorax d'un vert-bronzé obscur. Palpes roussâtres, leur pénultième article brun. Antennes d'un brun-noirâtre, le premier article et la base des trois sui- vants d'un roux-testacé plus ou moins apparent, le pre- mier un peu bronzé en dessus. Prothorax plus large que la tête, légèrement ou un peu plus large que long, rétréci en arrière, subcordiforme (t. 9. pi. 12. 22.)-, impressions trans- verses assez marquées, dessus présentant à peine quelques faibles rides transverses, Jjasc oflrant de très petites stries DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLUGIQUE. I6â perpendiculaires qui la font paraître un peu rugueuse j fossettes des angles postérieurs bistriées, leur fond à peine rugueux , base coupée carrément j angles postérieurs droits, saillants. Elytres une fois et demie de la largeur du protliorax à sa hase, légèrement convexes, ovales- oblongues, d'un brun obscur un peu bronzé , variées de roux-testacé formant plusieurs lâches confuses à la base, quelquefois réunies et occupant toute la partie antérieure des élytres, une bande sinueuse, un peu courbe, à con- vexité antérieure, située à peu près aux deux tiers des élytres, et quelques tacbes réunies occupant rextrémité; portion infléchie des éljtres ordiiiaireinent aussi presque enlièrementlestacé<;j stries entières (t. 9. pi. 12. 16.), fortes, distinctement ponctuées dans leur moitié antérieure, très obscurément en arrière, intervalles très légèx'ement con- vexes, stries troisième et quatrième, cinquième et sixième un peu raccourcies et réunies par paires, extrémité de la septième fortement marquée ; deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un testacé-roussâtre, cuisses avec un très léger reflet bronzé -, extrémité de Tabdomen toujours plus ou moins d\m brun-testacé. Cet insecte se trouve dans la plus grande partie de TEurope. France, Paris j Autriche, Allemagne, Angle- terre, Russie. Suisse (Heer). Suède, Finlande (Dej.), etc. Nota. Il se distingue du B. \^anum par la couleur bru- nâtre de ses élytres, son prothorax moins court, ses stries beaucoup plus profondes, plus fortement ponctuées à la bascj Textrémité de la septième plus fortement enfoncée-, enfin, il a constamment une petite dépression trans verse au tiers environ des élytres. On peut ajouter que dans le f/ammulatum Texlrémité de rabdomenet le bord infléchi 2" Série, tome x, 11 166 ANNALES du prothorax sont toujours d'un brun-testacé, mais ou ne peut donner ce caractère comme entièrement absolu, car je Tai, quoique rarement, retrouvé dans le varium. Cette espèce varie peu pour la forme, cependant le prothorax est parfois un peu plus court. GROUPE 12. Tête offrant, entre chaque sillon latéral et lœil, deux petites carènes élevées, entières, très distinctes (t. 9 . pi . 1 3 . 21), qui viennent se joindre anguleusement en avant. Pro- thorax subcordiforme ou presque carré, angles postérieurs droits, stries des élytres effacées vers Textrémité, surtout les extérieures. J'ai formé ce groupe sur trois espèces, remarquables par la disposition de leurs sillons frontaux, et se rappro- chant un peu des précédentes par la forme de leur pro- tliorax, surtout le furnigatum, Duft. Dejeanii, Putz. qui présente en outre leur coloration. Le B. assimile seul, décrit par le comte Dejean, avait été placé par lui parmi ses Leja. 96. B. FUMIGATUM. Nigro-seneum -, thorace subcordato, postice paululum coarctato, in foveolis distincte bistriato j elytris punctato- striatis, striis postice externis prœscrtim late deletis , 7a obsoleta', antennis hasi, pedihus elytrisque testaceis, his nigro-brunneo irregiilariter tr\(a.scldiiis aut variegatis. Elapkrus fumigatus. Duft. Faun. n. p. 204 1812. Notaphus stictus. Steph. 111. ii. p. 20. 6. 1829. -— Id. Man.p. 56. 432. 1839. DK I.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. i G7 Bemhidium assimile, var. Erichs. Kœf. i, p. 135. 25. 1837. Bemhidium Dejeanii, Putz. Prt^m. entom. p. 61. 60. 1845. Long. 0,0035-0.004. Larg. 0,0013-0,0015. Tête et prothorax tFun bronz(^ obscur, un peu verdâtre; la première ofFrant un petit point enfonce plus ou moins apparent au milieu du front. Palpes ferrugineux, le pe'- nultième article ordinairement brunâtre. Antennes bru- nâtres, les deux premiers articles teslace's, ainsi que la base des deux suivants. Prothorax presque entièrement comme dans Yassiinilc, mais ordinairement un peu plus court, un peu moins rétréci en arrière, plus large à la base, fossettes des angles postérieurs distinctement bis- triées, plus larges. Eljtres de même forme, ovales-oblon- gues, varie'es de testacé et de noir plus ou moins brunâtre ofFrant un reflet bronze, tantôt le testacé prédomine, et le dessin est alors presque semblable à celui du B. varium, var. A, tantôt c'est le noir, et les élytres sont alors mar- quetées de fauve: stries moins fortes que dans Vassimile, plus effacées en arrière, la première atteignant à peine Textrémité, les externes entièrement effacées en arrière, la septième très légère ou obsolète, représentée seulement par quelques très petits points ; deux points enfoncés sur le troisième intervalle, près de la troisième strie, le pre- mier au quart, le second presque au milieu de l'élytre. Dessous du corps d'un noir un peu verdâtre. Pattes tes- tacées, côté externe des jambes légèrement rembruni. Cette espèce est encore peu répandue dans les collec- tions •, M. Rouzet en a pris un certain nombre aux envi- rons de Paris*, je Tai reçue d'Angleterre de M. Dawson; M. Pulzeys nous dit l'avoir prise à Anvers, sur la riv« droite de l'Escaut-, on !a Ironve er.rore en ITougr?^, 108 ANNALES Je crois qu il faut rapportera cette espèce VElaphrus fianigatus dont Duf'tschmid, 1. c. nous donne en note la description ■, en effet, les mois : « tête offrant en avants de chaque côté, deux rides longitudinales, » et ceux-ci : « pattes en entier d'un roux-testacé, » ne peuvent con- venir qu'à notre insecte et le caracte'risent suffisamment. Les stries dorsales sont bien marqiie'es, et, quant à leur caractère d'être effacées en arrière, ainsi que les externes, il peut avoir été méconnu, oublié par Fauteur. Ce nom doit par conséquent prévaloir. 97. B. ASSIMILE. Supra obscure cyaneo aut viridi œneum j thomce subcor- dalo, postice coarctato ; elytris fortiter punctato-strîatis, striis postice ohsoletis, 1^ distincta, macula postica sœpius- que apicc, antennarum hasi pedihusqiie rufo-testaceis. Bemhidiam assimile. Gyl. Ins. suec. u. p. 26. 12. 1810- — Dej. Spec. v. p. 175. 122. 1831. — Id. Icon. iv. p. 441.00. pi. 221. 6. 1834. — Sahlb. 1ns. fen. i. p. 201. 24. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 282, 25. 1835. — Erichs. Kœf. Brand. i. p. 135. 25. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 136. 54. 1838. ~ Scliiod. Dan. el. p. 345. 22. 1840. — Redt. Faun. Austr. p. 109. 1849. Lophadoris. Steph. II!, n. p. 25. 10. 1829. — Id. Man. p. 58. 446. 1839. Lopha Spencii. Steph. III. n. p. 25. 11. 1829. — Id. Man. p. 58. 447. 1839. Lopha hœmorrhoidalis^ Steph. 111. v. p. 387. W.a. 1832. ~Id. Man. p. 58. 448. 1839. DE LA SOCIÉI'É Ei>JTOMOLO(UQUE. 169 Var. a. Elytris nifo-piceis mit testaceis-, thorace in- terdwn piceo vel riifo. Notaphus castanopterus . Steph. IlJ, ii. p. 21. 9. 1829. — Id. Man. p. 57. 435. 1839. Long. 0,0032-0,0035. Larg. 0,0012-0,0013. Tête et prothorax d'un bleuâtre ou verdâtre obscur lé- gèrement bronzé-, la première offrant un petit point enfoncé, parfois peu apparent, au milieu du front. Palpes ferrugineux, le pénultième article brunâtre. Antennes brunâtres, le premier article d'un roux-testacé, ainsi que le second en grande partie et la base des deux suivants. Prothorax plus large que la tête, un peu plus large que long, arrondi en avant sur les côtés, rétréci en arrièx'e, subcordiforme (t 9. pi. 13. IL); impression transverse antérieure un peu anguleuse, la postérieure bien marquée, ordinairement très légèrement ou à peine rugueuse-, fos- settes postérieures en général obscurément bistriées, base coupée carrément, angles postérieurs droits, assez sail- lants. Elytres ovales-oblongues , légèrement convexes -, d'un bleuâtre ou verdâtre obscur, ayant une tache posté- rieure testacée aux deux tiers environ près du bord externe, parfois peu distincte, parfois un peu dilatée en dedans en forme de bande sinueuse, et le plus souvent l'extrémité de la même couleur; stries fortes, bien mar- quées, assez fortement ponctuées, effacées à l'extrémité, surtout les extérieures, le septième bien distincte-, deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps noir. Pattes d'un testacé clair et l'ougeâtre, côté externe des jambes légèrement rembruni. France, Paris ; Allemagne, Autriche, Angleterre, Fin- lande, Suède (^iyb)j Suisse (Hcer), Dannemark(Schiod.). Î70 ANNALES Var. a. Eljtres iriin brun-roux ou incme teslacees; prolhorax parfois aussi Jjrunâtre ou (l'un roux-testacé, offrant un très léger reliet bronzé. Nota. Chez quelques individus les éiytres offrent an- térieurement des traces vagues et peu marquées de taches plus claires. 98. B. Clarkh. Supra nigro t'e/ obscure vividi-œneum jihorace subqua- (Irato, postice subangustato, basi lato, in foçcolis distincte bistnatoj clytvis fortiter punctaîo-striatis , strils postice obsolciis^ 1^ distincta; macula postica obsoleta, antenna- mm hasi pcdibusquc. rufo-testaceis scu /cy/fc/' rufo-piceis. Lopha Clarkii. Daws. New. Sp. p. 215. 5. 1849. Long. 0,0036. Larg. 0,0015. Dessus du corps d'un noir un peu verdâtre légèrement bronzé. Tête comme dans V assimile. Palpes brunâtres, le pénultième article obscur. Antennes d'un noir-brun, le premier article d'un roux-testacé , ainsi que le second en partie et la base des deux suivants. Prolliorax (t. 9. pi. 1 3. ri.) proportionnellement un peu plus large et moins arrondi sur les côtés en avant, moins rétréci en arrière, moins cordiforme, presque carré-, impression transverse postérieure forte, légèrement rugueuse, fossettes posté- rieures mieux marquées, plus larges, plus arrondies, distinctement bistriéesj ;ingles postérieurs droits, plus saillants, base distinctement plus large. Eiytres à peu près de même forme que àan%\' assimile, mais proportion- nellement un peu plus larges-, offrant postérieurement, aux deux tiers environ, près du bord externe, une tache obsolète, ou même aussi l'extrémité d'un roux-testacé. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 1/1 Dessous flu corps noir. Pattes d'un roux-teslacé ou \ésc- rement brunâtre. Angleterre. Nota. Cette espèce est très voisine du B. assimile, mais s'en distingue principalement par sa forme un peu plus large, son prothorax moins rétréci en arrièi'e, distincte- ment plus large à la base, etc. Elle a été découverte et décrite eu Angleterre par le Rev. J. P. Dawsou, qui m'a communiqué Tun de ses types avec une extrême complai- sance ^ ses notes, rédigées avec le plus grand soin, m'ap- prenaient, en outre, qu'il avait pris plusieurs exemplaires de cette espèce offrant tous parfaitement la même forme de prothorax. J'en ai vu depuis un second individu dans la collection de M. Javet. GROUPE 15. Sillons frontaux obliques, venant se joindre anguleu- sèment en avant, un peu bicarénés de chaque côté, mais les carènes obscures et interrompues dans leur milieu. Prothorax court, transversal, légèrement rétréci en ar- rière, angles postérieurs obtus-, stries des élyties un peu effacées à l'extrémité. Le JB. dentellum, tout à fait déplacé parmi les Peryphus de DejeaUj à cause de ses sillons frontaux anguleux, sou prothorax dune autre forme, et ses angles postérieurs obtus, m'a paru former un groupe naturel intermédiaire entre les n°^ 12 et 14-, il se rapproche du premier par ses sillons frontaux, mais s'en éloigne par son prothorax, et se rapproche au contraire de plusieurs espèces du second par la forme de ce dernier. Î7-J ANNALKS 99. B. DENTELLUM. Copitc tlioraccqiie viridi-seneisj siilcis frontalibus antice angulariter obliquis -, thoi'ace brevi, transverso, postice suLangustato, basi levitc.r riigoso, avgidis posticis oh[\xs\s\ elj'tris ohloiigo-ovatis, testaceis, sutura late viridi-aenea, postice ahhreviata ; punctato-stnatis ; antennarum basi pe- dibusque testaceis. Bembidiwn dentellum. Dej. Spec. v. p. 124. 78. 1831. — Id. Icon.iv. p. 390. 51. pi. 215. 3. 1834. Long. 0,0036. Larg. 0,0013. Tête et prolborax d'un vert-bronzë. Palpes d'un rouî- testacéj lepënullième article un peu brunâtre, ainsi que le labre. Antennes d'un brun un peu roussâtre, leurs premiers articles d'un testace-rougeâlre. Sillons frontaux distinctement obliques et presque en pointe en avant. Protliorax légèrement convexe, plus large que la tête, notablement plus large que long, court, transversal, légè- rement arrondi sur les côtés en avant, très peu rétréci en arrière-, impression transverse postérieure assez forte, ligne longitudinale médiane bien marquée ^ base coupée presque carrément, couverte en dessus de très petits points enfoncés qui la rendent un peu rugueuse-, fossettes des angles postérieurs larges et bien marquées, ceux-ci dis- tinctement obtus et peu saillants. Elytres ovales-oblon- gues, deux fois environ larges comme le })rothorax à sa base-, d'un jaune-testacé, offrant une large bande sutu- rale d'un vert-bronzé, qui occupe les trois premiers interv.dles de chaque côté et s'arrête aux trois quarts postérieurs environ ; distinctement striées-ponctuées , stries un peu effacées vers lextrémité, les externes lé- gères; deux points enfoncés sur le troisièiiie intervalle j. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. illl le premier presque au tiers, le second aux deux tiers. Dessous du corps noirâtre. Pattes d'un jaune-testacé. Caucase, Russie méridionale (Dej. Spec. etCat.) J'ai décrit cette belle espèce sur le type du comte Dejean , qui m'a été obligeamment communiqué par M. de la Ferté-Sénectère. GROUPE 14. Prothorax court, transversal, non ou peu sensiblement rétréci en arrière, ordinairement arrondi sur le milieu de ses côtés, ses angles postérieurs le plus souvent presque arrondis ou obtus (t. 9. pl.l3.15et 16.). Stries des élytres plus ou moins effacées vers l'extrémité, surtout les exté- rieures. Ce groupe comprend les Philochthus et Ocys des iVn- glais , il renferme la fin des Lcja de Dejean et deux espèces qu'il a classées parmi ses Tachys, mais qui évi- demment doivent en être séparées \ elles diffèrent en effet des Tachys par leur taille plus grande, leur strie juxta- scutellaire bien distincte, la première strie non distincte- ment et franchement recourbée à 1 extrémité j on aperçoit seulement un pli élevé extérieurement vers l'extrémité des élytres, caractère qui se retrouve dans Vohtusum et le l'ectan gulum j du reste, ils lient très bien ce groupe-ci au suivant. Le petit pli élevé tranchant est caractéristique-, aussi , quoique le l'ectangulum nous offre un prolhorax plutôt arrondi en avant que sur le milieu des côtésj et très légèrement rétréci en arrière, n'offre-l-il aucune diffi- culté. tn ANNALES A. Protliorax plus ou moins dchancrd à la base, au- dessous des angles postérieurs (t. 9. pi. 13. 15 et 16,), ceux-ci presque arrondis. 100. B, BIGUTTATUM. Supra nigro-subseneum ; thoracc brevi, transverso, basi pane angulos emarginato, angulis posticis obtusis, subro- tundatis-, elytris oblotigo-ovatis^ iorihev punctato-striatis , macula postica , antennarum basi pedibusque rufo-testa- ceis. Carabiis biguttatus. Fabr. Mant. i. p. 205. 18. 1787. — Id. Ent. Syst. 1. p. 1G6. 184. 1792. — Id. Syst. el. i. p. 208. 208. 1801. — De Vil. Lin. ent. i. p. 381. 94. 1789. — Gmel. Lin. S. N. i. p. 1980. 146. 1789. — Payk. Faun. Suec. i. p. 144 61. 1798. — De Tign. H. nat. 3-^ éd. 4. p. 60. 1830. Elaphrus biguttatus. II). Kœf. Preus. p. 230. 12. 1798. — Duft. Faun. II. p. 221. xli. 1812. Bembidimn biguttatwn. Lalr. H. nat. 8. p. 224. 5. 1804. — Cxyl. Ins. suec. ii. p. 28. 14. 1810. — Dej. Spec. V. p. 180. 125. 1831. — Id. Icon. iv. p. 446. 93. pi. 222.3. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 283. 28. 1835. — Ramb. Faun. and. i. p. 144. 13. 1837. — Ueer. Faun. lielv. p. 137. 57. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 332. 4. var. /3. 1840. —Lucas. Expl. Alg. Art. 5" livr. p. 85. 239. 1846. — Kiist. Kœf. Eur. fasc. vni. 42. 1847. C arabus riparius. OWy.^ni. 3. G. 35. p. 115. 163. pi. 14. 162. 1795. Philochthus guttula. Slcpb. 111. ii. p. 9. 5. 1829. — Id. Man.p. 53. 400. 1839. DE L/V SOCIEIÉ EWTOMOLOGIQUE. 175 Bcmhidium giittula. Redt, Faun. Austr. p. 113. 1849. Var. a. Supra \\r\à\-xnQ\xm.\ elytroruni macula postica, aittcnnarum hasi pedibusque testaceisi stria T'' distincta. Bemhidium biguitatum. Sturni. Deut. ins. vi. p. 162. 36. tab. CLxi. B. 1825. — Erichs. Kîef. Brand. i. p. 131. 17. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 137. 57. var. b. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 332. 4. 1840. — Redt. Faun, Austr. p. 108. 1849. Philochthus biguttatus. Steph. 111. ii. p. 8. 4. 1829. — Id. Man. p. 53. 399. 1839. Philochthus fuscipcs. Slepli. 111. ii. p. 8. 2. 1829. ~Id. Man. p. 53. 397. 1839. philochthus subfmestraf us . Steph. 111. n. p. 8. 3. 1829- — Id. Man. p. 53. 398. 1839. Bembidium çulneratum. Dej. Spec. v. p. 182. 126. 1831 . — Id. Icon. IV. p. 448. 94. pi. 222. 4. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 284. 29. 1835. Var. b. Elytris brunneis-, pedihus pallidc tesiaceis. Long. 0,003-0,0045. Larg. 0,0011-0,0016. Dessus du corps d'un noir un peu bronzé. Palpes d\iu brun-roussâtre, le pénultième article obscur. Antennes d'un brun obscur, le premier article et un peu la base des deux suivants d'un roussàtre, parfois un peu testacé, par- fois obscur. Prothorax légèrement convexe, plus large que la tête, court, plus large que long, transversal, très ar- rondi sur les côtés (t. 9. pl.l3- 15-), non rétréci en arrière', impression transverse antérieure légère , la postérieure plus forte, ligne longitudinale médiane fine, disque of- frant de légères rides onduleuscs transverses ■, base uu 176 ANNALES peu rugueuse en dessus , visiblement e'chancre'e et très oblique au-dessous des angles postérieurs, de sorte que son milieu paraît un peu prolongé en arrière, fossettes profondes, un peu allongées, obliques; angles postérieurs obtuSj presque arrondis , peu marqués. Elytres légère- ment convexes , ovales-oblongues , plus larges que le protborax , offrant aux trois quarts postérieurs, près du bord externe, une tacbe arrondie d'un roux-testacé, par- fois peu distincte ou même effacée, Textréniité le plus souvent de la même couleur-, stries bien marquées, en général fortement ponctuées, lisses et un peu effacées à Textrémité^ surtout les extérieures^ septième nulle -, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, comme dans !e guttula. Dessous du corps noir. Pattes d'un roux-testacé, ordinairement un peu brunâtre. Cette espèce est répandue dans presque toute TEurope. Var. a. Dessus d'un vert-bronzé, parfois un peu bleuâtre sur les élylres -, laclie postérieure plus apparente, d'un testacé un peu rougeâtre, ainsi que le premier article des antennes et les pattes j stries moins fortement ponc- tuées-striées, la septième bien distincte. Je ne m'étendrai pas sur la réunion du ind/icratum , Dej. au B. biguttatum, il me suffira de dire qu'ils présen- tent des passages de Tun à l'autre , et qu'on les prend dans les mêmes localités. Var. B. Elytres brunes-, pattes d'an testacé plus pâle. loi. B. jEneum. Supra aniemrx, subdepressum-, tJuwace breviore, Irans- verso, hasi pane augulos emarginalo^ angidis posticis DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGlQUE. 177 oLtusiusculis ; elytris oblongo-oi^atis, subtiliter punctato- striatis\ antennis basi pedibusque brunneis aut piceis, femoribus sœpiiis obscure ccneis. Bembidium œneum. Germ. Ins. Sp. nov. i. p. 28. 46. 1824. Philochthus œneus. Steph. 111. ii. p. 7. l. 1829. — Id. Man. p. 53. 396. 1839. Bembidium biguttatum . var. A. œneum. Dej. Spec. v. p. 180. 125. 1831. Bembidium mannum. Schiod.Dan. el. p. 333. 5. 1840. Var. a. Thorace subopaco, disco leviterstrigoso, regu- lariter quadrifoveolalo. Long. 0,0035-0,0043. Larg. 0,0013-0,0016. Très voisin du B. biguttatum-^ un peu plus large et moins convexe. Dessus du corps bronzé ; tache postérieure des ély très effacée. Palpes d'un brun obscur. Antennes d'un noir-brun , le premier article d'un brun un peu roussâtre. Prothorax plus courte angles postérieurs moins arrondis, un peu phis marqués, impressions transverses ordinairement non rugueuses. Eljtresplus larges, njoins convexes, finement striées-ponctuées, stries un peu plus distinctes à Textrémité, la septième effacée. Dessous d'un noir un peu bronzé. Pattes obscures, brunes ou rous- sâtresj cuisses ordinairement d un bronzé obscur. Dieppe (M. Mocquerys), Angleterre, Ecosse, Anvers, Danemark (Schiod.), bords de la mer ou des eaux salées. Var. A. Prothorax peu luisant, presque impercepti- blement réticulé, couvert sur son disque de rides fines et serrées; offrant au milieu quatre fossettes régulièrement 178 AiN'NALES disposées, deux de chaque côté de la ligne médiane, les poste'rieures plus rapproche'es. J'ai établi cette variété sur un individu de petite taille, existant dans la collection de M. Javet , et provenant d'Ecosse. Il est remarquable par son prothorax, mais ne peut être considéré que comme vme variété du B. œneiim dont il offre les caractères. Dans Vœneuin, les côtés du prothorax sont en général imperceptiblement réticulés, son disque offre de très légères rides onduleuses trans- verses, et parfois, l'on voit deux points légers indiquant la place des deux fossettes antérieures-, da?îs la variété A, que j'avais d'abord nommée B. Javetî, ces caractères sont exagérés, peut-être par suite d'un dessèchement trop brusque de l'insecte lors de son éclosion. JSota. J'ai vu dans les collections du Piév. J. P. Dawson et de M. Javet, cjuatre individus se rapprochant du higiit- tatum par leur coloration d'un bronzé obscur en dessus, un peu brunâtre sur les élytres , la tache postérieure de celles-ci cependant encore peu distincte et fondue avec la couleur du fond, le premier article des antennes et les pattes d'un brun-testacé-roussâlre-, ils s'en distinguaient toutefois parleurs élytres plus finement striées-ponctuées, le prothorax plus court, ses angles postérieurs un peu plus marqués, les impressions transverses non rugueuses. Peut-être le B. ceneum ne devrait-il être considéré que comme une variété du B. biguttatum, mais ses caractères sont assez constants et son habitat maritime. 102. B. VICINUM. Cnpite thoraceque viridi-aeneisj thorace brcvi, trans- verso, basi pone angulos subemarginalo, angulis posticis DE L.\ SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 179 obtusiusculisj elylris oblongo-oçatis , subtilissime piinc- tato-stn'atis , livide brunneis; antennis basi pedibusquc livide testaceis. Bemhidium vîcinum. Lucas. Expl. Alg. Art. 5" livr. p. 86. 240. pi. 10. 9. 1846. Long. 0,003-0,004. Larg. 0,0011-0,0015. Tête et prothorax d'un vert-bronzé. Palpes lestacés, le pénultième article brunâtre. Antennes d'un brun clair, le premier article et la base des suivants d'un testacé- livide. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, plus large que long, court, transversal, moins régulière- ment arrondi sur les côtés que dans le guttula, non rétréci en arrière-, impressions transverses ordinairement peu marquées, la postérieure cependant parfois assez distincte, ligne longitudinale médiane fine, base en général un peu plus distinctement échancrée au-dessous des angles pos- térieurs; fossettes bien marquées, bistriées, obliques; angles postérieurs obtus, non arrondis, aigus au sommet, bien distincts. Elyti'es peu convexes, ovales-oblongues , plus larges que le prothorax , d'un brunâlre-livide, of- frant un reflet bronzé, très finement ponctuées-slriées-, stries effacées à l'extrémité, surtout les extérieures, la septième nulle -, deux points enfoncés bien distincts sur le troisième intervalle. Dessous du corps noir. Pattes d'un teslacé-livide. Sicile, Sardaigne, Constantinople, Algérie. 103. B, GUTTULA. Supra nigro-subaeneum j tkorace brevi, transverso, basipone angulos subemarginato, angulis posticis obtusis, subrotundatis ; elytn's obJongo-ovaiis, punctato-striatis j 580 ANNALES macula postica , antcnnanim basi pedîhusque rufo-tesla- ceis. Carabus guttula. Fabr. Ent. Syst. i. p. 166. 185. 1792. — Id. Syst. el. 1. p. 208. 209. 1801. — Payk. Faun . Suec. 1. p, 143. 60. 1798. Bembidium guttula. Latr. H. nal. 8. p. 223. 3. 1804. — Gyl. Ins. suec. II. p. 27. 13. 1810. — Slurm. Deut. ins. VI. p. 163. 37. 1825.— Zett. Faun.lap.p. 10. 8. 1828. — Id. Ins. lap. p. 27. 19. 1838. — Dej. Spec. v. p. 178 124. 1831. — Id.Icon. iv. p. 444. 92. pi. 222.2. 1834. — Sahlb. Ins. fan. i. p. 201. 25. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p, 283. 27. 1835. — Erichs. Kœf. Brand. i. p. 132. 18. 1837. — iieer. Faun. helv. p. 137. 56. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 331. 3. 1840. — Kûst. Kœf. Eur. fisc. vm. 43. 1847. Elaphrus guttula, III. Kaef. Preus. p. 229. 11. 179^. — Duft. Faun. ii. p. 218. xxxvi. 1812. Philochlhus guttula. Casteln. il. nat. Col i. p. 153. l. 1840. Carabus riparius. OHv. Ent. t. 3. p. 115. 163. pi. 14. 162. 1795. Bewbidium ripai'ium. Lalr. Gen.i. p. 184. 2. 1806. — Id. Nov. Dict. 2^edit. m. p. 376. 1816. Tachys binotatus. Steph. 111. ii. p. 5. 2. 1829. — Id. Man. p. 52. 388. 1839. Tachys çittatus. Sleph. 111. ii. p. 5. 3. 1829. — Id. Man. p. 52. 389. 1839. Beuibidium bipustulatum. Redt. Faun. Austr. p. 113. Î849. DE LA SOCIÉTÉ EWTOMOLOGIQUE. 18 i Var. a. ElYii'orum uiacida postica nulla, his sœpe apice iummo nifesccntibus ; thorace interdum latiore elytiisque magis ovalis. P hil o cht kus hœmorrhous. Steph. III. ii. p. 9. 6. 1829. — Id. Man. p. 53. 401. 1839. Long. 0,0027-0,0033. Larg. 0,001-0,0012. Dessus du corps d'un noir un peu bronzé. Palpes d'un brun-roussâtre, le pénultième article obscur. Antennes d'un brun obscur^ leur premier article et la base des deux suivants d'un roux -testacé. Prothorax légèrement convexe, plus large que la tête, courte plus large que long, trans- versal (t. IX, pi, 12. 16.), arrondi sur les côtés, non rétréci en arrière; impression transverse postérieure assez forte, très rapprochée de la base, ligne longitudinale médiane fine-, base un peu échancrée au-dessous des angles pos- térieurs , fossettes bien marquées, bistriées , obliques ; angles postérieurs obtus, presque arrondis, peu marqués. Elytres légèrement convexes, ovales-oblongues, plus larges que le prothorax , offrant aux trois quarts posté- l'ieurs, près du bord externe, une tache arrondie d'un roux-testacé , parfois peu marquée, rextrémité souvent aussi un peu testacée ; stries bien marquées^ lisses et un peu effacées vers l'extrémité , surtout les extérieures, la sixième même courte, la septième nulle*, deux points en- foncés sur le troisième intervalle, le premier ordinaire- ment environ au quart, et le second un peu après le milieu. Dessous du corps noir. Pattes en général d'un testacé un peu rougeâlre, ou parfois très légèrement bru- nâtre Cette espèce est répandue dans une grande partie de l'Europe : France, Paris ; Autriche, Allemagne, Angle- terre, Ecosse, Finlande, Suède, etc. 2" Série j tome x. 12 lf8'i ANNALES Var. a. Tache postérieure des élytres efFacde, Textré- mité de ces dernières souvent un peu testace'e, parfois concolore. Forme variant, surtout chez les individus extrêmes dont le prothorax est plus large , un peu plus arrondi sur les côtés, et les élytres proportionnellement un peu plus courtes et plus ovales. Nota. M. Redtenbacher a méconnu, ainsi que Dejean, Tun des caractères essentiels du B. higuttatuni et du gut- tula, savoir : la base plus fortement échancrée au-dessous des angles postérieurs dans le premier que dans le second-, mais il a pris, en outre, le biguttatum pour le guttula , et il décrit celui-ci, comme une espèce nouvelle, sous le nom de J3. bipustidatum. Son higuttatuni n'est autre que notre variété A (yulneratum, Dej.), car il mentionne sa couleur verte en dessus, et, dans ses renvois, la septième strie bien distincte, etc.; du reste, il n'y a qu à lire ses courtes diagnoses pour être convaincu de la grave erreur de M. Redtenbacher-, à part, en effet, le caractère mentionné ci-dessus, qu il a méconnu, les autres sont bien indiqués ; je n'entrerai donc pas dans plus de détails. B. Prothorax coupé à peu près carrément à la base, nullement échancré au-dessous des angles postérieurs, ceux-ci droits ou obtus. X. Pro thorax court j deux points enfoncés sur le troi- sième intervalle. 104. B. OBTUSUM. Supra nigro-subvircscente-œneum -, ihorace subtrans- verso, hasivo{^xnà^^\^\'n foveolato, attgulù posticis obtusisj DR LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 183 elytris oblongo-omtis , piinctato-striatis , striis ex ternis obsoletis j aîitennis basi, tibiis tarsisque rulb-testaceis , femoribus 5cejt?m5 paululum brunncis. Bembidium obtusum. Sturm, Deut. ins. vi. p. 165. 38. tab. CLxi. c. 1825. — Dej. Spec. v. p. 177. 123. 1831. — Id. Icon. IV. p. 443. 91.pl. 222. 1. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 282. 26. 1835. — Heer. Fann. helv. p. 136. 35. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 331. 2. 1840. — Lucas. Expl. Alg. Art. 5* livr. p. 85. 237. 1846. — Redt. Faun. Austr. p. 109. 1849. Tachys immunis. Steph. 111. n. p. G. 4- 1829. — Id. Man.p. 52. 390. 1839. Tachys obtusus. Stepb. 111. ii. p. 6. 5. 1829. — Id. Man. p. 52. 391. 1839. Tachys pusillus. Steph. 111. n. p. 6. 6. 1829. — Id. Man.p. 52. 392. 1839. Tachys gracilis. Steph. 111. ii. p. 6. 7. 1829. — Id. Man. p. 52. 393. 1839. Long. 0,0026-0,0033. Larg. 0,001-0,0012. Dessus du corps d'un noir-verdâtre-bronzé obscur. Palpes d'un brun-roussâtre, le pénultième article obscur. Antennes brunâtres, testacées à la base. Prothorax plus large que la télé, le'gèrement convexe, plus large que long, subtransversal j arrondi sur les cotes , non ou très peu sensiblement rétréci en arrière -, impression trans- verse antérieure peu marquée, la postérieure plus forte, offrant, ainsi que la base, quelques petits points enfoncés; ligne longitudinale médiane fine, base presque carrément coupée, fossettes ordinairement un peu bistriées , bien marquées, un peu arrondies ; angles postérieurs obtus, le f84 ANNALES plus souvent mousses ou un peu arrondis au sommef . Elytres légèrement convexes, ovales-oblongues, une fois et demie environ larges comme le prothorax à sa base, striées-ponctue'es, stries lisses et un peu effacées à Textré- mité, surtout les extérieures, qui sont fines et peu mar- quées, les sixième et septième même presque nulles •, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le pre- mier au tiers, le second aux deux tiers. Dessous du corps noir. Pattes d'un testacé-rougeâtre, cuisses souvent plus ou moins brunâtres, au moins à la base. France, Paris-, Angleterre, Prusse, Sicile, Autriche, Espagne , Allemagne (Dej.). On le trouve aussi en Algérie. 105. B. RECTANGULUM. Supra nigro-snbœneum ; thorace subquadrato, lateribus antice rotundato, postice leviter subcoarctato, basi rotun- datim Jweolato, anglais posticis rectis ; elytris obloiigo- ovatis , punctato-siriatis , stria 7^ nulla -, antennis basij tibiis tarsisque rufo-testaceis, fcmoribiis sœpius paululum brunneis. Long. 0,0025-0,003. Larg. 0,001-0,001 1 . Très voisin du B. obtusum. Dessus du corps d'un noir- bronzé obscur. Palpes roussâtres, le pénultième article d'un brun obscur. Antennes brunâtres, testacées à la base. Tête proportionnellement un peu plus étroite, et les yeux un peu moins saillants. Prothorax plus large que la tête, légèrement convexe, plus large que long, arrondi en avant sui' les côtés, très légèrement rétréci en arrière, presque carré •, impression ti'ansverse antérieure peu marquée, la postérieure plus forte, offrant ordinairement quelques petits points enfoncés, ainsi que la base; ligne DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 185 longitudinale médiane fine, base coupée carrément, fos- settes distinctement bistriées, larges, bien marquées, un peu arrondies -, angles postérieurs en général à peu près droits, saillants et bien marqués. Elytres comme dans Vobtusum, mais souvent un peu moins larges en pro- portion, striées-ponctuées, stries lisses et un peu effa- cées en arrière, surtout les extérieures, la sixième bien distincte, la septième nulle. Dessous noir ou brunâtre. Pattes d'un testacé-rougeâtre, cuisses ordinairement plus ou moins brunâtres- Algérie. XX. Prothorax très court-, un seul point enfoncé sur le troisième intervalle. 106. B. QUINQUESTRIATUM. Hupra obscure piceum , capite thoraceque œneo mican- tihiis j elytris obscure viridi-cyaneis j interdum hrunneo- ferrugineum, œneo-micante ^ thorace transverso, lateribus late marginato , angulis posticis obtusis -, elytris oblongo- oi^atis, punctato-striatis, striis externis obsoletis, interstitiù teiiio puncto uno impressoj ainlenms pedibus que testaceis. Bemhidium quinquestriatum. Gyl. Ins. suec. ii. p. 34. 19. 1810. — Ericlis. Kœf. Brand. i. p. 131. 16. 1837. — Scbiod. Dan. el. p. 330 1. 1840. — Kûst. Kœf. Eur. fasc. XI. 18. 1847. Elaphrus pumilio. Duft. Faun. n. p. 214. xxxi, 1812. Bembidiwn pwnilio. Sturm. Deut. ins. vi. p. 148. 27. tab. CLix. f. c. 1825. — Dej. Spec. v. p. 48. 13. 1831. — Id. Icon. IV. p. 330. 8. pi. 208. 2. 1834. — Brul. 11. nat. V. Col. 2. p. 168. 1835, — Lacord. Faun. Paris, 186 ANNALES p. 271.3. 1835.— Heer. Faun.helv. p. 124.4. 1838. — Redt. Faun. Austr. p. 112. 1849. Beinbidium acrocolimn. Beck. Beitr. p. 10. vi. tab. i. 6. 1817. Ocys currens. Steph. 111. n. p. 10. 1. 1829. —Ici. Man. p. 53. 402. 1839. Long. 0,0033-0.,0043. Larg. 0,0013-0,0016. Dessus du corps d'un brun obscur, avec un reflet bronzé sur la tête et le piothorax, ou même ceux-ci d'un verdâtre-bronzé, les ëlytres d'un bleu-verdâtre obscur; parfois d'un brun-ferrugineux, avec un léger reflet bronzé ou bleuâtre, du reste variant pour la coloration. Palpes testacés , le pénultième article ordinairement plus ou moins brunâtre. Antennes entièrement testacées. Protbo- rax à peu près comme dans l'espèce suivante, base moins carrément coupée, légèrement oblique sur les côtes ; an- gles postérieurs obtus, moins saillants. Elytres en ovale moins large, plus allongé, plus fortement ponctuées- striées, mais pour tout le reste entièrement comme dans le B. rufescens. Dessous du corps brun ou ferrugineux. Pattes testacées. France, Paris^ Allemagne, Autriche, Angleterre. Suède (Gyl.). Danemark (Schiod.). Suisse (Heer). Je l'ai pris quelquefois dans le feuillage de petits arbres. Nota. M. Schaum, Beitrag zur Kenntniss der von Sturm, etc. in Stett. eut. p. 107. 1846, lient le Carahas i'crbasci, Duft. pour le B. puinilio , var. rousse, d'après un exemplaix'c de la collection de Megerle , marqué comme l'original de Duftschmid. Je ne puis adopter cette opinion. A l'occasion du B. prasinum, j ai déjà émis mes DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 187 idées sur les types des auteurs, je n'y reviendrai pas, mais je ferai seulement remarquer que la description de Dufts- chmid ne peut nullement se rapporter à l'espèce qui nous occupe, bien que M. Schaum nous dise : « et la des- cription de Duftschmid s'accorde aussi paifaitement avec. » En effets les mois : « Prothorax l'étréci en arrière, en cœur tronqué^ offrant une fossette ponctuée de chaque coté., aux angles postérieurs. Elytres distinctement striées, » et non slriées-ponctuées , ne peuvent pas du tout convenir au B. quinqucstriatum , et s'accordent , au contraire , très bien avec la description et la figure du Trechus çerbasci, Sturm, qu'Erichson rapporte à VAcupalpus rufulus , Dej. Du reste, on le sait, Duftschmid de'crit en général conscien- cieusement, et pour son pumilio, les caractères sont par- faitement énoncés. 107. B. RUFBSCENS. Supra testaceo-ferrugineum-, thorace transverso, latc- rihus late margînatOj angulis posticis acutiusculis', elytris ohlongO'O^atisj suhcyaneo micantibusj subtiliter punctato- siriatis, striis externis obsoletis , interslitio tertio puncto uno impresso; antennis pedihusque ^sWiàe testaceis. Tachisnifescens. Guérin. Note topog. p. 123. 2. 1823. Bemhidium riifescens. Dej. Spec. v. p. 47. 12. 1831. — Id. Icon. IV. p. 329. 7. pi. 208. 1. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 271. 3. 1835. — Brul. H. nat. Col. 2. p. 167. 7. pi. 7. f. 2. 1835. -— Rarab. Faun. And. i. p. 138. 3. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 123. 3. 1838. Ocys melanocepkalus. Steph. 111. n. p. 10. 2. pi. 10, 2. 1829. — Id. Man.p. 53. 403. 1839- 188 ANNALES Ocys tempestmis. Steph. III. ii. p. 11.3. 1829. — Id. Man. p. 54. 404. 1839. Long. 0.004-0,0055. Laig. 0,0016-0,0022. Dessus du corps d'un testacë-ferrugineux , assez clair sur la tête et le prothorax, plus obscur sur les élytres, qui sont ordinairement brillante'es, principalement sur les côte's, d'un très léger reflet bleuâtre. Palpes et antennes entièrement testacés. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, court, plus large que long, arrondi sur les côtés, non sensiblement rétréci en arrière, transversal, un peu carré i son rebord large, surtout en arrière, aplati, tranchant-, impression transvei'se antérieure légère, la postérieure forte, enfoncée, rapprochée de la base, rendue très légèrement rugueuse par quelques petits points en- foncés peu marqués , ligne longitudinale médiane bien distincte •, base coupée carrément, très légèrement sinuée au-dessous des angles postérieurs, fossettes bien mar- quées j un peu arrondies , angles postérieurs droits , saillants, leur sommet aigu. Elytres assez convexes, ovales-oblongues, larges, peu allongées; finement striées- ponctuées, stries effacées à Textrémité, les deux ou trois externes très fines, très peu marquées-, un point enfoncé sur le troisième intervalle, aux deux tiers postérieurs, l'extrémité postérieure du huitième intervalle en pli élevé. Dessous du corps d'un testacé-feiTUgineux. Pattes d'un testacé pâle. France, Paris-, Sicile, Angleterre, Bavière (M. Rosen- hauer) ; Espagne, Portugal (Dej.). On le trouve aussi eu Algérie. Il habite sous les écorces des Platanes, des Saules-, dans les détritus vaseux qui garnissent souvent au bord des fleuves les branches et la tête de ces derniers, etc. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 189 Nota. Le Trechus platypterus ^ Sturm. Deut., comme nous le fait très bien remarquer M. Schaum. Stett. eut, 1846, p. 98j ne peut se rapporter à cette espèce. GROUPE 15. Taille très petite. Prothorax ordinairement court, transversal, presque carré, non ou peu rétre'ci en arrière. Première strie des élytres nettement recourbée à Fextre'- mité, strie juxta-scutellaire nulle, les extérieures complè- tement effacées. Ce groupe est ainsi très caractérisé -, il comprend les Tachys de Megerle et Dejean, modifiés comme nous Ta- vons dit dans le groupe précédent, et forme le passage aux Trechus, dont il a un peu le faciès. A. Elytres très courtes, ovales, convexes. X. Stries distinctement ponctuées j partie recourbée de la première strie se dirigeant en debors, non parallèle à la suture. 108. B. FocKii. Rufo-testaceum j thorace quadratoj elytris convexis, ovatis dorso fortiter punctato-ifn'flifiV; striis duahus primis profundioribus , externis deletisj anlenms pedîbusgue pal- lidc tcstaceis. Bemhidiinn Fochii. Humm. Ess. ent. ir. p. 27. 1822. — Id. 111. pi. 1. f 2. 1823. JBcmbidiuin? bisidcatum. INicol. Col. Hal 1822. Teste Cat. de Stettin. 1840. 190 ANNALES Trechus latipenne. Sturm. Deut. ins. vi. p. 95. 16. tab. cLii. c. 1825. Bemhidium silaceum. Dej. Spec. v. p. 50. 14. 1831. — Id.ïcoa. IV. p. 331. 9. pi. 208. 3. 1834. — Heer. Faun. helv. p. 124. 5. 1838. Bemhidium Guerinii. Gaubil. in Rev. Zool. p. 342. 1844. Bemhidium Numidicum. Lucas. Expl. Alg. Art. 4''livr. p. 79. 219. pi. 10. f. 4. 1846. Long. 0,0025-0,003. Larg. 0,001-0,0012. Dessus du corps en entier d'un testacé un peu rougeâtre. Palpes et antennes d'un testacé pâle-, ces dernières un peu plus courtes que la longueur de la moitié du corps. Im- pressions frontales légèrement courbes. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, un peu plus large que long, carré, non ou à peine rétréci en arrière, mais côtés très légèrement sinués au devant des angles postérieurs ; impression transverse antérieure peu marquée, la posté- rieure forte, anguleuse, ligne longitudinale médiane bien distincte, raccourcie des deux côtés ; base très carrément coupée, fossettes un peu arrondies, angles postérieurs droits, saillants. Elytres convexes, larges, courtes, ovales*, stries fortement ponctuées, la première forte et entière, la seconde bien marquée, mais effacée postérieurement, les troisième et quatrième encore assez distinctes, mais plus courtes, les autres à peu entièrement effacées, la huitième fortement marquée en arrière, effacée en avant*, partie recourbée de la première strie assez longue, légèrement sinueuse, se dirigeant en dehors, offrant un petit point enfoncé vers sa base ; deux points enfoncés sur le troi- sième intervalle, le premier au quart, le second derrière DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 191 le milieu. Dessous du corps testacé. Pattes d'un testacé pâle. France, Parisj Alsace ^ Tyrol. Suisse (Heer), etc. On le trouve aussi en Algérie. Nota. Quoique très remarquable, et par suite facile à reconnaître, cette espèce, par une incontestable fatalité, a été décrite sous des noms différents par presque tous les auteurs qui l'ont connue. Du reste, la synonymie n'est nullement douteuse, j'ai eu sous les yeux le type de M. Lucas, M. Guérin lui-même m'a communiqué un type du Guennii, la description et la figure données par De- jean s'y rapportent très bien, et celles de Sturm égale- ment -, Humrael l'a bien figuré aussi. Quant à la synony- mie de Nicolaï, je n'ai pu nulle part trouver son ouvrage, j'ai dû la donner sur la foi du Gat. de Siettin, Gatalogus Goleopterorum Europse Bautzen , 1849, commencé, je crois, par M. Dohrn. Je me suis trouvé fort embarrassé pour l'adoption d'un nom j ceux de Fockiî, Hum., et bisulcatum, NicoL, re- montant à la même époque (1822)^ je n'ai pu savoir auquel des deux appartenait l'autorité -, toutefois , l'ouvrage d'Hummel nous offrant une figure, en ontre étant plus connu, plus répandu, et plus important que celui de Nicolaïj simple dissertation que je n'ai pu voir-, enfiuj un auteur ayant le choix entre deux noms de même date et non encore adoptés, j'ai fait prévaloir celui de Fockii, Huminel. 192 ANNALES XX. Stries lisses; partie recourbée delà première strie parallèle à la suture (1) (pi. 12. 19.). -|-. Dessus du corps testacé. 109. B, GLOBULUM. Ferrugineum -, thorace brève, transverso, quadrato; elytris convexioribus , brevioribus , o^atisj striis tribus dorsalihus distinctis , externis detetîs, interstitio tertio puncto uno impresso; antennis basipedibusque testaceis. Bembidium globulum. Dej. Spec. v. p. 61. 25. 1831. ~ Id. Icon. IV. p. 340. 15. pi. 209. 3. 1834. Bembidium gibberosum. Lucas. Expl. Alg. Art. 4''livr. p. 80. 220. pi. 10. f. 5. 1846. Long. 0,0016-0,002. Larg. 0,0007-0,0009. Dessus du corps d'un testacé-ferrugineux j parfois uu peu moins clair sur les dlytres. Palpes testacés, le pénul- tième article d'un roux-brunâtre. Antennes un peu plus courtes que la longueur de la moitié du corps, d un brun- roux, les deux premiers articles et la hase du suivant testacés. Prothorax convexe, plus large que la tête, court, notablement plus large que long, transversal, un peu arrondi sur les côtés en avant, carré à peine rétréci en arrière; impression transverse antérieure très peu mar- quée, la postérieure plus fortCj offrant, outre les fossettes latérales Lien marquées, deux points enfoncés distincts, un de chaque côté de la ligne longitudinale médiane , (1) Lorsqu'en parlant de la partie recourbée de la première strie, j'emploie les mots : parallèle à la suture, je n'entends point paral- lèle dans le sens mathématique, j'entends seulement remontant dans la même direction. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 193 celle-ci peu marquée-, base très carrément coupée, angles postérieurs droits, saillants. Elytres très convexes, larges, très courtes, ovales ; stries lisses, la pi'emière entière, et les deux suivantes raccourcies des deux côtés j bien dis- tinctes, la quatrième peu marquée, les autres entièrement efFacées, la huitième bien marquée en arrière, confondue en avant avec celle du rebord ; partie recourbée de la pre- mière strie courte^ convexe en dehors, parallèle à la su- ture, offrant un petit point vers sa base j un point enfoncé sur le troisième intervalle , à peu près au milieu de Télytre. Dessous du corps d'un roux-testacé, abdomen brunâtre, testacé à l'extrémité. Pattes entièrement tes- tacées. Espagne, Algérie. M. de la Ferté-Sénectère a eu Tobligeance de me com- muniquer un type de la collection du comte Dejean, il était parfaitement semblable aux individus rapportés d'Algérie par M. H. Lucas. •j~f-. Dessus du corps noir -, une grande tache d'un testacé- rougeâtre , parfois effacée , vers l'extrémité des élytres. 110. B. H^MORRHOIDALE. Nigro-subvirescens •, sulcis frontalihus antice obliquisj thorace subquadrato , postice subangustato ■■, elytris con- vexis , ovatis ^ macula ma^ia communi suhapicali rufo- testacea, interdum nidla deleta , striis duabus dorsalibu!> distinctis, cœteris nullisj antennis basi pedibusque testaceis. Bembidium hœmorrhoidale, Dej. Spec. v. p. 58. 21. 1831. — Id. Icon. IV. p. 338. 14. pi. 209. 2. 1834. — 194 ANNALES Ramb. Faun. Andal. i. p. 139. 6. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 125. 10. 1838. Tachys hœmorrhoidalis. Kolen. Melet. i. p. 74. 139. 1845. Long. 0,002-0,0022. Larg. 0,0007-0,0008. Dessus du corps d'un noir luisant, légèrement verdâtre. Palpes testacés, le pénultième article brunâtre. Antennes un peu plus courtes que la longueur de la moitié du corps, brunes, les deux premiers articles et la base des suivants testacés. Labre d'un roux-testacé. Sillons frontaux dis- tinctement obliques, presque réunis en pointe en avant. Prolhorax assez convexe, plus large que la tête, plus large que long, légèrement, mais distinctement rétréci en ar- rière, presque carré j impression transverse antérieure très peu marquée, la postérieure forte, enfoncée-, ligne longi- tudinale médiane légère-, fossettes latérales postérieures bien marquées, base coupée carrément, angles postérieurs droits, assez saillants. Elytres convexes, larges, courtes, ovales-, offrant vers l'extrémité une grande tache com- mune, ou légèrement interrompue par la suture, d'un testacé-rougeâtre se fondant un peu avec la couleur du fond, parfois peu marquée ou entièrement nulle , la pre- mière strie entière , et la seconde un peu raccourcie en avant et en arrière, bien marquées, lisses, les autres tota- lement effacées ; la huitième forte, entière, très nettement séparée de celle du rebord, un peu sinuée en arrière-, partie recourbée de la première strie courte, un peu con- vexe en dehors, à peu près parallèle à la suture, offrant un point enfoncé vers son milieu (t. ix, pi. 12. 19); deux petits points bien distincts sur la place du troisième inter- valle, le premier au tiers, le second un peu au-delà du milieu. Dessous du corps noir, l'extrémité de Tabdomen souvent un peu roussâtre. Pattes testacées. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 195 France méridionale, Piémont, Dalmatie, Ulyrie^ Tur- quie. Suisse (Heer). Espagne (Ramb.), etc. B. Elytres ovales-oblongues, peu convexes. X, Partie recourbée de la première strie non contournée en crosse. f Corps noifj quatre taches testacées sur les élylresj stries ordinairement ponctuées. 111. B. QUADRISIGNATCM. Nignini', fronte utrinque leviter bicarinato', ihorace subguadrato, postice suhangustato\ e/jfmpunctato-striatis, striis dorsalibus profundioribus, extcrnis deletis -, octava postice foHiter impressa, antice obsoleta; maculis duabus, antennarum hasi pedibusque rufo-Jestaceis , femorihus sœ- piiis medio leviter hrunneis. Elaphrus quadrisignatus, Duft. Faun. n. p. 205. xvi. 1812. Bemhidium quadrisignatum. Sturm. Deut. ins. vi. p. 153. 31. tab. CLx. c. 1825. — Dej. Spec. v. p. 54. 18. 1831. — Id. Icon. IV. p. 334. 11. pi. 208. 5. 1834. — Brul. H. nat. v. Col. 2. p. 168. 1835. — Ramb. Faun. Andal. i.p. 139. 4. 1837. — Heer. Faun. helv. p, 124. 7. 1838. —Lucas. Expl. Alg. Art. 5' livr. p. 81. 222. 1846. — Redt. Faun. Austr. p. 112. 1849. Long. 0,0022-0,0026. Larg. 0,0008-0,001. Dessus du corps noir, parfois légèrement bronzé , ou à peine verdâtre sur la tête et le prothorax. Palpes et labre d'un roux-testacé, le pénultième article des premiers or= 196 ANNALES dinairemenl brunâtre. Antennes à peu près delà longueur de la moitié du corps, d'un brun-roussâtre, leurs trois ou quatre premiers articles d'un roux-testacé, parfois entiè- rement testaces^ sillons frontaux légèrement bicarënës de chaque côte, auprès des yeux. Prothorax le'gèrement convexe, plus large que la tête, plus large que long, un peu re'treci en arrière, presque carre ; impression trans- verse antérieure peu marque'e, la postérieure enfoncée, assez forte, ligne longitudinale médiane terminée posté- rieurement dans l'impression transverse, fossettes laté- rales fortes, larges, bien marquées ; base coupée carré- ment, angles postérieurs droits assez saillants. Elytres ovales-oblongues, peu convexes, près de deux fois larges comme le prothorax à sa base, offrant chacune deux grandes taches testacées ou un peu rougeâtres, la première vers Tangle humerai , la seconde aux deux tiers posté- rieurs environ, arrondie à égale distance de la suture et du bord externe; stries ponctuées, les trois internes bien marquées, et, à Texception de la première qui est entière, postérieurement raccourcies en avant et en arrière -, les suivantes tantôt nulles, tantôt les quatrième et cinquième bien distinctes, les externes seules entièrement effacées, les internes moins raccourcies, la huitième fortement marquée en arrière ; partie recourbée de la première strie un peu courbe, pi-esque parallèle à la suture, ou très lé- gèrement et à peine dirigée en dehors, offrant un point enfoncé dans son milieu, et terminée par un autre ; deux points enfoncés sur le troisième intervalle, ou la troisième strie, le premier au tiers, le second aux deux tiers. Des- sous du corps noir ou brunâti'e. Pattes d'un testacé un peu rougeâtre, cuisses ordinairement plus ou moins brunâtres dans leur milieu-, parfois entièrement testacées. France, surtout méridionale -, Suisse, Autriche, Aile- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 197 înagiic, Sicile, Caucase, etc. On le trouve aussi eu Algérie. Nota. Cette espèce varie beaucoup pour la taille , les stries, parfois la couleur, qui peut devenir brunâtre ou même plus claire , un peu aussi pour la forme du pro- thorax, etc.; mais Ton retrouve des passages d'une varia- tion à l'autre, et Ton ne peut établir qu'une seule espèce -, du reste, les caractères tirés de la première strie re- courbée, de la huitième plus ou moins marquée, qui dans ce groupe viennent en général confirmer l'espèce, ne changent pas dans ces variations; aussi je crois devoir rapporter à notre B. quadnsignatuin ^ comme simples variétés, les Tachys guadrisignata j diahrachys, inœqualis etanomala, Kolen. Melet. fasc. i. p. 71-73. n*' 135-138. tab. II. f. 10 et 11. 1845. J'ai reçu comme provenant du Caucase, sous les noms de T. qiiadrisignaia, diahrachys et anomala, quelques individus qui m'ont confirmé dans mon opinion. tt- Coloration variant. H-(. Trois stries internes lisses, bien distinctes et rac- courcies des deux côtés, les autres ordinairement entière- ment nulles. 112. B. LucAsii. Nigrum ; thorace subquadrato , postice suhangustalo \ elytris postice macula rotundata testacea, striatis, striis tribus dorsalibus ahhreviatis profundis, Z^ punctum supe- rante posticum , cœteris nullis , 8» tota fortiter impressa ; ■antennis basi pedibusque pallide testaceis. Long. 0,0023. Larg. 0,0008. 2' Série, tome x. 13 198 ANNALES Dessous du corps noir, ou légèrement bronzé et à peine verdâtre. Palpes et labre roussâtres, le pe'nultième article des premiers obscur. Antennes brunes, le premier article et la base des deux suivants testace's. Sillons frontaux non distinctement bicarénés de chaque côté, auprès des yeux •, une ligne enfoncée transverse en avant de la tête séparant Tépistome. Protborax à peu près comme chez le (juadrisignatum , ou un peu plus court. Elytres de même forme^ ovales-oblongues , légèrement convexes, offrant aux trois quarts postérieurs environ une petite tache testacée, arrondie, bien distincte •, stries lisses, les trois internes bien marquées, raccourcies en avant et en arrière, excepté la première, qui est à peu près entière des deux côtés j la troisième non limitée par les deux points enfoncés, dépassant au moins, toujours bien dis- tinctement, le postérieur, placé un peu plus haut que dans le quadrisignatiim et ïafigustatum ; les autres entiè- ment nulles*, la huitième fortement enfoncée dans toute son étendue, et notablement séparée du rebord-, partie recourbée de la première strie un peu différemment dis- posée que dans le précédent, pas du tout dirigée en de- hors, et par cela même plus parallèle à la suture, dont elle est un peu plus proche, légèrement atténuée et sans point enfoncé à son extrémité. Dessous du corps noir. Pattes en entier d un testacé pâle. Espagne, Algérie. On le trouve aussi dans Tile de Madère, d'où il m'a été communiqué par M. Wollaston. Je Tai dédié à M. Lucas, qui s'est spécialement occupé des insectes et des Crustacés d'Algérie, et qui l'a trouvé dans son dernier voyage. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 199 113. B. PULLUM. Nigrum ; thorace hrevi suhquadrato, angulis posticis obtusiusculis -, elytris posiice macula obsoleta rufesceïite .> striatis, stn'is tribus doisalîbus abhrevialis , 3a punctum superante posticum, 4* obsoleta, cœtens nullis, 8* tola distincta\ antennis hasi pedibuscjue riih-tesisiceis , femo- rîbus brunneis. Bembidium angiistatum. Lucas. Expl. Alg. Art. 5* livr, p. 81. 223. 1846. Long. 0,0025. Larg. 0,001. Dessus du corps noir, un peu moins luisant que dans les espèces voisines. Labre d'un roux-testacé. Palpes bru- nâtres. Antennes brunes, leur pi-emier article et la base du suivant d'un roux-testace. Sillons frontaux obsolète- ment ou obscurément bicarénés de chaque côté auprès des yeux. Prothorax voisin de celui du B^ quadrisignatum, mais proportionnellement un peu plus court, plus large et plus transversal^ moins sensiblement et plus graduelle- ment rétréci en arrière*, fossettes des angles postérieurs larges, bien marquées, un peu moins profondes, angles postérieurs un peu obtus. Elytres de même forme, ovales- oblongues, offrant vers les trois quarts postérieurs une tache peu apparente et fondue avec la couleur du fond, d'un roux-testacé^ stries lisses, les trois internes bien marquées , mais un peu plus fines que dans les espèces voisines, raccourcies en avant et en arrière, excepté la première qui est entière des deux côtés; la troisième comme chez le B. Lncasii, non limitée par les deux points enfoncés, et ceux-ci placés de même ; en outre, on aper- çoit légèrement, mais assez distinctement la quatrième; la huitième assez fortement marquée dans toute sa Ion- 200 ANNALES gueur, moins cependant que dans 1p précédent, et moins écarte'e du i-ebord', partie recourbe'e de la première strie comme dans le quadrisignatum. Dessous du corps noirâtre. Cuisses d'un brun obscur, leur extrémité, les jambes et les tarses d'un roux-lestacé. Algérie. J'ai décrit cette espèce sur le type de M. Lucas, qui l'avait confondue avec le B. angustatum . 114. B. ANGUSTATUM. Nigrum\ fronte utrhique leviter bicarinata; thorace suhquadrato , postice subangustato j clytris striatis, striis tribus dorsalihus ahhreviatis profundis , cœleris nullis , S^ poslice fortite?' impressa, aniice deleta-, antennis basi pedibusque testaceis, fcmoribiis sœpius brunneis. Bembidium angustatum. Dej. Spec. v. p. 56. 19. 1831. — Id. Icon. IV. p. 336. 12. pi. 208. 6. 1834. — Heer. Faun. helv. p. 124. 8. 1838. — Redt. Faun. Austr. p. 113. 1849. Long. 0,0023-0,0026. Larg. 0,0008-0,001. Dessus du corps noir. Palpes et labre d'un brun-roux, le pénultième article des premiers obscur. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, brunes ou d un brun-roux, leurs premiers articles d'un roux-lestacé. Tête et prothorax comme dans le quadrisignatum. Elytres de même forme, ovales-oblongues, peu convexes, unico- lores; stries ordinairement à peu près lisses, les trois in- ternes bien marquées, raccourcies en avant et en arrière, excepté la première qui est entière postérieurement, la troisième limitée par les deux points enfoncés bien dis- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 201 tincls, les autres entièrement nulles-, la huitième forte- ment marquée en arrière-, partie recourbée de la première strie comme dans le quadrisignatum (t. ix, pi. 12. 17.). Dessous noir. Cuisses ordinairement d'un brun obscur, leur extrémité, les jambes et les tarses d'un roux-testacé. France méridionale, Suisse, Autriche. Espagne (Dej.). ^ . Stries bien marquées, finement ponctuées. 115. B. PARVULUM. ]\'igrum\ fronte utrinque leviter bicarinata:, thoracc siib- quadrato, postice subangustato •■, elytris punclato-striatis, striis quatuor primis profundioribus , cxîerni's deletis'^ antcnnis basi pedibusque teslaceis. Bembidium paividwn. Dej. Spec v. p. 57. 20. 1831. — Id. Icon. IV. p. 337. 13. pi. 209. 1. 1834. — Ramb. Faun. Andal. i. p. 139. 5. 1837. -- Heer. Faun. helv. p. 125. 9. 1838. Bembidium pulicarium. Dej. Spec. v. p. 02. 26. 1831. — Id. Icon. IV. p. 341. 16. pi. 209. 4. 1834. — Redt. Faun. Austr. p. 112. 1849. Long. 0,0017-0,002. Larg. 0,0006-0,0007. Dessus du corps noir. Palpes et labre testacés-, le pénul- tième article des premiers brunâtre. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, ordinairement d'un brun-roux, leurs trois premiers articles testacés. Sillons frontaux légèrement bicarénés de chaque côté auprès des yeux. Prothorax à peu près comme dans le quadrisigna- iam. Elytres de même forme, ovales-oblongues , peu convexes-, stries finement ponctuées, les intérieures très 202 AWr^ALES peu raccourcies en avant, alteignant pres(jue la hase, les quatre premières bien marquées , raccourcies en arrière, excepte la première qui est entière postérieurement, la cinquième moins distincte, les externes effacées , la hui- tième fortement marquée en arrière, confondue ou peu distincte en avant de celle du rebord -, extrémité recourbée de la première strie presque parallèle à la suture, un peu courbe, off'rant un point enfoncé vers son milieu ou sa base. Dessous du corps noir. Pattes entièrement tes- ta cdes. France méridionale, Autriche, Saxe, Bavière. Espagne (Dej.). Suisse (Heer). On le trouve aussi en Algérie. Nota. D'après un individu type communiqué par M. de la Ferté-Sénectère, le ^. pidicari'uin, Dej. n'est pour moi qu'une très légère variété du B. panndum, la taille est à peine plus petite et le prothorax un peu plus court; les ëljtres ne sont pas de même forme que dans V hcemorrhoi- dale, comme tendraient à le faire croire ces mots : clytris ovatis, mentionnés dans le Species, et, du reste , Dejean nous dit ensuite lui-même dans le français : « élytrcs un peu plus allongées que dans Vlmmorrhoidale. » 2' Stries peu marquées, lisses. *. Prothorax très court. Partie recourbée de la pre- mière strie fortement dirigée en dehors, très rapprochée du bord externe (t. ix, pi. 13. 23.). 116. B. NANUM. Nigiwn, depressum-, thorace brevi , Irans verso, qua- drato-, elytris leviter quadristriatis, striis externis deletis-, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 203 antemiis hasi pedibiisque rufo-piceis , femorihus obscure brunneis. Carahus tiistis. y. Payk. Fauii. Suec. i. p. 145. 62. 1798. Bemhidium nanuTii, Gyl. Ins. suec. ii. p. 30. 16. 1810. — Zett. Faun. lap p. 11. 10. 1828. — Id. 1ns. lap. p. 28. 23. 1838. — Dej. Spec. v. p. 51. 15. 1831. ■— Id. Icon. IV. p. 332. 10. pi. 20^. 4. 1834. — Sahlb. Ins. fen. 1. p. 203. 29. 1834. — Lacord. Faim. Paris, p. 272. 5. 1835. — Erichs. Kœf. i. p. 132. 19. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 124. 6. 1838. — L. Duf. Excurs. ent. p. 26. 103. 1843. — Lucas. Expl. Alg. Art. 4^ livr. p. 80. 221. 1846. — Redl. Faun. Auslr. p. 112. 1849. Elaphrus ininimus. Duft. Faun. u. p. 205. xvu. nec fabr. 1812. Bevibidhim quadristriatum. Sturni. Deut. ins. vi. p. 150. 29. tab. CLx. A. 1825. Bembidium {nornaiuin. Dej. Spec. v. p. 52. 16. 1834. Long. 0,0025. Larg. 0,0009. Dessus du corps noir. Palpes et labre d'un brun-rous- sâtrcj le pénultième article des premiers obscur. Antennes plus courtes que la longueur de la moitié du corps, d'un brun obscur, leurs premiers articles roussâtres. Tête large, sub-déprimée , impressions frontales peu pro- fondes. Prothorax peu convexe, plus large cpie la tête, court, notablement plus large que long, transversal, carré à peine rétréci en arrière-, impression transverse anté- rieure peu marquée j, postérieure plus distincte, mais légère, ligne longitudinale médiane assez forte j base f'oupée carrément, fossettes laU'rales bien marquées et 204 àJNJNALES peu profondes^ aftgles postérieurs droits, saillan^ts. Elytres ovales-oblqngues, sub-déprime'es, très peu convexes, une fois et demie environ larges comme le prothorax à sa base; stries lisses, les externes effacées , les quatre premières seules assez distinctes, mais légères, la première entière, les autres effacées en arrière, la huitième fortement mar- quée postérieurement-, partie recourbée de la première strie assez longue, légèrement sinueuse (t. ix, pi. 12. 23.), se dirigeant fortement en dehors, très rapprochée du bord externe, offrant un petit point vers sa base; deux petits points enfoncés^ le premier à peu près au quart antérieur de Félytre, le second sur le troisième inlervallcj environ aux trois quarts. Dessous du corps noir. Cuisses d'un brun obscur, leur extrémité, les jambes et les tarses d'un roux- teslacé un peu brunâtre. France, Suède (Dej.). x\llemagne, Autriche, Finlande, Suisse. Laponie (Zett.). On le trouve aussi en Algérie, et même dans le nord de l'Amérique. ** Prothorax court. Partie recourbée de la première strie nettement isolée en arrière, au milieu de félytre. • Partie recourbée de la première strie distinctement oblique en dehors. 117. B. Algiricum.^ Piceum ; thorace subtransverso, postice leviter al dis- tinctius angiistato, basi latcrihus leviter obliquo, angulis posticis obtusiusculis-, clytris postice laie testaceis, 5fm5 duabus priinis dislinciisj cœteris dcletis , interstitio 3" puncto iniprcsso, parie rccinva striœ sutumlis extus obli- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ^05 t|ua. antennis pedibusque pallide testaceis , Jemoribus scepius Icviier brunrieis. Bembidium Algiricum. Lucas. Expl.Alg. 4° livr. p. 79» 218. pi. 10. f. 3. 1846. Long. 0^0016-0^002. Larg. 0,0006-0,0007. Très voisin du bistriatum. Dessus du corps brun ou l'oussâtre , toute la partie postérieure des élytres plus claire, d'un testace'-roussâtre. Palpes, labre et antennes testacës. Tête plus étroite que dans le bistriatum^ yeux moins saillants, sillons frontaux bien marques en avanty mais très courts et plus complètement effaces en an-ière. Prothorax à peu prés comme chez ce dernier, plus ar- rondi sur les côte's antérieurement, xin peu phis rétre'ci en arrière, et par conséquent moins carré. Eljtres de même forme, stries encore moins marquées, les deux premières lisses, légères, les autres à peu près entièrement nulles, la huitième peu distincte, obsolète, ou effacée en arrière, nulle antérieurement \ partie recourbée de la première strie non parallèle à la suture, dirigée en dehors, et ter- minée par un point enfoncé, un petit point sur le troi- sième intervalle, au tiers antérieur environ. Dessous du corps brun. Pattes d'un testacé pâle, cuisses ordinaire- ment légèrement teintées de brunâtre. Cadix (M. Rosenhauer). Algérie (M. Lucas). '• Partie recoiubée de la première strie parallèle à la suture (t. IX, pi. 12. 18.). 118, B, BISTRIATUM. Bmnneum t^c/piceuuij ihorace subira nsverso, subquu' drato, postice subangustato, basi lateribus leviler obliquo,. 206 ANNALES angalis posticis obtusiusculis ; elytris obsolète striatisj stiiis duabus priinis distinctioribiis ^ extemis deletis ^ interstitio quarto puiicto impresso ; anlennis hasi pedibusque pallidc testaccis. Elaphrus bistriatus. Duft. Faun. n. p. 205. xvni. 1812. Bembidium bistriatum. Sturm. Deut. ins. vi. p. 152. 30. tab. CLX. B. 1825. — Dej. Spec. v. p. 42. 6. 1831. — Ici. Icoii. IV. p. 327. 6. pi. 207. 6. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 270. 2. 1835, — Erichs. Kœf. i. p. 133. 20. 1837. — Ramb. Faun. Andal. i. p. 138. 2. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 123. 2. 1838. — Lucas. Expl. Alg. Art. 4» livr. p. 78, 217. 1846. — Kiister. Kaef. Eur. fasc. X. 31. 1847. — Redt. Faun. Austr. p. 113. 1849. Tachys bistriata. Kolen. Melet. fasc. i. p. 74. 140. 1845. Cillenum minimum, Curtis. Brit. Eut. i. 200. en note. 1828. Bembidium eloiigatum. Dej. Spec. v. p. 42.6. 1831. — Id. Icon. IV. p. 327. 6. pi. 207. 6. 1834. Tachys maritimus. Stepli. Man. p. 52. 394. 1839. Var. A. Flavescens', au tennis basi pedibusque pallidis. Dromius micros. Fischer, Ent. t. 3. p. 97. 14. pi. 4. f. 10. 1828. Tachys minutissimus. Steph. 111. n. p. 7. 8. 1829. — Id. Man. p. 53. 395. 1839. Fai'. caspia. Kolen. 1. c. p. 75. 141. 1845. Long. 0,002. Larg. 0,0007. DE LA SOCIÉTÉ ENïOMOLOGIQUE. 207 Dessus du corps d'un brun foncé ou roussâtre, parfois plus obscur et noirâtre même sur la tête, parfois, au con- traire, plus clair. Palpes et labre d'un roux-testace, le pénultième article des premiers ordinairement brunâtre. Antennes à peu près de la longueur de la moitit^ du corpsj brunes, leur premier article et la base des deux suivants testaces. Prothorax peu convexe , plus large que la tête, plus large que long, sub-transversal ^ un peu rétréci en arrière, presque carré -, impression transverse antérieure peu marquée, la postérieure forte, enfoncée j fossettes des angles postérieurs bien marquées , base un peu oblique de chaque côté, angles postérieurs un peu obtus. Elytres ovales-oblongues, peu convexes, deux fois environ larges comme le prothorax à sa base -, légèrement et obsolète- ment striées, stries lisses, effacées en arrière, les exté- rieures nulles, les deux premières plus distinctes, la huitième en général bien marquée postérieurement, effacée en avant -, partie recourbée de la première strie parallèle à la suture (t, ix, pi. 12. 18.); terminée par deux points en- foncés ; un petit point sur le quatrième intervalle, environ au tiers antérieur de Télytre. Dessous du corps d'un brun obscur. Pattes d'un testacé pâle , parfois légèrement teintées de brunâtre extérieurement. On trouve cet insecte dans une grande partie de l'Eu- rope -, France, Paris-, Suisse, Piémont, Allemagne, An- gleterre, Espagne. Autriche (Redt.). Russie méridionale (Dej.). Il se rencontre aussi en Algérie. Var. a. Tète brunâtre-, prothorax et élytres testaces; antennes d'un brun-testacé, pâles à la base, ainsi que les pattes Nota. D'après deux individus types envoyés par M. de -208 ANNALES la Ferté-S(^nectère, le B. elorigatulum, Dej. est identique avec le bistriatum. Cette espèce présente parfois, en effet, une taille un peu plus allongée , parfois aussi la partie recourbée de la première strie est un peu moins parallèle à la suture et à peine très légèrement dirigée en dehors, l'un des types de Dejea^ offrait cette dernière variété; du reste, ces variations légères peuvent être indépendantes Tune de Tautre. 119. B. rULVICOLLE, Cavité antice ferrugineo postice injuscato; thorace rufo, snb(juadrato, postice subangustalo, angulis posticis rectis^ elytiis oblo7igo-ovatis pallide testaceis, obsolète striatis, striis externis cleletis, interstitio quarto puncto impressOj macula postica fusca communi obsoleta ; antennis basi pedibusijue testaceis. Bembidium fnhicolle. Dej. Spec. v. p. 39. 3. 1831. — Id. Icon. IV. p. 323. 3. pi. 207. 3. 1834. Long. 0,0026-0^003. Larg. 0,001. Télé ferrugineuse antérieurement, obscure ou noirâtre dans son milieu et en arriére. Yeux moins saillants que dans le scutellare. Palpes et labre testacés. Antennes de la longueur de la moitié du corps , d'un roux-brunâtre, testacées à la base. Prothorax d'un testacé- ferrugineux, peu convexe, plus laige que la tête, plus large que long, un peu rétréci en arrière, presque carré j impression trans- verse antérieure assez distincte, anguleuse^ ligne longitu- dinale médiane bien marquée , impression postérieure forte, enfoncée, anguleuse ; fossettes des angles postérieurs assez marquées^ mais un peu confondues avec l'impres- sion traiisverse, base coupée presque carrément, angles DE LA SOCIETE EINTOMOLOGIQUE. 209 postérieurs droits, assez saillants. Elytres ovales-oblon- gues, peu convexes, d'un jaunâtre moins pâle que dans le scutellare, sans tache distincte à la base, tache postérieure ordinairement peu raarque'e ou même confuse -, stries comme chez ce dernier, la huitième fortement enfoncée en arrière, effacée en avant; partie recourbée de la pre- mière strie presque parallèle à la suture, terminée par deux points enfoncés, non contournée en crosse -, un point enfoncé sur le quatrième intervalle , environ au tiers an- térieur. Dessous du corps brun, un peu ferrugineux sous le prothorax. Pattes testacées. France méridionale, Dalmatie. M. de la Ferté-Sénectère a eu Tobligeance de me com- muniquer le type du comte Dejean. XX. Partie recourbée de la première strie fortement contournée et redescendant en crosse (t. ix, pi. 13. 22 ). 120. B, SCUTELLARE. C'apite thoracegue obscure brunneisj tliorace subqua- drato, postice subangustato, basi lateribus leviter obliquo, angulis posticis obtusiusculis -, elytris subelongato-oçatis , albicantibus, obsolète striatis, slriis extemis deleti's, basi macula communi triangulari alteraque postice fuscis j antennis basi pedibusque testaceis, femoribus scepîus leviter hrunneis. Trechus scuiellaris . Germ. Thon. Ent. Arch. ii. fasc. I . p. li. 1829. Tachys scutellaris. Steph. 111. u. p. 5. 1. 1829. — Id. Man.p. 52. 387. 1839. '210 ANNALES Bemhidium scutellare. Dej. Spec. v. p. 39. 4. 1831. — Id. Icou. IV. p. 324. 4. pi. 207. 4. 1834. — Lucas. Expl. Alg. Art. 4"!^^'. p. 78. 215. 1846. Long. 0,0025-0,0026. Larg. 0,0009. Tête et prothorax d'un brun obscur. Palpes teslaces, le pénultième article brunâtre. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, brunes ou d'un brun- roux, testacées à la base. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, plus large que long, un peu rétréci en arrière, presque carré, voisin de celui du B. histriatiim ; impression transverse antérieure légère , la postérieure assez forte, fossettes des angles postérieurs tantôt bien marquées, tantôt plus légères j base un peu oblique de chaque côté, angles postérieurs obtus. Elytres peu con- vexes, en ovale assez allongé, près de deux fois larges comme le protliorax à sa base, d'un jaunâtre très pâle ou même un peu blanchâtres , offrant deux grandes taches communes brunes ou obscures , la première a la base triangulaire, la seconde, plus grande^ un peu arrondie, postérieure, elles sont plus ou moins marquées, et parfois réunies le long de la suture -, stries légères et obsolètes , paraissant parfois très légèrement ponctuées, avec un fort grossissement, effacées à Fextrémité, les externes nulles, la huitième fortement marquée en arrière, efl'acée anté- rieurement", partie recourbée de la première strie très légèrement oblique en dehors, assez longue, fortement con- tournée en crosse (t.ix,pl. 13. 22.) et terminée au second point enfoncé, le premier placé sur la troisième strie, un peu avant le milieu. Dessous du corps d'un brun-noirâtre. Pattes testacées, cuisses ordinairement un peu brunâtres. France méridionale, Nîmes, Vendée, pâturages salés, Saxe, Bavière, lacs salés , Angleterre, etc. On le trouve DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 211 - aussi en Algérie. Il paraît habiter particulièrement au bord des eaux sale'es. Nota. La couleur varie parfois, elle peut devenir moins foncée, d'un brun plus clair, ou même roussâtre sur la tête, et d'un ronx-testacé sur le prothorax -, les taches des élytres également peuvent devenir obsolètes ou peu mar- quées. Mais ces variations sont sans importance et dépen- dent, comme toutes les variétés analogues, du plus ou moins d'abondance de la matière colorante. GROUPE 16. Corps allongé, glabre; sillons frontaux droits j yeux très peu saillants-, antennes longues-, prothorax cordi- forme-, élytres en ovale allongé, stries fortes, bien mar- quées, entières i ailes nulles. Ce groupe est formé sur une espèce anglaise très remarquable, type du genre Lymnœum de Stephens-, elle offre un peu le faciès des Trechus. 121. B. NIGROPICEUM. Nigro-piceum -, thorace cordato, posticc fortiter coarc- iatoi clytris elongalo-op'afw , striis profundis integris, obscure punctatis, piincti's duohus impressîsj palpis an- tennis pedihusque rufo-testaceis. Carabus nigropiceus. Marsh. Ent. brit. p. 468. 98. 1802. Lymnœuui nigropiceum . Steph. 111. ii. p. 3. I. pi. 10. f. 1. 1829. — Id. Man.p. 51. 384. 1839. Bembidium sulcatulum. Chaud. Enum. p. 233.6. 1846. Long. 0,0035-0,004. Larg. 0,0011-0,0013. il2 ANNALES Dessus du corps d'un brun-noirâtre ou obscur. Palpes €t antennes d'un roux-testace'. Prothorax un peu plus large que la tête, peu convexe, légèrement plus large que long, angles antérieurs mousses, non saillants", fortement rétréci en arrière, cordiformej impression transverse an- térieure légère, un peu anguleuse, la postérieure plus forte, légèrement rugueuse, ligne longitudinale médiane bien marquée •, fossettes des angles postérieurs peu pro- fondes, un peu arrondies, base très légèrement oblique sur les côtés, angles postérieurs droits. Elytres en ovale allongé, peu convexes, près de deux fois larges comme le pro thorax à sa base*, stries fortes, profondes, entières, peu distinctement ponctuées , leurs intervalles sub- convexes ^ deux points enfoncés sur la troisième strie, le premier au tiers, se déjetant sur le quatrième intervalle, où la troisième et la quatrième stries paraissent ordinai- rement s'interrompre et se joindre Tune à Tautre au- dessus et au-dessous du point enfoncé. Dessous du corps d'un noir-brun , portion infléchie du prothorax et des elytres d'un roux-testacé. Pattes d'un testacé-rougeâtre. Angleterre, Crimée (M. Chaudoir). 11 est très remarquable que l'on retrouve le même in- secte en Angleterre et en Crimée, où M. de Chaudoir l'indique comme assez commun sous les herbes rejetées par la mer, au mois de mai. Du reste, M. Schaum nous apprend (Stett. eut. p. 333. 1848.) qu'il a reçu de M. de Chaudoir lui-même un individu de son B. sulcatuJum^ parfaitement conforme aux exemplaires anglais du B. mgropiceiirn. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 213 GROUPE 17. Corps allonge ; antennes courtes , presque raonili- formes -, mandibules très saillantes ; prothorax cordi- forme-, ëly très étroites, parallèles, stries entières, quatre points enfonce's distincts sur la troisième ; ailes ordinai- rement courtes et rudimentaires. L'insecte singulier qui seul compose ce groupe est le type du genre Cillenum Samouelle. Il offre des mœurs toutes particulièresj vivant au bord de la mer, immergé pendant dix-huit heures de la journée par la haute marée, mais dès que la mer se retire et qu'il a senti la cha- leur, il se met à courir et à chercher probablement sa proie. On le trouve communément à Liverpool, à Tem- bouchure du Mersey, où M. Javet Ta recueilli en grand nombre. M. Alexandre Laboulbène (Etudes sur le genre Aepiis de Leach, Ann. de la Soc. ent. de France, t. 7. 1849. p. 23.) a expliqué la manière de vivre de ces espèces maritimes si remarquables. ]\ota. Parfois les ailes se développent chez les indi- vidus des pays chauds^ j'ai vu dans la collection de M. L. Fairmaire un individu provenant du Portugal, dont les ailes étaient en effet dans un complet état de développement et de perfection. 122. B. LATERALE. Capite thoraceqiie viridi-aeneis ; thorace cordato, postice fortiter coarctato } e/j^m elongatis parallelis, flavescenti- bus, œneo leviter ifjf'uscatis ; striis integris, obscure punc- tatis, punctis quatuor impressis j antennis basi pedibusquc testaceis. 2' Série, tome x. 14 214 ANNALES Cillenus lateralis. Samouel. Ent. comp. p. 148. 1. 1819. Cillenum latérale. Curt. Bril. ent. i. 200. 1828. — Steph. m. 11. p. 4. 1. 1829. — Id. Man. p. 52. 386 1839. Bembidium latérale. Brull. Hist.nat. v.Col. 2. p. 168. 8. pi. 7. 3. 1835. Bembidium Leachii. Dej. Spec. v. p. 36. 1. 1831. — Id. Icon. IV. p. 320. 1 . pi. 207. 1 . 1834. Long. 0,0035-0,004. Larg. 0,0011-0,0013. Tête et prothorax d'un vert-bronzé ordinairement un peu cuivreux. Palpes teslacés , leur pe'nultième article brunâtre. Antennes d'un brun parfois un peu roussâtre, leurs premiers articles plus ou moins testacés. Tête grande, large. Yeux peu saillants. Prothorax un peu plus large que la tête, peu convexe, légèrement ou à peine plus large que long, fortement rétréci en arrière, cordi- forme, ou plutôt en forme de coupe ; presque impercepti- blement réticulé, ainsi que la tête et même les éljtres, offrant, en outre, de très fines rides transverses, à peine visibles, plus distinctes en arrière, oii il est souvent très légèrement rugueux; impression transverse antérieure lé- gèi'e, la postérieure forte, bien marquée, transverse, ligne longitudinale médiane fine, mais bien distincte ; base un peu oblique de chaque côté , fossettes postérieures peu profondes, confondues avec l'impression transverse, angles antérieurs assez saillants, les postérieurs à peu près droits, un peu en forme de dent. Eljtres peu convexes, étroites, allongées, parallèles, d'un jaune-testacë pâle, un peu rembrunies, surtout en arrière, par un reflet bronzé ; stries bien marquées, entières, obscurément ponctuées; DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. 215 le tîeuxiciiie iiilervalle ordinairenienl un peu plus large que les autres. Dessous du corps d'un noir très légèrement bronze. Pattes testacées. On le trouve sur les bords de TOcéan, en Angleterre, en Ecosse, dans le nord de la France, et même en Por- tugal, d'après un individu de la collection de M. Fair- maire. SpECIES INVISjE, I. Bembidium Grapii. Gyl. Ins. suec. iv. App. p. 403. 5-6. 1827. — Sahlb. Ins. fen. i. p. 192. 8. 1834. B. Grapei. Zett. Ins. lap. p. 25. 7. 1838. D/igro-suh'irescens^ nitidumj tkorace cordato, disco Ic- viier strigoso i elytrorum striis anleapiceni e^^anescentibus ; pedibus totis nigris. Habitat in Laponia boreali rarissime. Magnitudo, statura et summa alEnitas B. céleris ^ sed thorax paulo longior^ transversim strigosus et color alius. Gapitis forma ut in B. céleri omnino , fronte longitudi- naliter elevata nigro-virescente, polita, sulco laterali utrinque circumscripta, os nigrum mandibulis apice fer- rugJneis. Antennge tliorace multo longioresj nigra;, arti- cule l°subtus ferrugineo. Thorax subcordatus, latiludine antica vix-brevior, lateribus ante médium ampliatus, pos- terius sinuato-angustatusj angulis posticis nonnihil pro- minulis, supra anterius convexus, leviter transversim strigosus, in medio canaliculatus, intra basin transversim depressus, fovea angulari majuscula, transversim rugUr losa impressus. Scutellum parvum , triangulare, nigro- virescens. Elytrorum forma et slriae omnino ut in B. 216 ANISALES céleri sed nigro-subvirescentia , nitida. Corpus subtus nigrum, nitidum, politum. Pedes longiusculi, toti nigri. (Gyllenh. Le.) 2. Bembidium QuADRiPLAGiATUM. Kust. Kœf. Eur. xvii. 16. 1849. B. nigro-œneum, nitidum, antennanim articulis primis basi pedihusque tesîaceis ; thorace cordato, elytris îiigris, îîitidissimis , macidis duahus alhido-flwis , inîus suhtilitcr striatisy striis antice punctatis . Long. 1 1/2-1 3/4 lin. Larg. 3/5-2/3 lin. La plus proche de toutes les espèces voisines du B. (juadn'guttatum, mais de beaucoup la plus petite ; protho- rax pas aussi large, stries internes des elytres arrivant jusqu'à rextrémité , et taches autrement disposées. Des- sous du corps, tête et prothorax d'un vert- bronze'- noirâtre, etc. Raguse en Dalmatie. (Kûster. 1. c.) 3. Bembidium maritinum. Kiist. Ksef. Eur. viii. 41. 1847. B. capite ihoiuceque viridi-ceneis , illo convexîusculoj hast fortiter transvei^sim impresso, angulis posticis rectis ; elytris nigro-cœndeis , subtil iter stnatis, striis subtilissime punctatis j postice ei'anescentibus } subtus piceum\ anten^ narum basi pedibuscjue flavis. Long. 1 3/4-2 lin. Larg. 2/3 lin. Il a quelque ressemblance avec le B. rufipes (nitidulum), mais il est seulement moitié aussi grand, les élytres sont plus planes et la couleur différente. Antennes noirâtres DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCIQUE. 21 7 vers l'extrémité, les trois premiers articles en entier, le dessous du quatrième et les trois suivants seulement, étroitement à la base, d'un roux-testacé. Tête, ainsi que le prothorax , d'un vert-bronzé, finement ponctuée en avant i une fine fossette allongée sur le front, entre les yeux. Prothorax à peine plus large que long, légèrement arrondi sur les côtés, rétréci en arrière, ses angles posté- rieurs droits, pointus-, ligne longitudinale médiane fine, mais assez fortement enfoncée, base offrant une impres- sion transverse encore plus fortement marquée, côtés lé- gèrement et transversalement ridés, les rides plus dis- tinctes autour des fossettes ovales et assez profondes des angles postérieurs. Elytres d'un bleu-verdâtre obscur ou d'un noir-bleu, luisantes, en ovale allongé, très légère- ment convexes, finement striées-, stries très finement ponctuées, entièrement effacées vers l'extrémité et vers le bord externe, élytres arrondies postérieurement. Dessous du corps d'un brun de poix luisant, poitrine et base de l'abdomen dans son milieu d'un roux-testacé-brunâtre. Pattes d'un testacé-rougeâtre, les genoux un peu brunâ- tres-, côté interne des jambes et tarses, girnis d'une pubescence blanchâtre assez longue, mais épaisse j cro- chets longs, premiers articles des tarses antérieurs larges, presque carrés, et un peu plus courts que les trois sui- vants. Raguse-, parmi des rochers que recouvrent les flots de la mer pendant les tempêtes, courant dans le fond de petites flaques d'eavi salée délaissée par les vagues. Hors des flaques, je ii'ai trouvé que fort peu d'exemplaires, et tous alors cherchaient à se sauver dans l'eau, se cram- ponnaient fortement au fond, ou bien tâchaient de se cacher sous quelque angle saillant de rocher, où ils de- meuraient longtemps immobiles. Détachés, ils s'élançaient 218 ANNALES à la surface, et pouvaient, sans enfoncer clans celte eau devenue plus salée par Tévaporation, nager rapidement jusqu'au bord, où ils atteignaient alors de nouveau facile- ment le fond, emportant un peu d'air sous leurs élytres. Tranquilles, ils marchaient modérément vite, mais pour- suivis, ils pouvaient courir assez rapidement, même par 1 à l 1/2' de profondeur. Ils se nourrissent probablement des larves d'une espèce de coquillage, très abondantes dans ees mêmes eaux. (Kûster, 1. c. Traducl.) 4. Leu bisulcata. Chaud, Bull. Mose. t. 17. 2. p. 452. 26. 1844. L. assimili affinis, paulo major, prcecipue latior. Caput ut in assimili. Thorax latior, postice vix anguslatus, la- teribus ad basim sinuatis, angulis posticis subaculis, extus subreflexis •, linea impressa média paulo distinctiore, anteriore transversa profundiore -, foveis utrinque ad basim juxta angulos, brevibus, parallelis, sequalibus, sub- rugalis, profunde impressis, exterioris margiue externo carinalo.Elytra planioi-a, basi thoraci annexa, ibique paulo latiora, Antennœ palpique picei , illarum articulo primo, secuudi terliique apice dilutioribusj pedes obscurius fer- ruginei vel picei-, cœtera ut in L. assimili, Speciniina duo ad littora flummis Borysthenis Kiewiae legi. (Chaudoir, 1. c) Celte espèce doit être très voisine du B. Clarkii, peut- {■tre même lui est-elle identique. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 219 5. Tachys DiMiDUTA. Motch. Bull. Mosc. t. 22. 2. p. 66. 6. I849i par faute d'impression, dimediata. Picea vel nigra, nitidissima-, thorace subtransverso, poslice angustato, utrinque foveolato , angulis posticis subrectisj elytris oblongo-ovatis, thorace latioribus antice testaceo-albicantibus, utrinque fortiler tristriatîs, punctis 2 impressis, ore palpis aiitennis pedibusque pullidis. Long. 1 1/5 lin. Elle est ordinairement un peu plus grande que la Tachys scutellaris, Dej.jCt se distingue facilement par le manque de la tache noire autour de Tt^cussonj le brillant du dessus du corps, la ligne du milieu, les fovëoles de la base du corselet, et les stries des ëly très bien visiblement marquées. Midi de TEspagne. (iMotch. 1. c.) 6. Elaphrus LURiDus. Duft. Faun. ii. p. 210, xxvi. I8l2. Benibidium luridum. Sturm. Deut. ins. vi. p. 125. 1 1 . tab. CLVi. B. 1825. Supra obscure viridi-œneura , nilidum -, antennis basi pedibusque sordide brunneisj capite Isevij thoiace lato, ohlruncato cordato, latitudinis longitudine aequali, elytris modo paululum angustiore, lateribus rotundato, disco planiusculo la:;vi, linea longitudinal! média tenui, utrin- que in obsoleta depressione transversa terminata, exaratOj foveolis posticis subrugosis profunde impressis*, elytris dorso deplanatis , tenui 1er punctato-stiùatis , punctisque duobus impressis. Long. 2 lin. Larg. 1 lin. Allemagne. (Sturm. 1. c.) 220 ANINALES Genre Anillus. Jacq.-Duv. Annal. Soc. ent. de France, 2' série, l. 9, Bull. p. Lxxii, 1851 . (De aveu, sans; aAAoç, œil.) Sulcis frontalihus subarcualis. Antennœ moniliformes . Oculi nulli. Mandihida dextra intus fortiter unidentata, sinistra einarginata. Mentiim dente medio integro. Palpi maxdlares externi articula penidtimo incrassato j, ultimo subulatOj brevij miniito. Interni biaiticulati, articula ultimo elongato. Ligula membranacca i poraghssis redis eam paulo supe- rajitibus. Palpi labiales articula ultima elangatulo, tenui, subulato. Tibiis anticis intus prajunde cmarginalis . Tarsi antici in utroque sexu siinplices. Corps assez allonge, oblong. — Sillons frontaux légè- rement sinués, un peu courbes. — Yeux entièrement nuls. — Antennes moniliformes, pubescentes (t. ix, pi. 13. SI.)) de la longueur environ de la moitié du corps, leur premier article im peu épaissi, les deuxième et troisième à peu près d'égale longueur, un peu obconiques, les sui- vants allant en diminuant insensiblement de longueur, entièrement ovalaires ; le dernier un peu plus allongé. — Labre un peu transversal, largement échancré en avant (pi. 13. 30 ). — Mandibtdes arquées, très aiguës, assez fortes; la droite (pi. 13. 28.) offrant une forte dent au UE LA SOCIÉTF: ENTOMOLOGIQUE 221 côté interne, la gauche, au contraire (pi. 13. 29.), offrant une profonde échancrure correspondante à cette dent : très fortement éleve'es en dessus , leur élévation comprimée en carène, encadrant le labre et le devant de Tépistome, moins forte et moins distincte dans les femelles. — Mâ- choires recourbées, aiguës, fortement ciliées. — Menton fortement échancré, une dent entière au milieu de son échancrure (pi. 13. 27. a.). — Palpes maxillaires externes (pi. 13. 26.) ayant leur pénultième article renflé, un peu obconique, le dernier petit, subulé, comme implanté à l'extrémité du précédent. — Palpes maxillaires internes de deux articles, le dernier allongé, pointu. — Languette large, membraneuse-, paraglosses (pi. 13. 27. c.) droits, assez courts, dépassant un peu la languette. — Palpes labiaux (pi. 13. 27. b.) à pénultième article assez long, renflé, un peu courbe, le dernier assez allongé, mais étroit et subulé. — Elytres soudées, ailes nulles. — Jambes antérieures présentant une forte échancrure au côté in- terne. — Tarses simples dans les deux sexes. Ce genre remarquable doit être placé entre les Bembi- dium et les ^nophthalnms , formant ainsi, des premiers aux Trechus, une série parfaitement naturelle. Egalement privés d'yeux , les Anophthalmes se l'approchent beau- coup des Trechus, dont ils offrent les palpes maxillaires, les palpes labiaux et les paraglosses ; notre insecte se rap-^ proche davantage des Bemhidiuin. Il leur ressemble, en effet, par ses palpes maxillaires externes et internes, ses paraglosses droits et assez courts, etc.; mais il s'en dis- tingue par ses sillons frontaux un peu courbes, ses palpes labiaux à dernier article plus allongé^ toutefois, encore étroit et subulé, ses tarses antérieurs simples dans les deux sexes, ses antennes moniliformes , ses mandibules bizarrement modifiées, etc. 222 ANNALES Ce curieux Carabique a été trouvé pour la première fois, à Bordeaux, par MM. Souverbie et Germain. Mon ami, M. Chai'les Lespès, en possède aussi deux individus, qu'il a trouvés à Toulouse, sous de grandes pierres. Grâce à la complaisance de M. Germain, qui a bien voulu m'accompagner, j'ai pu prendre moi-même ce bel insecte, à deux lieues environ de Bordeaux, auprès d'une petite écluse. Ses mœurs sont parfaitement en rapport avec son organisation bizarre-, nous l'avons pris en soulevant des blocs de pierre recouverts de fumier, ou plutôt d'une forte couche de paille en décomposition ; ils vivaient ainsi ca- chés et tranquilles, et couraient cependant très vite, quoi- que privés d'yeux. I. Anillus CjECus. (Tome ix, pi. 13, f. 25). Jacq.-Duv. Annal. Soc. ent. de France, 2" série, t. 9, Bull. p. Lxxin, 1851. opteras, testaceus, parce pubescens-, thorace suhcor- dato, postice fortiter transversim impresso, aiigulis posticis rectisj elytris oblongis^ subparallelis, irregulariter puncta- tis, dorso substriatis, striis postice deletis lateralibus nullis. Mas. Capite majore -, mandihulis supra forlius tubercu- loso-elevatis. Long. 0,0016-0,0022. Larg. 0,0006-0,0007. Entièrement testacé ou un peu roussâtre. Couvert en dessus d'une pubescence fine, rare ou très peu serrée sur la tête et le prothorax, un peu plus dense sur les élytres. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, un peu plus large que long , rétréci en arrière, subcordiforme -, impression transverse antéi'ieure obsolète ou nulle, la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 223 postérieure forte, bien marquée, un peu anguleuse, ligne longitudinale médiane bien distincte -, base coupée carré- ment, fossettes des angles postérieurs confondues avec Timpression transverse, ceux-ci droits ^ assez saillants. Elj'tres peu convexes, en ovale allongé, oblongues, leurs côtés un peu parallèles, irrégulièrement et finement ponc- tuées, leur extrémité, toutefois, à peu près lisse, très lé- gèrement et obsolètement striées-ponctuées en dedans, les deux premières stries seules ordinairement assez distinctes, effacées en arrière, les externes nulles. Pattes testacées. Mâle. Taille plus forte que chez la femelle ; tête plus grande-, prothorax un peu plus large-, mandibules très fortement élevées en dessus, cette élévation un peu com- primée en carène, moins forte et moins distincte dans la femelle. Bordeaux, Toulouse. Note sur le Trechus areolatus. (Bemb. areolatum, Dej.) Cet insecte remarquable ^ décrit pour la première fois par Creutzer, sous le nom de Carabus areolatus, a été placé depuis, par la plupart des auteurs, dans le geni'c Beinbidiurn, par quelques-uns cependant parmi les Tre- chus, d'autres, sous le nom de Bleimis , en ont constitué un genre spécial. J'ai cru utile et opportun à la fin de ma monographie, d'exposer mon opinion et de bien fixer la science sur les principaux caractères de cet insecte. Par leur ensemble, il s'éloigne des Bemhidium, et se rapproche, au contraire, beaucoup des TrccAz/^, parmi lesquels je le place, momentanément du moins. Peut-être devrait-il constituer un genre, mais comme il ne rentre pas dans les Bembidionites, je ne veux point m'occuper 224 ANNALES ici de celle question , et je laisse à ceux qui étudieront les Trechus le soin de le placer convenablement. Comparons ses principaux caractères à ceux des Bein- hiclium et des l'rechus : — Sillons frontaux courbes comme chez ces derniers. — Labre petit, rétréci en ar- rière, fortement échancré en avant (t. ix, pi. 13 24.). — Dent du menton entière (pi. 12. 1 1. a.). — Mâchoires re- courbées, aiguës, fortement, mais peu densément ciliées (pi. 12. 12. c). — Palpes maxillaires externes (pi. 12. 12. a.) de forme remarquable \ leur second article épaissi, renflé en dehors, le troisième ou pénultième épaissi, renflé en dedans, un peu sécuriforme -, le dernier, dans lequel réside une des différences essentielles entre les Bemhidium et les Trechus, est intermédiaire entre ces deux genres , mince, étroit, subulé comme dans les premiers, mais assez allongé^ et se rapprochant par là des seconds, des- quels il me paraît en réalité plus voisin. — Palpes maxil- laires internes de deux articles (pi. 12. 12. h.^, leur se- cond plus court que le précédent. — Languette large, membraneuse (pi. 12. 11. c.)-, paraglosses allongés, li- néaires, ciliés en dedans, un peu courbes, dépassant nota- blement la languette (pi. 12. ll.r.), appartenant par conséquent aux Trechus. — Palpes labiaux (pi. 12. 1 1 . Z».) à pénultième article très renflé, le dernier étroit, subulé, il est vrai, mais assez allongé, comme chez les Trechus. — Tax'ses antérieurs offrant une forte épine courbée sous leur pénultième article, à peu près comme dans les Tre- chus fyJepusJ fuh'escens et Robinii; les deux premiers articles dilatés chez les mâles, le premier triangulaire, le second plutôt obcordiforme, un peu plus saillants en de- dans qu'en dehors. Evidemment rinseclc dont nous venons d'étudier les principaux caractères ne peut être un Bembidiuin. Son DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 225 «ipine sous-tarsienne , qui le rapproche des Aepiis j est surtout fort remarquablcj et je ne sache pas cependant qu'elle ait encore ëte indiquée. La plupart des auteurs layant placé dans le genre objet de notre monographie, je ne crois pas inutile, après cette note, d'en donner la synonymie et la description. Il cor- respond à la deuxième division ou Bleiniis du comte De Jean. Trechus areolatus. l\igw-piceum , depressum, subtiliter pubesccns j thorace cordato , posticc coarctato , anguUs postiers acutiusculis ; elytns elongatisj subparallelis , medio late rufisj punctato- siriatis , striis apicc ohsoletis ,• anten?iis hasi pedibusquc rnfo-testaceù. Carahus areolatus. Creutz. Ent. Vers. p. 115.6. pi. 2. f. 19. 1799. Elaphrus areolatus. Duft. Faun. ii. p. 220. xxxix. 1812. Beinhidium arcolatum. Sturm. Deut. ins. vi. p. 155. .32. 1825. — Dej. Spec. v. p. 37. 2. 1831. — Id. Icon. IV. p. 322. 2. pi. 207. 2. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 270. 1. 1835. — Ramb. Faun. And. i. p. 138. 1. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 123. 1. 1838. — Lucas. Expl. Alg. Art. 4Mivr. p, 78. 214. 1846. —Redt. Faun. Austr. p. 106. 1849. Trechus areolatus. Brul. H. nat. v. Col. 2. p. 178. 4. 1835. Lymnœum areolatum. Steph. Man. p. 52. 385. 1839. Blemus areolatus. Gasteln. H. nat. Col. i. p. 156. 1840. Lymnœum depressum, Steph. 111. n. p. 3. 2. 1829. 226 ANNALES Blemus acuiicoUis. L. Duf. Excurs, eut. p. 28. 121. 1843. Long. 0,0022-0,0026. Larg. 0,0007-0,0008. Corps allongé, déprimé, finement pubescent en dessus, principalement sur les élytres. Tête et prothorax d'un noir-brun. Palpes et labre d'un roux un peu brunâtre. Antennes longues, grêles, d'un brun parfois roussâtre , leurs premiers articles d'un roux-testacé. Prothorax un peu plus large que la tête , peu convexe , presque aussi long que large, rétréci en arrière, cordiforme; impres- sions transverses très peu marquées , ligne longitudinale médiane forte, disque offrant de très petits points peu marqués et quelques rides transverses légères ; base un peu oblique et sinuée au-dessous des angles postérieurs , légèrement rugueuse en dessus , fossettes latérales peu marquées, angles postérieurs aigus, en forme de dent, parfois à peu près droits. Elytres allongées , légèrement ovales, un peu parallèles, déprimées-, près de deux fois larges comme le prothorax à sa base, d'un testacé ferru- gineux, leur base un peu triangulairement, leur extrémité assez largement, et parfois un peu le rebord , d'un bru- nâtre plus ou moins obscur-, stries bien distinctes, légè- rement, mais visiblement ponctuées, un peu effacées vers l'extrémité, ainsi que les externes, les intervalles plans, très subtilement pointillés par suite de leur pubescence; deux petits points enfoncés sur la troisième strie, le pre- mier proche la base , le second un peu après le milieu. Dessous du corps d'un noir-brunâtre. Pattes d'un testacé ordinairement un peu rougeâtre. On trouve cet insecte dans une très grande partie de l'Europe-, en Fiance, principalement dans la partie méri- dionale; Corse, Piémont, Suisse, Allemagne, Autriche, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 227 Portugal , Espagne (Dej.), etc. On le rencontre aussi en Algérie. Je Tai pris très communément sous les pierres, à Toulouse, sur les Lords de la Garonne, et dans les Py- rénées-Orientales, au Lord des torrents. Explication des planches 12' et 13* du tome ix. (Planche 1 2.J Fig. 1. a. Palpe maxillaire externe; h, palpe maxillaire interne; c, mâclioire du B. fasciolatum, Duft. 2. a. Menton et dent médiane; b, palpes laLiaux ; c, languette et les deux para^losses du B. fasciolatum. 3. Menton et dent médiane du B. Jla^ipeSj Lin. 4 et 5. MandiLules, en dessus et dessous du B. fas- ciolatum. 6. Antenne du B. fasciolatum. 7. JamLe antérieure échancrée du B. ustulatum y Lin. (nipestre, Dej.). 8. Tarse antérieur (c?) du B. ustulatum, Lin. 9. LaLre du B. latérale, Samouelle. 10. Labre du B. fasciolatum. \\. a. Menton et dent médiane ; b, palpes labiaux ; 0, languette et paraglosses du Trechus areo- latusj Creutzer. 12. a. Palpe maxillaire externe; b, palpe maxillaire interne ; c, mâchoire du Trechus areolatus. 13. Elytre du B. paludosum, Panz. 14. — du B. striatumj Fabr. 15. — du ^. punctulatum, Drap. 16. — du B. flammulatwn^ Clairv. 228 ANNALES 17. Partie postérieure de Tél^tre du B. ungustatuiHj Dej. 18. Partie postérieure de Télytre du B. hisii'iatuniy Duft. 19. Partie postérieure de Télytre du B. hœmorrhoi- dale, Dej. 20. Tête du B. décorum, Panz. 21. Prothorax du^. varium, Oliv. (type). Fig, 22. 23. — à\x B. Jlammulatum. — du B. çariuni, var. A. 24. — du j5. lamprosj Herbst. 25. — du B. agile, Jacq.-Duv. (Planche 13.J 1. B. tricolor, Fabr., et 1 a, sa taille. 2. B. conforme, Dej., et 2 a, sa taille. 3. B. Erichsoîiii, Jacq.-Duv., et 3 a, sa taille. 4. B. Kusteri, Schaum., et 4 a, sa taille. 5. 6. Elytres du B. pallidipenne, 111. — du ^. Andrece, Fabr. 7. — du B. concinnum, Putz. 8. 9. 10. — du ^. Hispanicum, Dej. Prothorax du B. Hispanicum, Dej. — du B. laticolle, Duft. 11. — • àxx. B. assimile, Gyl. 12. — àvL B. Clarhii, Daws. 13. 14. — du B. paludosum, Panz. — du B, impressum, Fabr. 15. — du B. biguttatum, Fabr. 16. 17. — du B. guttula, Fabr. — du B. glaciale, Heer. 18. 19. Tête du B. lampros, Herbst. — du B. gilvipes, Sturm. 20. — du B. doris, Panz. 21. — du B. assimile, Gyl. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQUE. 229 22, 23 24 25 26 27. 28. 29. 30. 31 Partie postérieure de Télytre du B, scutellare, Germ . Partie postérieure de l'élytre du B, nanum, Gyl. Labre du Trechus areolatus, Creutz. Anillus cœcusj Jacq.-Duv., et 25 a, sa taille. Palpe maxillaire externe de V Anillus cœciis. a. Menton et sa dent médiane j b, palpes labiaux , c , languette et paraglosses de V Anillus ccecus. Mandibule droite de V Anillus ccecus ^ vue en dessous. Mandibule gauche du même, vue en dessus. Labre de ï Anillus cœcus. Antenne du même. TABLE ALPHABÉTIQUE. Les majuscules indiquent les noms de genre. Le signe * les noms de genre adoptés. L'italique les espèces adoptées dans cet ouvrage. Tome. Page. Tome. Page. 'ANILLL'S. X. 220. algiricuni. X, 204. cœcus. X. 222. Alpinum, IX. 560. ambiguum. IX, 496. *Bembidium. Andréa. X. 137. acrocoliuiD. X, 185. Andreae. ix. 488. X. 145. ceneum. X, 176. angustatum. X, 200. œreum. ÎX, 508. angustatum. X. 199. aerosum. IX. Ix^h. aquaiile. IX. 630. affine. X. 111. areolatuD). X. 223, 225. agile. ÏX, 511. argenteolum. IX, 475. albipes. IX, 551. articulatum. IX, 535. albipes. IX. 551. aspericoUe. IX, 516. T Série, Tome ix. I 5 230 ANNALES Tome . Page. Tome Page. assimile. X. 168. curtuium. IX. 498, assimile. X. 167. cyanescens. X. 110. atioviolaceum. !X. 567. Dahlii. IX. 648. azureum. IX. hlG. décorum. IX. 568. bellura. IX. 5Z|5. Dejeanii. X. 167. bifoveoîatuni. IX. U%. deleium. IX. 560, bigutlatum. X, ilU. depressum. X. 108. biguttatum. X. 111. denteUum. X. 173. bipunctatum. IX. IxTo. distinctum. ix. 558. X. 110. biptistiilatum. X. 180. distingiiendam X. 128. bisignatwn. X. 152. dives. IX. 491. bislrialum. X. 205. doris. IX. 529. bisulcalum. X. 189. dromioides. X. 135. brunnicornç. IX. 560. elegans. IX, 476. brannipes. IX. 56^. elongalulum. brunnipes. IX. 553 à 560. elongatam. IX. 546. Bruxellense. X. 130. elongatum. ix. 550. X. 206, callosum. IX. 640. ephippium. X. 156. carahoides. IX. 469. eques. X. 119. eastanipenne. IX. 575. Erichsonii. X. 117. Caacasicum. 9. 513. fasciotatum. % X. 109. celere. ix. 503. fastidiosum. IX. 563. chalcopteruiB. IX. 502. felixianum. IX. 504. chiorophanum. IX. 483. Felmanni. X. 106. Clarkii. X. 170. femoralum. X. 131. coarctatum. IX. 64i. femoratum. x. 130. 132. 138. cœruleum. X. 110. festivum. IX. 467. combustum. IX. 572. p,ammulatum. X. 163. coiuplanatum. X. 115. flavipes. IX. 464. c'oncinnum. X. 139. flîwiatile. X. 142. conforme. X. 116. Fockii. X. 189. cordicolle. IX. 571. foraminosum. IX. 480. crcnatum. IX. 551. formosuin. IX. 644. cribrum. IX. 549. fornicatum. IX. 502. cruciatum. X. 132-138. 1 fulvicoUc. X. 20O sumatile. X. 111. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 231 Tome. Page. Tome. Page. fulvipes. IX. 557. lunatum. X. 148. fumîgatnm. X. 166. luridum. ix. 568. X. 219, fumigatum. X. 161. Lîisitanicum, X. 141. fuscicorne. )X. 566. maculatum. IX. 531. Genei. 3X. 538. Mannerheimii. ix. 620. gibberosum. X. 192. majus. X. 161. 164. gilvipes. IX. 520. marinum. X. 177. glaciale. IX. 510. marllimuo). X. 216. globulum. X. 192. mauritanicum. IX. 497. gracile. IX. 493. Milleri. IX. 569. Grapei. X. 215. modes tum. IX. 555. Grapii. X. 215. monlanutD. IX. 512. Guerinii. X. 190. monticulum. IS. 565. guttula. X. 179. nanutn. X. 202. guttula. X. 179480. nebulosum. IX. 471. hœmorrhoidale. X. 193. nigricoUe. X. 138. Bastii. X. 102. nigrîcorne. IX. 507. Hispanicum. X. 136. nigropiceum. X. 211. kumerale. IX. hhh. nilidulam. IX. 559. hypocrita. IX. 518. ISormannum, IX. 522. impressum. IX. hll. Numidicum. X. 190. inornatum. X. 203. oblongum. X. 127. Kollari. IX. 521. obliquum. X. 167. Kolstromii. X. lOZi. obtusum. X. 182. Kusteri. IX. 489. obscurum. X. 130. laetum. IX. 491. obsoletuni. X. 122. LaferteL IX. 574. olivaceum. X. 104. lampros. IX. 503. orichalcicum. IX. 501-880. latérale. X. 213. pallidipenne. IX. 487. latérale. IX. 540. pallidipenne. X. 156. laticoUe. X. 154. pallipes. IX. 468. Leachii. X. 214. paludosum. IX. 473. lepidum. IX- 517. parvuium. X. 201. littorale. X. 144. perplexum. IX. 669. Lucasiu X. 197. Pfeiffii. X. 102. 232 ANNALES foiue. Page. Tome. Page picipes. u /i70-559. rupcstre. X, 130-144. planipenne. X, 107. Sablbergii. IX. 564. prœiistum. IX. 576. saxatUe. X. 125, prusinumo X. 104. scapulare. X. 121. pulcliellum. ÎX. 497. SchuppeUi. IX. 619. pulchrum. IXo 545, sculellare. X. 209. pulicarium. X. 201. Sîculum. IX. 567. pallum. X. 199. signatipenne. X. 151. pumilio. X. 185. silaceum. X. 190. puncticolle. IX. 547. speculare. IX. 538, ■punciiilatum. IX. 483. splendidum. IX. 500. piisillum. IX. 525. stomoides. ÎX. 553. pusillum. ÎX. 525. striatum. IX. 479 pygmœum. IX. 501. sttiatum. IX. 483. pyginaeum. i\. 501 , 504. Sltirmii. IX. 532 pyraneum. IX. 512. sulcatu'.ura. X. 211, (juadriguttatum. IXo 537. tenellum. ÎX. 527, quadrimaculatum. IX. 542. terminale. IX. 153 quadriplagiatunu IX. 534. testaceura. X. 121. qiiadriplagialum. X. 216. tibiale. X. 111. 'Iiiadripiisluiatiim. IX. 541. tinctiim. X. 164. quadrîsignalnm. X. 195. tricot or. X. 120. quadristriatum. X. 203. undulaluiD. X. 164. (juinqueslriatum. X. 185. astidatiim. X. 143, rectangiUiwi. X. 184. usliilaUim. X. 158. 160 161 rbœlicum. IX. 612. usliim. X. 150, riparium. X. 180. vaiiabile. IX. 490 lipicola. X. 121, varium. X. 159. rivulare. IX. 622, velox. IX. 505. rufescens. X. 187, venustulum= IX. 500. ruficolle. IX. 486. versicolor. IX. 515 ruOcornis, IX. 553. vicinum. X. 178, rufipes. IX. 552. \ircns. X. 102, ruûpes. IX, 559, Vitlneraium. X, 175. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 233 Tome. Page. Tome. Page. Blemus. littoralis. X. 138.-144. aculicollls. X. 226. niinutus. IX. 529. areolatus. X. 225. luodestus. nigropiceutn. IX. 556. X. 211. Bupreste (Le). nitidulum. !.x. 559. A quatre points enfoncés, u . 403. orichalcicus. IX. 501. Bronzé à deux points enfon- orichalceus. IX. 501. •ces. IX. 474. pulclielius. IX, 504-544. Quadrille à corselet rond et étuis striés. X. 132 .-14o. pygmaeus. IX. 502-50i. quadriguUatus. IX. 538-541. BUPRESTIS. quadrimaculatus. IX. 563. chlorocephalotes mas. IX. 538. riparius. X. 174-180. chlorocephalotes femina. x 132. ruflpes. IX. 504. irapressus. IX. UGh. rupesiris. X. 144. speculifer. IX. U7li. semipunclatus. X. 160. slagnorum. IX. un. Sturmii. IX. 532. uslulatus. x. 13-2 -iw. subgiobosus. Iricolor. IX. 535-543. X. 121. Carabus. Iristis. X. 203. acutas. IX. 50^. uslulatus. X. 110, 144, 158, André*. X. 137. 159. 161. aquaiicus. IX. 529. ustus. X. 150. areolaïus. X. 22c. varius. X. 160,161. articulatus. IX. 535. veiox. IX. 497. bigultalus. X. 174. vcrbasci. X, 186. bipunclatus. IX. 493. celer. IX. 503. CiCINDELA chatcus. IX. 483. caraboïdes. IX. 469. cursor. X. 125. flavipes. IX. 464. decorus. IX. 56S. quadrimaculata. IX. 543. doiis. IX. 529. rnpestris. X. 144. ephippîuou X. 156. striala. IX. 480. tlavipes. IX. 464. guitula X. 180. ClLLEM'M irapressus. IX. 478. latérale. X. 214. lampros. IX. 503. minimum. X. 206. TU ANNALES Tome . Pasc. Tome . Page. CiLLENUa. picipcs. iX. 470. lateralis. X. 214. pictus. IX. 532, prasium. X. 104. Dromius. pumilio. X. 185. micros. X. 206. pygmœus. IX. 504. quadriguttatirs. IX. 538, Elaphrus. quadrimaculatus. IX. 543. aquatilis. ÎX. 530. quadrisigiiatus. X. 195. areolatus. X. 225. ruficollis. IX. 486. articulatus. IX. 535. rufipes. IX. 552. bigutiatus. X. 174, rupeslris. X. 182. bipunctatus. ÎX. 480 ,493. siriaîus. ix, 478, 480 , 483. bistriatus. X. 206. Stuiniii. X. 161. caraboides. JX. 470. testaceus. X. 121. decoratus. IX. 548. tibialis. X. 111. decorus. IX. 568. tricolor. X. 119. doris. ix. 525 .-529. ustulalus. X. 159, 161, 164. fasciolatus. X. 110. flammulatus. X. 160. Leia. flavipes. rx. 464. bisulcala. X. 2ia. fumigatus. X. 166. guttula. X. 180. Leja. irapressus. IX. 477. Caucasica. IX. 514. iaticollis. X. 154. mœotica. bttoralis. IX, 474. plumbea. IX. 507, lunatus. X. 149. iuridus. X. 219. LOPHA. minimus. X, 203. assimilis. IX. 529. niinutus. IX. 529. Clarkii. X. 170. raodestus. IX. 556. doris. X. 168. Hebulosus. IX. 471. baemorrhoidalis. X. 168. ericbalciciis. IX. 480. 501. minima. IX. 526. pallidipennis. IX. 488. nana. IX. 526. pallipes. IX. 468. nigra. IX. 520. paludosas» IX. 473. pœcila. IX. 535. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 235 Tome. Page. Tome, Page. puichella. IX. 50Zi. PfiRlPHUS. pulicaria. X. 201. aspericollis. IX. 517, pusilla. IX. 522. quadriguUata. IX. 538. Peryphds. quadriraaculata. IX. 5^3. affinis. IX. 560. Speiicii. X. 168. agilis. IX. 568. albipes. IX. 553. Lymnobtjm. atrocœruleus. X. 110. areolatam. X. 225. bisignatns. X. 152, depressum. X. 225. cœruleus. X. 110. nigropiceum. X. 211. combustus. IX. 573, concinnus. X, 139. NOTAPHUS. cruciatus. X. 138. bifasciatus. X, 160. decorus. IX. 553. castanopterus. X. 169. depressus. X. 108. epbippium. X. 156. elegans. X. 126. futnigalus. X. 161. eneraerjthrus. X. 111, nebulosus. X. 160. eques. X. 119. obliquus. X. 160. Felmanni. X. 107, stictus. X. 160. femoratus. X. 132. undulalus. X. 16Zi. fulvipes. IX. 558. ustulatus. X, 160. Leachii. X. lOZi. littoraljs. X. 1^^. OCYDROMUS. lunaïus. X. Ili9. maritimus. X. 1^0. ilammulatus. X. im. monticulus. IX. 566, modestus. IX. 556. neglectus. X. 122. OCYS. - nilidulus. IX. 559. olivaceus. X. 10^. curreus. X. 185. melanocephakis. X. 187. quadrimaculatus. ix. 543. îempestivus. X. 187. rufipes. rupicola. IX. X. 560, lUh. savaiilis. X. 125. Omala. tclraspilotus. X. 1/j5. quadriplagiata. IX. 53/1. libiali?. X. m. 236 ANI VALES Tome. Page. Tome. Page tricolor. X. 121. pallipe$. IX. 468. ustus. X. 149. properam. IX. 504. viridireneus. X. 111. oricbalcium. IX. 505. slriatus. IX. 483. Philochthes. celer. IX. 50Zt. Tachys. doris. IX, 529. anomaîa. X. 197. pusilius. IX. 526. binctatus. X. 180. bistriata. X. 206. PHlLOCHXnUS. caspia. diabrachys. X. X. 206. 197. aeneus. X. 177. dimediata. X. 219. bjguttatus, X. 175. dimidiata. X. 219. fuscipes. X. 175. graciiis. X. 183 guttula. X. 17Zi, 180. haemorrhoidalis. X. 193, hœmorrhoup. X. 180. imcaunis. X. 183 subfenestratus. X. 175. inaequalis. X. 197. marilimus. X. 206 Tachis. minutissimus. X. 206 rufescenso X. 187. obtusus. pusilius. X. X. 183 183 quadrisignata. X. 197 Tachypus. rufescens. X. 187. acutus. Andrese. IX. )X. 504. Zi88. scutellaris. Yittatus. X. X. 209. 180 bipunctatus. celer. IX. IX. Zi93. 504. Tr.ECiius. X. 225 chalceus. IX. 604. areolatus. X. 223, 225. chlorophanus. IC. 484. latipenne. X. 190 flavipes. IX. 465. platypterus. X. 189 pallidipennis. IX. 488. scutellaris. X. 209 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGlQUE. 237 NOTE POUR SERVIR A L'HISTOIRE DES CARABES D'ESPAGNE ET DU PORTUGAL, ET REMARQUES SUR QUELQUES ESPÈCES DU NORD DE L'AFRIQUE. Par M. A. DEYROLLE. (Séance du 24 Mars 1852.) En dtudiant plusieurs Carabes du Portugal, recueillis il y a quelques années, par M. Egesippe Duval , et que ce docteur a eu Tobligeance de m'envoyer rëcemmeut, je m'aperçus que Tun d'eux dtait nouveau, et que des exenv plaires du C. Egesippi différaient assez notablement de celui qui avait servi de type à la description que M. le marquis de la Ferté avait donne'e de cette espèce, dans nos Annales, année 1847. Cette étude me fit faire encore des remarques sur d'autres espèces d'Espagne et d'Afri- que -, je soumets le résultat de mes observations à mes collègues de la Société entomologique , en les priant de l'accueillir avec indulgence. Passant en revue les différentes espèces propres à la Péninsule qui ont déjà été publiées, tant dans le Species des Carabiques de Dejean, que dans le Magasin de Zoo- logie de M. Guérin et dans nos Annales, j'indique la place que chacune de ces dernières doit occuper dans la série établie par Dejean. Les divisions indiquées par' cet 238 AJNNALES auteur ont cependant, je dois le reconnaître , rinconve» nient d'éloigner quelquefois des espèces ayant entre elles les plus grands rapports; mais quel que soit Tordre dans lequel on les range, il est impossible qu il en soit autre- ment, le nombre de celles connues, déjà si considérable aujourd'hui^ s'augmentant encore chaque jour du produit de nouvelles recherches. Solier, de qui les utiles travaux sur Tentomologie ren- dent la perte récente doublement regrettable , avait pro- posé (1) un nouvel «n-angement de la famille des Cara- biens de M. Brullé, et la création de plusieurs coupes nouvelles, aux dépens du genre Carabus\ mais, comme il en convient lui-même, il ne possédait pas assez de uiaté- riaux pour que son travail put élre complet, et ce n'est que comme de simples essais qu'il proposait ces divisions. Toutefois ce mémoire pourra être très utilement consulté par l'entomologiste qui s'occupera d'un remaniement du genre \ mais tel n'est pas l'objet de cette note. Il est fâcheux que M. Gaubil, daps son catalogue des Coléoptères d'Europe et d'Algérie, n'ait pas tenu compte des rapports indiqués par les auteurs des espèces publiées en dehors du Species de Dejean , et les ait souvent fort éloignées de leur véritable place. Je donne quelques dessins au trait, particulièrement des espèces qui n'ont pas encore été figurées. 1. Carabus DuFOURii, Dej. Spec. tom. 5. p. 541. Habite : L'Espagne méridionale, et aussi les environs de Tanger, selon Dejean. (1) Siudii Entomologici. Turin, 18i8, tome premier, page ^9. DE LA SOCIÉTÉ FNTOMOLOGIQUE. 230 2. Carabus Guadarramus , De la Ferte. Ann, de la Soc. eut, de France, 2'' se'rie, tora. 5, 1847, p. 445. (PI. v, f.l.) C'est par erreur que M.Gaubil a e'crit Guadammanus, et place cette espèce entre C. macrocephalus et C. Lusita- nicus\ je soupçonne qu'il aura reçu sous ce nom le C. helluo, qui vient aussi de la Sierra de Guadarrama -, Tes- pèce de M. de la Ferté doit suivre le C. catenulatus , comme l'indique sa description. Rapporte'e d'abord par M. Ghiiiani-, elle m'a élé envoyée ensuite, ainsi qu'à plusieurs de nos collègues, par le savant professeur, direc- teur du Musée de Madrid, M. M. P. Graells. 3. Carabus ERRANS, Gory. Rev. Zool. 1839, p. 326. (PI. V, f. 2.) Ohlongo-ovatus , subdepressus, supra Tiigw-cyaiieus tho- racis clytrorumque margiite violaceOj elylris antice pamm rotundatis, valde crenato striatis, punctisque impressis, vel ohlongis triplici série elevatis. Gory. Long, 21 à 24 , larg. 9 à 10 miU. Les stries des ëlytres de celte espèce sont beaucoup plus nombreuses que ne semble l'indiquer la description de M. Gory. Cet auteur dit que les trois lignes de points enfoncés sont placées sur les quatrième, buitième et douzième intervalles*, tandis que dans tous les exemplaires que j'ai observés , elles se trouvent sur les sixième, qua- torzième et vingt-deuxième. Je possède une variété dont les intervalles des stries sont alternativement plus élevés, c'est sans doute sur un exemplaire semblable que cette description aura été faite, et alors elle serait vraie, en ne tenant pas compte des 240 ANNALES petits intervalles oblit^re's , peut-être même étaient-ils complètement effacés sur celui de M. Gory. M. Gaubil place cette espèce enti-e C. Herhstil et C. cate?7ulatus , et lui donne à tort la Croatie pour patrie. Elle a été découverte, par mon frère Narcisse Deyrolle, dans le nord de TEspagne, et doit suivre immédiatement la précédente. 4. Garabus Steuarth. (PI. V, f. 3.) Oblongo-ovatiis , subdepressus , thomce nigro-œîico sub- quadrato ^margine çiolaceo •, elytris antice parum rotundatis, subopacis, margine viridi ohscuro , reticulato-striaiis j in- lerslitiis rugulosis, punctis impressis triplici série suhiitidii. Long. 21 à 24, larg. 9 à 1 1 mill. Cette nouvelle espèce a beaucoup de rapports avec les deux précédentes, dont elle est cependant facile à distin- guer. La tète est plus allongée, rugueuse entre les yeux -, elle offre deux fortes impressions longitudinales entre les antennes, séparées par un intervalle relevé et lisse. Les palpes ne présentent rien de remarquable -, les antennes sont plus grêles que celles du C catenidatus. Le corselet est large, un peu échancré antérieurement, ses côtés sont presque parallèles et assez relevés. Les angles postérieurs sont prolongés en arrière et forment une pointe aiguë -, il est sensiblement ponctué, surtout posté- rieurement, où les points deviennent plus gros et con- fluents, ce qui le fait paraître un peu rugueux ; la ligne longitudinale est assez bien indiquée, surtout au milieu, où elle forme quelquefois une fossette. Il est noir, avec les bords latéraux largement violacés. Les élytrcs sont d'un noir légèrement bronzé et terne, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 24 î plus clair et verilâtre sur les bords late'raux. Elles sont très ddprime'es, peu arrondies antérieurement, faiLlement élargies sur les côtés et à peine sinuées vers Textrémité. Elles sont couvertes de stries irrégulières, finement cré- nelées, ayant leurs intervalles formés de très petits tuber- cules disposés en séries longitudinales, deux de ces séries sur cbacune d'elles sont un peu plus élevées ; elles ont, en outre, trois lignes de tubercules oblongs, séparés par des points enfoncés, dont le fond est verdâtre et un peu brillant. Le dessous du corps et les pattes sont noirs, assez bril- lants. Cette intéressante espèce a été découverte par M. le docteur Egésippe Duval, sous les mousses et les pierres, dans uu petit bois défriché des environs d'Oporto en Portugal, vers les mois de février et mars, exposition, nord. Je la dédie à un excellent ami, comme un faible témoignage de mon bien sincère attachement. 5. Carabl's Deyrollei , Gory. Rev. Zool. 1839, p. 327. — Chevrolat, Rev. Zool. 1840, p. 8. (PL v, f. 4.) Niger supra viridis vel cyaneis , vcl cupreus, thoracc antice posticee^uc profimde emarginato, transversim rugosoj anglais posiicis productis intusque ohliquis forma thoracis ut in C. Italico et in C. scabriusculo j elylris paraUeliter oblongo-ovatis j duodccim lineis elevatis , subcrcnatis , triplici série dispositis ^ inierstitiis ordinatim minuteque punctatis ,• serichus tripartito interjectis linea clevata , sœpc interrupta, punctorum impressum. Chevrolat. Long. 13 à 14, larg. 6à 6 1/2 mill. M. Gory compare cette espèce au C. arveJisis, avec lequel elle n'a de commun que la taille. M. Chevrolat la 242 ANNALES place près du C. Linnei. Je n'ai pu me de'cider à Téloigaer des précédentes, avec lesquelles elle a la plus grande ana- logie par la forme ge'nërale, surtout aussi à cause de son corselet à angles poste'rieurs très prolongés : elle a d'ail- leurs tout ce qu il faut pour entrer dans la troisième divi- sion des Carabes de Dejean, et je regrette que la structure des éljtres m'oblige d'en éloigner le C. Ghîlianu., qui en est aussi très voisin pour la forme de son corselet et de ses éljtres. Quoique le bleu soit la couleur dominante de cette espèce, elle offre sous ce rapport beaucoup de variations, les principales sont le vert métallique brillant et le rouge- cuivreux. La forme du corselet est aussi assez variable, la fig. 4, pi. V, représente le type ordinaire, et la fig, 4 a une des variétés. Cette espèce babite à peu près les mêmes localités que le 6". errans, et a été découverte par le même voyageur, auquel elle a été dédiée. 6. Carabos Castillanus, Dej. Spec. u. 87. 41. Je n'ai pas vu cette espèce en nature, je pense qu'elle n'est connue jusqu à ce jour que par le seul exemplaire découvert par le comte Dejean, dans la province de Sala- manque, en Espagne. 7. Carâbus macrocephalus, Dej. Sp. n. 88. 42. La connaissance de cette espèce ne repose également que sur un seul exemplaire , découvert par l'auteur du Species desCarabiques, dans les Asturies, eu Espagne. DE LA SOCIEIÉ ENTOMOLOGIQUE. 243 8. Carabus Cantabricus, (RamLur) Cheviolat. Rev. Zool. 1840, p. 9. (PI. VI, f. 1.) Niger suhnitidus, capite magno , postice latc, com^exo, teinote rimosoj inandihidis çalidis, productis, tiitidis, piinc- tidatis, ultimo articido palpojwn apice piceo ; thorace suh- quadratOf laiescente laterihus anticis , margine reflexo et violaceo, antice suhangidoso posticei/ue recte et profunde emargmato, angulis posticis sut longisj, intus oblicfids, liiiea dorsali intégra, siipva subpunctatOj punctis rimcejbrrnibus, undulatim scabrosoj elytris ovatis, convexis, ultra médium modicc latioribusj margine violaceis, in singulo coleoptro circiter viginii sex costis (tribus punctoium impressis) Chevrolat. Long. 24 à 31, larg. 9 à 12 milL M. Gaubil n'a pas remarqué que l'auteur dit : il doit faire partie de la quatrième division de M. le comte Dejean, et avoisiner le C . helluo, et que M. de la Ferlé, dans les Annales de la Société entomologique de France, 2'' série, tom. 5, 1847, en décrivant le C. Egesippii, fait observer que les Carabes de la quatrième division se sub- divisent eux-mêmes en deux groupes ; ceux à forme al- longée, tels que le macrocephalus et le Cantabricus, et ceux à forme courte et bombée, etc. Cette espèce, qui avait été découverte, pour la pre- mière fois, par M. le docteur Rambur, en Biscaye, a été retrouvée plus tard par M. Narcisse DeyroDe, dans les montagnes de la Galice. 9. Carabus Egesippii, de la Ferté. Ann. de la Soc. ent., 2^ série, tom. 5, 1847, p. 450. (PI. vi, f. 2,) Oblongo-ovaius, convexus, supra niger, thorace et ely^ trorum margine violaceo rel virescente, capite crasso; elytris 244 ANNALES lineato striatis, lineis iinparihus cvidentiorihus , inlerstiliis punctulatis, punctis impressis , triplici série. De la Ferté. Long. 25 à 29, larg. 10 à 12 mill. Cette espèce est très exactement de'crite par Fauteur, auquel je n avais pu communiquer que la seule femelle que je possédasse alors-, maintenant que, grâce à Tobli- geance de M. le docteur Egésippe Duval, ma collection s'est enrichie d'un mâle et d'une femelle en meilleur état de conservation, je vais signaler les différences qu'ils pré- sentent : La couleur , dans les individus frais , est le noir- bleuâtre, avec les bords du corselet et des élytres d'un bleu-violet assez brillant. Le mâle, au moins celui que je possède, est plus petit que la femelle, son corselet est plus rétréci postérieurement, ce qui le fait paraître plus élargi dans son milieu, ses élytres sont moins convexes que celles de la femelle, moins régulièrement ovales, leurs côtés sont moins élargis et plus parallèles. Les lignes élevées dont elles sont couvertes sont plus nombreuses, c'est-à-dire que ce qui semble le fond des stries dans la femelle, s'élève au niveau des intervalles, qui sont eux- mêmes moins élevés ; toutes ces lignes sont très inter- rompues, ce qui fait paraître les élytres un peu réticulées. M. de la Ferté fait cette remarque, que ce Carabe, plus allongé que ceux du second groupe de la quatrième divi- sion, et plus bombé que ceux du premier, établit entre ces deux subdivisions une transition naturelle. Cette espèce, m'écrit M. E. Duval, se trouve aux envi- rons d'Oporto (Portugal), en févi'ier et mars, sous les pierres, dans les champs qui avoisinent les dunes, parti- culièrement dans la partie ouest \ c'est seulementles jours de grande pluie que je l'ai rencontrée, quoique fort rare- ment, et jamais lorsque le soleil était à l'horizon. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 245 ÎO. CaraBus Lusitanicxis, Fabr. Dej. Spec. tom. 2, p. 89. C. Schaumii, Gaubil. Cat. des Colëop. d'Europe et d'Algérie, p. 17, sp. 53. b. Habite le Portugal, particulièrement les environs de Lisbonne. il. Carabus ANT1QUUS, Dej . Spcc. tom. 2, p. 91. C. Lusitanicus, Gaubil. Cat. p. 17, sp. 53. Je ne sais ce qui a engagé M. Gaubil à rapporter cette eSpèce au Lusitaniens, plutôt que la précédente', connue SOUS ce nom dans toutes les collections, Tune et Tautre présentant, d^ailleurs, les mêmes différences de coloration avec la description de Fabricius, qui dit tolus niger, mais pouvant très bien s'y rapporter pour le reste. Je pense, avecDejean, que c'est plutôt l'espèce du Portugal qu'il faut regarder comme le Lusitaniens de cet auteur, il y a au moins identité de provenance, et une sorte de consécra- tion dans l'adoption de cette manière de voir par presque lous les entomologistes qui, depuis, se sont occupés de Carabiques. Le changement proposé par M, Gaubil ne me semble donc nullement justifié. Dejean a décrit le C. atUiquus sur un exemplaire qui lui avait été donné par M. Dupont, comme venant d'Es- pagne. M. Reiche a eu la bonté de me communiquer un insecte de sa colle(?tion, qu'il rapporte à cette espèce, re- cueilli aux environs de Ba|dajoz par M. Ghiliani. M. de la Ferté a omis de la citer parmi celles rapportées par cet habile voyageur, ignorant sans doute qu'un exemplaire était échu en partagea notre savant collègue. 2* Séries tome x. 16 •246 AIN'NALES 12. Carabus latus, Dej. Sp. ii. 92. Trouvée par Dejean dans TEstramadure espagnole , cette espèce a été' retrouvée depuis, en petit nomliie, par M. Gliiliani, dans la Sierra de Guadarrama, et elle com- mence à se répandre dans nos collections, grâce aux en- vois du professeur, M. P. Graells, de Madrid. Gomme elle est voisine du C. helluo, elle est quelquefois confondue avec cette espèce. l3. Carabus coaiplanatus, Dej. Spec. ii. 93. C'est avec doute que Dejean a admis cette espèce donl il n'avait trouvé qu'un seul individu mâle , près de Cas- troxeris, petite ville des environs de Burgos. Ce serait aussi mon avis de ne la considérer que comme variété du C. helluo , si les exemplaires reçus de M. (jraèlls, que M. Reiche et moi nous considérons comme le C. compla- natus, sont identiques avec le type que je ne connais pas. M. de la Ferté, qui le possède , pourra faire cesser nos incertitudes à cet égard. 14. Carabus brevis, Dej. Sp. n, 93. — De la Ferté, An. Soc. ent., 2" série, tom. 5, 1847; p. 448. Dejean avait trouvé cette espèce près d'Avila, en Es- pagne, M. Ghiliani en a rapporté quel([ues exemplaires de son voyage, et M. Pieiclie en possètle un qui aurait été trouvé à TEscurial, si l'indication qu'il portait dans la collection de feu le général Feisthamel était exacte. 15. Carabus helluo, Dej. Sp. n. 94. Cette espèce était à peine connue, jusqu'à l'époque du voyage de M. Ghiliani, depuis elle s'est répandue dans DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 247 la plupart des collections par les cavois de M. Graèlls, tjui Ta prise abondamment dans la Sierra de Guadar- rama . 16. Garabus Celtibericus, Dej. Sp. n. 97. Habite principalement les environs de Lisbonne, où il ■est très abondant. 17. Carabus BoETicus. — C Barbants, Dej. Sp. ii. 98. V. 535. p. 535 (1). (PI. VI, f. 4.) Elongato-ouatus, niger, thovacis elyiroruwque margine fugro-viridis j thorace subrugoso, (juadrato ; elytris oblongo- (1) Carabus rugosus, Fabr. Sysr. Eleut. t. 1. p. 176. Ici. Eut. Syst. f. 1. p. 130. — Barbarus, Dej. Sp. ii. 98. (P). vi. f. 3.) Elongato-ovalus, niger, thoracis elylrorwnque margine sub- vioUiceo; thorace subrugoso, quadrato; elytris antice panim rotundatis, depressis postice convexis, lineis duabus punctisqne oblongis triplici série elevatis, intersitliis rugosis. Long. 28 à 32 mill.; larg. 11 à 13 mili. Je pense, avec M. Gaubil, que celte espèce est bien ie C. rugosus de Fabricius, quoique cet auteur ne fasse pas mention de la couleur violette qui borde le corselet et les élylres. Celle-ci vient du Maroc, et elle est plus répandue dans les col- lections que le C. Bceticus. Carabus Lijcasii, Gaubil. Cat. des Coléop. d'Europe et d'Algérie, 18Z»9, p. 16, sp. Zj. C. rugosus, Luras. Insecl. d'Algérie, l. 2, p. 36 et 88, pi. 5, f. 6. {PI. VI, f. 6.) Ovutus niger , thoracis eitjtrorumque margine cupreo vio- Uiceo; thorace rotundato ; elytris oblongo-ovatis, dense aspe- 248 ANNALES ovalisj depressis, lineis duahus punctisquc ohlorigis triplici série subeleçatis, interstitiis rugosis. Long. 26 à 30, larg. 10 à 12 mill. Cette espèce avait élé réunie par Dejean à son C. Bai- bnrus\ il me semble cependant qu'elle doit en être sdparée. Ses élytres ont une forme parfaitement distincte qui la fait aise'nient reconnaître-, elles sont plus réguliè- rement ovales, avec les angles huméraux plus arrondis ; vues de profil surtout, leur convexité présente un arc de cercle presque régulier et très ouvert, tandis qu'elles sont déprimées antérieurement, et très convexes au tiers pos- ratis tubercuUs oblongis triplici série dispositis, etintersepunctts impressis violaceisque separatis. Long. 27; larg. 10 li2 mill. Cette espèce est voisine du C. Faminii de Dejean , dont elle se dislingue par plusieurs caractères assez importants. Elle est un peu plus grande, à en juger par le seul exemplaire mâle que j'ai sous les yeux. Le corselet et les élytres sont bordés de violet assez brillant. La tète et le corselet ne présentent pas de différence sensible dans leur forme; mais les élytres sont relativement plus allongées, et ont les côtés moins arrondis et plus parallèles. Elles ont chacune quatribus. Cet insecte, qui faisait partie de la collection de Lcach, est maintenant au Musée britannique, où il porte le nom •250 ANNALES. de C Uneatus, je Ten crois cependant distinct. Le corselet est d'un rouge-doré brillant, assez allongé et corditorme. Les éljtres sont fortement dilatées au-delà du milieu, ce qui les fait paraître antérieurement plus rétrécies que dans les autres espèces de la même division -, elles ont le bord extérieur légèrement cuivreux. Les trois côtes noires sont peu saillantes, et Textérieure est effacée avant la base-, elles se réunissent vers Textrémité, où Ton remarque sur chacune d'elles quelques points enfoncés, les intervalles entre ces côtes sont presque entièrement lisses. Tout le dessous du corps et la base des antennes sont noirs. Je suppose que Texemplaire est une femelle, quoiqu'il soit dépourvu de ses tarses antérieurs. Je propose pour cette espèce le nom de M. Adam White, conservateur au Musée britannique^ qui m'a tou- jours montré, avec un bienveillant empressement, les richesses entomologiques placées sous son intelligente direction. J'ai reçu de M. Graélls, ainsi que plusieurs entomolo- gistes, sous le nom de C. lineatus , un insecte de la pro- vince de Guipuzcoa, en Espagne, qui n'est autre qu'une variété du C. splendens, sur les élytres duquel on remar- que trois lignes noirâtres un peuélevéesj plus ou moins marquées •, la même variété se retrouve aussi quelquefois aux Pyrénées, et M. Reiclie possède dans sa collection tous les passages entre elle et le type de l'espèce, il m'a montré aussi des exemplaires ayant les élytres ponctuées, {)rt'sque rugueuses dans quelques-uns. '20. Carabus LATEr.ALis, Chev. Rev. Zool., 1840, p. 10- (.Pl. V, f. 5.) Infranigm nilidus, capitc aiirato j thorace cereo nitente, nigrjrnnfr, in rlorxo auiice. cl mavginihiis ^ refJcxo Interihii': DE LA SOCIETE EiNTOMOLOGIQUE. 251 posticis, riinoso transversim , foveis duabus basalibus, in parte antica ùnpressissimis et linea dorsali sat approxi- matisj elytris elongatis, modice convexis viridi obscurisy ad marginem auro splendidunij limbo exteriori reflexo nigro, singido coleoptro Hneis tribus nigris apice conj'unctis, interstitiis granulato-piwctis. Chevrolat. Long. 24 à 28, larg. 9 à 10 l/2milL Cette espèce est due aux recherches de M. Narcisse DeyroUe, qui Va prise en Galice, sur la Sierra de Tran- queraj en Espagne. M. Gauhil n'a sans doute pas vu la description de cette espèce, puisqu'il la place entre le C. Cantabricus et le C. i>iolaceuSj et qu'il l'indique, avec doute, comme venant d'Espagne. Elle devra se placer entre le C- ffhitii et le C. Solieri. 21 . Carabus GàLLiEciANus, Chcv. Rcv. Zool. 1840, p. 11 . c. Galicianus, Gory. Rev. Zool. 1839, p. 308. (PJ. v, f. 6.) Niger opacus, injra can>ineis, tliorace subquadrato late- ribus anticis latiore supra granulato\ linea dorsali intégra; elytris elongato-ovatis, planiusculis j singulo coleoptro costis sex, alternis fère obsoletis, interstitiis granidatis •, pe- dibus et geniculis nigris, femoribus rubris ; vel nibro fuscis, in mcdianis seriebus tribus punctorum et in posticis série unica. Chevrolat. Long. 22 à 26, larg. 8 à 9 mill. Cette espèce est due aussi aux recherches de M. Nar- cisse Deyrolle, qui l'a découverte en Galice, pendant les mois de mai et juin l8^9. Ello se place près du C. melan- colichus. 252 AiNJNALES 22. Carabus Ghilianu, DelaFerté. Aan. delà Soc. enf. 2^ série, lom. 5, 1847, p. 447. (PI. vi, f. 5.) Je place cette espèce^ comme M. de la Ferté, dans la douzième division, mais je la rapproche plutôt du C. gemmatus que du C. Linnei. M. Gaubiî se trompe lorsqu'il fait venir cet insecte du Portugal, c'est bien d'Espagne qu'il a été rapporté par M. Ghiliani, auquel il est dédié. 23. Carabus LuczOTii , Laporte de Castelnau. Ann. de la Soc. eut. lom. 1". 1832. p. 393. — Id. Etudes eut. p. 88. — Id. Hist. nat. des Anim, articulés. Ins. tom. I.pl. 9. f. 9. Je ne connais pas cette espèce, que M. Laporte de Castelnau a décrit deux fois d'une façon très incomplète, et qui est assez mal figurée dans son Histoire des Ani- maux articulés i il dit qu'elle rentre dans la quatrième division, cependant, à en juger par la figure, on serait plutôt tenté de la placer près du 6\ Faminii, dont elle a la forme. Elle vient d'Espagne. 24. Carabus cordatus, Sturm, Cat. der Kaefer Saml. 1843. Cette espèce, qui n'a pas été décrite, m'est tout à fait inconnue. Elle est indiquée comme d'Espagne, dans le catalogue de Sturm et dans celui de M. Gaubil. Je ne terminerai pas cette notice sans remercier MM. Fairmaire, Guérin-Méneville , Lucas et Reiche , pour leurs obligeantes communications et les renseigne- ments qu'ils ont bien voulu me donner. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCrlQUE. 253 DESCRIPTION DE DEUX BUPRESTIDES NOUVEAUX. Par M MURRAY. (Séance du 23 Avril 1851.) Stigmodère. Stigmodera, Solier. S. sanglante. S. cruentata, Murray. (PL 4, N°I, %. I.) S. JSigro-ceneaj margine thoracis Jlava tesiacea } elytris cruentaiisj hasi flava testacea , etiamsi hasalc portion e su- titrœ et marginis. Long. 22 milL-, larg. 8 milL Noir-bronzé. La tête noir-bronzé , les yeux d'un inarron-brun. La tête et le corselet finement ponctués, le corselet noir-bronzé, avec les bords en dessus et en dessous jaunâtres. Les élytres sont d'un sanguin sombre, devenant à rextrémité d'un sanguin-rouge. La base et les deux tiers des bords des élytres , ainsi que leur suture, jaunâtres. Les élytres fortement striées, et présentant dix ou douze stries irrégulièrement ponctuées. Les intervalles lisses, finement et rarement pointillés. L'écusson noir-bronzé. Le dessous du corps et les jambes, d'un noir-bronzé, excepté une petite tache oblongue jaunâtre^ transversa- lement placée au bord du postpectus. Cette espèce m'a été envoyée d'Adélaïde, en Aus- Iralle. 254 AiMXALES Temognatiie. Teino^nat/ia, Solier. T. à trois bandes. T. tn'fascîala, Murr.'iy. (PI. 4, N-I, %. -2.) T. Capite et thoracc. nigro-œneis\ elytris punctato striatis, f lavis j apice sanguin ea, tribus fasciis nigris , irregularibus, Iransversis. Infra flava. Long. 3 cent. 7 milL^ larg. 12 à 14 mill. La tête, le corselet, et l'écusson, d'un noir-hronze. Les antennes et les yeux, noirs Le corselet, arrondi, de la même largeur que les êlytres , fortement ponctué, les points se rassemjjlant de manière à lui donner une apparence rugueuse. La tête ponctuée, mais plus fine- ment que le corselet; un peu lisse, et avec un léger sillon entre les yeux, trois taches d'un jaune de rouille, à peine visible sur le bord du corselet, Tune à l'angle antérieur, les deux autres à distance égale vers la marge. Les élytres d'un jaune-fauve, terminées à l'extrémité par un rouge- sanguin ; et traversées par trois bandes irrégulières , noires, placées, la première un peu avant le milieu, et à distance près juc égale les unes des autres : la première n'atteint pas les burds des élytres, et est presque jointe à la seconde par une petite tache noire en arrière de sa ter- minaison ; la seconde atteint vers le bord des élytres et g'y élargit : la dernière ne joint pas les bords des élytres •, elle est [)resque en forme de demi-lune, le côté convexe se tournant vers 1 extrémité des élytres : le côté concave est intercepté par deux projections près du bord, et une au centre. Les élytres fortement striées et ponctuées : les stries se joignant par paires à \,< base des élytres, et for- naant sur chaque élytre huit ou dix rangées irréguliùres, pres(pie effacées un peu avant l'extrémité; entre la c'u\- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLO(iIQDE. 255 (luième et sixième rangées, il j ;« ties j oints inlenompus. Le fond des points est d'une couleur brun-noirâtre : les intervalles des stries sont convexes et luisants. Le dessous du corps est pubescent, d'une couleur jaune d'ocre, excepté le milieu de la partie antérieure du corps, qui est cuivreuse, ainsi que le presternum, le mesoster- num, et une partie et les bords de Tépistemuni et méta- thorax. La terminaison des cuisses postérieures est égale- ment cuivreuse. L'abdomen est finement ponctué. Les jambes et les pattes sont cuivreuses, ou noir- bronzé, pubescenles j les deux dernière sont une tache jaune oblongue, placée sur le côté antérieur de chaque cuisse. L'articulation à la base des cuisses est d une cou- leur jaune. Cetle belle, espèce vient des côtes de King-Georges- Sound, en Australie, et m'a été communiquée par M. le docteur Fleming, professeur des sciences naturelles au collège de l'Eglise libre, à Edimbourg. ■» ggg 6-<$>&SBg~- ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 257 EXAMEN DE LA MONOGRAPHIE DES AKTHICUS ET GENRES VOISINS. PAR M. DE LA FERTÉ-SÉNECTÈRE. (Paris. 48418). PAR M. L. REICHE. (Séance du 12 Novembre 1851.) S'il est des ouvrages éminemment utiles, absolument indispensables à tout travail synthétique en entomologie, ce sont, à coup sûr^ les monographies, quand elles sont faites avec des matériaux suffisants et Tesprit de critique et d'observation qui distinguent Fauteur de ce travail sur les Anthicites. En effets M. de la Ferté a pu avoir en communication les espèces appartenant à la plupart des grandes collec- tions publiques ou privées de l'Europe, et il est ainsi parvenu à nous donner les descriptions de deux cent quatre-vingt-quinze espèces appartenant à ce groupe, et de quatorze espèces d'un groupe aberrant. Ce nombre imprévu d espèces, dans une sous-famille qu'on était loin de croire aussi riche, a nécessité l'emploi de divisions principales ou de genres, qui, pour les Anthicites, se sont élevés au nombre de huit, et à celui de cinq pour les espèces aberrantes. Les espèces se sont réparties entre ces genres , ainsi qu'il suit : •258 ANNALES Antilicites, (icnic Notoxus. 32 espèces, MecynoUirsus. 5 ^■/inblyderus. 2 Anthelephilus. 4 Foriniconms. 29 Tomodcnis. 10 yiiithicus. 208 OcJitJieitoinus. 5 pHudo-Aiitliicites. Eurygeniits. I Stercopdlpus. I Steropes. 1 Macrarthrius . 10 Agnatlms. 1 Ciiaque genre, quand le besoin s en est lait sentir, a été iVactionné en divisions caractérisées , propres à eu faciliter Tétude. Les descriptions, faites sur un pi, m uniforme, sont claires et suffisantes , et nous citerons particulièrement celles des variétés très nombreuses et très extraordinaires de coloration de la plupart des espèces. A ce sujet, nous lierons remarquer que l'auteur a tranché, pour le besoin de sa cause, cette grande question des variétés de colo- ration ; il a considéré comme typique la variété moyen- ne , c'est-à-dire celle qui est Tintermédiaire entre les plus pâles et les plus foncées. Cette opinion, qui n'est présen- tée, du reste, que comme un système employé à jeter plus de lumière sur les descriptions, nous parait mériter d'être prise en considération très sérieuse , et nous croyons que tous les zoologistes finiront par s'y rallier- Les différences sexuelles ont été signalées avec soin, quand elles se sont présentées -, toutes les localités où se rencontre Tespèce ont été scrupuleusement mentionnées, DE LA SOCIETE ENIOMOLOGIQUE. 259 et l'auleur a eu soin de faire connaître tlans ciuelles collec- tions peuvent se retrouver les types qui ont servi à son travail. La synorjyniie a été traitée en conscience (1), et avec Timpartialité la plus scrupuleuse, eu donnant la date de chaque ouvrage ci lé, et toutes les fois que Tauteur a adopté un nom des catalogues de Dejean ou de Sturm , il a cité ces auteurs en note, quoiqu'ils n'aient accompagné et s noms d'aucune description. Nous savons gré à M. de la Ferlé de n'avoir pas suivi Texeniple de certains auteurs peu scrupuleux, qui, lors- qu'ils ne passent pas intentionnellenient sous silence des noms de ces catalogues, adoptés dans toutes les collections, se les approprient, en les faisant suivre d'un Mihi préten- tieux . Dans des préliminaires suffisamment étendus, l'auteur donne les caractères du groupe et des genres aberrants, dont il fait l'histoire critique, et qu'il réunit en un ta- bleau synoptique dont les divisions sont fondées sur des caractères facilemeet appréciables, ce qui n'est malheu- reusement que trop rare. Les mœurs et la distribution géographique viennent ensuite, et l'auteur termine par lexplicatiori des termes qu'il a employés dans ses descrip- tions pour la désignation de certaines parties extérieures des insectes. (1) L'auteur , page 7G île l'ouvrage , dii n'avoir pu (rouver dans dtux exemplaires de la Fauna Gernianica de Panzer, la descripliou cl la figure du Notoxus pedesiris, Ross! ; (horacictis^Pamer. Dans rexcmpiaire que nous possédons , cet instcle est décrit et figuré, Fascir. 23, N» 6, et le Not. minulus [Scydjncenus], donl parle M. de la Ferté, y est au f^" 5 du môme fascicule. 260 AiMJNALES Les tiescriplions sont suivies : I" D'une table analytique très bien faite et très uHIe pour la facile détermination de l'espèce ^ 2° D'une synonymie des espèces des catalogues de Dejean et de Sturm -, 3° D une explication des seize planches qui accompa- gnent le texte. Les planches sont bien soignées, très exactes, et dignes, eu tout point, des entomologistes distingués (1) qui y ont donné leurs soins. En résumé, nous croyons que le livre de M. de la Ferté a fait faire un pas de plus à la science, et que sa place est marquée dans toutes les bibliothèques zoologiques. (1) MM. Aube et Guérin-Méneville. UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 261 REMARQUES m LES MÉTAMORPHOSES OBSERVÉES CHEZ LES ÉLATÉRIDES. ET DESCRIPTION ET FIGURE DB LA LARVE DE L'Agrypnus alomarius, FABR. PAR M. H. LUCAS. (Séance du 25 Février 18S2.) ^. Eu explorant, pendant les mois île mai et de juin î850, les environs de Boghar , je trouvai souvent, en soulevant les ecorces des Pirius maritima, conifère qui est très abondamment répandu sur ce haut plateau , des Agrypnus atomarius à Tétat parfait. Depuis longtemps, j'étais à la recherche de la larve de cet Elatéride que j'avais déjà rencontré lors de mon premier voyage en Algérie, pendant les années 1840, 1841 et 1842, dans les Lois de chêne-liége du cercle de la Galle, ainsi que parmi ceux iridi~cinereo y posticœ subtus viiidi-fusco reiiculato- mnrmoralœ , striga costali distincta alba. Un peu plus grande que la Genutia, dont elle a un peu le port, mais dépourvue de tache aurore, dans le mâle comme dans la femelle. Dessus des ailes blanc; les supérieures marquées au bout de la cellule discoïdale d'une tache noire, et à Textrémité de traits d'un brun- noirâtre, interrompus. Dessous des supérieures, avec la tache costale, comme en dessus, et le sommet réticulé de gris-verdâtre. Dessous des inférieures entièrement marbré et finement réticulé de gris-verdâtre, avec la côte marquée de quelques petites taches blanches, dont une plus grosse. Elle habite les montagnes de la Juba, où elle est rare. 1 1 . AnTHOCHARIS SARA. Alœ alhœ ^ anticce apice nigrce macula magna tn'angu- lata rubro'crocea ; posticce stn'gis obsoletis apicalihus fuscis j his subtus fusco-viridi adspersis. Celte charmante espèce a le port de notre Cardaminesj et surtout de la Thlaspidis^ découverte aux environs d'A- masia par M.Kindermann. Dessus des quatre ailes blanc, ou d'un blanc légèrement teinté de jaune; celui des supé- rieures marqué au sommet d'une grande tache triangu- laire d'un rouge-orang^é, bordée de noir en dehors et en dedans •, la tache noire de la cellule discoïdale liée à la bordure noire. Dessus des inférieures, avec la transpa- rence du dessin de la face opposée, et quelques taches marginales, noirâtres, plus ou moins marquées. Dessous des supérieures un peu plus pâle qu'en dessus. Dessous des inférieures finement pointillé, et marbré de blanc et 286 ANJNALES de verdâtre, à peu près comme dans Genutia des Etats- Unis. Femelle avec la tache plus pâle non liserée de noir en dedans, et divise'e à rextremilé par une se'rie de points marginaux d'un blanc-soufré. Beaucoup plus commune que la précédente; se trouve depuis février jusqu'en mai, dans une grande partie de la Californie, avec Wéusonides, qui est à peine distincte de notre Ausonia. 12, PiHODOCERA. Rhamni, Linné. Du nord de la Californie. 13. COLIAS EURYTHEME. Elle est très voisine de la Clirysotheme de Russie, dont elle n'est peut-être qu'une variété. Elle est ordinairement beaucoup plus grande , d un fauve-orangé plus vif, avec les nervures jaunes moins nombreuses. Les taches qui divisent la bordure des ailes inférieures dans les femelles sont moins nettes, et moins marquées que dans la Chrysothcine. Commune dans toute la Californie. Elle habite aussi le Mexique et quelques parties des Etats-Lnis. 14. COLIAS AMPHIDUSA. Cette espèce a tout à fait le port et l'aspect de notre Edusaj mais elle n'appartient pas à la même division, puisque le mâle est dépourvu d'espace glanduleux. Ses ailes ont la bordure de la même forme et de la même lar- geur ((ue chez Edusa y légèrement saupoudrée d'atomes jaunâtres, et divisée au sommet des supérieures par trois ou quatre fines nervures jaunes ; la cote de ces mêmes DK LA SOCIETE EISTOMOLO(;iQUE. 287 ailes est d'un jaune citron fondu avec sa teinte ge'nérale. Les femelles que nous avons vues sont d'un blanc-soufrë, et ressemblent presque complètement à notre variété Hélice. Du nord de la Californie. Cette espèce n'est peut-être qu'une vaiiété de la précédente. M. Lorquîn seul pourra, s il continue ses observations, et surtout ses investigations dans les montagnes du nord, dissiper les doutes qui peu- vent rester sur la validité de cette Colias. LYCÉMIDES. 15. Thecla MELiNus , Hub. Ziit. 121. 122. — Fm'onius. Boisd. Icon. de l'Am. sept. pi. 30. f. 1. 2. Cette espèce, qui vit sur les arbres du genre Quercusj est assez abondante en Californie. Les individus de ce dernier pays diffèrent un peu de ceux que nous avons décrits dans notre Iconographie des Papillons et des che- nilles de l'Amérique septentrionale, sous le nom de Favonius, en ce que la bande du dessous des ailes infé- rieures est un peu plus crénelée et un peu plus sinueuse. 16. Thecla Sylvinus. Alœ supra fuscœj suhtus cinerecBj piincto medioj strigis- que duahus punctorwn nigris , posticœ liinida nifa signafœ, angido ani cincrco-cœndescenti. Dessus des ailes d'un brun-noirâtre dans les deux sexes, comme dans nos espèces européennes, avec un stygmate sur les supérieures du mâle, et une ou deux taches fauves près de l'angle anal des ailes inférieures chez la femelle. Dessous d'un cendré pâle^ avec une petite 288 ANNALES tache discoïdale sur chaque ailcj et deux stries sinueuses de points de la môme couleur vers rextrëmité -, angle anal des inférieures marqué d'un espace d'un cendré- bleuâtre, précédé, en dehors de la queue, d'une lunule fauve appuyée sur un point noir. Cette espèce, qui ne paraît pas être très rare en Cali- fornie, a tout à fait le port et les mœurs de notre Pruni. 17. Thecla axjretorum. Jllce supra fuscce ; posticce angulo ani obsolète fulvo- lunulato j omnes suhtiis fuscce ; posticce striga undulata ohs" curiori, angulo ani nigro lunulisque duahus fulvis. Il a le port de notre Acaciœ. Dessus des quatre ailes d'un brun-noirâtre, avec un slygmate sur les ailes supé- rieures, et deux taches fauves obsolètes vers la région anale des inférieures. Dessous brun, marqué sur les infé- rieures de deux raies ondulées, noirâtres, peu indiquées, dont la postérieure presque marginale et appuyée en dehors de la queue sur deux petites lunules fauves, bord de l'angle anal noir. Décrit sur un seul individu. 18. Thecla s^epium. Alœ supra brunneo-rufce; suh tus fuscce striga tenui un- dulato-crenulata alba; poslicarum angulo ani cinereo- cœrulesccnti lunulaquc nigra. Il a le port et la taille de notre Acaciœ. Dessus des ailes d'un brun-roux, sans taches, dans les deux sexes-, celui du mâle offrant sur les ailes supérieures un styg- mate, connue dans nos espèces européennes. Dessous DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. «isy brun, un peu plus pâle vers rextrémilé, traversé un peu au-delà du milieu par une petite ligne blanche, ondule'e, et près de l'extrémité par une ligne plus obscure, obso- lète, également sinuée , se perdant vers l'angle anal des inférieures dans un espace d'un gris-bleuâtre, précédé en dehors d'une petite lunule noire. Vole en juin, dans les broussailles. 19. Thecla grunus. ^lœ supra J'uscce , fœmînœ disco fuhescenti; suhtus albido-lulescentes strîga média ohsoleta, unduJata obscu- riorij pusticce lunulis duahus obsoletis luteis. Cette espèce, dont nous ne connaissons que des fe- melles en assez mauvais état, s'éloigne par le^ci'e^de nos espèces européennes. Taille de Quercus. Dessus des ailes brun, avec le disque d'un fauve obscur, surtout sur les inférieures. Dessous d'un jaunâtre pâle, traversé un peu au-delà du milieu par une ligne sinuée, peu marquée, d'un rouge-ferrugineux. Région anale des inférieures marquée, à droite et à gauche de la queue, d'une petite lunule d'un fauve-jaune, obsolète, surmontée d'un crois- sant noirâtre. M. Lorquin n'en a trouvé que trois individus femelles, ce qui semble annoncer que cette espèce était passée lors- qu'il a parcouru la localité. 20. Thecla. iroides. ^Ice supra fuscœ immaculatœ, fœ mince disco subferru- gineo, anticœ subtus fuscœ } posticœ fermgineœ bmi laie obscuriori sirigaque punctorum fusrorum. 290 ANNALES Cette espèce a tout à fait le port tVJrus de TAmërique septentrionale, mais, outre sa taille moitié plus petite, elle en diffère au premier coup d'œil par sa frange non entrecoupe'e. Dessus des ailes bruuj sans taches dans le mâle, avec le dis([ue un peu ferrugineux dans la femelle-, angle anal des inférieures e'chancre en dedans à Textré- mité delà gouttière abdominale. Dessous des ailes supc'- rieures brun. Dessous des infe'rieures d'un roux-ferrugi- neux, quelquefois un peu vineux, avec la base largement plus obscure , et rextrémité marquée d'une rangée de points noirâtres, plus ou moins indiqués. Habite les buissons de Smilax d'une grande partie de la Californie. Il se place entre Iras et Richaidsouii du Canada. 21. Thecla eryphon. Alce supra fiiscœ ^ ch'sco fcrrugiiieo; suhtns castanece y posticœ fusco-i'wosœ strigis valde sinuatis nigris alhido tnarginatis. Cette espèce est encore une création propre à rAmé- rique du nord, elle ressemble .en petit au Niphon de Géorgie, figuré par lîubncr dans son Zutraege. Dessus des ailes brun, avec le disque plus ou moins lavé de fer- rugineux. Dessous des ailes d'un brun plus pâle*, celui des supérieures marqué d'un petit point central, d'une raie ondulée, liserée de blanc, et de taches marginales sagittéesj noirâtres; celui des inférieures lavé de roux- vineux, et traversé par trois raies profondément si- nuées, noires, liserées de blanc, dont la postérieure dentée eu scie et formant des taches sagittées. Rare. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE 291 22. Thecla dumetorum. Ce Thecla ressemble tout à fait à notre Huhi^ et pourrait bien être une simple varie'té locale de cette espèce. Il lui ressemble en dessus, sauf que les ailes infe'rieures sont moins denticule'es, et que la palette anale est à peu près nulle; en dessous, la ligne de points blancs est plus marquée, et le disque des ailes supe'rieures est beaucoup plus largement roussâtre, ce qui lait que le vert domine moins 23. POLYOMMATUS HYPOPHLjEAS. Très voisin de notre Phlceas; mais plus petit, avec les points plus marque's, les ailes plus arrondies i le dessous des ailes infe'rieures d'un cendré-blancbâtre, avec la bande fauve marginale bien marquée. Nord de la Californie. Il se retrouve dans tout le nord des Etats-Unis. 24. PoLYOMMATUS HELLOIDES. ^lœ supra obscure fuhœ riigro maculaUv, maris violaceo micantcs ; siihtus, aniicœ f'uU'ce tiigro punctatce j posticœ pallidc cinereo-fuscœ lunulis fernigineis. 11 a le port de notre Phlœas, mais il est un peu plus grand. Dessus des ailes d'un fauve enfumé, avec un beau reflet violet dans le mâle, et le dessin à peu près comme dans Phlœas, sauf que ce dernier n'a qu'un point noir vers la base des supérieures^ tandis que notre Helloides en a deux. Dessous des supérieures à peu près comme dans Phlœas } celui des inférieures d'un gris-roux, avec une rangée de lunules marginales d'un ferrugineux vif. Assez rare aux environs de San Francisco. 29-2 ANNALES 25. POLYOMMATUS GORGON. Alce supra mans violaceo-jntidœ , mirantes, niarglne tenui nigrOf fiinhria alho irttersecla \ aruicœ puncto sub- costali nigrOy posticœ litura anali fulva ; alœ f émince fuscœ fulço-pallido macnlatœ; omnes suhtiis in utroquc sexu, cinerece nigro-ocellatœ Jascia marginali fuWa. Port et taille de noire Hiere. Dessus du mâle à reflet d'un violet vif, avec une petite bordure noire et la frange entrecoupée de blanc, les ailes supérieures avec une petite tache sous-costale noire •, les inférieures avec une liture anale fauve. Dessus de la femelle d'un brun terne, tacheté de fauve, comme dans les espèces voisines, mais d'une teinte beaucoup plus pâle. Dessous des ailes dans les deux sexes roussâtre aux premières, d'un grisâtre pâle aux secondes, avec une infiuité de points noirs ocellés sur chaque aile, et un cordon de taches marginales fauves aux inférieures. Des montagaes de la Californie. Il se place à côté de notre Hiere et d'Amicctus de Terre-Neuve. 26. PoLYOMMATUS XANTHOIDES. Alce supra fusco-cinerecej pallidœ, nitidœ, margine te- nuissimo nigro, Jimbria alba nigro sectaj anticce puncto uno alteroi^e nigris\ posticœ litura anali, fulva, obsoleta, nigro punctata. Omnes suhtus cinereo-rufescentes nigro- ocellatcn litura anali fuha. Taille et port du précédent. Dessus des quatre ailes du mâle d'un brun-cendré pâle et assez brillant, avec un liseré noir et la frange blanche, légèrement entrecoupée de noir par les nervures. Celui des supérieures offrant DE L\ SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 293 un petit trait sous-costal noir , précède intérieurement d'un petit point de la inême couleur ^ celui des inférieures avec une liture marginale, fauve , peu prononce'e , situe'e vers l'angle anal , et marquée de deux ou trois points noirs alignés, tout à fait marginaux et liés à la bordure. Dessous d'un gris roussâtre, avec une infinité de points noirs-, relui des inférieures offrant en outre, vers Fangle anal, deux ou trois lunules fauves, précédées d'une raie plus pâle que la teinte générale. Nous ne connaissons que le mâle. Montag^nes de la Californie. Rare. 27. POLYOMMATUS AROTA. y4lce supra maris fusco-rufescentesj nitidce, mat sine tenui fusco j ohsoletissiine Tiigro-\>irgidatce ; alce supra feminœfuscœj disco fuho nigro punctato ; posticce in utro- que sexu breviter caudatce, punctis duobus analibus nigris. Anticce subhis cinero-fuhce nigro punctatœ , postière ci- nerece, obsoletius piinctatce fascia ante-marginali albida. Il a le port et la taille de V^pknœus Fulcanus, et il s'éloigne un peu, par la petite queue dont les ailes infé- rieures sont j)Ourvues, des autres espèces du même genre. Dessus des ailes du mâle d'un brun à reflet roux très bril- lant, un peu chatoyant, avec quelques petits points qui ne sont que la transparence du dessin de la face opposée; l'angle anal des inférieures marqué de deux petits points marginaux noirs, un de chaque côté de la queue. Dessus des ailes de la femelle brun, avec le disque des supé- rieures et la plus grande partie des inférieures, fauve tacheté de noir. Dessous des supérieures fauve, avec l'ex- trémité cendrée, marqué d'une infinité de points noirs 2* Sètie. TOME X. 19 29-i AININALES ocelles. Dessous des inférieures cendré , avec les points plus petits et moins marqués, et une bande blanchâtre, terminale, sinuée intérieurement, plus foncée vers la frange, et marquée de chaque côté de la queue d'un point noir. Montagnes de la Juba, en mai et juin. 28. LycjEna amyntula. Un peu plus grand que notre ^myntas, et très voisin du Comyntas des Etats-Unis, dont il n'est peut-être qu'une variété. Il eu diffère en ce que le mâle n'a pas de lunules fauves en dessus, en ce que le dessous des deux sexes est plus blanc, avec les points plus petits , et enfin , en ce qu'il n'y a que la lunule anale qui soit saupoudrée d'a- tomes dorés. 29. LyCJENA EXILIS. j4lcB femince supra fuscœ ; anticce snhius dilate fuscœ albiclo strigulatœ ; posticce subtiis aUndœ fusco strigulatca ocellis septein jiigns, nitidis, auro puWerulentis. Cette jolie Lycœna, dont je n'ai vu que la femelle, est une des plus petites que nous connaissions, elle a le port et la taille de la Fusilla de Venezuela, c'est-à-dire qu'elle est moitié plus petite que notre ^Isus. Dessus des ailes d'un brun clair, plus pâle sur les inférieures, avec une bordure noirâtre. Dessous des supérieures d'un brun très clair, avec des stries transversales interrompues, blanches, plus ou moins mai'quées. Dessous des inférieures blanc, avec des stries brunes et une rangée marginale de sept yeux noirs saupoudrés d atomes dorés. Je n'ai vu qu'un individu. UE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE 29o 30. Lyc^ena antjEgon. ÂnAcmon? Westw. et Hewits. Gen. Diurn. Lcp. pi. 76. iig. 1. Alœ supra maris violaceo-cœnilc{e ^ jutidœ„ wargùie tenui nigrOi Jïinbria alba; posticœ fascia fulva ni'gro pimctata^ subtils cinercce nigro ocdlatœ., posticœ fascia fulvaj lunulata ocelliscjue nigris aura puhcnde/itis. Cette Lycœna pourrait Lien être Y Acmon fignre'e par MM. Westwood et l'ewitson, mais ces deux entomolo- gistes ayant néglige, à tort, dans leur splendide ouvrage, de repre'senter le dessous des Lycénides, il nous est à peu près impossible de pouvoir rien affirmer à cet e'gord. Si le texte cjui donnera Thabilat de Fespèce en question avait paru, nous saurions positivement à quoi nous en tenir. Dans tous les caç, le nom dJAcmoii ne peut rester, at- tendu quil existe déjà une Lycénide de ce nom. ISAntcegon est un peu plus grand que notre jEgon. Le dessus est d'un beau bleu-violet, avec une petite l)nr- dure noirâtre et la frange blanche ; les ailes inférieures offrent une bordure antémarginale d'un fauve-rouge , appuyée sur une série de points noirs. Le dessous est d'un gris-cendre, avec une infinité de points noirs bien nets et bien marqut^s. Celui des ailes inférieures présente avant la bordure une bande fauve interrompue, appuyée sur une range'e d'yeux noirs, saupoudrés d'atomes dorés très bril- lants. Cette espèce est bien distincte de notre Argus et de notre Mgon. Elle a aussi, comme Alexis, un point noir entre la base et la taclie discoïdale des premières ailes. La femelle est tantôt toute bleue, tantôt bleue à la base seulement, et quelquefois px-esque noire; dans tous les cas, la bande du dessus des ailes inférieures est toujours plus marquée que dans le mâle. 29G ANNALES 31- LyCjEna xerces. ^Ice supra maris violaceo-cœridece , fœminœ fuscce , margine ienui nigro, Jimhria alba\ siihtus omncs cinereœ punctis omnibus albis, nigro haud fœtis. Dessus des ailes du mâle du même bleu que chez notre Alexis, doni il a la taille et le port. Dessus de la femelle brun, avec quelques atomes bleus à la base, sans aufune autre tache. Dessous des deux sexes d'un gris obscur, avec une tache centrale et une bande sinueuse inter- rompue, formée de gros points blancs j point de lunules marginales. Cette espèce, dont le dessous est si remarquable, est beaucoup plus rare que la préce'denle. 32. LyCjENA SJEPIOLUS. ^lœ supra argenteo-cœruleœ, margine laiiori nigro Jim- hnaalbaj anticœ puncto subcostali nigro. Femina supra J'usca^ basi ccerulesceiiti', omnes sublus cinereœ punctis mi~ noribus nigris ; posticœ lunulis obsoletiisimis marginalibus ad angulum ani fuhis. Cette jolie espèce a le port de notre Donzelii, mais elle est un peu plus grande. Dessus des ailes du même bleu que chez notre Uamon, avec une bordure noire, large aux supérieures, et plus étroite aux inférieures; les pre- mières ayant en outre un point costal noir, comme Don- zelii. Femelle entièrement noire, ou saupoudre'e de bleu à la base. Dessous des ailes d\m gris-cendre' dans le mâle, d'un gris obscur dans la femelle, avec une infinité de points noirs, comme dans les espèces analogues; celui des infe'rieurs offrant vers fangle anal trois ou quatre unules fauves marginales plus distinctes dans la femelle. Se trouve en juin dans les montagnes. i Z)E LA SOCIETE EM'OMO LOGIQUE. 297 33. LyCjENA ICARIOIDES. Alœ maris supra suhviolaceo-cœru^ eœ , fetnince fuscœ, margine tenui nigro Jimhria albida; siihtus albido-cineras' centes; anticce punctis nigris ocellalis; posticœ punctis albis vix nigro pupillatis. Taille d'Escheri, avec les ailes supérieures plus arron- dies au sommet. Dessus d'un bleu moins violet que dans y^lexîs, avec une petite bordure noire et la frange blanche. Celui desinfe'rieures ayant la bordure interrompue, formant une série de points noirs marginaux, comme dans notre Everos. Dessous des ailes d'un blanc-cendré clair ; celui des supérieures avec une lunule discoïdale et une ligne transverse sinuée, formée de taches noires ocellées ; celui des inférieures avec une lunule centi'ale et deux rangées sinueuses de points blancs à peine pupilles de noir. Femelle brune, avec le dessous d'un gris-biun assez obscur, marquée d'une lunule centrale et de deux rangées de points noirs ocellés bien marqués. Vole en juin dans les montagnes. 34. LycjEna pheres. ÂlcB supra maris cœndco-violacece fîmhria alha^ fcminœ fuscce basi violaceo ; subtus cinereo-albidœ , anticce punctis ocellatis nigris, posticis punclis albis cœcis. Port et taille de notre Dorylas, avec le bleu du dessus un peu violet, mais d'un ton moins vif que chez Alexis. Dessous d'un blanc-cendré, celui des supérieures avec une petite lunule discoïdale et une ligne sinueuse de points noirs ocellés, celui des inférieurs avec des taches blanches non ocellées, comme dans notre Pheretes. Fe- melle brune, avec la base plus ou moins bleuâtre. Environs de San Francisco. 298 ANNALES 35. LycjEna heteronea. Alce supra maris cœruleo-violaceœ , margine tenui nigro Jinihiia albida, neivis crassioribus\ siihtus alhido-cinereœ \ anticœ luniila média puncthque hiseriatis nigris, posticœ maculis cinereo-albicantibus y biseriatis , obsoletis haud pupillatis ; al ce f émince supra fuscce fulvo plagiatœ nigro punctativ. Taille à'' Alexis, avec les ailes plus aiguës au sommet. Dessus d'un bleu-violet, à peu près comme dans Alexis^ avec uti petit liseré noirâtre, la frange blanche, et les nervures très accuse'es. Dessous des ailes d'un blanc- cendré-, celui des supérieures marqué d'un point et d'une lunule centrale noirs, et ensuite de deux lignes parallèles, sinuées, de points pareillement noirs. Dessous des infé- rieures offrant aussi deux rangées parallèles de petites taches obsolètes, d'un gris-blanchâtre , peu distinctes de ]a couleur du fond. La femelle est très différente du mâle par le dessus des ailes qui est brun, avec le disque plus ou moins fauve, ponctué de noir et traversé par une ligne sinueuse de gros points également noirs. Le dessous est comme celui du mâle. Cette remarquable espèce fait le passage des Lycœna aux Polyommatus, car la femelle a , par le dessus , une grande analogie avec les femelles de Hiere, Chryscis, etc. Vole en juin dans les montagnes du nord. 36. LycjEna enoptes. yllce supra violaceo-cœruleœ nitidœ, margine latiorc nigro., Jimbria aibo intcrsccta; subtus albido-cinereœ punc- lis ocellaribus numcrosis ni gris, posticœ Jascia et maculis fjuintpie fuhis. DE LA SOCIÉTÉ ËNTOMOLOGIQUE. 299 Port et taille de notre ïlylas. Dessus dis ailes d'un bleu-violet, avec une bordure noire assez large et la frange entrecoupée de blanc et de noir aux pi-emières ailes seulement, entièrement blanchâtre aux secondes. Dessous d'un cendré - blancîâtre , avec une infinité de points noirs ocidaires *, les deux séries de points posté- rieurs séparées aux ailes inférieures par une série de cinq lunules fauves. Nous n'avons pas vu de femelles. Cette espèce est bien distincte à^Hylas et des espèces ou variétés voisines, par sa large bordure, par ses ailes supérieures dépourvues en dessus de point central j et dont la frange est seulement entrecoupée en dessus, etc. Se trouve en mai dans les lieux arides. 37. LvCiENA PlAStS. Alce supra cœnileo- violaceœ, fimhria alba feminœ nigro- inarginatœ j siihtus albido-cinerece pimctis uumerosis nigris ocellatisj fascia alhida separalis. Port de notre Argiolus , mais un peu plus grand. Dessus du mâle à peu près du même bleu, avec la frange blanchâtre ; dessus de la femelle avec une bordure noi- râtre assez large aux quatre ailes, mais moins large aux supérieures que dans notre femelle à'Argiolus. Dessous des deux sexes d'un cendré-blanchâtre, avec une multi- tude de points noiis oculaires disposés comme dans les espèces analogues. Ceux de la rangée postérieure suivie d'une éclaircie blanche qui forme une banrle transversale assez large, et occupant tout l'espace entre celle-ci et les lunules ou croissants de l'extrémité, qui sont presque effacés et appuyés en arrière sur une l)ande marginale grisâtre, crénelée, plus obscure que le fond. Voltige dans les buissons au printemps. 300 AINNALES 38. LycjEna psEUDARGiOLus. Boisd. et Leconte. Icoii. des Lep. de TAm. sept. pi. 30. Ne diffère pas beaucoup des individus de rAraérique septenti'ionale. Les points du dessous sont un peu plus gros et plus marque's. Pour le reste, je n'y trouve aucune différence. Voltige en avril dans les buissons, comme notre Ar- giolus. 39. LyC^NA ANTIACIS. u4lce supra violaceo-cœndeœ j margine nigro tenui,Jim- bria albida^ suhtus cinerece punctis numerosis valde ocel- latis. Port et taille à''Alcoti. Dessus des ailes presque sem- blable. Dessous d'un gris-cendré, avec la base d'un bleu- verdâtre-, une ligne transversale sinueuse de points noirs fortement ocellés de blanc, située près de Textrémité, précédée sur les ailes de devant d'une lunule centrale, sur les ailes de derrière d'une lunule centrale et de deux points, pareillement ocellés. Femelle noirâtre en dessus, avec la base plus ou moins bleuâtre. Il varie pour la taille. Environs de San Francisco. DANAIDES. 40. Danais archippus, Fab. Très commune sur les Asclepias, au SacramentOj et en général dans toutes les parties chaudes de la Californie. UE LA SOCIÉTÉ ENTOIMOLOGIQUE. 30 i NYMPHALIDES. 4 1 . LiMENiTis EuLALiA , DouLlcd. et Hewits. Gen. Diuru. Lep. pi. 36. fig. 1. Cette magnifique Limenitis^ dont le British Muséum avait déjà reçu un individu qui a servi pour la figure qu'en a publiée M. Doubleday, se trouve dans les bois montueux en juin. Par sa couleur, elle fait le passage aux Heterochroa. 42. LlMENlTlS LORQOINI. Alce fuscœ suhdentatœ fascia communi, maciilari alba^ anticce api'ce ferrugineo ; posticœ punctis duohus analihus fulvis; suhlus fusco-Jerrugineœ, maculis fasciacjue maculari albis. Cette belle espèce, que nous avons dédiée à M. Lor- quin, comme une faible récompense de son zèle pour Tentoraologie, varie un peu pour la taille, qui cependant est toujours supérieure à celle de notre Camilla. Dessus des ailes d'un noir-brun , traversé vers le milieu par une bande maculaire, précédée sur les supérieures , dans la cellule discoïdalcj d'une tache de la même couleur -, ces dernières ayant en outre le sommet très largement d'un roux- ferrugineux, séparé de la partie brucie par trois ou quatre tache blanches. Ailes inférieures marquées vers la région anale de deux gros points fauves. Dessous des quatre ailes brun, avec la même bande et les mêmes taches blanches qu'en dessus-, la bande commune suivie d'un espace ferrugineux, divisé par une série de lunules blanchâtres sagitléesj bordées de noir au sommet-, celui des supérieures avec deux Iraits ferrugineux dans la cel- 302 ANNALES Iule-, celui des inférieures avec la côte blanchâtre, et la base entrecoupée de taches d'un gris-blanchâtre. Elle se trouve en mai et juin. Elle a les mœurs de notre Camilla, 43. ArgYNNIS CALLIPPE. j4lœ denticulatœj supra Jiihœ, uigro maculatce j posticœ suhtus cinereo-Juscœj feminœ Jlavidœ, maculîs circiter 22, Costa marginequc ahdovnnali argeutcis;anticce suhtus rubro- fuWœ lunulis marginalihus maculiscjue biiiis apicalihus ar- genteis. Cette belle espèce, plus grande qu'aucune de nos es- pèces europe'ennes, a le port de la Chloridippe d'Espagne. Dessus des ailes fauve, traversé comme dans les espèces voisines par une raie noire en zigzag, pre'cédée du côté de la base de traits sinueux de la même couleur, et suivie d'une rangée de points également noirs *, tout le contour extérieur noirâtre, divisé par un cordon de lunules plus pâles que le fond. Dessous des ailes supérieures d'un fauve-rouge, plus pâle à rextrémité, avec le même dessin qu'en dessus, et une série de lunules marginales argentées, précédée de deux ou trois tacbes apicales de la même couleur. Dessous des ailes inférieures d'un brun-feuille- morte, avec environ vingt-deux taches d'argent, placées comme dans les espèces analogues, la côte et le bord de la gouttière ahdominale argentés. Dans la femelle, le fond es^; plus pâle, avec le dessin plus noir et plus fortement accusé-, en dessous, la teinte générale est plus pâle et presque jaunâtre. \ole en juin au bord des forêts. Rare. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 303 44. Argynnis Zerene. Alce denticidaiœ supra vivide fulvœ, nigro maculatœ\ posticce suhtus dilutce fermginece passim ohscuriores maculis flwidis minime argenteis. Port et taille de notre Jdippe. Dessus des ailes d'un fauve vif, comme dans Cybele, avec des dessins noirs, comme dans les espèces du même groupe. Dessous des ailes supérieures fauve , avec le dessin du dessus ; le sommet marqué de taches d'un blanc-jaunâtx'e, et le bord divisé par des petites lunules de la même couleur; dessous des inférieures d'un gris-canelle-ferrugineux, avec des lâches d'un blanc-jaunâtre , disposées comme dans les espèces voisines, mais nullement argentées •, les taches du milieu et les lunules marginales environnées et sur- montées de ferrugineux plus obscur que la teinte géné- rale. Femelle un peu plus grande que le mâle, avec le dessous d'un gris-ferrugineux plus pâle, et quelquefois les lunules marginales un peu argentées. Celte jolie espèce, au moins aussi intéressante que la précédente, se trouve en juin au bord des bois, dans les montagnes peu élevées. 45. Argynnis Astartej Doubleday et Hewitson. Gen. Diurn. Lep, pi. 23. fig. 5. Nord de la Californie, dans les montagnes rocheuses. 46. MelitjEA Chàlcedon, Doubled. et Hewits. Gen. Diurn. Lep. pi. 23. fig. 1. Cette belle espèce est très commune en Californie. J'en possédais depuis longtemps deux individus femelles, qui 304 ANNALES roe provenaient de la collection Hauville , du Havre. J'avais cru à tort qu'ils avaient été envoyés de Saint- Domingue, et c'est d'après un de ces individus que j'a- vais donné au British Muséum, que feu mon savant ami, Ed. IDoubleday, lui a assigné Haïti pour patrie. 47. MelitjEA Editha. ^loi supra fusco-nigrœ , fulvo Jlavidoque fasciatim liiaculatis j posticœ suhtus fiihœ fasciis tribus Jlavidis , anteriore irregulari interrupta\ fascia juha penultima flavido pupillata. Il serait possible que cette Mélitée fût la même que celle que MM. Doubleday et Hewitson ont représentée sur la planche 23 de leur bel ouvrage, sous le nom d'^- nicia, et comme habitant les montagnes rocheuses de l'Amérique du nord : malheureusement ces Messieurs n'ont point figuré le dessous, qui, pour beaucoup d'es- pèces, est le plus important à connaître. D'un autre côté, le dessus des ailes inférieures de leur Anicia offre une série margin de de trois bandes fauves, tandis que dans notre espèce, la rangée intermédiaire est d'un jaune pâle. Ce n'est donc qu'en comparant l'individu typique qui a servi pour l'ouvrage de M. Doubleday qu'on pourra juger cette question. Cette jolie Mélitée est voisine de Xlduna, de Vlchuœa, et en général de toutes les espèces ap[)arlenant au groupe à'Arlemis. Dessus des ailes d'un brun-noirâtie, avec la frange blanchâtre, des taches d'un fauve vif et des taches jaunes disposées par bandes transverses-, les quatre bandes des ailes inférieui'es alternativement jaunes et fauves, in- terrompues -, l'avant- dernière jaune, et celle qui la précède fauve, à taches un peu pupillées de jaune \ la côte des ailes DE LA SOCIÉTÉ EN lOMOLOGIQUE. 305 Supérieures rouge, comme dans Chalccdon. Dessous des ailes fauve, avec des bandes d'un jaune d'ocre, plus ou moins lisere'es de brun -, celui des inférieures ayant chaque tache de ranlépénultième bande pupillée de jaune d'ocre. Femelle à peu près semblable au mâle, les ailes supé- rieures seulement un peu plus arrondies au sommet. Vole en juin dans les montagnes. 48. MeutjEA palla. Alœ supra Jiigro fidvoque variœ j suhius fulvœ\ posticœ maciilîs hasalihus fasciisque duabus flavidis. Port et taille à^Athalia^ mais d'un fauve plus vif en dessus. Dessous des ailes supérieures fauve^ avec une bande terminale d'un jaune d'ocre. Dessous des infé- rieurs fiuve, avec deux bandes d'un jaune d'ocre, lisere'es de brun, et quelques taches basilaires de la même cou- leur formant une bande irrégulière-, la bande postérieure presque terminale , formée de lunules plus ou moins grandes : celle qui la précède coupée longitudinalement par deux lignes noirâtres irrégulières. La femelle est très différente du mâle, les taches du dessus de ses ailes sont ordinairement d'un jaune d'ocre pâle, sauf les petites lunules marginales et l'antépénultième bande des se- condes ailes qui sont restées fauves. En dessous, les bandes d'un jaune d'ocre envahissent presque toute la surface, et la couleur fauve est réduite, sur les inférieures, à des lunules marginales, à une rangée de cinq à si]è gros points et à quelques taches basilaires. Dans une grande partie de la Californie. 306 ANNALES 49. Melit^a pulchella. Pap. Tharos. Drury. Ins. I. pi. 21. f. 5. 6. Elle se trouve dans une grande partie de la Californie, Il ne faut pas confondre cetie espère avec la Tharos de Cramer, qui habite également les Etats-Unis. Il est bon de noter aussi que la Morpheus de Cramer, figurée pi. 101 , est tout à fait identique avec celle qu'il avait figurée pré- cédemment sous le nom de Tharos. 50. Vanessa progne, Cr. pi. 5. E. F. Les individus de Californie sont rares. Ils ne difïèrent pas de ceux de FAmérique du nord. 51. Vanessa Californica. Alœ supra fuhœ liinbo 7}igro ahsque lunulis cceruleis \ anticce maculis tribus disci nigiis. Un peu plus petite que \a. Xanthomelas\ dessus des ailes à peu près de la même teinte; les supérieures ayant sur la côte trois bandes noires, comme dans les espèces voisines, et seulement trois gros points sur le disque -, une liture blanche anté-apicale, comme chez Xanthomelas . Le limbe des quatre ailes noirâtre, comme dans nos espèces européennes , mais entièrement dépourvu de lunules Lieues. Dessous plus pâle que dans Folychloros et Xan- thomelas^ avec la bande transverse très anguleuse. Cette belle et intéressante Vanesse se trouve en juin et juillet. M. Lorquin n'en a ptis qu'un petit nombre d'individus. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 307 52. Vanessa ANTioPA, Linné. Commune au bord des bois et des rivières en juillet. Elle habite aussi rAraërique septentrionale et le Mexi- que. 53. Vanessa Atalanta, Linné. Se trouve à l'aulomne, dans les lieux où croissent les Orties. Rare. 54. Vanessa cardui , Linné. Beaucoup moins commune qu'en Europe. 55. Vanessa huntera, Fab. Plus commune que Cardui, 56. Vanessa Carye, Hubn. Ex. Saml. Cette espèce est propre à toute la côte occidentale de l'Amérique. Elle se trouve depuis le Chili jusqu'en Cali- fornie, sans la moindre modification. 57. Vanessa coenia» Hubn. Ex. Saml. Assez commune en Californie. Elle habite aussi la Géorgie et la Floride. SATYRIDES. 58. Satyrus Ariane. Alce nigro fuscce ^ anticœ utrinque oculis duohiis atris, pupilla alha iride fuho \ posticœ sublus sirigis dunhus un^ dulatis obscuris, ocellis sex plus minusve obsoletis. 308 AJNWALES Port et taille de notre Phœdra. Dessus des ailes d'uiï brun-noirâtre. Celui des supe'rieures avec deux yeux noirs pupilles de blanc, à iris un peu plus pâle; celui des inférieures avec un œil plus petit, souvent précédé d'un autre petit œil sans prunelle. Dessous des ailes éga- lement brun, avec des hachures plus obscures, les yeux des premières ailes entourés d'un iris fauve, précédés d'une ligne transversale brune, et suivis près de la frange de trois lignes très fines, parallèles; celui des secondes ailes traversé au milieu par deux lignes brunes sinueuses, suivies d'une rangée irrégulière de six petits yeux noirs, à pupille blanche et à iris fauve, groupés trois par trois, et plus ou moins bien marqués. Femelle beaucoup plus grande que le mâle ; les yeux des ailes supérieures grands, cerclés de jaune-fauve en dessus comme en dessous; les petits yeux du dessous des ailes inférieures beaucoup moins visibles que dans les mâles. Se trouve communément dans les forêts. Ce Satyre se place entre notre Phœdra et YAlope des Etats-Unis. 59. Satyrus Sthenele. ytlœ dentatœ fuscœ ,• anticce ocellis duohus nigris pupilla alha ; suhtus cinereœ, ocellis anticarum iride fuls^a^ posticài fascia média angulata ocellisque duobus analibus. Port et taille de nos plus petits individus de Fauna. Dessus des ailes brun, avec la frange d'un gris cendré, entrecoupée de noir; celui des supérieures avec deux petits yeux noirs à prunelle blanche; celui des inférieures sans taches. Dessous des ailes d'un gris-cendré, plus foncé à la base-, celui des supérieures avec les deux yeux plus grands et cerclés de jaune-fauve-, celui des infé- DE LA SOCIÉIÉ b:NTOMOLOGIQUE. 309 rieures traversé par une large bande Lrune anguleuse, et marqué vers Tangle anal de deux petits yeux noirs à pru- nelle blanche. Femelle un peu plus grande que le mâle, ayant les yeux des ailes supérieures cerclés de fauve en dessus comme en dessous. Beaucoup plus rare que le précédent. 60. Satyrus CÀLiFORNius, Doiibl. Wcstw. et Hewits. Gen. Diurn. Lep. pi. 66. fig. 2. Il a le port et la taille de notre Da\^us d Europe, et il lui ressemble un peu par le dessin du dessous j il est du reste parfaitement distinct par le dessus de ses ailes, qui est tout blanc, comme dans la femelle de phrync. On le trouve çà et là dans les lieux ombragés. 61. Satyrus GALàCTiNus. Alce utrincjuc alhidœ, supra immacidatce j anticœ subtits striga fcrruginea ocelloc/ue minuto apicali j posiicœ suhiîis hasi cinereo conspersiB striga rmgulata obscure ocellisque binis tribusve minutis. Taille et port du précédent, auquel il ressemble, mais la couleur du dessus est d'un blanc un peu plus jaunâtre. Le dessus est sans aucune autre tache que la transpa- rence du dessous. Le dessous des premières ailes offre au sommet un très petit œil noir, le plus souvent sans pu- pille, quelquefois nul, précédé du côté de la base d'une ligne ferrugineuse, transverse, un peu courbe-, celui des inférieures a la base lavée de gris, et cette partie plus obscure est séparée de l'autre par une raie sinueuse, Suivie d'un, deux, trois ou quatre petits yeux noirs non 2* Série, tome x. 20 310 ANNALES pupilles. La femelle diffère du mâle par ses yeux , au nombre de quatre ou cinq en dessous. Habite les montagnes du nord. Paraît être rare. Pai trouvé dans la collection de feu le géne'ral Dejean le dé- bris d'un Satyre, noté comme venant du Kamtschatka, qui appartient à cette espèce ou à la précédente , mais il est dans un tel état, qu'il est impossible de rien affirmer de positif à cet égard. HESPÉRIDES. 62. EuDAMus BATHYLLus, Smilh-Abb. I. pi. 22. Les individus de Californie ont les taches blanches très peu marquées, et quelquefois presque nulles. Nous en avions d'abord fait une espèce, sous le nom de Bathyl- loidesj mais on finit par trouver tous les passages avec les individus de Géorgie. 63. Thanaos Cervantes, Grasl. Ann. de la Soc. Ent. Un peu plus grand que les individus d'Espagne. 64. Thanaos Brizo, Boisd. etLeconte. Iconog. des Pap. et des Chen. de TAmér. sept. pi. 66. Très voisine de la précédente. 65. Thanaos juvENALis, Fab. Ent. syst. Un peu plus petite que les individus de Géorgie. Cette espèce se distingue facilement des précédenles par ses petites taches blanches. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUË. 311 66. ThANAOS TRISTIS. Al(e nigro JusccB j ahticœ punctulo medio strigaque e punctulis sex similibus, transversis albidis ; posticce Jimbria alba. Elle a le port et la taille du Juvcnalis. Ailes d'un brun- hoir, avec la frange des inférieures blanche. Les supé- rieures avec quelques ondulations plus noires, comme chez les espèces congénères, offrant en outre, sur le mi- lieu, un petit point blanchâtre, puis ensuite une ligne courbe de six petits points semblables, se'pare's en deux groupes, Tun de quatre, près delà côte, et l'autre de deux, au-dessous de la nervure me'diane. Dessous plus pâle que le dessus. Dans cette espèce, comme dans Juvenalis, les petits points sont placés sur les bandelettes les plus obs- cures. 67. Syrichtus oiLus, Linné. — Tartams, Hub. Pap. 716. 717. C'est bien cette espèce qui a été figurée par Hubner comme se trouvant en Tartarie. Elle ne diffère pas des individus de TAmérique septentrionale. L'espèce de Surinam, figurée par Cramer, planche 334, sous le nom à'Orcus^ en est très voisine. 68. SyRICHTUS RURALIS. Port, taille et presque faciès de Carthami en dessus, sauf que les ailes sont un peu plus noires, et qu'il y a deux taches blanches entre la base et la bande transverse des premières ailes ; les deux bandes de taches des se- condes ailes sont aussi plus nettes et plus tranchées que 312 A^iiNALES chez Carthami. Le dessous des ailes inférieures est très différent de celui de nos espèces européennes, le brun et le l)Ianc sont pins ou moins fondus, cependant le milieu et 1 extrémité oflVent une espèce de bande ou d'ombre brunâtre, et les taches effacées comprises entre ces deux espaces affectent à peu près la même disposition que dans OU us. 69- SvRICHTtS CjESPITATIS. Un peu plus grande que notre ^Iveolus, dont elle se rapproche beaucoup. Fond des ailes un peu plus noir; deux petites taches blanches, au lieu (ïune seule, entre la base et la bande trausverse des premières ailes ^ les ailes inférieures ayant sur le milieu une petite bande maculaire au lieu d'une seule tache, comme cela a lieu chez Alveo- lus. Dessous des secondes ailes avec la bande médiane plus étroite, plus continue, dentée en scicj point de taches blanches à la base. Se trouve au printemps avec la j^récédente, voltigeant sur les plantes basses. 70. Syricutus scriptura. Plus petite d'un tiers c^ue notre ylheolus -, c'est-à-dire la plus petite des espèces connues. Les taches blanches un peu plus petites que dans notre Alveolus\ deux petites taches blanches entre la base et la bande transverse des ailes supérieures, comme chez l'espèce précédente. Des- sous des ailes inférieures blanchâtres , avec les taches blanches [*cu tranchées, mais distinctes. Nous n'avons vu qu'un seul individu de cette espèce. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 313 71. SyRICHTUS ERICETORUM. Le mâle de celle belle espèce est li-ès difTéreTit, au pre- mier coup d'œil, des autres Syrichtus^ la femelle, au contraire, y ressemble complètement. Port et un peu le faciès i}L^rsalte de Clerck. Dessus des ailes du mâle d'un blanc très légèrement soufre , n'ayant d'autre dessin qu'une ligne terminale en feston, formant comme une rangée de petites taches sagittées, appuyées sur une ligne noire à la racine de la frange ; tout à fait au sommet des supérieures, les petites taches en cjuestion forment deux ou trois rangées. Dessous des ailes blanc-, celui des infé- rieures avec deux bandes brunâtres, l'une couvrant une partie de la base, et l'autre à rextrémilé. Dessus de la fe- melle noirâtre, avec deux bandes blanches transversales, communes; la première au milieu, large, sinuée, irrégu- lière-, la seconde, beaucoup plus étroite, formée de petites taches sagittées, excepté celle qui est sur la côte des supé- rieures, qui est quadrangulaire j coupée par les nervures et rentrée en dedans. Dessous avec l'empreinte du dessin de la face opposée. Se trouve çà et là dans les lieux incultes. Je crois qu'elle se trouve aussi au Mexique. 72. Hesperia GOMMA, Linné. Semblable en tout à nos individus européens. 73. Hesperia sylvanus , Fab. Hubn. etc. Ne diffère pas du type européen. 74. Hesperia sylvanoides. Taille et port de notre Sylvanus. Dessus du mâle à peu près comme dans cette espèce, Siiuf qu'entre réj)i ou tache 3 11 ANNALES noire oblique, il y a une liture noirâtre qui paraît en être une prolongation, et qu il n'y a pas à Textrémité, près de la bordure , les trois ou quatre points un peu plus pâles que le fond-, que l'on observe dans Sylvanus\ la bordure est aussi plus fonce'e. Dessus de la femelle ayant sur le disque une tache triangulaire, noire, suivie d'une petite tache blanche transparente j sommet marqué de trois points jaunes. Ailes inférieures un peu sinuées, avec la bordure assez foncée, la base assez largement noirâtre. Dessous des ailes d'un jaune pâle, quelquefois un peu grisâtre sur les inférieures, et non d'un jaune gai un peu verdâtre, comme chez Sjh'anus. Les points ou taches pâles affectant à peu près la même disposition. Assez commune en mai. 75. Hesperia nemorum. Dessus du mâle comme dans Syivanoides, la bordure un peu plus large, Tépi des ailes supérieures également un peu plus large, se prolongeant de même par une liture jusqu'au sommet. Dessous des ailes d'un jaune un peu plus foncé que dans Actœon\ celui des inférieures sans taches-, celui des supérieures plus pâle au milieu, avec Tempreinte de Tépi du dessus. Nous n'avons pas vu la femelle. Habite le bord des bois. 76. Hesperia Agricola. Port de Syhanus, taille d^ Actœon. Dessus des ailes plus noirâtre que dans ces deux espèces. Celui des supérieures ayant l'épi prolongé jusqu'au sommet par une liture noi- râtre, une rangée transversale de points jaunes entre la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 315 bordure et ce même epi. Celui des inférieures avec la bordure noire assez large et la base plus ou moins rem- brunie. Dessous des premières ailes jaune, avec Tdpi moins prononce qu'en dessus*, celui des secondes jaune, avec une espèce de bande transverse, presque médiane, d'un ton plus pâle. Je ne connais pas la femelle. 77. Hesperia pratincola. Taille et port dUActœon. Dessus des ailes d'un jaune plus gai, presque sans bordure , offrant seulement dans certains individus mâles quelques traits triangulaires noi- râtres sur les nervures-, celui des supe'rieures avec l'e^pi, comme dans SyhanuSy ordinairement surmonte vers le sommet d'un trait noirâtre plus ou moins effacé. Dessous d'un jaune assez uniforme', celui des supérieures ayant vers le sommet, sur la côte, une petite tache un peu plus pâle que le fond, à peine distincte ; Tépi moins prononcé qu'en dessus-, celui des inférieures sans taches. Femelle plus grande, avec une bordure noirâtre, dentée en scie; celui des supérieures ayant une raie oblique, noirâtre, correspondant à l'épi du mâle, surmontée vers le sommet d'une tache de la même couleur. Dessous des premières ailes à peu près comme dans le mâle-, celui des inférieures offrant une rangée transversale, irrégulière, de taches un peu plus pâles que le fond. Vole en juin sur les fleurs. 78. Hesperia ruricola. Taille et port de lineolaj les ailes un peu plus si- nuées, à peu près du même jaune, avec une petite bor- dure brune, fondue ; les supérieures ayant lépi aussi 31G ANNALES prononce que dans Sylvanus, marqué longitudiualemeiit d'une petite ligne blanchâtre. Dessous des ailes jaune, avec toute la surface des inférieures et le sommet des su- périeures un peu plus verdâlresque Adius Sylvanus. Nous n'avons pas vu la femelle. Voltige sur les fleurs, au bord des bois. 79. Uesperia campestris. Cette espèce est distincte, au premier coup d'œil, de toutes les autres espèces californiennes, par la grosse tache tronquée, noire, qui forme l'épi des ailes supérieures. Port et taille de Tespèce précédente. Ailes du même jaune, avec une bordure brune assez large, et la frange d'un jaune pâle. Les ailes supérieures du mâle marquées au sommet, sur rexlrémité de la bordure, de deux ou trois points de la couleur du fond. Les inférieures avec le dis- que plus ou moins lavé de noir dans son milieu. Dessous des ailes d'un jaune assez pâle, presque uniforme ; celui des supérieures marqué au sommet de trois petites taches plus pâles •, celui des inférieures avec une ligne transverse de petites tacbes semblables, se détachant mal de la teinte générale. Nous n'avons vu que des mâles. Voltige en juin dans les lieux arides. 80. Hesperia Saboleti. Taille et port (VEuys et de Zabulon, de l'Amérique septentrionale, c'est-à-dire un peu plus petite que notre Actœon. Ailes à peu près du même jaune que dans notre Sylvanus^ avec une bordure brune assez large, dentée en scie sur les supérieures -, ces dernières ayant l'épi plus court et plus tronqué que dans Sylvanus, accolé à une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 317 tache un peu grisâtre : dessous d'un jaune un peu pale, avec une rangée de traits bruns lëgèrement sagittës; celui des inférieures offrant vers la base une rangée de traits semblables. Femelle notablement plus grande. Dessus des ailes un peu plus pâle -, celui des supérieures offrant, entre la bordure et le disque, une rangée de taches d'un jaune plus pâle que le fond. Comme on le voit par la description, cette Hespérie est très voisine à'Enys, peut-être même n'en est-elle qu'une variété locale. 81. Hesperia CERNES , Boisd. et Leconte. Iconogr. des Lépidopt. de TAmér. sept. pi. 76, fig. 1, 2. Plus rare que les précédentes. 82. Hesperia phyl^eus, Drury. Ins. i. pi. 13, fig. 4, 5. Habile les parties herbeuses, au pied des montagnes. 83. Hesperia? vestris. Je ne connais de cette espèce qu une femelle, de sorte que je ne puis pas assurer qu'elle appartienne au genre Hesperia, tel que nous le comprenons aujourd'hui. Il est très possible, au contraire, qu'elle fasse partie d'un genre voisin, dont les mâles sont dépourvus d'épi comme les femelles, et qui renferme une infinité d'espèces exotiques^ j4cciusj Mathiasj etc., peuvent être considérés comme type de ce groupe. L'espèce en question a le port et la taille de Nostradamus femelle. Dessus des ailes d'un brun un peu roussâtre \ celui des supérieures offrant quatre petites taches d'un blanc un peu transparent , dont deux 3!8 ANNALES très petites, ponctlformes, près de la côte -, les deux autres, plus grosses, dans les ramifications de la nervure mëdianej celui des inférieures sans taches. Dessous plus terne, plus pâle, un peu plus grisâtre, avec les mêmes taches quen dessus. Habite les lieux arides. Remarque. Pour les Hespérides, nous n'avons point donné de phrase diagnostique, parce que nous avons cru que cela était inutile, et que l'on les reconnaîtrait facile- ment après la comparaison minutieuse que nous en avons faite avec des espèces parfaitement connues. IIÉTÉROCÈRES. M. Lorquin s'est peu occupé des Lépidoptères de cette division, et nous n'aurons que quelques espèces à décrire. Presque toujours en voyage d'un endroit à un autre, il s'est trouvé dans l'impossibilité d'élever les chenilles qu'il rencontrait. SPHINGIDES. 84. Ptebogon GlarkijE. Alœ anticce olwaceœ fascia transversa pallida \ posticœ fla\?ce mai'gine tenui nigro ; omnes suhtiis olivacece. Port et taille de Gaurœ, de Géorgie. Ailes supérieures d'un vert-olive, avec Texti-émité lavée d'un peu de hlanc- verdâlre et une baude transversale blanchâtre assez étroite. Ailes inférieures du même jaune que dans notre OEnotherœ , avec une petite bordure noire. Les quatre DE LA SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE- lUSi ailes d'un vert-olivâtre en dessous , avec une bande hlauchâtre sur les inférieures. Corps olivâtre. Nous n'avons vu qu'un seul individu. Nous avons donne' à cette espèce le nom de Clarkice, par analogie, car nous croyons pouvoir assurer d'avance qu'elle se nourrit d'une plante de la famille des OEno- thërées. 85. Arctonotus lucidus. Lucidus, cinereo- lutescens aureo quasi nitens, thomce concolori çillosissimo ; alœ anticœ fusco suh-hifasciatce \ posticœ violacece margùie ohscuriori. Taille de notre QEnotherœ. Ailes bien entières; les su* périeures d'un gris-jaunâtre , à reflet brillant , jaune, marquées de deux ou trois bandes transverses plus obs- cures, dont la plus tranchée sinuée et placée près de Tex- trémitë. Ailes inférieures violettes, avec l'extrémité d'uu pourpre obscur et la frange plus pâle. Corps très court ; corselet très velu, de la couleur des premières ailes. Antennes très fortes. Dessous des ailes d'une teinte gri^ sâtre, avec le disque des supérieures ferrugineux. Environs de San Francisco. Je n'ai vu que deux individus, dont l'un m'a été donné par feu mon excellent ami Edward Doubledaj, et dont l'autre, beaucoup plus beau , fait partie de la riche et belle collection du British Muséum , que M. Ed. Gray, le savant directeur du département zoologique , a mise à ma disposition avec une obligeance parfaite. Je me trouve heureux de pouvoir ici, à propos de cette espèce, lui offrir, ainsi qu'à tous les zoologistes anglais , mes sincères re- mercîments pour 1 accueil cordial dont ils ont bien voulu m'honorer pendant mon séjour à Londres. 320 ANNALES AGARISTIDES. 86. Agarista guttata. JSigra thoracis macidis hinis aiioqiic flavis; alœ anticœ giiitis seu maculîs circiter 18 flaçis sigTiatœ ; posiicce imma- cidatœ. Un tiers plus grande que notre Callimorpha Dominula. Dessus des quatre ailes noir: les inférieures sans taches, les supérieures offrant sur toute leur surface environ dix- huit taches d'un jaune pâle, la plupart arrondies, et dont deux ou trois, situe'es vers la côte, sont très petites et ponctiforraes. Corps noir, avec les e'paulettes et lëcusson d un jaune pâle-, extre'mité de 1 abdomen fauve, ainsi que la tête. Dessous des ailes suj)e'rieures comme le dessus. Se trouve en etd dans les bois. Rai-e. GLAUCOPIDES. 87. Glaucopis latipennis. Alœ latce nigrce maculis flawido-pallidis, pectore croceo. Cette espèce, dont je n'ai vu qu'un itidividu, semble s'éloigner un peu des véritables Glaucopis j)ar son corps plus grê!e et ses ailes beaucoup plus larges. Ailes noires, marquées chacune sur le disque d'une tache d'un jaune très pâle, divisée en trois parties inégales i les supérieures ayant en outre, près du sommet, une bande oblique formée de quatre taches du même jaune. Corps d un nou^- bleu. Poitrine marquée de fauve. Vole en juin dans les bois. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCIQUE. 321 CIIÉLOMDES. 88. Chelonia Dahuricaj Boisd, Icônes. Un individu de la Californie, pris dans les montagnes, ne diffère pas d'une manière appréciable de celui que nous avons reçu des environs de Barnaoul, il y a vingt ans environ. 89. Chelonia caja, Linné. Semblable à nos individus europe'ens. Les ailes infé- rieuies peut-être un peu plus pâles. Habile les montagnes. 90. Chelonia virginalis. Alœ anticce nigrce maculis circiter i>iginti fla^^ido^albidis^ posticœ fuhce fasciis nigris ; abdomen suhtiis nigrwn^ suprà fuhuin cingidis nigris. Celte belle espèce a le port et la taille de notre J^illîca, mais elle se rapproche davantage, par ses antennes pres- que filiformes dans le mâle, de notre 31atronula. Dessus des ailes noires , avec environ vingt taches du même jaune que dans Fillica. Ailes inférieures également du même fauve, avec trois bandes et les principales ner- vures noires-, la bande de Textrémité incomplète, finis- sant bien avant Tangle anal -, quelquefois toutes ces bandes sont réunies par les nervures , le fond est alors noir, quadrillé de fauve. Tête fauve ; corselet noir, avec les épaulettes jaunes-, écusson fauve-, corps fauve en dessus, avec des anneaux noirs, d'un bleu-noir en des- 322 Ai\]NALL:S sous. Dessous des secondes ailes comme le dessus. Dessous des supérieures avec les taches de la tase et du milieu fauves. Femelle semblable au mâle. Environs de San Francisco. 91. Arctia ruLiGiNosA , Linnéi Ne diffèi'e pas de nos individus européens* 92. Arctia vagans. Marina vel cinereo-lutescens ; alce anticœ immaculatœ ^ posticœ nigrce Jimbria cinereO'-lutescenti j or/mes subtîis cinereœ lunula nigi'a. Taille des plus grands individus de FuUginosa. Ailes supérieures et corselet d'un gris-jaunatre. Ailes inférieures noires, avec la frange largement d'un gris-jaunâtre. Ab- domen d'un gris-noii'âtre. Dessous des quatre ailes d'un gris-jannâtre, avec une lunule noire sur le disque de chacune. Antennes des mâles assez fortement pectinées* Nord de la Californie. BOMBYCITES. 93. Orgya vetusta. u4lœ anticœ fusccB fascia ad hasin pallidiori maculaquc anali alba\ postiçce fusco-ruf'escentes. Taille et port de notre Antiqua. Ailes supérieures brunes, offrant près de la base une petite raie transverse blanchâtre, n'atteignant pas la côte •, un peu au-delà du milieu, en tirant vers la côte, une éclaircie d'un grisâtre DE LA SOCIÉTÉ ENTOMO LOGIQUE. 323 pâle ; et, enfin, à Tangle anal une petite tache blanche comme dans les espèces analogues. Ailes inférieures d'un brun-roussâtre, ainsi que le dessous des quatre ailes. ZEtZÉRIDES. 94. Cossus RoBlNIiE. u4lce anticœ pallide cinerece fusco'fasciato-strigulatn' marmoratœ \ posticce maris lutecB hasi nigra , feminœ fuscœ. Le mâle de cette espèce est, au premier coup d'oeil, très différent de la femelle , par ses ailes inférieures jaunes, avec la base et le bord abdominal noirs. Dessus des ailes supérieures d'un gris-blanchâlre dans les deux sexes, très finement maillé de brun, ayant en outre sur le milieu une espèce de bande brune mal définie^ mais bien indiquée vers le bord interne ; une rangée de points bruns sur la frange, à Textrémité des nervures. Ailes •inférieures de la femelle brunes, paraissant très finement maillées par la transparence du dessous. Corselet de la couleur des ailes supérieures , plutôt écailleux que velu. Abdomen noirâtre. Dessous des ailes à peu près comme en dessus. La chenille vit dans le tronc des faux Accacias (Rohinia), On trouve aussi cette espèce en Géorgie. SATUKNIDES. 95. Saturnia Eglanterina. Alœ aniicœ albidocarneœ , striga basait, fasciis duahus iransi'crsis, fimbria, macuUs sagi/iatis ocu loque siib-coeco 324 ANJNALES nigris-i posticce lateœ macula média, jascia transversa sa- gittisque margiiialibus nigris. Cette espèce, l'une des plus belles qui aient été trou- vées par IM. Lorquin en Califoruie, n'appartient pas au genre Saturnia proprement dit. Elle a le port et la taille du Proserpina figuré dans Smilh-Abbot. Dessus des ailes supérieures d'un blanc-jaunâtre légère- ment incarnat, saupoudré d'un peu de noirâtre à la base, avec la côte et deux bandes transversales noires-, Tune^ près de la base, se liant à un gros trait longitudinal de la même couleur-, l'autre, près de l'extrémité, courbe, mais non si nuée ; entre ces deux bandes il y a une tacbe noire arrondie, ou espèce d'œil , marqué d'un petit croissant blancbâtre-, la frange est aussi largement noire et se lie à des traits sagittés de la même couleur, situés sur les ner- vures. Ailes inférieures d un beau jaune d'ocre, marquées au milieu d'un grospoinl noir en place d'œil, au-delà du milieu, d'une bande noire, courbe, s'alignant avec celle des supérieures-, frange noii'e, donnant naissance à des traits sagittés de la même couleur, 'l'ête et protborax fer-^ rugineux, corselet mélangé de jaunâtre-, abdomen de la couleur des ailes inférieures, plus pâle en dessous, et un peu annelé de noir. Dessous presque comme le dessus. Antennes noires, pennées dans le mâle, à peine ciliées dans la femelle. Ce bel insecle a été élevé de cbenilles trouvées sur les Eglantiers , rosiers sauvages, sur les Lords du San* Joachim. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 325 OBSERVATIONS SUR UNE ANTIIOCHARIS CARDAMII\ES HERMAPHRODITE, Par m. BELLIEFl DE LA CHAVIGNEP.IE. (Séance du 10 Mars 1852). On a déjà entretenu plusieurs fois la Société enlomolo- gique de ces monstruosités observées chez les insectes , et désignées sous le nom àhennaplu'odisme. L'ordre des Lépidoptères en a fourni, pour sa part, un certain nombre d'exemples, et je puis rappeler à cet égard une notice publiée ])ar Duponchel dans nos Annaks^ année 1835, sur une Angerona Primaria, dont tout le côlé droit élait celui d'un mâle, et le côté gauche celui d'une femelle. Cette remarquable Géomètre offrait, de plus, cette parti- cularité que chacun des sexes appartenait à une variété différente, c'est-à-dire que le côté femelle correspondait au type Prunaria, et le côté mâle à la variété corylaria. M. Al. Lefebvrea fait paraître dans le même volume de nos Annales, et à la suite de la notice dont je viens de parler, un mémoire fort intéressant, où il traite également de l'hermaphrodisme. Notre collègue énumère dans ce 1" Série j TOME X. 21 32G ANNALKS travail tous les sujets {lermaphrodiles dont il a pu avoir connaissance, et je vois que, pour les Ltlpidoptères seule- ment, M. Al. Lefebvre cite quarante-sept cas dilFe'rents. Moi-même, il y a quelques années, j'ai publie et figuré dans les Annales un TAparis dispar, qui fait partie de ma collection, et chez lequel on peut observer un commen- cement d'hermaplirodisme parfaitement caractérisé. L'hermaphrodisme est donc un fait admis aujourd'hui pour les Lépidoptères, aussi bien que pour les insectes des autres ordres. Je crois néanmoins qu'il n'est pas sans intérêt d'appeler de nouveau i'altcntion des lépidopté- ristes sur cette matière, car les sujets hermaphrodites connus jusqu'à ce jour sont encore assez peu nombreux pour pouvoir être comptés, et la nature, quand elle s'é- carte exceptionnellement des règles immuables qu'elle s'est tracées, présente toujours au physiologiste une source inépuisable d'étude et de méditations. Le nouvel herma- phrodite que j'ai l'honneur de faire passer- sous les yeux de la Société offre d'ailleurs un des plus Leaux exenjples d'herinaphrodisme qu'on puisse rencontrer, puisqu'il s'agit d'une /Inthocharis cardamines, espèce chez laquelle les sexes se traduisent extérieurement, comme chacun sait, par des caractères si apparents et si bien tranchés. On peut diviser en deux catégories les hermaphrodites qu'on a été à même d'observer jusqu'à ce jour. Dans la première, je placerai ces individus chez lesquels l'un des sexes domine dans une plus grande proportion que l'autre, tel que le Liparis dispar dont j'ai déjà parlé, telle encore qu'une Rhodocera Cleopatm que j'ai vue dans la collection Pierret. Les Lé|)idoptèx'es de cette catégorie sont des mâles ou des femelles qui ne se rattachent à DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 327 l'autre sexe que par une faible partie qu'ils leur ont em- pruntée, soit une antenne, soit une tache dans le dessin, soit quelque autre signe indiquant qu'il y a un corainen- cenient de fusion en Ire les deux sexes. Dans la seconde classe d'hermaphrodites, au contraire, viendront se ranger les insectes qui participent autant ariegaUs. Longueur, 26 millim.-, largeur, 12 millim. au genre Hypsetomus de Pcrty, Delect. animal ariic, p. 96, ou au genre Uypsioma de Serville, Annales de la Société entomologiquc de France, année 1835, p. 38. 352 AIN N A LES Corps cl un brun-cliocolat mat. Mandibules noires. Corselet cylindrique, inégal, orné sur les côtés de lignes jaunes interrompues, avec une large bande longitudinale fauve au milieu. Ecusson de cette dernière couleur, arrondi au bout. Elylres pdus larges de moitié que le cor- selet à la base, convexes, aplaties en arrière, à partir du milieu, ayant cbacune deux bosses ou monticules tuber- culeux, le premier situé comme dans Tespèce précédente, le second placé un peu au-dessous-, ce dernier est suivi d'une bande noire transversale et sinueuse. Enfin, on voit près du bord externe, faisant saillie en dehors, une plate-forme ornée de poils fauves qui se confondent avec la partie inférieure des élytres qui est de la même cou- leur. Pattes et dessous du corps nuancés de brun et de fauve. Cel insecte, qui est unique dans ma collection, se dis- tingue des autres espèces du genre, tant par les quatre bosses qu'il porte sur le dos, que par Taplatissement de !a partie inférieure des élytres. Il paraît être fort rare au Brésil, où il a été trouvé par M. Di'eux. 3. T. cAMELus, Buq. (PI. 7, fig. 2.) Modice- elongatus, mfuSj, thorace laienhus. Elytris, pe- dihusque albo-variegatis . Long. 25 millim.-, larg. 1 1 millim. Corps d'un rouge de brique, couvert çà et là d'atomes blancs. Mandibules noires. Labre légèrement écliancré et couvert de poils fauves. Tête et corselet ornés latérale- ment de petits dessins blancs. Ecusson arrondi, avec une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 353 ligne jaune transversale. El^^tres plus larges de moitié que le corselet à la base, un peu rétrécies en arrière, à angles liumeraux blanc de lait, près desquels se trouve une bosse ou èiuineuce tuberculeuse et ponctuée. Cette ponctuation, d'abord très marquée , s'étend, en s'atténuant toutefois, jusqu'au milieu du dos. Enfin , une bande ti-ansversale, sinueuse, d'un rouge assez vif, avec un liseré blanc en dessus, se trouve aux deux tiers environ de leurlongueur, de même que l'on voit, comme dans les espèces précédentes, et près de l'extrémité du bord externe, une petite éléva- tion qui fait à peine saillie en dehors. Pattes et dessous du corps d'un rouge de brique, parsemé d'atomes blancs. Cet insecte se trouve à Cayenne -, il m'a été communi- qué par M. Guérin-Méneville. 4. T. DROMEDARius , Buq. (PL 7,fig. 3.) Modice elongatus^albo-griseus. Capite, thorace elytrisejuc hasî lacteo-macidatis . Ahdomme pedihusque Jlavo-çarie- gatis. Long. 26 mil'lim ; larg. 1 1 raillim. Corps d'un gris-cendré. Mandibules noires. Labre non échancré. Tête et corselet ornés latéralement de lignes blanchâtres. Le dernier inégal en dessus. Ecusson arrondi au bout et couvert d'une pubescence jaunâtre. Elylrea plus larges de moitié que le corselet à la base, un peu rétrécies en arrière, à angles huraéraux d'un blanc de lait, près desquels se trouve une éminence ou bosse tubercu- leuscj non ponctuée. On voit, comme dans le T. camclus, une bande transversale étroite, sinueuse et rougcàtre, 354 ANNALES ainsi qu'une petite élévation , près du bord externe, qui l'ait à peine saillie en dehors. Pattes et dessous du corps d'un gris-jaunâtre. Cet insecte, unique dans ma collection, a été trouvé en Colombie par M. Saint-Amand-Rostaine. 5. T. GiBBOsus, Buq. (PI. 7, fig. 4.) Elongatus j croccns ; thorace i^iîlïs duahus elytrisque macula transversa nigra. Long. 22 millim.-, larg. 9 millim. Corps allongé , d'un blanc-jaunâtre mélangé de gris. Mandibules noires. Labre non écbancré, couvert de poils fauves. Tête ornée par devant d'un dessin imitant assez bien une étoile tronquée ^ précédée de cinq taches d'un noir velouté, dont trois au sommet disposées en triangle. Corselet inégal , bords latéraux blanc de lait, avec deux bandes longitudinales noires qui se prolongent en arrière en décrivant une courbe , et se rejoignent sur les élytres au-dessous del'écusson. Ce dernier, d'un jaune-fauve, est arrondi au bout. Ely très plus larges de moitié que le corselet à la base , à peine rétrécies en arrière, à angles huméraux peu saillants, près desquels se trouve une éminence ou bosse tuberculeuse-, plus bas, aux trois quarts environ de leur longueur, on voit une bande noire, étroite, sinueuse, de laquelle s'échappent, en dessous, deux petites lignes de même couleur. Enfin, il y a près de l'extrémité, qui est d'un brun clair surmonté d'une tache triangulaire plus foncée, une petite élévation bien distincte qui fait à peine saillie en dehors. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 355 Cet insecte, unique dans ma collection, et Tnn des plus remarquaLles du genre, a été trouvé au Brésil par M. Dreux. Genre Criodion. I. C. Feisthamelii, Buq. (PI. 7, %. 5.) Elongatnm; capite thoraceque nigro-piceis . Elytris fusco- nitidisj vittis duabus undatis palUdis. Long. 68 millim,-, larg. 17 millim. Tête et corselet d'un noir de poix mat. Le dernier, inégal et couvert de rides, a au sommet deux tubercules arrondis, très saillants , au centre desquels se trouvent deux petites côtes qui, écartées à la base, se réunissent à chaque bout et forment ainsi un Vrenversé. Antennes pu- bescentes, d'un brun-marron clair, avec les deux premiers articles seulement noirs et ponctués. Ecusson assez grand, couvert de poils d'un gris-verdâtre luisant et couchés en arrière. Elytres allongées, d'un brun-marron foncé et brillant, plus larges de moitié que le corselet à la base, à peine rélrécies en arrière, presque parallèles, ari'ondies à Textrémité, et munies d'une petite épine au bord suturai, avec une large bande longitudinale, sinueuse, d'un jaune paille. Dessous du corps et pattes d'un brun-marron assez clair et brillant, à l'exception des genoux qui sont noirs. Je dois ce bel insecte à M. le l)aron Jules Feisthamel, qui a bien voulu me le sacrifier , bien qu'il fût unique dans la collection de feu M. son père. 11 a été trouvé à Gayenne par M. Tardy de Montravel . officier supérieur de la marine. 35G ANNALES 2. C. SCULPTICOLLE, BlU{. Modice-'elov gatuui , nigro-piccuin , thorace (juadrato , prof'unde pimctaîo. Elytris fuscis, nunutissiine punciaiis. Long. 35 millim.; larg. 10 inillim. Tête assez forte, d'un brun fonce', finement ponctuée avec une petite côte longitudinale au sommet. Antennes de la couleur de la tête, couvertes d'un duvet gris assez dpais à partir du quatrième article. Corselet d'un noir luisantj un peu plus long que large, couvert de gros points enfoncés très rapprochés^ cjui le font paraître rugueux, avec une plaque lisse, longitudinale, étroite près de la base, et un sillon transversal profond, précédé d'un bourrelet à l'extrémité. Ecusson arrondi au bout, entiè- rement couvert de poils d'un gris-cendré. Elytres d'un brun-marron luisant, très fi^nement pointillées, moyen- nement longues, presque parallèles, tronquées et munies de deux petites épines, situées, l'une sur le bord suturai, l'autre sur le bord marginal. Dessous du corps et patte* d'un brun foncé. Cet insecte a été trouvé en Colombie. 3. C. BiviTTATUM , Buq. Curtmtij capiie thomccquc nigro-piceisj piuictaiis. Ely- tris fuscis, vittis duahus longitudinalibus rujîs. Long. 21 millim., larg. 7 millim. Corps ramassé, d'un brun-marron presque noir et bril- lant. Tête petite , finement ponctuée. Corselet un peu plus long que large, convexe, un peu renflé et rugueux sur les côtés, avec quelques gros points enfoncés et irrégu- DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 357 liers au souiiiiet. Ecusson très finement pointillé, entouré de poils fauves assez rares. Elylres courtes, plus larges d'un tiers que le corselet à la base, arrondies à Textré- mité, finement pointille'es, avec une large bande longitu- dinale d'un fauve tournant au rouge, qui n'atteint ni la base ni l'extrémitc. Dessous du corps et pattes d'un brun foncé, avec les cuisses rougeâtres. Cet insecte se trouve au Brésil. 11 in'a été donné par feu M. Melly. 4. C. MODESTUM , Buq. Elojigatiim, Jiiscum, pilosiim ; thorace quadrato, tuhcr- culato. Elytris parallelis^ obsolète punctatis. Long. 36 raillim.; larg. 10 millim. Corps allongé, d'un brun foncé. Tête assez forte, avec ■une petite côte longitudinale au milieu, en arrière des antennes. Celles-ci plus courtes que le corps, entièrement couvertes de poils gi'is, ainsi que le corselet. Ce dernier, aussi long que large, un peu rétréci à la base et à Textré- mité , est couvert de rugosités moins marquées sur les côtés, avec cinq tubercules inégaux et aplatis dans le milieu. Ecusson très petit, couvert de poils gris-cendré. Elytres allongées, parallèles, arrondies et légèrement tronquées à l'extrémité, finement jîoinlillées et parse- mées de poils fauves dans toute leur longueur, avec une petite épine au bord suturai. Dessous du corps et pattes velus, particulièrement sur la poitrine. Cet insecte, unique dans ma collection, se trouve au Brésil, 358 ANNALES 5. G. ANGUSTATUM, Buq. ^:higustatum, fuscinn, pilosum. Ëlytris parallelis, apicc rotimdatis. Ahdomine ruj'o. Long. 32 millim.j larg. 8 millim. Corps très allongé, d'un Lrun-mairon , entièrement couvert de poils gris très serrés. Tête assez forte, avec une petite côte longitudinale peu saillante au sommet, en arrière des antennes. Celles-ci couvertes également de poils gris, sont un peu moins longues que le corps, et poin- tillées à la base. Corselet plus long que large, inégal et ridé en dessus. Ecusson grand, terminé en pointe. Elytres très longueSj un peu plus larges que le corselet à la Lase, arrondies à Textrémité , avec une petite épine au bord suturai. Dessous du corps et pattes d'un brun foncé', seg- ments abdominaux rougeâtres. Cet insecte se trouve au Brésil -, il m'a été donné par M. IJ. Jekel. Liste des espèces décrites dans ce mémoire. Genre TRACHYSOMUS. Genre CRIODION. C. Feislliamclii. . page 355. — sculpticoUe. . . , 356. — biviltatum. . . . 356, — modestum. , . . 357. — angustaliim, , . . 358. T. fraglfer, . . page 350. — eleylias. . . . . 351. — cameliis. . . . . 352. — dromedariiis. . . 353. — gibbosus. . , . . 35^. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 359 OBSERVATIONS ENTOMOLOGIQUES SUR DIVERS INSECTES RECUEILLIS A MADAGASCAR. (S' Partie [l).) Coléoptères nouveaux. PAR M. LE DOCTEUR GH. COQUEREL. (Séance du 8 Janvier 1851.) 1. CiciNDELA FALLAX, Coquei'el. (PL 9, fig. I.) Ohscure-viridis supra , cyaneo-nitcns infra j capitc nmgno j prothorace subcylinclrico ; eljtris utrinque sex guttis liinulâ apicalique alhidis ornalis , creheniine punc- tatis, intcrstiiiis obscuro purpureis j pedihus aniennisquc œnco-micantihus. Long. 7; larg. 2 niillim. Tête d un vert-dore pourpre oLscur, et un peu rugueux sur le verlex-, des lignes élevées très fines, parallèles et concentriques autour des yeux -, chaperon jaune, lisse ; mandibules fortes, d'un vert doré -, ainsi que les palpes et les antennes. Proihorax presque cylindrique, un peu renflé au mi- lieu, une ligne médiane longitudinale, et d'autres trans- it) Voyez, 2' Série, Tome VI (18^8), page 177 cl 275. 3G() ANNALKS versales vers les bords antérieur et postérieur, la Ji rni'vp beaucoup plus ninrquée-, quelques poils blanchâtres e'pars sur les côtés ; vert doré latéralement, pourpre obscur en dessus. Elytres presque parallèles, s'élargissant un peu au-delà de leur milieu, se terminant brusquement en pointe mousse-, angles huméraux un peu relevés. Sur chacune, une petite tache humérale blanche , très nettement cir- conscrite, quatre taches pareilles disposées obliquement : les deux premières avant le milieu, les deux autres peu après, une cinquième située un peu avant Textrémité, assez près du bord externe; une petite bordure de même couleur, très mince, à Fextrémité. Les elytres sont, en outre, criblées de très petits points enfoncés très serrés, et les intervalles sont eux-mêmes ponctués avec une finesse extrême; le fond des trous paraît d'un vert obscur, et les intervalles d'un pourpre obscur. Dessous du corps et pattes d'un vert doré très brillant. Pattes très fines, assez longues. Cette jolie espèce fait partie de la collection de M. Ghe- vrolaf, il n'en existe qu'un seul individu, qui provient de Madagascar. Par son faciès, elle rappelle beaucoup cer- taines espèces de l'Inde. 2. EURYDERA MORMOLYCOIDES, CoqUCrcl. (PI. 9, fig. 2.) Nigra, planalcii thorace cordato; clytris planimculis striatis, macidd communia posticd^ bi-ocellaia, rubrâ, or- fiatis ;thoracis aiigulis aiiticis, clylroruin mafginc, c.orpoie subttiSj pcdihusque ruhris. Long. 1 Ij larg. des élj^tres 6 millim. Tète noire et lisse en arrière, rugueuse et rougeâlre en DE LA SOCIETE EINTOMOLOGIQUE. ;jGi avant, très rétrecie entre les yeux, offrant au milieu une impression longitudinale. Yeux globuleux, noirs, an- tennes et partie de la bouelie, fauves. Prothorax cordiforme , très rétréci , et transversal en arrière, ses angles latéraux l'ebordës, brunâtres, arrondis et proéminents en avant •, ses angles postérieurs tronqués ; une ligne enfoncée au milieu , une seconde arquée en avant; de cbaque côté deux impressions latérales, et une troisième près de la base -, quelques stries transversales au milieu. Elytres beaucoup plus larges que le prothorax, et sé- parées de ce dernier par un étranglement très prononcé; très régulièrement elliptiques, rebordées, un peu con- vexes au milieu, leur marge externe dilatée au milieu et très plane ; offrant neuf stries très régulières , et le com- mencement d'une dixième près de la suture*, la strie la plus externe est interrompue par de gros points enfoncés, d'où parlent des poils jaunâtres très minces et très longs-, Textrémilé de chaque élytre est sinueuse, échancrée, et munie à sa partie interne, près de la suture, d'une épine très forte , à laquelle viennent aboutir les deux stries les plus internes. La couleur des élytres est d'un noir mat, avec quelques reflets en arrière, la marge brunâtre, et munie de deux taches plus claires. En arrière, près de la suture, une tache commune rougeâtre, oblongue, trans- versale, marquée de chaque côté d'un point noir-, cette tache se continue jusqu'à Textrémité de Télytre et jusque sur les épines , en prenant une teinte beaucoup plus foncée. Dessous du corps fauve, avec une teinte plus foncée sur les segments thoraciques. Pattes minces, allongées, d'un fauve clair, une fort-e 362 ANNALES échancrure à la partie antérieure et interne des jambes ante'rieures. De Madagascar. Collection de M. Glievrolat. Cette jolie espèce se distingue facilement de ses congé- nères par sa forme générale, les taches de ses ély très et la couleur de ses pattes. Parmi les Eurydera décrites dans la Monographie de MM. Gory et La porte, les E. arinata et siihle^'is seules offrent des taches rouges, mais les pattes sont noires dans ces espèces j et la disposition des taches est tout à fait différente : au nombre de trois sur chaque élytre dans la première, communes et trilobées dans la seconde. Toutes les autres espèces sont noires, et beau- coup plus allongées que celle que nous décrivons aujour- d'hui. Les Eurydcra sont très communes à Madagascar, elles vivent sous les écorces et courent avec une vitesse ex- trême. L'étranglement de leur prothorax, leur forme aplatie, la dilatation plus ou moins prononcée de leurs élj'tres, et probablement aussi leur genre de vie, les rap- prochent jusqu'à un certain point du Mortnolyces, analogie singulière signalée par M. Chaudoir, et que nous rappe- lons aujourd'hui, en donnant à notre espèce le nom d'^. mormolycoides . 3. POLYBOTHRIS AURO-CLAVATA, CoqUCrcl. (PI. 9, fîg. 4.) Aureo-œnea\ capitc punctato, nigoso, thorace projunde medio sulcato •, clytris striato-rugosis , post médium dila- tatis, scx mnculis pilosis ochraceis ornatis. Long. .32-, larg. du prolhorax à sa base, 10 1/2; larg. des élytres au-delà de leur milieu, 14 millim. Tefe grande, d'un bronzé obscur, avec des reflets dorés ; DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE 36:^ au côté interne des yeux, un sillon assez profond, garni d'une pubescence jaunâtre-, au milieu, une ligne enfonce'e, bordée de deux espaces ponctués et rugueux sur le vertex, presque lisses en avant. "ïeux bruns. Prothorax presque droit et peu rétréci en avant, bi- sinueux en arrière, un peu dilaté sur les côtés, ses angles postérieurs obtus. Très fortement rugueux, toutes les rugosités couleur d'or bruni, les espaces lisses d'un bronzé plus obscur. De cliaque côté, près des angles antérieurs, un disque bombé, lisse, d'un noir-bronzé. Un large sillon médian couvert de gros points enfoncés et épars, ses bords rugueux et relevés. Ecusson petit, déprimé, finement ponctué. Elytres plus étroites que le prothorax à Forigine, s'é- largissant immédiaternent , mais n'atteignant leur plus grande largeur qu'après la moitié , s'atténuant ensuite assez rapidement, l'extrémité obtuse, munie d'une pointe peu aigûe à sa partie interne. Le fond des élytres est d'un bronzé-violet assez obscur, couvert d'impressions ru- gueuses irrégulières, d'or bruni-, il présente des lignes élevées plus irrégulières près de la suture et dans les en- virons de l'écusson -, deux lignes principales parcourent un peu obliquement toute la longueur de l'élytre-, vers l'extrémité, le long du bord externe, trois grandes taches peu régulières, profondes , couvertes de poils très serrés d'un jaune d'ocre ; quelques taches beaucoup plus petites placées sans ordre entre les précédentes. Dessous du corps d'un bronzé doré plus brillant qu'en dessus, très rugueux-, un espace lisse cuivreux, très bril- lant au milieu du prothorax-, les autres segments thora- ciques cuivreux, entièrement rugueux; les segments abdominaux offrent sur les côtés et la ligne médiane des 304 ANNALES espaces lisses d'un bronzé obscur, avec des reflets bleuâtres. Pattes fortes, d'un bronzé obscur, les tarses vert doré. Ce beau Buprestide provient de Tintingue (Mada- gascar)-, il fait partie de la collection de M. Gue'rin- Me'ne ville. Il doit être placé auprès des P. Luczoti, Guér. (calceafa- Klug,)j et aureo-pilosaj Guérin [Goudotii, Klug). 4. PoLYBOTURis PYROPYGA, Coqucrcl . (PI . 9, fig. 5.) Obscure œnea siipràj capite thoraceqiic rugosis; clytris rugosis profunde striatis, quatuor viaculis luteo-pilosis or- natisj cor pore suhlus pedihusque cupreo purpureis; pygidio purpureo. Long, 29 •, larg. 10 millim. Tête rugueuse, enfoncée dans le prothorax-, antennes grêles, d'un vert-bronzé. Prothorax fortement rugueux , beaucoup plus large que long, presque quadrangulaire, les angles antérieurs arrondis i relevé et gibbeux au milieu; bi-sinueux en arrière. Les rugosités d'un bronzé doré obscur, les espaces lisses qui les séparent, d'un pourpre violet. Ecusson ponctiforrae, avec deux gibbosités lisses. Elytres plus larges que le prolhorax à leur base, pres- que parallèles jusque au-delà de leur milieu, s'atténuant ensuite assez brusquement vers l'extrémité , celle-ci échancrée, garnie de poils. Elles présentent chacune dix à douze stries, formées par de gros points enfoncés, plus dislincts vers la suture ; les intervalles des stries sont for- tement élevés et rugueux. Sur chaque élytre, deux espaces enfoncés, oblongs, garnis de poils serrés d'un blanc- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 365 jaunâtre, situés le long du bord externe, le premier avant, et le second après le milieu-, entre eux, un troisième peu prononce. La couleur des ëlytres est d'un bronzé doré obscur, avec les espaces lisses et relevés d'un pourpre- violet plus obscur que sur le prothorax. Dessous du corps beaucoup plus brillant que le dessus, ponctué et fortement rugueux, les rugosités d'un cuivreux doré, les espaces lisses d'un pourpre très brillant-, un espace parfaitement lisse et très brillant, de cette dernière couleur, situé sur le milieu du dernier segment abdo- minal. Pattes simples, assez grêles, d'un bronzé-pourpre, plus obscur en dessus. Habite Madagascar. De la collection de M. Ghevrolat. Pour ses formes ramassées, il se rapproche de cette division des Polyhothris intermédiaires à ceux dont le faciès rappelle les Capnodis, et ceux qui , par leur aspect généi-al, ont tant d'analogie avec les Cassides. Il doit donc être placé auprès du B. (juadn'collis, Gory, et des espèces voisines. A propos des Polybothris à faciès de Cassides, je signa- lerai une nouvelle analogie entre des insectes de groupes si différents. Tous les Buprestides qui présentent cette forme arrondie perdent, après leur mortj la brillante couleur dont leurs élytres sont ornées*, les reflets métal- liques ne conservent leur éclat que sur le dessous du corps . 5. Polybothris ANALis, QheyTo\dX(Psdoptem). Ce Bupreslide a été décrit et figuré par M. Ghevrolat, en 1833, dans le iT/a^az. <;?e Zoo/., cl. 9, p. 601 . En 1837, 2* Série, tome x. 34 3fi6 ANNALES MM. Laporte et Gory Tont décrit et figure de nouveau, sous le nom de B. auro-macidata j dans la Moîwgr. des Buprest., vol. 1, p. 60, pi. 15, f. 77. Le nom de M. Che- vrolat e'tant le plus ancien, doit avoir la priorité ^ cet auteur avait rapporté provisoirement son B. analis au genre Psiloptera -, mais je crois que c'est un vrai Polybo' thris. Il est encore très rare dans les collections -, je Tai pris moi-même dans la forêt de Nossi-Bé^ l'individu que j'ai recueilli est bien plus grand que celui décrit par M. Che- vrolat, il se rapporte d'ailleurs parfaitement aux descrip- tions et aux figures de V analis et de Yauro-maculata , et n'en diffère que par sa grandeur. Il se trouve aujourd'hui dans la coîlectiou de mou ami, M. Léon Fairmaire. 6. Oryctes Radama, Goquerel. (PI. 10, fig. 1,2.) Piceo-brunneus } occipùe in coniu longissimum postice reflexum erecto ; prothorace antice excavato , lateraliter utrinque tuherculato , rugosotjue; in medio cornu hilobo antice porrecto, alteri cdtiore y elytris ovatis le^^igatis, sub- iiliter punctatis, lined suturali punctata, tibiis anticis ex- terne tridentatis. Long. 60 millim.j larg. 28 millim. Long, de la corne occipitale, 25 millim. Hauteur du prothorax, 30 millim. Couleur. D'un brun de poix en dessus. Tête armée d'une corne très longue , recourbée en ar- rière, quadrangulaire et large à sa base, arrondie et plus mince à son sommet, lisse et brillante, un peu rugueuse en arrière, avec quelques points enfoncés en avant. Cha- peron échancré. Yeux grands, divisés en partie par un rebord marginal. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 367 Prothomx échancré sinueusement en avant*, ses angles ante'rieurs proéminents-, arrondi et margine' sur les côtés, sinueux en arrière ; très lisse et profondément excavé en avant dans sa première moitié. Sa moitié postérieure élevée en forme de corne, très large à la base, Textrémité plus étroite, aplatie*transversalement, et proéminente en avant, le sommet bilobé-, plus élevée que celle de la léte, vers laquelle elle s'avance , très lisse et brillante. De la base de cette corne partent de cbaque côté deux côtes b'sses, un peu élevées, surtout ranlérieure, celle-ci se termine à un tubercule proéminant, se porte de côté et se termine à une carène latérale. L'espace quî sépare la côte latérale du bord postérieur du prothorax est profon- dément rugueux, ainsi que celui qui la borne en avant et la sépare du tubercule latéral ; ces rugosités se réunissent à celles qui se trouvent le long du bord latéral du thorax. Une excavation rugueuse existe encore de chaque côté , en dedans de la côte antérieure. Ecusson ponctué, un peu rugueux en avant. Elytres de la largeur du bord postérieur du proihorax à leur base, presque parallèles, arrondies à Textrémité, bosselées à Tangle humerai, légèrement rebordées sur les côtés -, une ligne de points enfoncés assez irréguliers le long de la suture-, leur surface couverte de très petits points enfoncés peu visibles, et offrant là de trois ou quatre lignes enfoncées peu marquées. Dessous du corps d'un brun foncé rougeâtre , lisse et brillant; des poils roux le long du bord des segments abdominaux ; un bouquet de poils très longs autour de Tanus. Pattes très robustes. Jambes aplaties : les antérieures avec trois dents très fortes le long du bord externe, et un 368 AWNALES ongle à Textrémild interne ; Textrëmité des autres, munie de quatre dents en dehors, et de deux ongles articule's en dedans. — Les tarses manquent. Cette magniflque espèce, si remarquable par Tanalogie qu'elle présente avec certaines Scarabées, a été trouvée dans la forêt de Fîle de Nossi-Bé, par mon collègue et ami, M. Vesco. Deux autres médecins de la marine, MM, Eaoul Leroy et Cotterel, en ont pris plusieurs individus dans la même localité. L'individu qui m'a servi de type pour cette description provient de la collection de M. Géhin, entomologiste dis- tingué de Metz, qui a bien voulu m'adresser cet insecte par Tentremise de M. Chevrolat, et m'autoriser à le décrire. 7. Oryctes RANAVALO, Coqucrel. (PI. 10, fig. 3.) Piceo-hrunneus } occipite in cornu postice reflexum^ pro' thoracis carinâ altius, erecto ; prothomce levissimoj latera- liter ruguso, anticè exca\^ato, carinâ mcdid transversal erectdj truncatdj cxcavatdj elytris Icvigatis suhtiliter punc- tatis, lineâ suturali trihusque alteris imprcssis; tibiis an- ticis externe tridentatis. Long. 45 millim.; larg. 20 millim. Long, de la corne occipitale, 18 millim. Hauteur du prothorax, 16 millim. Longueur du somment de la carène, 10 millim. Couleur. D'un brun de poix plus foncé en dessus. Tête armée d'une corne longue, recourbée en arriére, 1res rugueuse; lisse à sa base, à sa partie postérieure. Prothorax sinueux en avant et en arrière, rebordé sur les côtés» ses angles antérieurs tronqués et proéminents; DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQIJE. 369 très lisse et excave' profondément en avant-, très rugueux sur les côtés; à son milieu, relevé en forme tronquée, écLancrée à son sommet, excavé en avant-, de chaque côté, en arrière, un espace lisse, élevé j un sillon profon- dément rugueux le long de sou bord postérieur. Elytres lisses, orbiculaires, un peu renflées après leur milieu, couvertes de points enfoncés très petits et très serrés, moins serrés et plus gros près deTécusson-, celui- ci très rugueux -, ligne suturale très marquée en avant, se perdant en arrière-, sur chaque élytre, trois lignes en- foncées peu distinctes. jPa/^e5 armées d'épines, disposées comme dans Tespèce précédente, mais moins puissantes. La femelle est nn peu plus petite que le mâle, et en difiere surtout par la forme du corselet et de la tête, La corne occipitale est très courte , très rejetée en arrière. Le prothorax présente en avant une excavation peu con- sidéi'able, lisse au milieu, très rugueuse sur les côtés j conlournée en arrière par un bord relevé, légèrement échancré au milieu, qui remplace la grande carène sail- lante du mâle. Toute la partie située derrière ce bord (les deux tiers postérieurs) est gibbeuse au miiieu, très ru- gueuse, surtout sur les côtés, lisse seulement en arrière. Les élytres et, les pattes sont comme chez le mâle, mais les épines sont moins fortes. Cette espèce provieat de Madagascar j le mâle et la femelle se trouvent dans la collection de M. Guérin- Méne ville. 8. Oryctes siMiAR, Coquerel, (PI. 10, fig. 4.) Piceo-brunneus ; occipitc in cornu gracile postice re- flexuui erecto ; protkorace levissimOj anticc utrinqiic exca- 370 AJNNALES vatione rugosd -, post médium carinâ paululum erectâ , uirinque excavata \ elytiis lengatis j suhtiliter punctatisj tibiis anticis externe tridentatis. Long. 46 millim.j larg. 18 millim. Long, de la corne occipitale, 1 1 millim. Hauteur du pro thorax, 10 millim. Sommet de la carène, 8 millim. Couleur. D'un brun de poix plus fonce en dessus. Tête arme'e d'uue corne plus courte que dans les pre'cë- dents, moins recourbe'e en arrière , lisse en avant, un peu rugueuse sur les côtés, son sommet excavé en arrière. Prothorax arrondi sur les côtés, et rebordé, ses angles antérieurs échancrés latéralement, et présentant en de- dans une excavation rugueuse ; lisse et excavé en avant. Au-delà de son milieu, une large carène élevée occupant transversalement toute sa largeur, la partie élevée de cette carène un peu tuberculeuse, coupée transversalement, puis échancrée de chaque côté, et donnant naissance à une côte élevée qui s'avance en avant, est lisse en dehors, et présente en dedans une petite fossette longitudinale rugueuse. Le long du bord postérieur, un sillon profond, rugueux. Elytres plus étroites et moins élargies que dans les précédents, finement ponctuées , la ponctuation moins serrée près de Técusson, celui-ci rugueux-, ligne suturale s'éloignant un peu de la suture vers le milieu -, trois lignes enfoncées peu apparentes sur la surface. Pattes t comme dans les précédents. Je ne connais pas la femelle. De Madagascar. Collection de M^Guérin-Méneville. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 371 9. Oryctes coLONicus, Coquerel. (PI. 10, fig. 6.) Piceo-lnmneusj occîpite erecto in cornu valde incuri^um, prothoracis carinâ paidulum aliius \ prothorace Ici^issimOj antice utrinque rugoso) carinâ ante médium erectdj bilobd, utrijique exca^'atione rugosâ ; clytris punctatis , sutura depressâj tihiis anticis externe tridentatis. Long. 31 millim.-, larg. 15 millim. Hauteur de la corne occipitale, 10 millim. Hauteur du prothorax, 9 millim. Couleur. D'un brun de poix plus foncé sur la tête et le prothorax, plus clair en dessous. Tête armée d'une corne très arque'e^ rugueuse, surtout sur les côtésj lisse en arrière, un peu plus éleve'e que le sommet de la carène du prothorax. Prothorax Leaucoup plus étroit en avant qu'en arrière, la moitié postérieure des bords latéraux arrondie, l'anté- rieure échancrée*, échancré et lisse en avant, rugueux sur les angles antérieurs. Un peu avant son milieu, il se re- lève sous la forme d'une carène élevée , à sommet échancré et un peu saillant. De chaque côlé part du sommet une côte élevée, qui se recourbe bientôt en ar- rière pour liaiiler un espace rugueux. Un sillon profond, rugueux le long du bord postérieur. Elytres un peu plus larges que le prothorax à leur base^ assez renflées au-delà de leur milieu. Angles huméraux lisses et saillants-, la suture lisse et déprimée , assez for- tement ponctuées, et même un peu rugueuses en dedans. Sur chacune, trois lignes un peu élevées et obliques, dont rinterne est seule bien marquée. Pattes comme dans les espèces précédentes. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et n'en 372 AINNALES diffère que par la corne occipitale devenue rudimentaire, et son prothorax dont la carène a presque disparu, et se trouve remplacée par une côte éleve'e à peine saillante, et peu ou point écliancree au milieu. J'ai pris plusieurs individus de cette espèce à Nossi-Bë, où elle est très commune. 10. Oryctes iNsuLARis, Coqucrcl. (PI. 10, fîg. 5.) Castaneo-hrnnncus j occîpite in cornu gracile postice reflexum , erecto j pvothorace aniice profunde excavato rugosogue, post médium carind evectd bidentatd, latcraliter excavatione rugosd •, elytris valde punciatis -, tibiis anticis externe quinque dentatis , suhtusque dente anteriore ar- matis. Mâle. Long. 44 millim. à 39 millim. Larg. 20 millim. Long, de la corne occipitale, 1 i millim. Hauteur du prothorax, 4 millim. Femelle. Long. 3G millim. Larg. 15 millim. Couleur. D'un brun-marron foncé, plus obscur sur la tête et le prothorax. Tête arniëe d\me corne arque'e, mince, très rugueuse, lisse à sa base, en arrière. Prothorax beaucoup plus étroit en avant qu'en arrière, cxcavé et coupé très obliquement en avant j cette partie, très rugueuse et un peu pubescente antérieurement, for- tement ponctuée en arrière, très lisse sur les côtés. Au- delà de son milieu, le prothorax se relève sous la forme d'une carène saillante, bidentée et un peu infléchie en avant, à son milieu; de chaque dent terminale part une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUF:. 373 côte élevée qui circonscrit Texcavation antérieure-, de chaque côté, en dehors de cette côte, une excavation très rugueuse^ circonscrite en avant par un bord élevé; au devant de ce dernier, une petite fossette profonde , ru- gueuse, que termine Tangle antérieur du prothorax. Le hord postérieur de celui-ci présente un sillon rugueux très profond. Ecusson rugueux en avant, lisse en arrière. Elytres un peu plus larges que le prothorax à leur base, peu renflées au-delà de leur milieu, très fortement ponctuées, et même un peu rugueuses près de la suture, celle-ci lisse, ainsi que les angles huméraux, qui sont arrondis et saillants; trois lignes légèrement élevées sur chaque élytre. Dessous du corps garni de poils roussâtres, très épars sous le thorax et autour des parties de la bouche. Les jambes antérieures difïèrent de celles de toutes les espèces précédentes par les dents dont elles sont munies. Outre les trois grandes dents externes, elles portent encore deux petites dentelures, situées, Tune entre la seconde et la troi^ième dent principale, Tautre après celte dernière. Leur face inférieure offre une carène saillante et médiane, qui se termine encore en avant par une dent assez forte. Les jambes intermédiaires et postérieures offrent la même disposition générale que celles des espèces précé- dentes ; mais leur face inférieure est armée de deux rangées obliques de petites épines. La fenielle est plus petite que le mâle, sa tête est armée d'une très petite corne tronquée. L'excavation antérieure du prothorax beaucoup plus petite, et bornée en arrière et sur les côtés par une côte élevée saillante , uni-dentée 374 ANJNALES au milieu, et limitée laléralement par un espace ruguenx. Les éljtres présentent la même disposition que dans les mâles, ainsi que les pattes, dont les dentelures sont moins prononcées. Cette espèce se trouve à Bourbon, à Maurice et à Ma- dagascar. M. Guérin-Méneville possède des individus qui proviennent de ces trois îles. Par son faciès, elle s'éloigne un peu des espèces précé- dentes , et les dentelures dont ses jambes sont armées l'en séparent, au point qu'on pourrait peut-être en former le type d'un genre nouveau. On connaît encore deux autres espèces d'Oryctes, de Maurice et de Boui'bon, et qui se retrouvent probable- ment à Madagascar: YOryctcs stentor, Fabr., et YO. tarandus^ Oliv. Ils se distinguent facilement des espèces que nous venons de faire connaître, le premier par ses élytres à cotes élevées, et le second par les quatre dente- lures que présente le sommet de la carène du protliorax. Quant à VO. Madagascariensis , décrit en quelques lignes par M. Laporte (Coléopt f. 2, p. 1 15), sa description est si courte, qu'il est impossible de reconnaître l'espèce qu'il désigne sous ce nom -, il est probable, cependant, qu'il a eu sous les yeux la femelle de quelque espèce particulière, peut-être celle de notre colonicus. M. Guérin a figuré, dans riconograpbie du règne animal de Cuvier , un Oryctes de Madagascar, sous le nom d'O. Chwrolaiiî, mais il pense lui-même que ce n'est qu'une variété du stentor. La collection du même entomologiste renferme encore plusieurs femelles provenant de la même région, et qui appartiennent certainement à des espèces encore inconnues. Toutes ces espèces à^ Oryctes de Madagascar présentent, d'ailleurs, un faciès tout particulier, et offrent une analogie singulière avec les vrais Scamhœus, dont le DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 375 genre Oryctes n'est peut-être qu'un dëmerabrement peu It^gitime. 11. Stenotarsia scapulata, Coquerel. (PI. 9, fig. 7.) Nigrttj çelutinaj capite nigoso, clypeo inciso\ protkorace crebre punctato , angulis lateribus posticisque rotundatis ,• elytris ad hasim prothorace latiorihus, adapicem attenuatîs, jiigiisj vitta hasali sculello interriipia et medio vitta trans~ versali lateribus dilatatis Jlcwis j pedibus piceis. Long. 13 milliui.-, larg. 7 millim. Couleur. D'un noir velouté; ëljtres ornées de deux bandes transversales jaunes, Tune longeant le bord anté- rieur, l'autre médiane; pattes el dessous du corps d'un brun de poix. Tête ponctuée , rugueuse , noire ; chaperon excavé, rebordé sur les côtés ; antennes et parties de la bouche d'un brun de poix. Prothorax d'un noir velouté, couvert d'une ponctua- lion rugueuse, irrégulière ; très convexe , échancré en avant, ses angles latéraux et postérieurs faiblement re- bordés, arrondis, son bord postérieur fortement échancré au milieu pour recevoir l'écusson, et sinueux sur les côtés. Ecusson triangulaire, arrondi en avant, noir velouté, avec quelques points enfoncés. Elytres plus larges que le corselet à leur base, s'attd- nuant ensuite assez rapidement vers l'extrémité, ce qui leur donne un aspect triangulaire; d'un noir velouté, avec deux bandes d'un jaune-brun; la première longeant le bord antérieur, assez étroite d'abord, s'élargissant vers 376 ANNALES r^cussonj la seconde, placée vers le milieu, large à sa partie externe, devient plus élroite en se réunissant sur la suture à celle du côlé opposé ^ deux côtes élevées peu ap- parentes , et des lignes de points enfoncés assez irrégu- lières dans leur intervalle, sur chaque élytre -, extrémité aarondie, brunâtre. Pygidîum comprimé, arrondi, rugueux. Dessous du corps d'un brun de poix, quelques poils jaunâtres sur le mésosternum. Cuisses mutiques, comprimées; jambes antérieures com- primées, sillonnées, munies vers Textrémilé de trois dents, dont la première peu marquée, et d'une épine externe*, jambes intervièdiaires et postérieures armées de deux épines internes plus fortes. Tarses simples, assez allongés. Celte jolie espèce, qui appartient à un genre particu- lier à Madagascar, et dont on connaissait déjà quatre es- pèces : Stenotarsia vermiculata , velutina , coccinea et crocata, Bnrm (Handb. der. Eut. t. ni p. 590 et suiv.), se distingue facilement de ses congénères par sa colora- tion toute spéciale et la grandeur de son prothorax. Elle a été trouvée à Madagascar par mou ami, M.Vesco, et fait partie de la collection de MM. Chevrolat et Léon Fairmaire, et de la mienne. 12. PoGONOTARSus Vescoi, Coqucrcl. (PI. 9, fig. 6.) Castaneo-Tiiger j capite puuctatOj clypeo profunde in- cisa ; prothorace nigro, punctato ^ jiilido , latcribus fuhns; scuto nigro ^ elylris fuh'is lateiibus brunneisj macula com- muni nigra, duahas cosiis elevatis j pedibus castaneis, tarsis posticis pilosis. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 377 Chaperon très avancé, fortement échancrë , ses bords relevés, fortement ponctué, ainsi que la tête, un sillon lisse dans le milieu de celle-ci. Palpes d'un fauve-noir, mâchoire et lèvres garnies de poils fauves. Prot/iorax échancré en avant, très arrondi en dessus. Les bords latéraux relevés, un peu sinueux, les angles postérieurs mousses, le bord postérieur sinueux, échancré au milieu ; ponctuation moins serrée que sur la tète, sur- tout au milieu, une ligne lisse en ce point, d'un brun de poix, ainsi que la tête-, les bords laléraux fauves. Ecusson grand, triangulaire^ allongé, noir, lisse. Elytres plus larges à leur base que le corselet, forte- ment échancrées sur les côtés, arrondies à l'extrémité, la suture relevée, à côtes saillantes, naissant un peu avant le milieu, et se réunissant avant Textrémité-, des points enfoncés épars dans les intervalles, plus nombreux le long de la suture ; d'un fliuve-jaunâtrej bordées de brun j une grande tache, plus ou moins triangulaire, d'un noir velouté, placée un peu avant leur milieu, vient se réunir à celle du cô'é opposé, touche d'une part à l'écusson, et se prolonge en arrière jusqu^à l'extrémité •, cette tache n'atteint le bord externe qu'à sa partie antérieure. Chez les individus bien conservés , les élytres sont couvertes , en outre, de petits poils noirs assez peu serrés, ces poils deviennent fauves vers Textrémilé-, la même pubescence se retrouve sur le corselet. Les élytres j surtout chez les mâles, n'atteignent pas l'extrémité de l'abdomen, et lais- sent à découvert les deux derniers segments. Dessous du corps d'un brun de poix , moins foncé sur l'abdomen \ le mésothorax recouvert de poils d'un fauve clair. Pattes comprimées, grêles, allongées. Jambes anté- 378 ANJNALES rieures simples , les intermédiaires munies d'une épine interne, et les poste'rieures de deux^ dont Tune très longue. Les jambes postérieures sont très comprimées, un peu arquées, et garnies de poils jaunâtres à leur partie in- terne. Tarses allongés, surtout les postérieurs, qui présentent en dedans des poils fauves assez longs, disposés en brosse. Ces poils sont beaucoup plus épais et plus touffus que ceux des jambes. J'ai vu plus de quarante individus de cette espèce -, les individus varient peu entre eux, la tache des élytres seule est plus ou moins étendue. Les femelles diffèrent des mâles par leur largeur plus grande, Téchancrure latérale des élytres beaucoup moins prononcée, et surtout par leui's tarses postérieurs presq[ue dégarnis de poils. Cette espèce rentre dans le genre Pogofiotarsus, établi par M. Burmeister (Handb. der Entom. t. m. p. 548) pour la Cctonia plumigera, Gory et Percheron (fig. in "Westwood. Arc. ent. i. pi. 32), de Madagascar. Le genre Pogonoiarsus se compose donc, pour le moment, de deux espèces, le P. Fcscoi, dont nous venons de donner la description, et le P. plumiger G. et P. Ce dernier pré- sente, comme le nôtre, les singidiers appendices pilifères que nous avons signalés ; mais il s'en distingue au premier coup d'œil par sa couleur d'un vert-grisâtre, et ses élytres bordées de taches noires. Mon ami et collègue , M. Vesco, à qui je me fais un plaisir de la dédier, a pris cette intéressante Schizorhinide à Léven , sur la côte même de la grande île de Mada- gascar. Elle volait en grande quantité au-dessus de buis- sons épineux couverts de fleurs. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 379 13. OxYTHYHEA Cloueij Cutalogue du Muséum. L'espèce dësignde sous ce nom a été prise à Nossi-Be', par mon ami, M. Cloue, lieutenant de vaisseau -, nous en avons pris ensemble plusieurs individus à la même e'po- que ; cet insecte n'est pas nouveau, c'est YOxythyrea eustalacta, Burm., qui n'est probablement lui-même qu'une variété locale de \'0. amabilis, Schaum, de Port- Natal. (Voy. une noie à ce sujet. Ann. Soc. ent. de Fr. 1848. p. 280. pL 8. fig. 3 à 5.) 14. ANOcmLiA REPUBLicANA , Coqucrcl , et Heterosoma coLLATA, Burm. Scbaum. En CTcaminant dernièrement les Cétonides de Mada- gascar qui font partie de la collection du Muséum, et qui viennent d'être l'objet d'un travail de révision , fait avec beaucoup de soin par M. Blanchard, j'ai l'etrouvé mon Anochilia republicana, sous le nom de Heterosoma collata. Les deux individus du Muséum ont été pris par moi à Nossi-Bé, je les avais donnés à mon ami, M. Cloué, qui les a envoyés ensuite au Jardin -des-Plantes avec les insectes qu il avait recueillis à Madagascar. M. Blanchard ne paraît pas avoir eu connaissance de ma description, publiée dans les Annales de notre Société, 1848, p. 277, et mon insecte me semble entièrement différent de la Cetonia collata de MM. Gory et Percheron, autant que je puis en juger par la figure de M. Schaum (Ann. Soc, ent. de F }\ 1844, pi. 10, f. 5). La forme du prothorax est entièrement différente, les angles latéraux sont ren- trants et obtus dans la republicana^ nuls dans la collata^ en sorte que dans la première le prothorax est beaucoup 380 ANNALES moins large que les élytres en arrière, tandis que dans la seconde il a la même largeur que les élytres. L'ecusson est dlroit et allongé dans Tune, large et triangulaire dans Tautre. EnGn, ces deux insectes ne me paraissent pas même devoir entrer dans la même division ^ le chaperon étant infiniment plus écliancré dans mon espèce. M. Schaum forme pour la Cetonia collata un genre nouveau, auquel il assigne le nom à' Heterosoma (Ann. Soc. ent. de Fr. 1844, p. 390). Il regarde cet insecte comme la femelle de la Schizorhina Guerinii de M. West- wood, Arcan. Entom. vin. pi. 32. f. 2; ces deux insectes ont si peu d'analogie que je suis étonné de voir M. Schaum présenter un fait aussi irrégulier, sans Tap- puyer sur aucune preuve, et je crois que, jusqu'à plus ample information, il ne faut Tadmettre qu'avec grande réserve. 15. ScHizoNYCHA HovA, Coquerel. Biunneo-tcstacea, pilosa; capite punctatOj clypeo cmar- gi'nato re/lexo ; îhorace brevi.,nHiice emargmato, postice bi' sinuaîo , laterihus rotundatis , punctato j piloso; elytris Oi^atis punctatis j pilosis , aiite médium in/Iatis; corpore subtus testaceo , pedibus antcnniscpie ferrugineis. Long. 15', larg. des élytres à la base, 6 millim. Larg. des élytres à la partie la plus renflée, 8 millim. Tête d'un brun-testacé, petite, enfoncée dans le pro- thorax, très fortement ponctuée, couverte de poils assez courts-, chaperon relevé, saillant, transversal, sans éclian- crure-, yeux petits, noirs j antennes et palpes ferrugineux. Prothorax courte échancré au devant, où il est moins large qu'en arrière, bisinué postérieui'ement , arrondi DE l.A SOCIÉIE KNTOMOLOGIQUE. 3Hî sur les côtes; ceux-ci rebordés et munis en avant de chaque, d'une petite impression rugueuse ; très convexe, ponctuation moins serrée que sur la tête , couverte de poils jaunâtres plus longs ; d'un brun-testacé plus clair sur les côtés. Ecusson assez grand, arrondi en avant, triangulaire en arrière, ponctué. Elytres ovales, de la largeur du prothorax en avant, s'élargissant ensuite considérablement, surtout chez les femelles, de manière que la partie la plus large se trouve au-delà de leur milieu, extrémité arrondie, portant les traces de trois côtes mal définies et couvertes d'une ponc- tuation peu serrée, sur ces points sont implantés des poils courts d'un jaune clair. Dessous du corps d'un brun-testacé plus clair qu'en dessus-, thorax garni d'un long duvet d'un jaune-blan- châtre, soyeux. Pattes A\xn ferruejineux clair, les tarses plus foncés-, les jambes antérieures éviductées à leur côté externe. J'ai pris cette espèce, en très grand nombre, sur de petits buissons, à Helville (Mossi-Bé). Î6. Adelphus GuERiNU, Coqucrel. Ellipticus convexus , viridi-nitens -, prothorace hasi îmn-sversim sulcato; elytris cupreis j marginatis^ septeni siriis punctatisj interstitiis elevatis\ pedihus antennisque obscure œneis. Long. 24-, larg. 10 millira. Tète d'un vert doré très brillant, couverte de très petits points enfoncés, une excavation légère et une ligne en- foncée longitudinale entre les yeux, le» côtés de celle-ci 2« iSme, Tome x. 25 382 ANNALES un peu rugueux, ainsi que le chaperon. Antennes et palpes d'un bronzé-violet très obscur. Prothomx très convexe, lisse, très brillant, couvert de très petits points enfoncés-, étroit en avant, plus large en arrière, ses côtés relevés et arrondis-, angles posté- rieurs aigus, rejetés en arrière, bord postérieur sinueux, bordé par un sillon transversal, rugueux, assez profond, n'atteignant pas le bord externe. Ecusson très petit, vert doré. Elytres très convexes, régulièrement elliptiques, de la largeur du prothorax à leur origine, mais s'élargissant immédiatement après , d'un rouge-cuivreux très brillant, les bords relevés -, munies de huit lignes de points en- foncés , allant jusqu'à Textréniité , et d'une série très courte de points enfoncés, plus gros, près de l'écusson -, les intervalles de ces lignes formant des côtes très sail- lantes. Les éljtres sont réfléchies sur les côtés de l'abdo- men, et forment, au moment de cette réflexion, un bord mince et très saillant. Dessous du corps lisse, d'un vert doré très brillant. Pattes de ia couleur des antennes. Cuisses obscures, nautiques, un peu renflées ^ jambes simples. Tarses un peu dilatés, comme spongieux en dessous. Habite Madagascar De la collection de M. Guérin-Ménevillc. Genre Tctraphyllusj Laporte et Brullé. Les espèces dont la description va suivre appartiennent au genre Tctraphyllus, établi par MM. Laporte et Brullé (^Ann. des Se. natur. t. xxni. p. 404) {1831). Ce genre correspond aux Hyhojiotus de Dejean (Cat. p, 2331 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 38:i (1837), dont les caractères n'ont jamais été publies; je suis donc forcé de conserver le nom de M. Laporte, quel- que vicieux quMl me paraisse. En effet, les antennes ne sont pas feuilletées comme semble l'indiquer le mot Tetraphyllus, elles se terminent en massue oblongue, formée parles quatre, et même plutôt par les cinq der- niers articles, qui sont aplatis et plus ou moins serrés. Ces insectes ont la plus grande analogie avec les Ca- mcnia , dont ils ne différent guère que par leur forme ramassée, et souvent presque globuleuse. Comme ces derniers, ils vivent sous les écorces , et non dans les champignons comme les Diapères , et laissent exsuder entre les anneaux de Tabdomen et les insertions des pattes un liquide d'une âcrelé extrême. Première dwision. Corps plus ou moins globuleux. Un sillon longitudinal sur le front. — Massue des antennes à articles plus ou moins lâches. {^Tetraphyllus, ou Hybo- notiis proprement dits. 3 7-1. Tetrapiiyllus FORMOSus, Laporte et Brullé (Mo- nog. Diaper. Ann. Se. nat. t. xxm. p. 406) (1831). Camaria brebis , Klug, Insect. v. Madag. N° 137. (1833). Hyhonotus globosus, Petit, Dej. Cat. (1837). Niger j subnitidus\ subtilissime punctatus ; capite linea longitudinali prqfunde impressoj abdomine tenuissime ru- goso, haud punclato j tarsis subtus fèrrugineo-subi>illosis j elytris profunde striatis, viridi-ceneis, niiidis, strid utrin- que ad scutellum abbre\^iata. (Laporte et Brullé.) Cette espèce varie pour la taille, de 15 à 18 millim., et jx)ur la couleur, d'un bronzé-vert foncé ou cuivreux briJ- 384 AiNJNALES lant. Jeu ai pris plusieurs individus, sous des e'corces, dans Tîle de Marotte, baie d'Antongil (Madagascar). 11 se trouve dans la plupart des collections de Paris. 18-2 Tetraphyllus mirificup, Coquerel. (PI. 9, fig.8.) Ellipticus ; capite thoraceque snbtililer punctaiisy obscure 7iigris; elytris ovalis ante médium inflatis, striatis, nitidis, interstiiiis altcruatùn \>indi-cupreis puvpiu eisqne ^ corpore subtus pcdibusque Jiigris, nitidis. Long. 13 millim.j larg. 6 milliin. Tête noire, presque quadrangulaire, rebordëeen avant; lisse, avec quelques points épars et un sillon médian lon- gitudinal. Yeux petits. Antennes noires. Prothorax d'un noir obscur, étroit et excavé en avant pour recevoir 1 i tête: large et sinueux en arrière, arrondi sur les côtés; ses angles antérieurs [)roéminents, une ligne enfoncée à l'entourj lisse, très finement ponctué. Ecusson petit, triangulaire, brillant, faiblement ponc- tué, bronzé. ir/WA-e^ très convexes, elliptiques , très lisses et bril- lantes, s'élargissant bien avant leur milieu, atténuées à Textrémité; neuf stries sur chacune, le commencement d'une dixième piès de ! écusson. L'intervalle ([ui sépare la première strie de la suture, d'un vert-cuivi'eux métal- lique, celui qui sépare la première de la seconde, d'un violet-pourpré*, ces deux couleurs alternent ainsi entre les stries, avec la plus grande régularité, jusqu'au bord externe. La troisième et la quatrième stries se réunissent avant l'extrémité -, la seconde s'unit à la cinquième un peu plus bas*, la première à la huitième, vers l'extrémité ; entre la huitième et la sixième, s'engage la septième, qui seide ne se joint à aucune autre et n'atteint pas la pointe DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 385 terminale. Le bord externe de lëlytre se renverse pour recouvrir la mai-ge de Tabdomen, cette partie repliée est noire et lisse. Dessous du corps aplati, noir et lisse, Prtffe5 simples, noires*, tarses un peu élargis, comme spongieux, et garnis en dessous de poils fauves. J'ai pris plusieurs individus de cette belle espèce, sous des écorces, dans la forêt de Hle de Nossi-Bé. 19-3. Tetraphyllus Deyrollei, Coquerel. C'apîte prothoracecjue suhtiliter punctatis, nigris j elytris Jere orhicularihus , ferc vicdio latiorihus, striatis, nitîdis, cyaneis, violaceo-marginatis j corpore suhtus pedihusque nigris, nitidis. Long. 14 mdlim.; larg. 9 millim. Tête noire, très finement ponctuée, le sillon du vertex très marqué. Prothornx de la même couleur, très finement ponctué, très court, étroit en avant, plus large en arrière, arrondi sur les côtés. Elytres presque orbiculaires, de la largeur du tborax à leur base, s'élargissant presque immédiatement, jusqu'au delà de leur milieu, atténuées assez brusquement à l'ex- trémité. Les stries disposées comme dans Tespèce précé- dente, les intervalles très lisses. La surface des élytres d'un bleu foncé brillant, leur bord externe garni d'une bande d'un pourpre-violet, mal déterminée en dedans. Dessous du corps d'un noir brillant-, pattes lisses, de la même couleur. Madagascar. — Collection de M. Deyrollc. 386 AJNP^ALES 20-4. Tetraphyllus splendious, Laporlc et Brulle (Op. cit. p. 407). Niger, suhnitidus, punctula(us\ antcnnaruin basi picea, ccipite lineâ lorigitudinali profimdc iinprcsso ; elytris viridi aut ciipreo œneis, ad lue eut s^ariis, striis longiiudinalibus ùcto. (La{)Orte et Brullé.) Long. 9 millim.j lai'g. 6. Madagascar. 2î-5. Tetraphyllus acerbus, CoqucreL Capite tJioracequc supra f/igrD-œneis, suhtililer punc- tatisj elytris o\>atis, siriatis, nitidissiinis, cuprco-viridibus j corporc subtus pedibusque nigris, nitidis. Long. 9 millim.-, larg. 6 niillîm. Tête très finement ponctuée, d'un noir- bronzé. Prothorax de la même couleur, transversal, très étroit, finement ponctué, rebordé en avant et sur les côtés, échaneré eirculairement en avant, un peu sinueux en arrière. Elylres ovales, très convexes, tie la largeur du pro- thorax à leur base, s^élargissant presque immédiatementj mais beaucoup moins cjue dans l'espèce précédente-, les stries disposées de la même manière; les intervalles très lisses-, du vert-cuivreux le plus brillant. Dessous du corps et pattes dun noir brillant. Madagascar. Collection de M. Deyrolle. 22-6. Tetraphyllus AcmiPERus, Coquercl. Ellipticus, capite thoraceque supra riigm-œneis, subtiliter pimctatis j elytris ovntis striatis, nitidissiinis , interstitiis DE LA SOCIÉTÉ ElNïOMOLOGlQUE 387 alterne cyaneo-viridihus, cupreis(jue\ corpore suhtus pedi- husque nigris, nitidis. Long. 9 millira.-, larg. milliin. Tefe très finement ponctuée, d'un noir un peu bronzé. Prothorax de la même couleur, transversal, étroit en avant, plus large en arrière, très finement ponctué , ses côtés arrondis-, une ligne enfoncée à Tentour. Ecusson noir, lisse et brillant. Elytres ovales, moins arrondies que dans Tespèce pré- cédente ; de la largeur du prothorax à leur base, s'élargis- sant presque immédiatement , quelque temps parallèles, puis atténuées assez brusquement vers Textrémilé-, même disposition des stries-, les intervalles un peu relevés, tandis qu'ils sont entièrement plans dans le T. acerbus ,* le premier intervalle près de la suture, d'un vert bril- lant, le suivant cuivreux, et ainsi de suite jusqu'au bord externe. Dessous du corps et pattes d'un noir brillant. J'ai pris cette espèce très communément sous les écorces, dans I île de Marotte, baie d'Antongil (Madagascar). Les individus étaient réunis et serrés les uns contre les autres en grand nombre, sous les petites écorces d'un arbre dont je regrette d'avoir perdu les échantillons, et d'où découlait, à la moindre incision, un liquide jaune. Les insectes eux-raême répandent une odeur aigrelette très prononcée , et laissent exsuder une liqueur très acide. 23-7. Tetraphyllus balteatuSj Coquerel. Couvexus^ capite thoraccqne supra obscure nigris, subti- liter punctaîis j dytiis post médium dilaiatis ad apicem atte- 388 AJNNALES nuatis , riitidis j striât is j sutura pimctulata , iiiierstitiis alterne viridibus cupreisc/ue j corpore snbtus pcdihusqiie nigris. Long. 1 1 millim. Larg. des élytres à leur base, 4 1/2 inillim. Larg. des élytres au point le plus large^ 6 1/2 inllliin. Tête d'un noir obscur, très (inement ponctuée j sillon longitudinal profond. Prothorax plus grand que dans tous les précédents, moins écbancré en avant, arrondi sur les côt(!s, un peu élargi au milieu, sinueux en arrière, rebordé, très fine- ment ponctué. Ecusson petit, noir brillant. Elytres très convexes, de la largeur du thorax à la base, très élargies après le milieu, atténuées ensuite-, très forte- ment striées, les intervalles assez fortement relevés; la quatrième et la cinquième stries ne se réunissent pas à leur extrémité, et sont comprises dans Tangle formé par l'union de la troisième avec la sixième-, l'intervalle qui existe entre la troisième et la quatrième, et celui delà sixième à la septième, sont plus relevés que tous les autres. La suture est cuivreuse et très finement ponctuée, les es- paces qui existent entre les lignes enfoncées sont alterna- tivement d'un vert brillant et d'un rouge-cuivreux. Dessous du corps d'un noir assez obscur. Pattes lisses, d'un noir très brillant. J'ai pris plusieurs individus de cette espèce à Nossi-Bë. Par su forme gibbeuse, fortement convexe, la grandeur de son prothorax, et la massue des antennes, dont les articles sont assez, serrés, elle se rapproche de la secondc division. DE LA SOCIÉTÉ ENTOIMOLOGIQUE. 389 Seconde dùnsioti. Corps moins régulièrement elliptique, très convexe. — Pas de sillon longitudinal sur le front. — Massue des antennes à articles plus ou moins serrés. Les espèces qui composent cette division diffèrent un peu des précédentes par leur faciès -, le T. halteatus forme cependant si hien la transition, que je ne vois pas qu'on puisse en faire un genre distinct. Les caractères que pour- raient fournir les antennes sont insuffisants -, ils varient d'une espèce à l'autre , 24-8. Tetrapuyllus Boquetii, Coquex'el. Convexus j capite thoraceque supra œneis, profundissime punctatis ; elytris striato-punctatis , striis cyuneis, inters- titiis elevatis, niiidis, cupreis j post médium dilatatisj ad apicem attenuatis , corpore subtus viridi-œneo^ pedibus punctatis, cyaneis. Long. 13 millim.-, larg. 6 milliai. 2'ête grande, enfoncée dans le prothorax^ d'un vert- bronzé •, vertex arrondi, sans ligne enfoncée; couverte de points enfoncés très serrés, assez gros, plus petits sur le chaperon-, ce dernier d'un bleu assez brillant. Prothorax de la couleur de la tète ; couvert de gros points enfoncés très sénés et très réguliers*, presque ré- gulièrement quadrangulaire, un peu plus étroit cepen- dant en avant qu'en arrière-, les angles antérieurs peu proéminents, un peu déprimés et arrondis-, les côtés si- nueux, rebordés ■, les angles postérieurs échancrés, aigus; le bord postérieur sinueux, garni d'un rebord lisse, assez large. Ecti.swn blcUj lisse, avec quelques points épars. 390 ANNALES Elytrcs gibbeuses, très convexes*, de la largeur du thorax à la base ; les angles huméraux saillants, s'écartent bientôt en dehors, et Tél^tre s'élargit au-delà de son inilieu, pour s'atténuer ensuite assez brusquement; mu- nies chacune de neuf stries; le commencement d'une dixième sous récusson. Ces stries présentent la disposi- tion suivante : la première (suturale) s'unit tout à fait à Textrémité de Télytre avec celle qui suit le bord externe de Télytre (neuvième) ; la seconde s'unit à la septième \ la huitième n'atteignant pas l'extrémité de l'éiytrej la troi- sième se joint à la quatrième, et la cinquième à la sixième. Toutes ces stries sont formées par des points enfoncés et d'un pourpre-violet j les intervalles un peu relevés et d'un vert-cuivreux. Dessous du corps lisse, d'un vert-bleuâtre brillant, les côtés du sternum couverts de gros points enfoncés. Pattes rugueuses , fortement ponctuées •, cuisses d'un bleu brillant', jambes et tarses d'un pourpre- violet. Cette charmante espèce provient de Madagascar, et fait partie des collections de MM. Chevrolat et Buquet. 25-9. Tetraphyllus purpuratus, Coquerel. Convcxus ; capite tJioracecjuc puuctatis, rn^ris ; elytn's, angulis humeralibus dilatatis , post incdiiun latioribus , ad apicem attenuaiis ^ punctato-striatis, cYancis purpureo liin- batis ; corpore subtus nigru j pedibus i^iolaceo-nign's. Long. 12 millim.', largeur aux angles huméraux , 7 luillim. Tcte noire, couverte de petits points enfoncés très serrés. ProtJtova.c presque régulièrement cpiadrangulaire , DE LA SOCIÉTÉ E^IOMOLOGIQUE. :i91 cchancre fortement, et un peu plus t^troit en avant-, si- nueux et sans rebord lisse en arrière; côtés arrondis, fai- hlement rebordés, le rebord un peu sinueux-, angles antérieurs arrondis , les postérieurs aigus et faiblement rentrants; entièrement couvert dune ponctuation plus forte et moins serrée que celle de la tête: noir comme cette dernière. F.cusson noir, lisse, avec de très petits j^oints enfonces. ^/jf/e^gibbeuses, très convexes; angles buméraux très saillants; élargies bien après leur milieu, atténuées à l'extrémité; les stries présentent la même disposition générale que dans l'espèce précédente, mais la petite strie tronquée qui avoisine Técusson remonle jusque sur les côtés de celui-ci ; elles sont formées par des points enfon- cés beaucoup plus petits, et les intervalles sont moins re- levés. La couleur des ély très est d'un bleu d'acier brillant, très lisse, avec toute la marge externe d'un pourpre-violet, cette dernière couleur couvre les angles buméraux jusque vers la cinquième strie , et s'étend vers le tiers inférieur de l'élytre jusqu'à la sixième. Dessous du corps lisse, d'un noir assez brillant. Pattes noires, avec les genoux et les jambes d'une teinte un peu violette; ces dernières un peu rugueuses. De Madagascar. Collection de M. Guérin-Méneville. 26-10. Tetraphyllus smaragdinus, Coquerel. Convexus ; capite ilioraceque punctatis, obscure cencis j elytris angulis humernlibus tlilatatis, post wedium latiorihus, ad apiccin attcnuatis } punctato-striaiis, nilidissiinis, viri- dibus, corpore subtus pedibusque cyanco-nigns. Long. 14 millim. Larg. aux angles buméraux, .5 millim, Larg. à la partie la plus large. 8 1/2 millim. 392 ANNALES Téie d'un noir-bronzë, finement ponctuée. Protliorax un peu moins large en avant qu'en arrière, un peu élargi au milieu, faiblement reborde, rebord lisse et sinueux le long du bord j)0sterieur-, côlés arrondis, à marge légèrement sinueuse -, angles antérieurs faiblement arrondis, les postérieurs saillants. Eciisson noir, lisse. Elytres gibbeuses, très convexes; angles huméraux saillants, presque droits, ce qui fait paraître les élytres beaucoup plus larges que le prothorax à leur base \ très élargies bien après leur milieu, brusquement atténuées en arrière -, le nombre des stries est le même que dans les précédents, mais leur disposition est différente ; la pre- mière s\init à la plus externe tout à fait à l'extrémité de Téljtre, la seconde à la septième, la huitième n'arrivant pas jusqu'à l'extrémité-, la troisième se joint à la sixième, et la quatrième à la cinquième. Ces stries sont formées par des points enfoncés très apparents ; les intervalles sont très lisses et un peu saillants. La couleur des élytres est d'un vert métallique très brillant, avec une teinte un peu bronzée vers la marge externe et vers l'extrémité. Dessous du corps et pattes d'un noir bleuâtre asse* brillant. De Madagascar. Collection de M. Deyrolle. 27-11. Tetraphyllus cuPRiNus, Coquerel. Convexus \ capite ihoraceijue suhtilissimc punc.latis \ elytrls clojigatis, nitidis, striaio-punctatis ^ cupreis\ corporc subtus pedibusque cyanco-nigns : thoracis latevibas inj'ra valde puuctatis. Long. 18 milliin.; larg. 9 inillim. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 393 Tête Visse, très finement ponctuée, cVun noir à reflet bleuâtre. Prothorax beaucoup moins large en avant qu'en ar- rière, élargi daus son milieu, très sinueux en arrière, angles antérieurs aigus, un peu saillants, les postérieurs rentrants-, côtés arrondis-, rebordé en arrière et sur les côtés-, couvert d'une ponctuation 1res fine, peu appa- rente-, de la même couleur que la tète, mais plus foncée, Elytres plus larges que le corselet à leur base, angles buméraux saillants et arrondis-, allongées, un peu com- primées latéralement, élargies bien après le milieu, assez brusquement atténuées à rextrémité. La strie qui avoi- sine Técusson plus longue que dans toutes les espèces pré- cédentes-, après avoir longé le bord de Técusson, elle suit la suture pendant le premier cinquième de Télytre ; les autres stries présentent la même disposition que dans l'espèce précédente, mais comme Téljtre est beaucoup plus allongée , les angles que forment les stries en se réunissant sont beaucoup plus aigus. Ces stries sont for- mées par des lignes de points enfoncés, beaucoup plus gros vers l'extrémité supérieure de l'éljlre que vers la fin; les intervalles sont lisses et relevés, surtout en haut. Les lignes sont d'un vert brillant, et les intervalles d'un rouge-cuivreux métallique. Dessous du corps d'un noir-bleuâtre peu brillant-, les côtés du sternum garnis de gros points enfoncés. Pattes de la même couleur, mais plus brillantes-, jambes un peu rugueuses. Cette espèce, par sa forme beaucoup moins ramassée, s'éloigne un peu des espèces précédentes et se rapproche des Camaria, avec lesquels les Tetraphyllas ont tant de rapports. 3!)4 ANNALES Elle provient de Madagascar, et fait partie de la collée- tioa de M. Deyrolle. 28-12. Tetraphyllus THORAcicus, Coquerel. Coin'exus, acuininatusj capite prothoraceque subtilissime punctatis, obscure purpiirco-nigris ; thorace mngiio ; elytris ante inediuni paulurn latiorib/is , post médium acuminatis, stiiato- punctatis , cupreo-œneis , nitidis ; corpore subtus obscure nigro, pedibus violacco-nigris, Jiitidis. Long. 13 millim.-, larg. 6 1/2 millim. Tête très finement ponclue'e, un peu granuleuse à la base, d'un noir-pourpre obscur. Prothorax beaucoup plus grand que dans toutes les espèces précédentes. Echancré circulairement en avant, un peu élargi au milieu, plus large en arrière qu'en avant, les côtés rebordés et très régulièrement arrondis ; ce rebord, très lisse, se continue le long du bord postérieur et des angles antérieurs, il est interrompu en avant au milieu ; les angles assez aigus, les antérieurs proéminents, base très sinueuse-, surface très finement ponctuée, mate et lisse, vestige d'une ligne longitudinale, lisse, au milieu. Ecusson très petit, noir, lisse. Elytres de la largeur du thorax à la base, s'élargissant immédiatement et commençant ensuite à s'atténuer jus- qu'à l'extrémité; convexes; comprimées sur les côtés, un sillon transversal le longf du bord antérieur. Le commen- cernent d une petite strie sous Fécusson. Les autres pré- sentent lu disposition suivante, et qui ne se i-etrouve dans aucune autre espèce : la première et la seconde arrivent séparément jusqu'à l'extrémité de Télytre, sans s'unir entre elles ni avec aucune autre; la troisième et la qua- DE LA SOCIÉTÉ EN lOMOLOGIQUE. 39.') trième, après s'être unies avant Textrémitti, forment une strie unique, qui vient se joindre à une autre strie unique formée par funion de la septième et de la huitième-, à Textrémité de Tangle forme' par Tunion de ces deux petites stries vient en aboutir une autre petite forme'e par la réunion de la cinquiètne à la sixième. Les intervalles sont lisses et un peu relevés, surtoutcelui qui existe entre la troisième et la quatrième stries, il est peu renflé à son extrémité. Les lignes sont formées par des points enfoncés assez gros. La couleur des ély très est d'un bronzé-cuivreux très brillant. Dessous du corps noir mat, sans points enfoncés. P au es hriWauies, très lisses, d'un noir-violet-, les cuisses assez longues. Cette espèce pi'ovient de Madagascar et fait partie de la collection de M. Guérin-Méneville. Par son faciès, la grandeur de son prothorax , la lon- gueur de ses cuisses, et la disposition des stries de ses élytres, elle s'éloigne un peu des espèces précédentes. 29. Meloe Chevrolatu, Coquerel. (PI. 9, fig. .3.) Cyauco-ni^er, prothorace planatOj medio longitudina' liter sulcato, cyaneo-niddo j elytris scabrosis cyaneo-niti- dis, ahdomine pedibusque obscurioribus. Long. 24 millim. D'un b'eu-noir très foncé. Tète de la largeur de la partie médiane du prothorax, présentant un sillon médian longitudinal; profondément ponctuée et obscure sur le vertex -, lisse et brillante en dessous, rugueuse et brillante entre les antennes. Celles-ci d'un bleu obscur, à premier article très petit, arrondi, le second, le plus grand (\k 396 ANNALES tous, conique, !e troisième très petit, les quatrième et cinquième plus grands, moniliformes, ainsi que les sui- vants, qui diminuent de grosseur jusqu'au dernier, qui est grand et ovoïde. Prothorax etranglti à l'insertion de la tête, s'élargissant ensuite, ses angles latéraux assez aigus, ainsi que les pos- térieurs, bord postérieur échancré, plus étroit que le milieu. Dessus rugueux et comme chagriné, d'un bleu très foncé brillant-, au milieu, une excavation longitudi- nale, lisse et brillante, interrompue vers la partie anté- rieure. Elytres assez longues, se recouvrant peu lune l'autre, réfléchies sur les côtés de l'abdomen, relevées aux épaules, presque aussi fortement chagrinées que le prolhorax , et d'un bleu foncé brillant comme lui. yibdomen présentant en dessus des rugosités beaucoup plus fines que les précédentes, formées par des lignes élevées très fines qui partent de la ligne médiane et s'é- panouissent sur les segments •, moins rugueux en dessous, et d'un bleu plus obscur. Pattes presque lisses, couvertes de poils très courts et très serrés", deux ongles très aigus à l'extrémité externe des jambes; crochets profondément bifides. Habite Madagascar. Ce bel insecte, tout à fait unique, provient de la collée* lion de M. Chevrolat, à qui je me fais un devoir de le dédier. C'est le seul Coléoplère de la famille des Vésicants <]ue Ton connaisse de Madagascar. Il est vraiment singu- lier qu'on n'ait encore découvert dans celte île ni Mylahris^ ni Epicauta, ni aucun des genres de cette lamille, si répandue sur le continent africain ; la descrip- tion d'une véritable Méloé dans une localité aussi excep- tionnelle est donc un fait bien digne de remarque. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 397 30. Phymasterna cretacea, Coquerel. Cinerco-tomentosa, nigi'o flavoque çanegataj thorace ad basin tuherculato ', eljtris hasi thorace latioribus, utrinque maciiUs 3 ornatis; corpore suhtus gnseo pubescente, flavo- maciilato; pedibus gn'seis. Long. 15 niill.-, larg. G 1/2 mill. 2e/e grande, enfoncée dans le prothorax, fortement infléchie en bas, front large, avec une ligne élevée longi- tudinale au milieu-, couvei'te de petits poils gris variés de noir; une tache jaune sous les jeux. Antennes courtes, robustes, grises, Protltorax moins large en avant qu'en arrière, un sillon ti'ansversal le long du bord antérieur, quelques éminences sur son disque, de chaque côté une dent aiguë piès de la Lase-, d'un blanc-grisâtre varié de noir, deux taches jau- nâtres de chaque côté, Tune vers le milieu, l'autre autour de la dent latérale. Elytres beaucoup plus larges que le thorax à la base, une éminence peu saillante vers le milieu du bord anté- rieur-, atténuées assez régulièrement vers Textrémité, celle-ci arrondie-, couvertes de lignes de points enfoncés peu apparentes; d'un gris-blanchâti'c pubescent, plus foncé dans quelques points ; sur chacune trois taches noires, la première sur l'angle humera], bordée de jaune en arrière, la seconde un peu plus bas, en dedans, la troisième plus en dehors, vers le second tiers de Télytre. Dessous du corps garni, comme le dessus, d'une pubes- cence grise très serrée, avec des taches jaunes sur les bords externes des segments thoraciques et abdominaux- Pattes grises, tarses plus foncés avec des poils fauves en dessous. Madagascar. Collection de M. Guérin-Méneville. 2" Série, tome x. 26 398 ANNALES 31. Phymastërna quadri-dentata, Buquet, Collect. Capitc rcflexo, suhtiliter piuictato, hninnco^ duahiis lineis a^hidis transvcrsalitcr onnitisj protJtoracc bùlentato, suhti- liur jmiictato bnuineo, lineâ média trihusque lateralihus cdhidis j elytris hriinneis^ lineîs afbidis \>ctricgatis, hrunneis^ angulis luuneralihus ercciis, duohus coniihus annatis , cor- porc suhtus cincrco-puhcsccnte. Long. 9 millim.; larg, 4 1[2 millim. Têie très fortement infléchie en bas, finement ponctuée, d'un brun foncé, avec trois lignes transversales et le tour des yeux blancs. Antennes brunes, avec quelques poils rares. Prothorax transversal, coupé circulairement en avant, un peu sinueux et plus large en arriére-, angles latéraux arrondis et saillants; muni en dessus de deux dents droites, triangulaires, pointues, un peu rejetées en arrière; très finement ponctué-, brun, avec une ligne blanche longitudinale au milieu, et trois autres, dont les deux externes onduleuses de chaque côté. Elytres beaucoup plus larges que le corselet à leur base, les angles huméraux saillants et pointus, s'alténuant en- suite assez rapidement vers Textréniité, celle-ci arrondie. Entre Tangle humerai et la suture, de chaque côté, une grande dent triangulaire, tronquée à son sommet, beau- coup plus grande cjue celles du pi'othorax -, ces dents cou- vertes de gros points enfoncés, ainsi que les angles et la première moitié de Telytre. Suture lisse et rebordée. La couleur des elytres est d'un brun un peu plus clair que le thorax, leur surface est parcourue par des lignes blanches qui entourent les dents en arrière et décrivent sur le reste des dessins onJuleux très réguliers. Quelques petites taches jaunes sur les angles huméraux et les dents. DE LA SOCIÉTÉ Ë]N TOMOLOGIQUE. ;i99 Dessous du corps et pattes d un brun-cendré. De Madagascar. Collection de M. Buquet. 32. SrHENURA GUTTULA, Coqucrc]. NigrUf albo guihdata; capite reftexo pubesccnte , linea transversali impresso , oculis alho-cinciis , antennîs nigris; prothorace cylindrico, alboguttato ■■, elytris parallelis, apice rotundatis, punctatisj maculis albo-'villQsis j corporc subtus pedibusque griseo-pubescenlibus . Long. 9 millim.; larg. 4millim. Tête noire, finement ponctuée ; front incliné, avec un sillon longitudinal, couvert d'une pubescence giise, très serrée -, un sillon transversal profond au devant de l'inser- tion des antennes, une ligne lisse, élevée, sur le vertex ; yeux noirs, circonscrits en dedans, en arrière et en dehors par un sillon d'un blanc pubescent. Antennes noires, plus longues que le corps. Prothorax cvlindrique, un peu renflé au milieu, re- bordé en avant et en arrière ^ noir, très lisse, finement ponctué, avec quatre taches blanches, dont les externes plus grandes. Elytres plus larges que le corselet à la base, très régu- lièrement parallèles, arrondies et légèrement atténuées à Textrémité-, une ligne élevée le long de la suture; cou- vertes d'une ponctuation assez serrée, surtout à la base; noires, brillantes, a\ec une quantité de petites taches blanches pubescentes, disposées assez irrégulièrement. Dessous du corps sans ponctuation, couvert d'une pu- bescence grise, soyeuse, plus abondante sur les côtés du sternum et des anneaux de Tabdomen. 400 ANNALES - Pattes noirâtres , offrant une pubescence semblable , mais moins serrée. Cuisses et jambes simples. De Madagascar. De la collection de M. Baquet. 33. Sphenura chrysocephala, Coquerel. Capitc testaceo, ckryseo-pubescente j antenTiarum artîcido secundo apicc piloso; protkorace testaceo çrehre piaictato, lined longitudinali Ici^igatd, postice utrirnjue clentatn\ elytris punctatissimis, lineis elcvatis cjuadri levigatis, apice acu- minatis, acutis dwaricatis. Long. 12 millim.-, larg. 3 mîllim. Tête d'un brun-jaunâtre-, front incliné en avant, avec un sillon lonj^iludinal -, une ligne élevée et deux petits tubercules sur le vertex, entre les antennes. Vertex, tour postérieur des yeux et joues, couverts d'une pubescence fine, d'un jaune doré très brillant. Antemies brunes, cy- lindriques, plus longues cjuc le corps*, le second article aussi long que le premier, un peu renflé à Textrémilé, et garni en dedans d'un bouquet de poils bruns j les autres glabres. Prothorax rétréci en avant, plus large en arrière, angle postérieur un peu relevé et garni d'une dent assez forte ; une ligne lisse, élevée, longitudinale, au milieu j couvert d'une ponctuation forte et serrée, d'un brun-jaunâtre. Ecusson petit, lisse. Elytres plus larges que le corselet à leur base, régu- lières, atténuées jusqu'à l'extrémité, celle-ci très aiguë et largement écliancrée en dedans; la suture et le bord externe lisses, élevés-, sur chaque élytre trois lignes élevées, se terminant angulairement un peu avant l'ex- trémité, et une quatrième n'atteignant pas la base, et si- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 40 i tuëe entre la seconde et la troisième ; Tintervalle de ces lignes couvert de gros points enfonces très serrés. Dessous du corps et pattes d'un brun plus foncé qu'en dessus, garnis d'une pubescence brune très fine. De Madagascar. Collection de M. Buquet. Je ne rapporte que provisoirement au genre Sphenura cette espèce, qui doit former peut-être un genre nouveau. 34. Centrura armatâ, Coquerel. (PI. 9, fîg. 9.) Brunnea, albo fnseiata; capite magno, reflexo bi'dentatoj prothorace qactdri denlato magno ^anticeelytris latiorcj elyttis uttinque ad. hasim dentatis, média ddatatisj ad apicem di- varicatis, duahus maculis alhidis couimunis ornatis. Long. 6j larg. 1 millim. Tête grande , front pei'pendiculaire, impression pro- fonde entre les antennes, munie d'une petite dent de chaque côté, au côté interne de l'insertion des antennes-, celles-ci un peu plus longues que le corps, à premier article pyriforrae, le suivant très petit, le troisième le plus long de tous, les autres, cylindriques, diminuant de grandeur vex'S l'extrémité , quelques poljs sur leur bord externe; brune, couverte de petits poils blanchâtres. Ecusson cordiforme, blanc. Prothorax cylindrique, plus large en avant qu'en ar- rière, armé de quatre dents assez fortes, dont les médianes les plus grandes, et séparées par un sillon transversal-, de ces dernières partent deux lignes élevées, obliques, séparées par une petite fossette, et qui viennent aboutir à un sillon transversal qui borde le prothorax en arrière. Brun, avec de petites taches blanches , formées par des poils rares. 402 ANNALES Elytres moins larges que le prothorax à leur base, armées d'une forte épine vers le milieu de la base, un peu dilatées vers le milieu, très atténuées en arrière; leur extrémité terminée eu pointe, échaucrée en dedans et divergente-, cinq lignes de points enfoncés sur leur sur- face. Brunes, avec deux taches blanches irrégulières, communes, situées, Fune à la base, et atteignant jusqu'au milieu ; Vautre, terminale, plus petite. Dessous du corps garni, ainsi que les pattes, d'une pu- bescence blanchâtre, soyeuse. Pattes courtes ; cuisses un peu renflées, jambes simples, tarses un peu dilatés. Madagascar. — Deux individus-, collection de M. Guéri n-Ménevîlle. 35. Centp.ura DivARicATA, Coquercl. Grisco-variegntaf capitewcrmi,reflexo^prothoracequadn dcJitato, cyliiidi'icoj elytris prothorace laliorihusj ad basim deiitatis, duahus liticis elevatis^ medio dilatatis , ad apicem dwar/catis. Long. 9 1/2-, larg. 2 1/2 milL-m. Tête d'un gris-brunatre, fortement infléchie, excavée entre les antennes-, une ligne longitudinale sur le vertex, dépourvue d'épines. Antennes comme dans Tespèce pré- cédente, d'un jaune-fauve, garnies d'un plus grand nom- bre de poils à leur côté interne. Prothorax presque régulièrement cylindrique, muni de quatre dents, dont les deux externes plus aiguës, une élévation saillante entre les médianes, le bord postérieur rebordé; couvert de petits poils d'un gris-brunâtre, très serrés, une tache noirâtre au milieu, en arrière. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 403 Elytves plus larges que le pi-otliorax à leur base, peu dilatées au milieu, acuminées et très divergentes en ar- rière ; munies chacune d'une dent aiguë vers la base, de deux côtes saillantes, et de lignes de points enfonces assez irre'gulières i couvertes de petits poils serrés comme le prolhorax, au milieu un espace lisse, brun, oblique, un peu relevé, envoyant un prolongement en arrière. Dessous du corps d'un gris soyeux . Pattes d'un jaune-fauve, les cuisses renflées. Madagascar. Collection de M. Buquet. Les deux espèces que je viens de décrire, si remar- quables par leur forme générale et les épines dont elles sont armées, doivent, selon toute probabilité, former un genre nouveau. Je pense cependant que dans un travail de la nature de celui-ci, il faut, autant que possible, éviter la création de nouvelles coupes génériques. On a tant abusé dans ces derniers temps de la formation des genres j que l'entomologie marche rapidement vers le chaos de la mononymie, et je préfère encourir le reproche d'associer des espèces peut-être un peu disparates, que d'augmenter le nombre des faiseurs de genres. Je me suis donc borné pour le moment à placer ces deux Longi- cornes dans le genre Centruraf créé par M. Guérin dans le Voyage de Delessert, p. 61, pour ime espèce de ITnde (C, cosiataji ce ne sont en effet que des C entrava épi- neuses, les autres caractères leur conviennent parfaite- ment, et je laisse à d'autres le soin àc décider si la pré- sence de ces épines nécessite ou non la création d'un genre nouveau. /i04 AJNNALES 36. Cephaloleia pulchella, Coquerel. Capite levi j suhtiliter punctato , flavOj vertice nigro^ antennis nigrîs elevatis\ protliorace orhiculari, nitido , Jlavo, punctatOj utrinque antice hifoveolato j elytris nigro cyaneis^ decein lineis crehre punctntis inscriptis; prothorace subtils flavo, abdomine pectorequc nigris punctatis *, pedibus flaçis, tarsis ful^ns. Long. 8 millim.-, larg. 3 1/2 millim. Tête très lisse, avec une petite impression longitudinale et quelques points enfonce's très fins sur le vertex j jaune clair, le front, le tour des jeux et les parties de la bouche, d'un noir- bleuâtre. Yeux d'un bronze-cuivreux. An- tennes noires, de onze articles : le pi-emier e'pais, le se- cond plus petit, coniquCj les quatre suivants cylindriques, allongés, les cinq derniers formant une massue allongée, très serrée, un peu velue. Prothorax d'un jaune clair, presque orbiculaire, un peu sinueux et plus large en arrière, arrondi sur les côtés, très lisse; un peu inégal en dessus, couvert de gros points enfoncés, épars en dessus et sur les côtés -, de chaque côté, en avant, deux petites excavations rugueuses, séparées par une petite carène saillante. Ecusson pet^t, noir, lisse. Elytres d'un noir-bleu très foncé, plus larges que le corselet à leur base, régulièrement cylindriques, arron- dies à l'extrémité i la suture élevée ; couvertes chacune de dix stries formées par de très gros points enfoncés, séparés par des intervalles très minces, un peu élevés, surtout ceux du milieu de 1 élytre, qui n'arrivent pas jusqu'à l'ex- trémité. Dessous du corps noir, d un jaune-fauve sous le pro- DE LA SOCIÉ rÉ ENTOMOLOGIQUE. 405 thorax , les anneaux de l'abclonien ponctués , un peu rugueux, bordds de fauve, couvert de petits poils bruns assez rares et très courts. Pattes d'un jaune clair, avec les genoux fauves, et les tarses d'un brun-noirâtre. Cuisses très épaisses, surtout les antérieures, courtes, ti'ès unies; jambes courtes, les antérieures très échancrées à Textrémité pour recevoir les tarses j ceux-ci plus larges et presque aussi longs que les jambes, très dilatés, surtout les antérieurs, lisses en dessus, spongieux et garnis de poils roussâtres en des- sous. Je rapporte provisoirement cette jolie Hispide au genre Cephaloleia de M. Chevrolat, mais, vu la forme si remar- quable de ses antennes, elle devrait peut-être former le type d'un genre nouveau. Je l'ai prise en fauchant sur des fleurs, à Sainte-Marie de Madagascar. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 407 MEMOIRE SUR DEUX ESPÈCES NOUVELLES DE liKCCit^IWIA. TROUVÉES SDR LES COTES DE LA FRANCE OCCIDENTALE, ET SUR UNE ESPÈCE INEDITE DE LÉPIDOPTÈRES DE LA FRANCE MÉRI- DIONALE. Par M. A. DE GRASLIN. (Séance du 12 Mai 1852.) J'ai dëjà eu Thonneur de soumettre à la Société ento- inoîogique, en 1847, la description et la figure de quel- ques Lépidoptères nouveaux ou rares que j'avais recueillis pendant une exploration que j'avais faite dans Touest de la France; dans le mémoire que je lui présentai à ce sujet, je disais que probablement tous les Lépidoptères de ces contrées n'étaient pas encore connus. Je suis retourné depuis aux mêmes lieux , en 1850, et mes espérances se sont agréablement réalisées : j'ai eu le plaisir d'y recueillir deux espèces de Leucania, que je crois tout à fait inédites; j'espère que celte découverte aura pour mes collègues, qui s'occupent de Lépidoptères , le même intérêt que celui qu'elle m'a offert. Deux Leucania inédites au beau milieu de la France, pour ainsi dire! Mais un voyage aux Alpes et aux Pyrénées pourrait bien n'en pas fournir autant. Les bords de la mer où croissent j en abondance, diffé- rentes espèces de graminées, doivent être riches en espèces du genre Leucania; aussi, ce n'est qu'en hésitant que l'on 408 ANNALES pourrait attribuer ces deux espèces nouvelles exclusive- ment à nos provinces de l'ouest, car il serait fort possible qu'elles s'avançassent soit au nord, soit au midi, à de grandes distances de ce pays, en suivant les bords de la mer. Dans ma dernière exploration, j'ai pu observer quelques espèces de Lépidoptères dont je n'avais pas encore cons- taté la présence dans la France occidentale, ou compléter des observations que je n'avais pu achever à l'égard de quelques autres : c'est ainsi que, selon mes conjectures, ces chenilles , qui vivent à une grande profondeur dans les racines de Vj4rundo phragmites, sont celles du Zeuzer arundinis ; cependant, les deux mâles qui me sont éclos diffèrent d'une manière assez notable de ïanaidinis, qui nous vient d'Allemagne*, il faut que la femelle me soit connue avant de pouvoir me prononcer sur l'identité de cette espèce. J'ai examiné, dans les marais de l'Erdre, la Nonagiia cannœ qui, à mon grand étonnement, vit dans le jonc des chaisiers (Scirpus lacustris); elle mange cette plante , qui ne paraît guère succulente, dans sa partie submergée, et monte, en la creusant, se chrysalider à une certaine élévation au-dessus de l'eau. J'ai pris aux mêmes lieux la Luperina leucostigma et la Simyra \^enosa\ la belle u4spilatcs gloriosaria et YEphyra orhicularia. Les clienilles ^y^grotis que j'avais trouvées aux bords de la mer m'ont donné, comme je l'espérais, la n'pœ j celles de Leucania m'ont produit fiiscilineai littoralis et punctosa, qui est un peu différente de celle du midi de la France. Dans cette dernière exploratiouj j'ai fait le voyage de La Rochelle, où je passai deux jours , dans l'espoir de DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 409 trouver la chenille de la. Plusia aurîfem:, sur les inrlica- tions de feu notre collègue le général Feisthamel, j'ai passe ces deux journées à battre bravement tous les lieux où je pensais trouver mon espèce. J'ai pris un assez grand nombre de chenilles sur les menthes; presque toutes étaient celles de la Pliisia chrysitis\ deux seulement avaient une grande ressemblance avec celle de la festuccej mallieureusement elles sont mortes au moment de se chrysalider-, m'auraient elles donné VauriJ'era? cela est douteux -, cependant, comme je les avais trouvées sur la menthe, et qu'elles se sont très bien contentées de cette plante, on ne sait trop ce qu'il faut en penser, car jamais je n'ai trouvé la Plusia Jestucce que sur les CarexAes gra- minées, et quelquefois sur V Iris des marais. Je pars, dans quelques jours, pour visiter une autre fois les mêmes endroits •, je prie mes honorables collègues d'être persuadés que je térai tous mes efforts pour avoir encore quelques découvertes à leur soumettre , ou au moins des observations qui puissent leur offrir quelque intéi'ét. 1. LeuCANU ALBIVENA. (PI. 8, N° I , fîg. 1.) Alis anticis palliais cinereo-subluteis, in medio injiis- catis , Jierçis siihalbidis ; puncto discoidali alhoj intiis nigro notato; série transversâ punctis riigris, parvis, in- curvatd posticis albo'Subgriseis. Elle est un peu moins grande que pimctosa; ses ailes supérieures sont d'un gris pâle jaunâtre^ ombrés de brun- noirâtre sur le milieu, avec un point central blanc, im- médiatement suivi, en dedans, d'un autre point qui est noir et plus petit*, ce double point est situé sur l'endroit no AxNNALES où rextrémité de la nervure médiane se ramifie. Les ner- vures se détachent en gris-blancliâtre sur la couleur du fond. Entre le point central et la frange, se trouve une ligne transverse de petits points d un brun-noirâtre , qui s'arrondit un peu extérieurement-, à peu de distance de celle ligne, en dedans, on aperçoit le rudiment d'une autre ligne semblable, mais beaucoup moins marquée. La frange est d'un gris-brun-roussâtre. Les ailes inférieures , d'un blanc-grisâtre, a^ant un léger reflet nacré, vues à certain jour, sont un peu plus foncées sur le bord. La frange est d'un blanc sale-, quatre ou cinq petits points espacés, d'un gris-noirâtre, peu ap- parents, s'appuient sur celle-ci vers l'angle externe. Le dessous des quatre ailes est d'un blanc-grisâtre, luisant, avec le milieu des supérieures largement lavé de gris-noir, La frange des inférieures est longée par quel- ques petits points noirâtres , mieux marqués qu'en dessus. Le corps, de la couleur des premières ailes, est d'une teinte légèrement plus foncée -, il en est de même de l'ab- domen par rapport aux secondes ailes. La tête et les palpes sont de la couleur du corps. Les antennes, qui sont filiformes, ont leur base de la couleur des premières ailes, et sont, pour le reste, d'un brun- noirâtre. Je ne connais pas encore les premiers états ni le mâle de celte espèce j le seul individu que je possède me pro- vient d'une chrysalide trouvée dans le sable, à un kilo- mètre du bord de la mer, dans le département de la Vendée-, cette chrysalide était renfermée dans une coque •assez dure, formée avec des grains de sable. L'insecte parfait est sorti le 24 août. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 411 2. LeUCANIA FUSCIJLINEA. (PI. 8, N" I, fig. 2.) u4lis antic.is cinereo-rufulis^ nervis dilutiorihus vîx dîs- tinctis j piincto discoidali albo, inths nigro notatoj duabiis lineis fuscis longitrorshm positis : priori ad h asi m ; secunda propè supràque, in medio, coliocatâj seiie transversal punctis nigris, parvis, incurvatâj posticis cinereis. Elle est à peu près de la même taille que Valbivena, avec laquelle elle a d'assez grands rapports-, ses ailes supérieures sont d'un gris-roussâtre pâle, avec un point central blanc immédiatement suivi, en dedans, d'un autre point qui est noir et beaucoup plus petit", ces points par- tagent à peu près par la moitié une ligne longitudinale, longue, bruncj assez déliée, placée sur le milieu de Taile*, à très peu de distance, au-dessous de cette ligne, une autre semblable, mais un peu plus courte, part de la b;ise de Taile. Les nervures se détachent légèrement de la couleur du fond par leur teinte plus claire, mais Lien moins que dans alhivena\ entre le point central et le bord de Taile, elle a, comme celle-ci, une ligne transverse et recourbée de très petits points noirâtres. La frange est d'un gris- brun-roussâlre. Les ailes inférieures sont grises, un peu plus foncées sur le bord. Les nervures s'y détachent en brun-roussâtre. La frange est d'un gris-blanchâtre. Le dessous est comme dans albivena. Le corps, de la couleur des premières ailes, est d'une teinte un peu plus foncée ; il en est de même pour l'ab- domen, qui est de la même couleur, à peu près, que les ailes inférieures. TiB tête et les palpes sont de la couleur du corps, et le» antennes sont comme dans Tespèce précédente. 412 APsNALES Je n'ai encore vu que deux individus de celte espèce : un mâle et la femelle que je viens de décrire, afin qu'on puisse la comparer avec celle cValbwena. Le mâle est Leauroup plus petit, au moins celui que je possède*, il ne diûère de la femelle que j;ar sa teinte générale, qui est un peu plus foncée, et par les lignes longitudinales des ailes supérieures, qui sont un peu mieux écrites. J'avais pris plusieurs chenilles de celte espèce, au mois d'août, dans le même endroit où j'avais trouvé la coque fValbiuena; ces chenilles étaient à peu près à leur gros- seur-, j'avais négligé de les décrire-, elles avaient, autant que je puis me le rappeler, assez de ressemblance avec ceWe cValbipuncta , mais elles étaient plus courtes à pro- portion et avaient des couleurs phis vives j elles ont fait une coque avec des grains de sable dans la première quin- zaine de septembre. L'insecte parfait est sorti l'atjuée suivante. Le mâle est éclos le 7 juin , et la femelle le 23 du même mois. Comme on le voit, albivena et fuscilinea sont deux espèces très voisines-, cependant elles diffèrent d une ma- nière trop tranchée pour qu'il soit besoin de faire res- sortir, ici, les caractères qui les séparent; leurs descrip- tions et les dessins qui les accompagnent permettront de les distinguer facilement. Une chose que j'ai observée chez les Lépidoptères, dans les Noctuélides, c'est que deux espèces du même genre et très voisines, diffèrent quelquefois beaucoup pour les époques de leur apparition -, il en est ainsi de celles-ci : albivena arrive à l'élat parfait pendant que fuscilinea atteint son dernier accroissement sous forme de larve, et celle-ri ne paraît à son dernier état que l'année suivante, probablement à 1 époque où se montre la chenille d'«/- bivena. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 413 3. StILBIA? PlIlLOPALlS. (PI. 8, N" I, fig. 3.) Similis forma Stilhice stagnicolœ, sed minor. yjlis anlicis cineraceis , ad hasim ritfidisj ad extrcmnm tribus lincis nia,ris\ duahus lincis j transvcrsis, nigris, inmedio exlrin- seciis denticidatis : macuUs soliiis magnis^ similihus Stagni- colce. Posticis subcineraceis. Par la forme de ses ailes et par leur dessin-, par son corselet peu l'obuste et son corps assez effile, ce Ldpidoj - tère paraît se rapprocher de la Stilhia stagnicola ; ne con- naissant ni sa femelle ni ses premiers états, c'est à côté de cette espèce qn'il est le mieux placé, à mon avis -, ses ailes supérieures, dont Tangle apical est assez aigu, sont d'un gris-cendré, plus clair sur le milieu-, leur couleur s'obscurcit de plus en plus en approchant de Tangle apical, et devient d'un gris-noirâtre-, elles sont traversées par deux raies sinueuses, d'un brun-noir; celle de ces deux raies qui est du côté de la base se trouve placée à une distance du corps un peu moindre que le tiers de Taile-, elle part de la côte, où elle est un peu plus large, descend en s'avançant un peu en dehors, et forme sur le milieu de l'aile, en devenant plus foncée, un angle peu saillant, mais aigu, dont la pointe est tournée extérieure- n>ent-, l'espace compris entre cette raie et le corps est assez fortement lavé de roussâtre, et oiTre sur la côte, non loin de celui-ci, un rudiment de raie transvei'se d'un brun-noir. Les deux taches ordinaires, bien écrites, sont grandes et d'un gris un peu plus clair que la couleur du fond; l'orbiculaix-e est oblongue, placée obliquement, finement cerclée de brun-noir, et en renferme une se- conde, écrite par une ligne, très déliée, d un gris-brun ; la tache réniforrae, finement cerclée de brun-noir, rcn- 2* Série, tome x. 27 ' 4 1 4 ANNALES ferme dans son milieu une petite ligne déliée, d'un gris- brun, qui suit sa forme -, cette tache, assez fortement échancrée à sa partie externe, est renfermée dans la se- conde raie transverse qui la borde de ce côté; celle-ci part de la côte, un peu plus en dedans que la tache réni- forme, l'entoure en faisant extérieurement deux sinuosités aiguës, fait un angle interne aussi assez aigu , et, faisant une sinuosité arrondie en dehors, arrive au bord inférieur de Taile-, cette dernière est un peu lavée de roussâtre le long de la partie externe de cette seconde raie transverse. L'espace compris entre les deux taches, qui offre un petit trait longitudinal d un brun-noir, est ombré de brun- noirâtre qui monte jusque sur la côte , au-dessus de la tache orbiculaire. Le bord externe, qui est la partie la plus foucécj offre un rudiment de raie fulgurale, peu si- nueuse, du même gris que le milieu de Taile, et se trouve marqué, non loin de Tangle apical, de trois petits traits déliés, noirs, placés les uns au-dessus des autres, et dont le supérieur s'avance presque jusqu'à la frange ; celle-ci est d'un gris-cendré, un peu plus foncé que la partie la plus claire de Taile, et légèrement entrecoupée de gris - brunâtre, mais d'une manière peu sensible. La frange est, en outre, séparée de l'aile par une ligne de petits points, d'un brun-noirâtrCj dont les trois plus inférieurs sont plus rapprochés et plus foncés. Enfiuj la côte est mar- quée de trois petits traits blanchâtres vers l'angle apical. Les ailes inférieures, ainsi que leur frange, sont à peu près du même gris que la partie la plus claire des supé- rieures, et sont ombrées de gris-cendré-roussâtre sur leur tiers inférieur. Le corselet, autant qu'on en peut juger par le peu d'é- cailles et de poils qui lui restent , est d'un gris cendré l'pussâlre. Le corps est un peu plus foncé que les ailes •inférieures. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 415 Les antennes sont filiformes, d'un brun-noirâtre -, vues à la loupe, elles sont légèrement ciliées. Le dessous des premières ailes est d'un gris-cendré pâle, luisant, plus foncé vers Tangle apical-, les infé- rieures ont le dessous un peu plus pâle que le dessus, et à peine ombré de gris-roussâtre à Tangle externe. Les pattes, de la couleur du corps, ont Vextrémitë plus foncée et annelée de gris-cetidré-blanchâtre. Cette espèce, que je crois nouvelle , m'a été envoyée en communication par M. Dardouin, de Marseille; ill a- vait prise au mois de juillet, la nuit, à la lanterne, dans une garrigue, aux environs de cette ville*, elle était posée sur un Ulex provincialis-^ il serait à désirer que Ton pût connaître ses premiers états, ainsi que la femelle. M. Dar- douin, dont le zèle et l'ardeur pour la science entomolo- gique sont bien connus, ayant l'intention de dédier cette espèce à son ami M. Philopal, de Marseille, c'est avec plaisir que je me suis conformé à ses désirs. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 417 DESCRIPTION ET FIGURE D'UN NOUVEAU GENRE D'HYMÉNOPTÈRES DE LA FAMILLE DES FOUISSEURS , QUI HABITE LES POSSESSIONS FRANÇAISES DU NORD DE L'AFRIQUE. PAR M. H. LUCAS. (Séance du 14 Avril 1852.) Fabricius, en établissant le genre Pompilus dans son Systema Piezatorum, p. I87 (1804), a donne pour carac- tères aux espèces qu'il range dans cette coupe générique : palpes, au nombre de quatre, inégaux , mâchoires courtes, cornées, bilides-, lèvre courte, cornée, entière; antennes sétacées. Ce genre, établi aux dépens des Sphex de Linné, a été adopté par Latreille dans ses ouvrages, puis par Le- peletier de Saint-Fargeau, et enfin par les entomologistes qui se livrent à Tétude si attrayante de Tordre des Hymé- noptères j mais au fur et à mesure que la science a pro- gressé, les caractères imposés au genre Pompilus par Fabricius se sont considérablement modifiés; ils ont été plus nettement précisés, et ceux qui actuellement servent à distinguer cette coupe générique sont : mandibules unidentées au côté interne -, antennes des deux sexes con- tournées, composées d'articles peu serrés, souvent même écartés entre eux ; télé régulièrement convexe , non aplatie; thorax non remarquablement long, ni en totalité. 'il 8 AiNr^JALES ni dans aucune de ses parties prises isolément •, prothorax e'chancré poste'rieurement ■■, tarses antérieurs non dentés, non pectines, souvent ciliés 5 hanches de forme ordinaire; jambes postérieures déniées, et pas d'une grosseur remar- (juahle. Tels sont les caractères qui distinguent mainte- nant le genre Pompilus de ceux des Aporusj des Eyagetesj des PlanicepSj des Salins, des Micropteryx , des Calicur- guSj des Anoplius, etc., etc., avec lesquels Lepeletier de Saint- Fargeau a formé sa tribu des Pomjiilites, dans son Histoire naturelle des Insectes Hyménoptères, tom. 3, p. 388(1845). En rangeant dernièrement les insectes que j'ai recueillis dans mon second voyage en Algérie, pendant Tannée 1850, sur les plateaux de Médéah et de Boghar, je trouvai un Hyménoptère dont le faciès rappelle tout à fait celui des Pompilus, mais dont les antennes, au lieu d'être pres- que sétacées comme dans ce fouisseur et les genres qui composent la tribu des Pompilites, sont composées, au contraire, d'articles fortement trianguliformes. En effet, si on examine ces articles, on remarque qu'ils présentent de chaque côté une dent de peigne très prolongée, à l'ex- ception du premier et du second qui sont simples. Je comparai aussi les organes buccaux de ce curieux Hymé- noptère avec ceux des Pompilus , et je m'aperçus que les mandibules des Clavelia (1), au lieu d'être dentelées au côté interne, sont seulement sinueuses; les mâchoires sont coriacées comme dans les Pompilus, mais les palpes maxillaires, au lieu d'avoir leur troisième article conico- ovale, l'ont, au contraire, fort allongé, et les trois dcr- (1) Celte coupe générique a déjà été signalée dans le Dullelin des Annales de la Société entomologique de France, 2' séiie, toni. 9. p. Lxxv, séance du 23 juillet 1851. DE L^ SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 119 niers, au lieu d'être presque t^gaux en longueur comme dans les Ponipilus, sont de longueur inégale, le terminal étant sensiblement plus allongé que les deux précédents ; la même remarque est applicable aux palpes labiaux, ils se composent de quatre articles, mais ceux-ci ne sont point égaux comme chez les Ponipilus , c'est le premier qui est le plus long de tous. Le thorax est plus allongé que dans les Ponipilus j ensuite, il est beaucoup plus com- primé avec le prothorax moins profondément échancré postérieurement. Les ailes, quoique plus allongées que dans les Ponipilus^ ne dépassent cependant pas Fabdomen lorsqu'elles sont à l'état de repos j quant aux cellules et à leur conformation, elles présentent des différences assez notables; les cubitales sont au nombre de quatre comme dans les Ponipilus^ mais la première cellule est plus grande, et surtout plus large au sommet ^ la seconde est moins allongée, mais sensiblement plus large-, la troi- sième est plus longue que large j quant à la quatrième, au lieu d'être trianguliforme comme dans les Ponipilus, elle est plutôt carrée, avec son bord externe arrondi. Il est aussi àremai-quer que la première nervure récurrente, au lieu de venir se placer presque dans l'angle des troi- sième et quatrième cellules, comme dans les Ponipilus^ n'atteint pas même le milieu de celle de la troisième. Quant à la cellule radiale de cette nouvelle coupe géné- rique, elle est plus grande que celle présentée par les ailes des Ponipilus ■■, les tibias et les tarses sont lisses, au lieu d'être épineux -, il est aussi à noler que l'abdomen est plus court et plus fortement pédicule que dans le genre Ponipilus. Si maintenant on étudie cette nouvelle coujie générique avec celle qui compose la tribu des Ponipilites, on rcni;)r- quera (jue ces dilïérences sont encore beaucoup jilii8 420 AJNNALES sensibles. En effet, ce nouveau genre ne pourra être con- fondu avec les ^porus, à cause de sa taille qui est beau- «oup plus grande, des mandibules qui sont mousses, au lieu d'être tridente'es j du thorax qui est plus allongé, comprimé; de la cellule radiale qui est beaucoup plus grande, et des cellules cubitales qui sont au nombre de quatre. Dans les EvageieSi non seulement les mandibules sont bidentées, mais les ailes ne présentent que trois cel- lules cubitales, et de plus, les tibias elles tarses, au lieu elia\ les tibias et les tarses des seconde et troisième paires de pattes sont épineux dans les Salius, tandis que chez les Cldvclia, ces mêmes organes sont cxîtièrement lisses. Dans les Microjitervx, les ailes sont DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. rli toujours courtes et ne dépassent pas ordinairement le premier segment de Tabdomen -, les mandibules sont à peine unidente'es au côté interne -, le tborax est plus long que dans le genre Clavelia\ le prothorax, de la longueur de la tête, est carré et coupé carrément à sa jonctian avec le mésothorax : celui ci moins long, le métathorax étant la partie la plus prolongée du thorax. Chez les Calicurgus, les mandibules sont unidentées au côté interne-, les ailes sont plus grandes, avec les tibias et les tarses dentelés el épineux. De tous les genres que je viens de passer en revue, c'est de celui de Pompilus que les Clavelia se rapprochent le plus, aussi est-ce dans le voisinage de ces Hyménop- tères fouisseurs que je propose de placer cette nouvelle coupe générique. Ce qui m'engage encore à ranger ce nouveau genre plutôt près des Pompilus que partout ailleurs, ce sont les conditions dans lesquelles j'ai rencontré cet Hyménoptère. Je n'en ai trouvé que deux individus, et c^est toujours dans les sentiers sablonneux, dans des lieux arides et exposés au soleil, que j'ai pris ce singulier fouisseur, qui, comme les Pompilus j tient sans cesse ses ailes en mouvement, ainsi que son abdomen, qui est toujours plus ou moins relevé -, j'ai encore remarqué que les antennes, quoique moins contournées que dans les Pompilus j sont souvent mises en vibration lorsque cet Hyménoptère erre, ou est à la recherche de sa nourriture. Genus Cla{>elia (1), Lucas. ^Jntennœ sat clorigaiœ, suhcoiwolutœ ^ duodecim articu- (1) D^dié au capitaine Clavel , qui commandaii la place de Bogbai" en 1860. 422 ANNALES cidatœ ; ariicidis iitrinque dentato-pectinatisj primo ultimo- que attamen cylindriris. Labnim superius latins quàin longius t antice rotun- datiim. Mandihidœ sensitcr ciuvatœ j elongatœj inlus sinuatœj extîis ad basim hi-emargiiiatœ, Maxillœ elongatœ, avgustœ. Palpi maxillares elougatij exiles j penduli, sex-articidatij lahialihus manifesta longiores j tribus primis articidis bre- vibiiSj aiiticè latis, subsequentibus elongatisj cyUndricis. Lalmim inferius anticè quadrijîdum. Palpi labiales exiles, cjUndrici, quadri-articidaii, primo quartoque articidis elongatis, subsequentibus brevibus. Thorax elongatus. lateraliter conipressus. j4lœ elongatœ^ nec tamen abdomen superan1es\ areolce cubitales quatuor', prima magnà prœsertïm que anticè latdj secundâ minîis elongatdj sed sensiter latiore; tertid lon- giore quàm latiore j quarld fera quadratâ, extîis rotundatdj nervurâ prima récurrente médium Ifirtiœ arcolœ cubitalis non attingente. Pedes elongatij exiles^ tibiis primi puris unispinosis^ subsequentibus bispinosis j tarsis elongatis, muticis. Abdomen brève ^ foHiter pediculatum. Antennes assez allongées, subcontouriK^es, inse'rées au milieu de la flice de la tête, composées de douze arlicles, dont dix triauguliforraes : ceux-ci armés de chaque côté d'une dent de peigne, et ainsi disposés : premier article cylindrique, assez allongé, plus renflé à sa partie anté- rieure qu'à sa base -, les suivants trianguliformes, avec les second et neuvième les plus courts ; les troisième et qua- trième plus allongés •, les cinquième, sixième, septième et huitième de même longueur, moins allongés que les DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 423 préct^dents -, les dixième et onzième de même longueur, mais plus allonge's que le neuvième ; douzième ou termi- nal le plus allongé de tous, cylindrique, légèrement renflé vers la base, avec la partie antérieure terminée en pointe arrondie. Lèvre supérieure plus large que longue , arrondie à sa partie antérieure, recouvrant à peine les mandibules. Mandibules sensiblement courbées , allongées , ter- minées en pointe arrondie à son extrémité, mousses, non striées, et seulement sinueuses à leur côté interne, avec leur base présentant au côté externe deux échancrures, dont celle située antérieurement très profonde. Mâchoires formées de deux pièces, dont une cornée, et l'autre membraneuse : celle-ci assez allongée , étroite , terminée en pointe arrondie à sa partie antérieure. Palpes maxillaires très allongés, grêles, composés de six articles, ainsi disposés : le premier très court*, les deuxième et troisième de même longueur, élargis, avec la partie antérieure du troisième coupée obliquement à son extrémité •, le quatrième cylindrique, plus grêle et plus allongé que les précédents, avec sa partie antérieure lé- gèrement élargie*, le cinquième un peu plus allongé que le précédent, moins élargi à son extrémité : celle-ci sen- siblement coupée obliquement*, le sixième, le plus allongé de tous, cylindrique, rétréci à ses deux extrémités , dont Tantérieure terminée en pointe arrondie. Lèvre inférieure composée de deux parties , dont une cornée et Tautre membraneuse : celle-ci plus large que longue, arrondie sur les côtés latéraux , avec sa partie antérieure quadrifitle. Palpes labiaux beaucoup plus courts que les maxil- laires, grêles, cylindriques comme ces derniers, et com- 424 ANNALES poses de quatre articles , ainsi dispose's : le premier , le plus allongé de tous, grêle à la base et élargi à son extré- mité-, les deuxième et troisième de même longueur; le quatrième un peu plus allongé que le premier, cylindri- que, rétréci à ses deux extrémités, Tautérieure terminée en pointe arrondie. Tête légèrement comprimée, plus large que le thorax. Yeu\ lisses,. assez grands, disposée en triangle sur le vertex; yeux à facettes ovalaires. Thorax allongé, comprimé sur les parties latérales, ne dépassant pas le quatrième segment abdominal-, prolliorax court, moins profondément échancré que dans les Poui- pilus ; mésothorax sensiblement aplati en dessus , méta- thorax plus allongé que dans les Pompilus^ et non tronqué postérieurement comme dans ce genre. Ailes plus allongées que dans les Pompilus , ne dépas- sant cependant pas l'abdomen à Tétat de repos; cellules cubitales au nombre de quatre, comme dans les Pompilus, et ainsi disposées : la première plus grande, et surtout plus large au sommet-, la seconde moins allongée, mais sensiblement plus large-, la troisième plus longue que large, avee la quatrième à peu près carrée : le bord externe de celle-ci arrondi. Première nervure récurrente, n'atteignant pas le milieu de la troisième cellule. Pattes allongées, les postérieures surtout, grêles, avec les hanches légèrement renflées, les fémurs cylindriques, peu renflés, les tibias grêles, et armés seulement de deux épines à leur extrémité, dans les deuxième et troisième paires seulement : ceux de la première paire ne présen- tant qu'une seule épine ; tarses très grêles , allongés , entièi-ement lisses. Abdomen moins allongé et plus grêle que celui des UE LA SOCIÉTÉ Ei\ TOiMOLOGIQUE. 425 Fomvilus, plus fortement pédicule que dans ce dernier genre, compose de six segments qui diminuent de lon- gueur au fur et à mesure qu'ils atteignent la partie pos- térieure. Clavelia pompilifor/nis , Lucas. Long. 1 1 millim. Enverg. 18 millim. C. atra, nitidaj alis tmTislucentibiis j fusco-mfescen- tihus, nervuris fuscis ; pedihus nigris j femoribus tibiisqiie taniîim in tertio pari nibcscentibus. Mâle. La tête, d'un noir brillant, finement chagrine'e, est hérissée de poils bruns, courts et peu serrés -, sur le vertex, dans le voisinage des yeux lisses , elle présente quelques points peu accusés et disséminés. Les mandi- bules sont d'un noir brillant, avec leur partie médiane rougeàtre. Les palpes maxillaires et labiaux sont noirs. Les antennes sont entièrement noires. Tout le thorax est d'un noir brillant, très finement chagriné, et présente çà et là quelques poils bruns très courts. Les ailes sont d'un brun-roussâtre, avec les nervures d'un brun foncé. Les pattes sont entièrement noires, avec la moitié des fémurs des pattes de la troisième paire seulement (l'extrémité exceptée) et les tibias, rougeâti'cs. L'abdomen est noir et entièrement lisse. Cette espèce, dont je ne connais que le mâle, habite les environs de Boghar, où je l'ai prise en juin, dans les sentiers arénacés et exposés au soleil. Explication de la planche 8, iV" //. 1. Clavelia pompilifonnis mâle, grossi-, l a, la gran- deur naturelle-, l b, une mâchoire-, 1 c, une mandibule; 1 d, lèvre inférieure \ 1 e, une antenne, vue en dessous. AiNNALES DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 427 IGHNEUMONOLOGÎE PROVENÇALE, ou CATALOGUE DES ICHIXEtMONlDES QUI SE TROUVENT AUX ENVIRONS d'aiX, ET DESCRIPTION DES ESPÈCES INÉDITES. (Suite (1) ). Par M. BOYER DE FONSCOLOMBE. (Séance du 14 Février 1849.) Genre Pezomachus, Gravenhorst. 1. Pezomachus i'agans'i Oliv. Grav. var. 2. Long. 0,003. F. opteras scutellatus, ikorace longiore angastiorej niger prothorace ruf'o-inaculato j segmentis 1 et 2j hasi anten- narum, pedihusque rufis , femorihus fuscis . f. Grav. — Var. 2. Prothorace toto rafo. Grav. Les antennes sont toutes rousses, le premier article seul un peu brun. Le corselet est roux, les côtds du pro- thorax, ceux du métathorax surtout, tachés de noir; celui-ci un peu noirâtre postérieurement. On distingue à peine Técusson, qui est noir. H y a aussi un point noir en avant du prothorax, vers le col. Les pattes sont rousses, les hanches noires, surtout à la base et en des- (1) Voyez 2*sérif, tome V, (1847), p. 51 et 397; lome VII (18/»9), p. 211; loaie Vlll (185.), p. 361, tome iX (1851), p. 103, et tome X (1852), 1). 29. 428 ANNALES sous, les postérieures ruoiris noires. lies cuisses antérieures sont noires en dessus, en dessous et au côté externe, de- puis ]a base jusqu'au-delà du milieu. Les postérieures sont noires, à peine tachées de roux à la base, et encore moins à 1 extrémité. Le côté extérieur des jambes est un peu obscurci, beaucoup plus aux postérieures. Le pre- mier segment de Tabdomen est en triangle allongé, la partie antérieure peu distinguée du pédicule. Ce segment est roux, ainsi que le second", les suivants noirs, le troi- sième assez largement bordé de roux. L'aiguillon est cinq fois plus court que Tabdomen. Sur les herbes, en septembre. 2. Pezomachus Grûi'enhorstii, Nob. Long. 0,0045. Ca- lendrier de Faune, etc., Mém. de TAcad. d'Aix, tom. V, p. 414. P. niger, thoracc castaneo obscure itiaciilato ,• pedibus testnccis j, fcmoribus fiiscis , tiblarum basi albida ^ aculeo longitudùie corporis. Nob. Il paraît voisin , du moins par les couleurs, des P. vagans , var. 4, et P. agilis , Grav., var. 5. d\ et il s'é- loigne de toutes les espèces aptères décrites dans Vlc/meu- monologin curopcea^ par la longueur de son aiguillon. Tète noire, palpes brun-roussâtre. Antennes presque de la longueur du corps, très recourbées ou en spirale, brunes, les trois ou quatre premiers articles roux, le pre- mier brun en dessus. Le corselet est noir, le col rougeâtre ou cbâtain, les côtés et deux assez grandes taches sur le prothorax, de cette même couleur; le métathorax inerme. Les pattes sont brunes, le dessous des hanclies un peu châtain-, les trochanters roux, avec une tache noire en DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 429 dessous i Textrëmitë des cuisses anlérieures est rousse, cette nuance s'e'tend même aux premières, un peu entre les deux surfaces -, les postérieures sont au contraire pres- que entièrement brunes, un peu plus claires en dessous. Les jambes sont d'un roux un peu sale, avec une ligne ou une nuance brune le long de leur surface externe , et une tache blanc pâle à leur base. L^abdomen est en ovale allongé -, le premier segment long , le pédicule s'élargis- sant peu à peu vers son extrémité, la partie antérieure beaucoup plus courte, plus large que longue, roux- châtain assez largement, quoique obscurément à son bord postérieur. Le reste de Fabdomen très noir, luisant. Aiguillon châtain, de la longueur du corps, légèrement arqué en haut. Var. Le milieu du corselet en dessus, entre les deux taches roussâtres, a un enfoncement très marqué, allongé, qui peut être existe aussi à la variété t3^pe, mais que Fépiugle qui le perçait m'a empêché peut-être de bien voir dans l'exemplaire qui servait à ma description : les côtés inférieurs du métathorax ont une tache de la même cou- leur que celles du corselet, mais un peu moins prononcée. Les pattes sont plus rousses ; les hanches rousses, tachées de brun en dessus et en dessous ^ les trochanters bruns à leur base-, les cuisses, au moins les anlérieures, n'ayant qu'une tache ou nuance brune, confuse, prolongée sur leur surface su|)érieure et sur l'inférieure. Ce Pezomachus est j)eut-être Vlchneumon 90, Geoffr. Jckn. cai-pùii, Fourcr. 9i. Mais il n'est pas fait mention dans cet auteur des cuisses brunes, et l'aiguillon paraît moins long que dans le mien. 2' Série, tome x. 28 430 ANNALES 3. Pezomachus agilis'i Crav. Long. 0,0045. P. thorace breviore latiorCj maribus scutellatOj feminis exscutellato j ni'ger, pedibus et antcnnarum basi j riifis. m. f. Grav. Var. 5. c. Niger, pedibus testaceisj Gi'av. Je n'ai que la femelle. La seule différence entre mon insecte et celui décrit par M. Gravenhorst, qui me permet quelque doute, c'est que la base des jambes du mien, sur- tout des postérieures et des moyennes, est d'un roux pâle tranchant sur le reste de la couleur. La tête est noire. Les palpes bruns. Les trois ou quatre premiers articles des antennes, roux, le reste brun. Tout le corps très noir. 11 n'y a pas de vestiges sensibles de l'écusson : les points d'attaclie, où devraient être les ailes, sont assez marqués en forme de tubercules. Les pattes sont testacées-, les hanches noires, excepté à leur extré- mité-, les trochanters ont un point noir en dessus : les cuisses antérieures sont lavées de noir en dessus et en dessous, les postérieures toutes noires ou brunes *, le côté extérieur des jambes est aussi lavé de brun, avec une tache d'un roux pâle à la base , leur extrémité brune. L'abdomen est ovale, noir luisant-, le premier segment s'élargissant insensiblement, la partie antérieure presque carrée, marquée au milieu d'une petite fossette; le bord de tous les segments est testacé. L'aiguillon épais, de la longueur du quart de l'abdomen. Trouvé le 21 novembre. Var. 5, e, Gravenh. L'abdomen est tout noir. 4. Pezomachus bicolor? Grav. Long. 0,0025. P. f/ioracc breçioie , laiiorc^ cxscutellato. Niger ^ antcii- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 431 fiarum basîj ihorace , segincnto primo, pedihusqne riifîs. Grav. f. Entom. Villers, p. 218, N° 275. La bouche et les palpes sont roux. Les trois ou quatre premiers articles des antennes sont roux en entier. Le corselet est roux, les rôles inférieurs du métatliorax noi- râtres, sa partie poste'rieure est presque rembrunie ; poirit de taches sur le prolliorax. Les pattes totalement rousses, à peine rextrémitë des cuisses posttîrieures un peu brune en dessus, ainsi que Textremiti^ des mêmes jambes. Le premier segment de Tabdomen court, à peu près triangu- laire; le pe'dicule plus court que la partie antérieure. Le bord postérieur du second est roux : cette couleur s'élar- gissant un peu sur les côtés -, les autres segments n'ont point de bordure pâle. La taille degmon Pezomachus est plus petite que celle de la description de M. Gravenhorst, mais la variété 5' de cet auteur n'est guère plus grande. l^ePez. formicarius, Grav., étant d'une taille encore plus élevée, ne m'a pas paru devoir^êlre le même que le mien , quoique leurs caractères soient très rapprochés. 5. Pezomachus Iloffmanseggii^ Grav. Long. 0,005. p. ni'ger, tkorace al pctiolo ntfïs. Grav. La bouche est un peu roussâtre-, les 1-3 articles des antennes plus roux que le dessous des suivants •, elles sont plus longues que dans Tespèce suivante. Les quatre pattes antérieures sont rousses, avec le côté extérieur ou supé- rieur des cuisses et des jambes, brun : les postérieures brunes; les hanches et troehanters, roux. L abdomen est noir, sauf le premier segment-, les autres ne .«ont pas 432 ANNALES ■ bordés de roux. L'aiguillon manque dans Tindividu que je décris. Trouvé le 1 5 novembre. Variété dont les antennes sont entièrement rousses, et le genou des jambes postérieures marqué d'une tache blanche. 6. Pezomachus Wesmaëlii, Nob. Long. 0,006. P. niger, ahdomine cœiulescente, anteunis basi, thorace, petiolOi pedihusque, rufis •, feinorihus basi et tibiajwn apice, nigris. Nob. Il se rapproche beaucoup du P. Hoffmanseggii , et il n'en est probablement qu'une variété. Mais son abdomen est bleu , et la description de Fauteur silésien ne men- tionne pas la tache noire très marquée de la base des jambes, caractère qui lui est commun avec le P . acarorum^ Grav. Il diffère de celui-ci par la couleur noire ou bleue des deuxième et troisième segments; du P. Stevenii, par la couleur uniformément rousse du corselet -, du P. bicolor, par le même caractère et les premiers segments bleus, et non bordés de roux. Il paraît bien voisin de Vlchi. piili- canus, Panz. Grav, Suppl. tom. 3, p. 1005. Tête noire, mandibules roussâtres dans leur milieu. Palpes bruns. Antennes presque aussi longues que la moitié du corps, les trois ou quatre premiers articles roux, le premier brun en dessus, les autres bruns. Corselet inégal et gibbeux, épines latérales du métathorax à peine sensibles-, entièrement roux, seulement deux taches aU' dessous du col ou prothorax, et milieu de la poitrine lon- gitudinalement, noirs. Pattes rousses, un point noir à la base des premières hanches ; cuisses noires, avec la base DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 433 et rextrémite, rousses-, une tache noire après le genou des jambes, et leur extrémité de même couleur j le milieu de leur côté externe, surtout des antérieures , insensible- ment nuancé de brun. Abdomen d'un bleu foncé luisant; le premier segment s'élargissant insensiblement, roux, le rebord latéral très étroitement noir<âtrei le bord des cin- quième et sixième segments un peu roux , celui du deuxième et du troisième, à peine insensiblement noir, sans aucune bordure dans un autre individu. Aiguillon presque de la longueur de la moitié de l'abdomen. Dédié à M. G. Wesmael, savant professeur à TAthénée de Bruxelles, auteur de plusieurs ouvrages d'entomologie, et surtout d'une monographie des Braconides de Bel- gique. Genre Phytodietus? Grav. Je ne connais aucune des espèces de ce sousgenre, décri- tes dans V Ichîieumonologia europœa ; c'est-à-dire que je connais le genre non de vîsiij mais seulement par les ca- ractères qui lui sont assignés, et que je n'en ai pas une idée bien précise. L'insecte que je vais décnre m'a paru, après bien des hésitations, lui appartenir. Son sexe (c'est un mâle, et je ne possède que ce seul individu) rend sa détermination encore plus difficile. Je lui trouvais quel- ques rapports avec les Pimpla, les Lissonota. Il n'est décrit dans l'ouvrage de M. Gravenhorst dans aucun de ces genres, ni des genres voisins. D'après les suppléments du même ouvrage, il me paraît n'avoir été connu d'aucun autre auteur. Je crois devoir l'attribuer au sons-e^enre Phytodietus, avec quelque doute. Il se rapproche beau- coup de la description du PJiyt. continus par la forme de la tête et de ï aréole, et par ses couleurs. Si ce n était sa 454 AJNJNALES taille doublement plus grande, je serais porté à le regarder comme le mâle de cette espèce. Il paraît aussi voisin du Ph. caïceolatus , Grav. 1. Phytodietus? grandis j Nob. Long. 0,02. PA? pedihus riifis , areold Uiangidari. Nob. (PI. 8, N^III, fig. \.a.h) Mâle. Tout le corps est noir. La tête est assez large de de vaut en arrière sur le vertex, et approchant presque de la forme cubique*, les joues un peu renflées dans le bas. Les mandibules sont ferrugineuses, ainsi que les palpes. Les antennes noires, presque de la longueur du corps. Le mélathorax est sculpté assez sensiblement de quelques lignes élevées. Les ailes sont très légèrement enfumées; le stigmate étroit et allongé, et le rayon, sont couleur de poix -, la racine et la tégule testacées ou ferrugineuses , celle-ci brune à son centre-, l'aréole triangulaire, assez irrégulière, un peu allongée en arrière, sa nervure pos- térieure un peu affaiblie, par un petit espace blanchâtre. Les paltes sont totalement rousses, les jambes postérieures seules d'un roux-brun sojeux, ainsi que leurs tarses. L'abdomen est presque linéaire, un peu plus long que îa tète et le corselet ensemble, pétiole -, le pétiole plus court et un peu plus étroit que la partie antérieure, laquelle est plus longue que large ; le milieu du bord postérieur de ce premier segment, ainsi que du deuxième, est un peu re- levé comme en tubercule. En tout Tabdomen est peu déprimé dans sa partie médiane, légèrement comprimé vers sou extrémité, qui se rétrécit un peu obliquement jusqu'à Tanus. dp: la société entomologique. 435 Famille XI. G. Mesochorus , Grav. 1. Mesochorus splejîdidulusy Grav. var. 7^ Long, mâle, 0,008 i femelle, 0,0055. 31. Jacie, anteimarum hast, abdominis medîoj pedibus- que stramineis -f colli laicrihus n^s. m. f. Grav. — Var. 7*. Prothorace rufo maculato, ahdomine rufo basi nigrd. Mâle et femelle. Mâle. Le corselet et la tête un peu velus et soyeux. La tête est jaune, noire derrière, le tour extérieur des yeux un peu plus fauve. Les antennes filiformes, plus longues que le corps, un peu hérissées ou ciliées, testacées, plus brunes en dessus et vers rextrémité, le premier article un peu jaunâtre, et noir à la base. Le corselet est noir, les côtés du col plutôt jaunes que testacés ; une ligne oblique au devant des ailes, et une bande de chaque côté, au- dessus du prothorax, derrière le col, double et faisant le crochet-, Técusson roux, au moins postérieurement. Le rayon et le stigmate sont roux, très clairs, la racine et la tégule jaune-paille. Les pattes sont plutôt fauves que jaunes, conformes d'ailleui's à la description de Gra- venhorst ; les hanches postérieures hrunes en dessus et à leur base. L'abdomen est ovale, non tronqué à Textré- mité. Les segments 3-5 testacés, noirâtres sur les côtés \ les sixième et septième noirs. Les deux styles de Tanus, noirs. Le reste conforme à la description du savant pro- fesseur déjà cité. Femelle. Même var. 7", Grav. Tête noire-, chaperon, bord des yeux intérieur et extérieur, et côtés de la face, roux. Antennes à peu près de la longueur du corps, rousses, un peu brunes en dessus, et surtout vers Textré- 436 AINNALES mité. Corselet noir, ainsi que la poitrine ^ côte's du pro- thorax, en avaiît et au-dessous des ailes, roux (c'est ainsi qu'il m'a paru, n'ayant qu'un seul exemplaire assez dé- gradé) ; écusson roux -, point de taches rousses au méta- thorax. Ailes et pattes comme dans le mâle-, celles-là un peu hérissées de petits poils, visibles à la loupe, dans leur disque, et le rayon un peu cilié. Les deux premiers seg- ments noirs, unis, très luisants, l'extrémité du deuxième marquée d'une tache jaune, s'étendant le long du bordj les suivants roux -jaunâtre ; une tache noire ti'ès marquée aux côtés du troisième. Trouvé le 30 octobre. Variété qui paraît être la 4*' Grav., mais femelle. Tê(e et corselet roux ; celle-là ayant à peine un peu de noir aux ocelles et derrière la tête^ celui-ci avec une bande longitudinale noire, presc[ue double, derrière la tête jus- que vers le milieu du dos, et une autre peu marquée en avant des ailes ^ la poitrine un peu brune*, le dessus seule- ment du métatliorax noir ; 1 écusson roux. Les antennes, de cette même couleur, à peine brunes à l'extrémité. Le rayon et le stigmate plus bruns que dans les variétés ci- dessus. Les pattes roux clair, sans taches aux hanches, l'extrémité seule des jambes postérieures et des articles des tarses, noirâtre. Le bord extrême du premier segment est roux; le second noir, roux-jaunâlre à ses bords et à l'extrémité-, le troisième roux, avec le bord postérieur noir -, les suivants noirs, le bord postérieur un peu roux sur le dos. L'aiguillon comme dans la femelle ci-dessus. Trouvé le 30 mai. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 437 2. Mesochorus flavcscens^ Nob. Long. 0.004. M. rufo-luteusj ahdominis et apice nign's, segmentis i ntermediis rufo marginatis. m. Nob. Il se rapproche beaucoup du M. splendidiilus et de sa var. 8, Grav., peut n'en être qu'une variété; d'ailleurs sa taille est beaucoup plus petite. Maie. La tête est entièrement jaune pâle, l'occiput n'a pas même de tache noire. Les antennes sont roux-jaunâtre, brunes vers Textréniité. Le corselet est aussi de la même couleur, avec une bande noire, double, derrière la tête, cette bande ne dépassant pas le milieu du dos-, une autre bande de chaque côté, au-dessus des ailes , et le dessus du métathorax, aussi noirs. Les ailes sont minces et très diaphanes-, le stigmate et le rayon très pâles, la tégule jaunâtre, et la racine blanche. Les pattes sont jaune-paille, les jambes postérieures presque blanchâtres, leur extré- mité et celle des articles de leui's tarses, noires. L'abdo- men est presque plus court que la tête et le corselet pris ensemble, tandis qu'il est un peu plus long dans le 31. splendidulus mâle. Le premier segment est conformé comme dans celui-ci, noir ; le second noir à la base, jau- nâtre inférieurement; le troisième, au contraire, jaunâtre, avec le bord postérieur largement noir \ les suivants noirs, et le bord postérieur roussâtre*, Tanus plus roux^ les appendices anales jaune pâle. 3. Mesochonis thoracicusj Grav. var. Nob. Long. 0,007, M. prothoracc et scutello nifis, pcdihus fulvis , orbitis oculoruin albidis. m. f. (Femina scgmentorum marginc summ albido) . Grav. 438 ANNALES Femelle. La tête est noire. Les palpes et les mandibules (sauf Textrëmite de celles-ci), le labre et tout le tour des yeux, blancs. Le chaperon jaune-roussâtre. Les ocelles très proe'minents. Les antennes aussi longues que le corps, cilie'es ou finement hérissées de poils, rousses en dessous, un peu plus brunes en dessus, les trois premiers articles, le troisième, au moins à la base, noirâtres, Tex- trdmite' de tous les suivants un peu pâle. Le corselet est relevé et gibbeux -, le col noir à la partie supérieure, roux en dessous •, le mésothorax roux ou rougeâtre , avec une bande noire longitudinale au milieu, accompagnée sur les côtés de taches noires moins distinctes , ainsi que le devant de Técusson -, celui-ci rongeâtre : celte même cou- leur paraît encore au-dessous de la base des ailes -, mais la poitrine et le métathorax sont noirs. Le rayon des ailes et le stigmate sont de couleur de poix assez pâle ; la tégule, la racine, et même le commencement du rayon, blanc- jaunâtre ; l'aréole irrégulière, transverse, presque carrée, un peu pédiculée. Les pattes sont d'un roux assez clair-, les hanches et les trochanters de la première paire plus pâles; les jambes postérieures jaune-paille, leur base presque blanchâtre, leur extrémité et celle de tous les tarses , noires. Le premier segment de Tabdomen est bordé postérieurement de blanc, ainsi que les suivants ; Textrémité du ventre un peu comprimée; Taiguillon assez épais, noir, de la longueur à peine du quart de Tab- domen. Variété, Nob. Le chaperon noir. Le stigmate noirâtre. Les cuisses d'un roux-testacé plus foncé, tandis que les trochanters sont plus pâles, même aux pattes postérieures; les deux ou quatre derniers articles des tarses postérieurs bruns, Textrémité des jambes de la même paire plus lar- gement noirâtre, le genou marqué d'un point noir. Le DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 439 deuxième segment de Tabdomen seul, ou presque seul, bordé de blanc. En été. La variété trouvée le 23 juillet. 4. Mesochorus aggressor, Nob. Long. 0,007. M. segmenta primo posticè, secundo et tertio totis^ rufisj antennis basi pedibusque rujis: coxis nigns. f. Nob. Il a quelques rapports avec la description du M. luci/er, Grav. Femelle. Tête et corselet noirs. Mandibules rousses. Les deux premiers articles des antennes roux, les autres manquent, ainsi que les palpes. Métathorax marqué de lignes élevées. Ailes un peu obscures, ou du moins en- lumées, surtout vers la base-, stigmate et rayon couleur de poix, tégule rousse, racine jaunâtre*, aréole de la forme des précédents un peu pédiculée. Pattes rousses*, base des quatre premières banches, les dernières presque en entier, et base des quatre trochanters postérieurs, noires. Abdo- men pédicule -, la partie antérieure du premier segment plus courte que le pédicule, assez notablement plus large, plus large ou au moins aussi large que longue, un peu aciculée et marquée d'une petite fossette vers son extré- mité. Ce pi-emier segment est noir dans sa première moitié, roux postérieurement, ainsi que le deuxième et le troisième ; les autres noirs , avec leur bord postérieur couleur de poix. Aiguillon moins épais que dans Tespèce suivante, plus long que la moitié de Tabdomen. 5. Mesochorus testaceus? Grav. Long. 0,0045. M. testaceus y oculis et abdominis basi fuscis? m. Grav, 440 ANNALES Il me paraît être la femelle du M. testaceus, qui n'a pas été connue de M. Gravenhorst. La tête manque. Le corselet est entièrement rougeâtre. Les ailes assez grandes, minces, transparentes-, le stig- mate et le rayon couleur de poix pâle, la tégule et la racine blanchâtres, Taréole transverse, carrée, sessile. Les pattes sont d un jaune pâle; les hanches plus pâles, les trochanters blancs ; le milieu des cuisses postéi'ieures est roux-brun, leur base, le genou et la jambe, blancs i un point noir à la naissance de celle-ci, et son extrémité assez largement noire-, les tarses de la même paire bruns, la base de chaque article marquée d'une tache blanche, celle du premier blanchâtre jusqu'aux deux tiers. Ab- domen fusiforme, peu comprimé à son extrémité, pédi- cule ; la partie antérieure du premier segment presque deux fois plus longue que large, un peu plus longue et guère plus large que le pédicule. Ce premier segment un peu obscur et confusément, au pédicule, vers Textrémité et les côtés-, bordé de blanchâtre; tous les autres d'un roux un peu obscur, bordé de blanc postérieurement, et à peine nuancés de brun avant celte bordure. Aiguillon noir, assez épais, de la longueur du quart à peu près de rahdomen. 6. Mesochoms mêlas y Nob. Long. 0,004. M- niger, tibiis rii/îs, posticù hast apiceque nigris. Nob. Mâle et femelle. Femelle. Tête, corselet, noirs. Palpes bruns. Antennes un peu plus courtes que le cor[)S, un peu hérissées: le e,glabra, albida ; mcmdibuUs lateraliter retracti- lihus , atrisj stiginatibus soluiii posterioribus , binis, tubulo- sis f exsertiSf nudis. Long. I 1/2 lin. (PI. 8, fig. IV.) H. parasitica in Brachydereos Lusitanici ahdomine. Voilà des traits qui appartiennent à un très grand (1) Voyez 2« sécie, tome IX (1851), p. 55. 444 ANNALES nombre de larves de 1 immense nation des Mascides. Toutefois, Texistence de deux stigmates seulement, situés au bout poste'rieur du corps, la place dans une catégorie particulière. Suivant le degré de contraction, sa forme varie de Tovale à Toblongue. Parfois je lui remarquais une légère teinte jaunâtre, produite par les contenta du tube digestif. La pellucidité du tégument permettait à une loupe pratique de constater Texistence de ti'Oncs trachéens la- téraux, se divisant à Tinfîni en approchant du bout anté- rieur du corps. C'était déjà là une présomption, qu il n'y avait des stigmates ni en avant ni sur les côtés. Le micros- o cope confirma ce fait négatif. Mais une larve hermétiquement enfermée dans une prison vivante, sans issue et sans communication avec Tair extérieur, me sembla tout d'abord, quant à l'acte respiratoire, uu phénomène impénétrable. Car il ne faut point oublier que cette larve vit dans la cavité abdomi- nale, en dehors des viscères digestifs. Ma curiosité en était d'autant plus vivement stimulée. Le hasard vint me servir à souhait pour me révéler les merveilles de la vérité. Dans uu même individu de Brachyderes, j'eus le bonheur de rencontrer deux larves. L'une, parle déchire- ment de la paroi membraneuse de l'abdomen du Cha- rançon , se détacha, devint libre et tomba. Je la plaçai sous la lentille microscopique, dans un verre de montre avec un peu d eau. Il ne me fut pas difficile de constater au bout de l'abdomen une paire de fort petits stigmates tubuleux, saillants et à nu sur le dernier segment dorsal, c'est-à-dire nullement logés dans une caverne stigmatique, comme cela se voit dans un fort grand nombre de larves de Muscides. Je reconnaissais bien que ces stigmates pre- naient naissance dans l'eutre-deux du pénultième segment avec le dernier , et se continuaient là avec les liachées DE L\ SOCIÉTÉ EWTUiMOLOGiQUE. 445 latérales, mais tout cela n'était que de Tanatoinie , en quelque sorte vulgaire. L'autre larve, sans que j'y fisse d'abord attention, de- meura fixe'e à un grand lambeau, resté en place, de la paroi membraneuse du Charançon. En y regardant de plus près, j'acquis la conviction que la larve avait em- prunté, usurpé un des stigmates de son hôte pour le faire servir à sa privée respiration. C'est elle qui me donna la solution physiologique du phénomène. Je demeurai en extase devant ce mode si piquant de parasitisme, je remei'ciai le ciel de m'avoir rendu témoin d'un semblable prodige, de m'avoir procuré (et ici mon amour-propre d'auteur se trouvait intéressé) l'indicible satisfaction d'ajouter un fait nouveau à un fait analogue que j^avais publié, il y a vingt-cinq ans, dans l'histoire des métamorphoses de VOcyptera bicolor, dont la larve est parasite du Pcntatoma pictipennis (1). Voyez comme la science marche lentement ! Mais enfin elle marche. Dans la larve de VOcyptera, l'usurpation du stigmate de THémiptère se fait au moyen d'un tube anal submembra- neux, assez long, terminé par deux crochets. Il n'existe rien de semblable dans celle de VHyalomyia. La greffe organique de ses stigmates tubuleux avec le stigrnate usui'pé du Charançon est telle, que cette implantation est tout à fait sessile. Par la pratique de ces autopsies, j'étais parvenu à de- viner de prime abord si Tabdomen du Charançon , mi.= à nu par l'enlèvement ox damans in déserta. Un confrère de la province m'a entendu , il a compris les besoins de la science, il m'a donné une entière satisfac- tion. En nommant M. de Romand, je proclame un juge compétent, une autorité grave. Je le remercie d'avoir déchiré le voile épais qui me cachait, non pas la vérité, mais les vérités. Quand je disais que si le 31asaris vespi forints., étudié par les deux notabilités de la science, Latreille et Fabri- cius, n'avait que sept à huit articles aux antennes, il ne pouvait point rester dans la même famille que le Celo- nites\ quand je provoquais des recherches pour s'assurer si le bouton ou la massue de l'antenne ne serait pas com- posé de quatre ou cinq articles étroitement contigus , j'avais le pressentiment secret que cette antenne avait été mal étudiée. Je répugnais, ainsi que je l'ai dit alors, à croire à une aussi étrange anon)alie. M. de Romand était appelé à dissiper, par des faits positifs, une erreur qui, sous l'imposante autorité des maîtres de la science, circulait depuis plus de soixante ans comme une vérité et menaçait de se perpétuer dans les DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 449 générations à venir. Ce savant ayant la rare fortune cîc posséder un couple de Masai'is, est parvenu, en humec- tant les antennes avec de Tesprit de vin, à mettre en par- faite évidence leur composition articulaire. Il leur a constaté treize articles dans le mâle, et douze dans la femelle. La question est donc tout à fait vidée. Grâces à M. de Romand, le Masans et le C donites renivent légiti- mement dans leurs droits de rapprochement générique. Payons ici un juste tribut d'admiration à ce tact exquis de Latreille qui, malgré la ditlérence apparente de com- position antennaire, n'a pas balancé à maintenir ces deux genres dans la pelite famille qu'il avait fondée. Mais le service que M. de Romand a rendu à la science en cette circonstance ne se borne point à révéler la diffé- rence numérique des articles antennaires dans les deux sexes -, il a encore porté une étude scrupuleuse sur la structure du bout de l'abdomen de ceux-ci. Le dernier segment de cet abdomen est fendu latéralement dans la femelle, ce qui confirme Tassertion de Vaculeus puncio^ ?'ius de Fabricius, à Toccasion du Masans du cabinet de Paris, tandis qu'il est entier ou fermé dans le mâle. Ainsi, le Masans étudié par Fabricius et Latreille appar- tient, non pas à un mâle, comme je favais cru w verbo magistn, mais à une femelle. Depuis l'obligeante communication de l'analyse de M. de Romand sur la composition des antennes du Masaris, j'avais eu des scrupules sur cette même compo- sition dans les Cclonites. J'ai donc étudié de nouveau celle-ci par le procédé de ce savant, et je demeure encore convaincu que les antennes des Cclonites n'ont que douze articles dans le mâle comme dans la femelle (1). (1) Celte note était rédigée et à même d'être expédiée, lorsque m'est arrivé le 1' cahier dos Annales de noire Sociélé pour 1851, 450 ANNALKS 1 1 . Sur les coques de CryptocephaUis et de Clythra, Eu juin 1851, en promenant mon filet dans une pe- louse sableuse de nos landes, j'amenai une coque qu'on aurait prise pour un grain de terre. Un seul coup de loupe me prouva que ce corps n'était ni terre, ni sable, ni tissu de soie. Je m'assurai qu'il renfermait quelque cbose. Je l'isolai dans un boîte à couvercle de gaze métallique, avec sou étiquette. Peu de jours après son incarcération, le problème était résolu. Je vis poindre ])ar le gros bout, dont une calotte arrondie s'était régulièrement délacbée, la tête et bientôt le coi'ps du Cryptocephalus flavilahrisj Fabr. Voici la caractéristique de cette coque : ovoïde- oblongue, un peu courbée sur elle-même, noirâtre, de consistance assez solide, avec de légères aspérités, mais nullement symétriques, à gros bout arrondi et convexe, à petit bout obliquement tronqué, à face interne lisse et unie j longue de 3 lignes. Au printemps de 1848, je rencontrai à terre, près de Saint-Sever, une coque de texture analogue, d'où sortit le CryptoccpJialus ùnpeiialis , Fabr. — Coque ovoïde- oblongue, noirâtre, solide, moins courbée que la précé- dente, à gros bout arrondi et convexe, à petit bout tron- qué borizon taie ment et non obliquement , entouré d'un bourrelet continu, séparé du disque central par une gout- tière circulaire. Longue de 5 lignes. Ce doul)le fait a exbumé des tiroirs de mon cerveau un souvenir, hélas j)lus que trentenaire, celui des coques d'une Clythre, trouvées en Espagne, en 181 i, et dont je où se trouve iiiséré IVxlrait tic la ieitie que m'avait adressée M. de Roiniuii. J'ai cru devoir, malgré cela, laisser à ma note s-a pre- mière (iesliiiaiioii. DK LA SOCIÉTÉ ENTOIVIOLOGIQUE. 451 donnai la descriplion et la figure en 1820, dans les Annal, des Se. Phys. de Bruxelles. Depuis lors, la science n est pas demeurée stationnaire. Je n'avais été témoin, à cette époque coninie aujourd'hui, que du second acte des métamorphoses de ces Chrysomé- lides. Gêné, en 1830 (Annal, des Se. nat. de Paris), M. H. Lucas, en 1851 (Annal, de la Soc. entom.), m'ont appris que les larves de Clythra et de Cryptocephahis , pendant tout le temps de leur croissance, traînent un fourreau comme les Phrygaiies et les Teignes -, que ce fourreau est fiibriqué à Tinstar de ceux des Lema, des Cassidcij de celte mêivie faînille, avec les excréments de la larve; enfin, qu'au moment où doit s'opérer la trans- formation en nymphe ou en chrysalide, l'ouverture qui donnait issue aux pattes et à une partie du corps de la larve se ferme hermétiquement, au moyen d'une calotte de même texture excrémentilielle. Mais dans l'instructif mémoire de Gêné il existe entre lui et moi, au sujet de l'éclosion définitive du Cryptocé- phale, ime dissidence dont je ne me rends pas raison. Gêné dit que la sortie du Coléoptère a lieu par le petit bout de la coque, par le bout opposé à celui qui a été fermé le plus récemment. 11 est obligé de supposer alors de la part de la larve ou de la nymphe un mouvement intérieur d'inversion , une cabriole, qu'il est tlifficile de comprendre, même d'après ses propres explications. De mon côté, j'affirme que c'est par le gros bout, dont la calotte détachée est restée bien entière au fond de la boîte, qu'a en lieu l'éc losion et du C. flcn>iJahns, et du C. iinpe- rialis. J'ai sous les yeux, enfilés par la même épingle, et le Ci-yptocéphale et sa coque, dont le [)etit bout est bien fermé et intact. Il y a certainement eu de la part de (k'ué un (piiproquo. Mais c(; qu il v a de fort singulier, 4 52 ANNALES c'est que pour généraliser le fait Tauteur sV'taîe de mon observation sur le mode tréclosion de ma Cljthn,'. Or, il me tait dire tout Topposé de ce que j'ai consigne dans mon vieux mémoire. Voici mon |)as3age textuel (Annal, cit.) : « Ce n'est point, comme je me l'étais figuré, parle bout qui offre une troncature et la trace d'un opercule, que la Giythre exécute sa sortie, mais bien par le bout mamelonné qui part comme une calotte. » Quoi de plus explicite! Et voyez comme on écrit Thisloire. Or, il ne saurait me rester le plus léger doute à ce sujet, car, malgré la date reculée, j'ai fort heureusement conservé les pièces de conviction, et j'ai remis sous mes yeux deux coques de la Clylhre, qui confiment en tout point mon assertion. Mais je ne trouve à ces coques de Clythrn pubesceiis [l) aucun de ces reliefs élégants de ces côtes symétriques re- présentés dans celles de la C. 8-signata, Fab. de M. H. Lu- cas. Ces traits ne seraient alors que spécifiques. Je ne vois pas, surtout dans mes coques^ la moindre trace de cette villosilé, exagérée, je pense, par le peintre, qui a lieu de m'étonner, vu la nature inerte et stercorale de ce four- reau. D'où pourrait donc venir une villosité si régulière- ment exprimée parle [)inceau? J'avoue que je ne le com- prends pas. Sur la question du mode d'éclosion des Clythres par tel ou tel bout de la coque, je cherche encore la vérité dans le mémoire de M. II. Lucas. Je n'y trouve qu'incerti- tude, puisqu'il dit qu'elle a lieu tantôt par un bout, tantôt par l'autre. Il paraît même que, séduit par l'exemple de Gêné, il s'est laissé aller à l'idée de mouvements d inver- sion ou de culbute, et il croit que c'est par le petit bout, (l) Depuis ma vieille publication j'ai reconnu dans sn;) pubcscens,. que j'av.us regardée comme nouvelle, la sexpunctala. Oliv., qui, suivaiilinoi, ne dilîère point des viciiuc ei cylindrica, Dej., ni, je crois, de la hiria, Fabr, DE LA SOCIÉTÉ E^iT0i\10 LOGIQUE. 453 le bout ohliqueinent tronque, que lëclosion s^eflectue ordinairenient. Ceci denianderait de ja part de M. H.Lu- cas une explication plus catégorique, et je la provoque. 12. Les Hctcrocères. En me livrant au contrôle sérieux des espèces vraies ou fausses du genre Ilcterocerus, je me suis décidé, non sans quelqu'hésitation , à soumettre au jugement de la Société entomologique ce que, dans ma conscience, j'appelle la vérité. Je n'ignore point que c'est m'exposer au blâme des passionnés de la science que de chercher à ébranler leur foi sur la légitimité d'espèces alignées dans leurs boîtes comme types dont Tauthenticité leur est garantie par les autorités d'outre-Rhin. Dans cette époque d'en- combrement et d'instabilité, il est permis d'essayer la séparation de l'ivraie d'avec le bon grain. Les bords frais de l'Adour et des lagunes adjacentes abondent en llétèrocères de toutes les tailles. Il suffît de frapper du pied le sol, d'y piétiner, et mieux encore de l'inonder momentanément avec la main pour voir surgir à sa surface une faute de Fouisseurs souterrains, tels que HeteroceruSj Bemhidium, Omophron , Farnus j GeorissuSj Liinnicus, etc. Si c'est sous un soleil ardent qu'a lieu cette chasse, les Hétérocères s'envolent prestement, et la nature les a admirablement servis par des ailes d'une ampleur considérable. Mais au déclin du jour, ou par un temps sombre, quand on a l'œil bon et les doigts agiles, il est moins difficile de les appréhender au corps. Il y a dix-sept ans (1834) que j'ai publié dans les Annales des sciences naturelles , et l'anatomie et la cu- rieuse structure extérieure de l'Hétérocère, déjà bieiî avancée par Latreille. Je n'y reviendrai point. Exposons d'abord des faits et des réflexions inspirées par l'étude de plusieurs centaines d'individijs. Je suj)- 4o't AINNALKS plie mes collègues, avant de se prononcer pour ou contre ma façon de voir, de mettre mes observations en regard des sujets désigne's qu'ils ])0ssèdent vraise Jiblable- ment dans leurs collections. Prenons pour point de dépu-t et de comparaison le signalement de Latreille , consigné dans son Gcnera a lk)ccasion de Ylfeteroccriis marginatus , presque la seule espèce européenne connue alors, tandis cju'aujourd'hui on en a inscrit une vingtaine dans les catalogues. JSigricans j villosus -, thoracis elytrorumquc latcrihus , honim maculisy ahdominis marghiibus pedihusque fcrm- gineo-luteo paUidis. Lalr. Gcn.. Cr. et ins. 2. p. 53. Ce signalement est applicable aux cinq ou six espèces ou prétendues espèces que j'ai sous les yeux. l°Tous les [lélérocères, à ma connaissance, non seule- ment ont la même configuration, mais ils sont noiidtres et velus. Il devient donc superilii de répéter à chaque espèce ces traits communs à toutes. La viliosité est à mes yeux un caractère générique et d'organisation. Ici, comme dans beaucoup d'autres insectes, la densité du duvet est va- riable, suivant des circonstances peu faciles à bien pré- ciser. Le frottement, une dépilation par les progrès de l'âge n'y sont [las étrangers. Cette plus ou moins grande viliosité a suffi pour créer ai'bitrairement des espèces. Parmi les individus identi- ques pris dans les diverses tailles, j'en vois où la texture du tégument de l'élytre est voilée par un duvet serré, grisâtre, et d'autres où celui-ci, bien plus clair, permet de constater une teinte plus foncée, un bariolage plus dis- tinct, souvent un pointillé pilifère, enfin des stries tantôt plus, tantôt moins prononcées , et mêxue , parfois, une éminence humétale. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOlMOLOGlQUE. »55 Panzer a figuré, sous le nom de lœçi'gaitis, une espèce admise par Fai rieius, rejetée par Dejean et Gjllenha], réintégrée par M. (iaubi!, i^ies amis, MM. Aube et L.Fairmairej me l'ont oldigcamaienl comraiiniqnée Elle n'est pas plus lisse que les autres, et ses macu'atures n'offrent pas non j)lus de différence. Ce qu il y a de sin- gulier, c'est que Panzer la dit glabre, et son habile icono- graphe, Sturm, la représente i'eliic, absolument comme le marginatas^ Cette modification actitlenlelle n'est pas rare aux rives de l'Adour. Son duvet est clair ou usé. Le hispi(/ulus,K\es.., reçu de M. L. Fairmaire, n'est pas plus hisjriduJe que ses congénères, et surtout que la pré- cédente variation. Je la trouve ici dans les troupeaux du marginatus, dont elle ne diflère point. Que dire du Jusculus , Kies., dont je dois un exemplaire à M. Aube? Il est d'une taille un peu au-dessous de la moyenne, et est fréquent à Saint-Sever. Avec la meilleure volonté du monde, je ne peux y voir qu'un petit margi- natus un peu rasé. On sait que daiis les insectes les différences de taille dans un même type proviennent des conditions alimen- taires dans lesquelles vivent leurs larves , ainsi que l'ont souvent constaté les éleveurs de celles-ci. 2" Quant aux mouchetures et bordures d'un jaune pale ou testacé , passant au ferrugineux par une dessication prolongée, elles ont, dans les grands Hétérocères comme dans les moyens et les petits, le même nombre, la même distribution, les mêmes variations. Le bord latéral du cor- selet est souvent testacé, surtout en dessous, mais il est des individus de toutes les tailles où la loupe la plus com- plaisante ne saurait constater la moindre trace de cette bordure. Les bords et le bout de l'abdomen sont généra- lement testacés. Les pattes ont aussi cette nuance, maifr 45& ANNALES il n'est pas rare que dans le même type elles aient des bigarrures, et les cuisses sont parfois noires. Lelytre a, soit deux bandes transversales arquées, sinueuses ou dentelées, soit, par Tinterruption de celles- ci, des taches plus ou moins confluentes, et cela sans acception de taille ni de sexe. De plus, il y à à son extré- mité une ou deux taches rondes, avec le bout noir ou testacé. Il n'est pas rare que le tiers basilaire du bord suturai soit de cette dernière nuance. Je ne connais point les obsolctus, nehulosus et fhxuosus du catalogue de Stephens, mais je présume, d'après les épithètes appellatives, et en tenant compte de la tendance épidémique à la multiplication des espèces, que celles-ci sont fondées sur les variations des mouchetures, et elles pourraient bien avoir le sort du variegatus, Dej., ramené plus tard au mar^inatus par son auteur. Ceci me rappelle qu'il y a plus de quarante ans Latreille, en parlant du marginatus, écrivait ces mots, hélas trop prophétiques : « 11 est à craindre qu'on ne fasse de ces variétés de cou- leurs autant d'espèces différentes. » (Hist. nat. des lus. tom. 9. p. 232.) Au milieu de ce dédale de caractères incertains et variables fournis j)ar les couleurs, la villosité et la taille, je n'ai pu en conscience établir, dans l'immense popula- tion des liétérocères de Saint-Sever, que deux espèces légitimes. Heterocerus fossor, Kies. — parallelus, Gel)l. Major:, maris mandibulis desuper dente i>alido elei'ato- reflexo armalis. Long. 3-3 1/2 lin. Je n'ai fait figurer dans ce signalement ni les taches apicales et discoïdales des élytres , ni les bordures, etc., j'en ai suffisamment parlé dans les généralités. Le mâle DE LA SOCIETE ENTO.ViOLOGIQUE 457 est fort remarquable par la grosse dent ou la défense triangulaire, relevée, du bord externe et supérieur des mandibules. Ces mandibules, plus longues d'ailleurs, donnent à la tête la forme d'une hure, et sont très favo- rables à tracer en fouissant des routes souterraines , en même temps que la grosse dent tend à rejeter sur les côtés la terre à la manière d'un versoir de charrue. Les femelles de ce même fussor ont, ainsi que son mâle, une petite dentelure, ou plutôt une entaille au bord externe des mandibules, avec deux dents à Finterne. Ce sont là des traits communs à toutes les espèces, des traits génériques qui n'avaient point échappé à Latreille, et je les ai représentés dans mes recherches anatomiques précitées. Il n'y a donc que la grande taille des femelles du f'ossor qui puisse nous servir à assortir les sexes de ce type. Mais cette taille dans le viar^inatus se modifie tellement, qu'elle arrive presque à la proportion de celle des femelles du fossor. C'est alors que croissent l'embarras et les incertitudes. Il est fort probable que la variété fere triplo major mentionnée par Duftschmid à l'article du lœvigatus^ est encore une femelle du fossor. J'ai sous les yeux deux individus du pârallelus, que jo dois à MM. Gaubil et L. Fairmaire, et qui proviennent de la Saxe. Ce sont des femelles de la taille du fossor^ et, à mes yeux, elles ne diffèrent point de ce dernier type. Heterocerus MARGiNATUs, Fabr., Latr., etc. — lœifigatuSj Panz. — hispidulus, Kies. — fusculus, Kies. etc. Minor-, maris mandibulis inermibus. Long. 2-2 1/4 lin. Cette diagnose témoigne assez et de la pauvreté et de .'i58 AîsINALES rinsiffnifiance des caraclèz-es clifFerentiels, Dans !es nom- breuses modifications de ce type, ainsi que dans le fbssor, les élytres ont parfois des stries marqviées, tantôt avec deux ou trois petites taches isolées, tantôt avec leur bout laroement testace, et Gjllenbal en cite elytris fuscis îmnia- culatis j ici des pattes testace'es ou panache'es, là d'entière- ment noires. Toutes ces nuances n'altèrent en rien les traits spécifiques du type. Il faut avoir sous les yeux un nombre considérable d'Hétérocères pris dans la même localité pour se convaincre de leur fusion et de notre con- fusion. L'inconstance de ces nuances me rappelle les mille configurations des feuilles du Broussonetia papjnjera. 13. Ichncumons . — Mode descriptif. Quel entomologiste, versé dans la reclicrche et Tétudc des divers oi'dres d'insectes, n'a pas eu à s'occuper de l'immense et indéchiffrable famille des Ichneumons? On a lieu de s'étonner que l'auteur de Y Ichncumologia europcea, qui a si puissamment contribué à l'élucubration de ces animaux , qui a tourné et retourné dans tous les sens des milliers d'espèces, n'aie pas, dans la diagnose de celL'S ci, tiré parti des traits organiques fournis par la texture tégumentaire des diverses parties de leur corps. Ainsi , pourquoi Gravenhorst a-t-il si peu consulté la forme comparative des articles antennaires, celle des cel- lules alaires, et surtout la configuration, le mode de ponc- tuation et les reliefs des compartiments du thorax? Une loupe tant soit peu attentive lui aurait révélé des sources précieuses et faciles de caractères distinctifs d'une incon- testable valeur. Parmi les espèces comprises dans un même genre on DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 45U en voit il anlennes moixis longues, moins fines, dont les articles serre's entre eux sont uuiforinéraent courts dans toute retendue de Torgane, D'autres, plus nombreuses, ont ces antennes proportionnellement plus longues, plus grêles, avec les trois ou quatre articles qui suivent le second allonges et cylindriques. Les cellules alaires , si heureusement inaugure'es par Jurinedans l'étude des llyme'noptères, ont sans doute été ])rises en considération par Gravenhorst, mais peut-être pas assez soigneusement. Il ne suffit pas d'avoir constaté la présence ou l'absence de cette cellule cubitale, qu'on est convenu d'appeler, dans les Icbneumonides, tout sim- plement Varêole. Généralement peutagonale , celle-ci a parfois ses côtés inégaux, et sa circonscription peut pa- raître alors ou ronde, ou carrée, ou triangulaire. Cette appréciation peut fournir des caractères constants. La ponctuation tégumentaire, trait de texture intime et originelle, peut être fine, chagrinée, uniforme ou inégale. Mais c'est la forme et les reliefs du meta thorax qui fournissent surtout des traits originaux constitutionnels, d'une exploration facile, à peine entrevus par les auteurs^ quoiqu'ils sautent aux jeux. Ces reliefs tégumentaires sont toujours symétriques. Tantôt le métathorax est convexe ou arrondi, ou cylindrique, d'une texture partout identique -, tantôt, et c'est le plus ordinaire, il est tronqué dans sa moitié postérieure. Sa troncature est ou droite ou oblique, ou plane ou concave-, ici relevée de deux lignes parallèles -, là dépourvue de celles-ci. Sa boi'dure supë- rieuie est ou sinueuse ou simplement arquée, ses côtés inermes ou interrompus par une saillie ou une épine. La moitié antérieure du métathorax et ses flancs peuvent 460 A,N]NALES c'tre sculptc^s ou de stries fines à la place de points, ou de lignes saillantes tantôt simples, tantôt circonscrivant des aréoles, diverses par leur nombre et leur configuration, mais d'une symétrie constante dans les types analogues. Tout en mettant en lumière la valeur graphique de ces traits d'intime texture, tout en leur assignant une supré- matie, comme éminemment distinctifs, je suis fort loin de penser qu'il faille renoncer aux caractères artificiels pris de la couleur des antennes, de Técusson et de Tab- domenj de la forme comprimée, déprimée ou convexe; de son insertion ou sessile, ou pétiolée. Je reconnais à tous ces traits une importance qui, bien que souvent secon- daire, peut puissamment contribuer à nous amener à la connaissance définitive de Tespèce. La mise en pratique de ce mode d investigation, de cette méthode descriptive, entraînera sans doute pour le mo- ment un certain embarras pour la concordance synony- mique. Mais cette première difficulté vaincue, et je m'oc- cupe d'en faire l'essai, les diagnoses spécitiques auront plus de fixité, plus de solidité. Le signalement des types pourra s'affrancliir de cette verbosité nauséabonde, de ces descriptions à perdre haleine, de ces l'épétitions indigestes qui écrasent la plus aimable des sciences et découragent ses plus passionnés admirateurs. 14. Lucilia dis par j Duf. (1). Je viens de faire une moisson de cette belle espèce, dans un nid d'hirondelle, ce mois d'août 1851, et j'ai voulu tirer au clair les observations de M. Robineau- Desvoidy à ce sujet, consignées dans le tome 7, 2® série (1) Présenté à la séance du 8 octobre 1851. DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 4G1 de nos Annales pour 1849. Ce savant diptérologue con- teste la le'gitimite du type dlspar. Il nous dit que Tun des sexes appartient à sa Phormïa regina, et l'autre à sa P. cœmlea (Ess. Myod. p. 466). Tâchons de nous entendre pour la solution de ce petit litige. La regina de notre collègue serait avec ajitennis^ palpis fulvis. Or, les antennes des deux sexes du dispar sont toujours noires, très noires. Ses palpes ne sont ni fauves n\ ferrugineux (Meigen). Je l'ai déjà dit dans mon me'moire incriminé, ils ont, ainsi que la trompe, une teinte roussâtre obscur. La cœrulea est antennis fulvis dans la phrase caractéristique, et à antennes noires deux lignes après. Y aurait-il là infidélité typographique? M. Robineau-Desvoidy dit que les cuillerous sont blan- châtres dans la femelle du cœmlea, et plus obscurs dans le mâle. Ces cueillerons sont pareillement blanchâtres dans les deux sexes du dispar. Mais ici surgit une nouvelle difficulté. Notre honoré confrère avance que la Lucilia dispar représente à elle seule les deux sexes de regina et de cœrulea, et cependant il décrit le mâle et la femelle de ce dernier type. En attendant \e Jiat lux j je partage avec M. Macquart la conviction que le dispar est une espèce légitime. 1" Série, tome x. 30 ANNALES DE LA SOCIÈTli ENTOMOLOGIQUE. 403 NOUVELLES OBSERVATIONS SUR LES Fourreaux de la Tituhœa [Clyihra) octosignata^ Fabr., et de la Lachnœa vicina^ Lacord. ■■, Par M. U. LUCAS. (Séance du 24 Septembre 1851). M. L. Dufour, dans ses intéressants mélanges entomo- îogiques, m'ayaut semblé ne pas saisir parfaitement Tex- plication que j'ai donnée au sujet de l'éclosion de la Tituhœa (Clythra) octosignata de Fabricius, je réponds à la demande que ce savant a bien voulu me faire, espérant que les nouveaux détails dans lesquels je vais entrer éclairciront la question qui me paraît tant soit peu em- brouillée au point où elle en est actuellement. Lorsque j'ai fait connaître (Ann. de la Sociét. ent. de France, 2^ série, tome 9, p. 29, 1851) les transformations de la Tituhcea (Clythra) oc/05/g7îafrt de Fabricius , j'ai dit queTinsecte parfait sortait par la partie postérieure ou le gros bout (l) (petit bout L. Dufour), c'est-à-dire la partie (1) Je ne comprends pas pourquoi M. L. Dufour appelle gros bout la partie antérieure de ces fourreaux, car celle même partie dans les fourreaux de la Titubœa {Clyilira) octosignata et Lacfinœà vicina est beaucoup plus étroite que la partie postérieure, désignée sous le num de petit bout par le même savant, et que je nomme, au 464 ANNALES opposée à celle qui est fermée au moyen d'une calotte ou opercule par Tindustrieuse larve avant de se métamor- phoser. J'ai dit aussi que Tinsecte parfait sortait par la partie antérieure (gros bout li. Dufour), mais en émettant cette opinion, j'ai ajouté que j'attribuais cette sortie ou éclosion insolite au peu de repos dans lequel j'avais laissé ces larves pendant leurs métamorphoses. En étudiant les transformations de la Lachnœa vicinaj Lacord., j'ai re- marqué que ce n'était pas par la partie antérieure (gros bout L. Dufour) que sortait l'insecte parfait, mais bien par la partie postérieure (petit bout L. Dufour). Dans un mémoire que j'ai présenté à la Société (Séance du 13 août 1851), et qui a pour titre : Observations sur les métamorphoses de la Lachnœa vicina, Lacord., on remarquera le passage suivant : Dans mon premier travail ( Observations sur les métamorphoses de la Tituhœa (Clylhra) octosignata, Fabr. Ann. de la Sociét. entom. de France, 2*^ série , tom. 9, p. 34, 1851) j'ai dit que c'était quelquefois par la partie antérieure (gros bout L. Dufoiu') que l'insecte parfait sortait, conti-aireraent à tout ce qui avait été remarqué par les entomologistes (I) qui ont étudié ces fourreaux singuliers, car i'éclosion a ordi- nairement lieu par la partie postérieure (petit bout L. Dufour). En émettant cette opinion, que j'ai avancée avec la plus grande réserve, j'ai dit que cette éclosion anormale contraire, gros bout : celle-ci étant beaucoup plus grande, et surtout plus large que la partie antérieure (gros bout L. Dufour), qui est fermée orriinaireraeut par une ca'otle ou opercule lorsque la larve est sur le point de se métamorphoser. (1) Le passage de M. L. Dufour, in Ann. génér. des Se. phys. de Bruxelles, tom. 6, p. 608, (1820), a été compris par moi comme par M. Gêné, c'est-à-dire que j'ai toujours cru jusqu'à présent que le sa- vant enloiiioiogistc de Saint-Sever considérait la soriie de l'insecte DE LA SOCIÉTÉ EMOMOLOGIQUE. 465 par la partie antérieure (gros bout L. Dufour) e'iait pro- haLleraent due au peu de repos dans lequel j'avais laissé ces larves, que j'avais emporte'es avec moi de Médéah à Boghar, et de cette dernière localité à Alger. En efFet, les fourreaux de la Lachnœa çicina, que j'avais pris en mars dans la vallée du Mazafran, et que j'avais laissés à Alger jusqu'en juillet, mois dans lequel ces larves avaient fermé leurs fourreaux, viennent en quelque sorte confirmer l'o- pinion que j'avais émise. En étudiant les fourreaux de cette espèce , qui avaient été laissés dans le plus grand repos, j'ai remarqué que c'est bien par la partie posté- rieure (petit bout L. Dufour) du fourreau que l'insecte parfait sort, et non par la partie antérieure (gros bout L. Dufour). Ce n'est donc, comme je l'ai dit plus haut, qu'au peu de repos dans lequel ont vécu ces larves qu il faut attribuer cette éclosion par la partie antérieure (gros bout L, Dufour), éclosion que l'on peut considérer comme insolite, si toutefois elle a eu lieu ainsi. Ce qui me fait dire que c'est par la partie postérieure (petit bout L. Dufour) que doit s'opérer l'éclosion, c'est que plus j'étudie ces fourreaux, plus je remarque combien il serait difficile, pour ne pas dire impossible, à l'insecte parfait de sortir par la partie antérieui'e (gros bout L. Dufour), ou celle qui est fermée au moyen d'une calotte ou opercule par la prévoyante larve avant de se métamor- parfait par la partie postérieure du fourreau (pedt bout L. Dufour). Voici ce passage : <> Vers la fin de mars de celte année , dit M. L. Dufour, je visitai les cornets de papier ou j'avais enfermé ces coques, et j'eus la satisfaction de voir éclore le Clythra dont j'ai donné le signalement. Cen'ost point, comme Je me l'étais figuré^ parle bout qui offre une troncature et la trace d'un opercule que ce Clythra exécute sa sortie, mais bien par le bout mamelonné qui part comme une calotte. » 460 ANNALES jihoser. Celte partie est beaucoup trop étroite, et rcspèce de bourrelet qui solidifie toute la circonférence de cette issue rend impossible Téclosion de Tinsecle parfait par cette ouverture, qu'il serait obligé de briser. Au contraire, si on étudie la partie postérieure (petit bout L. Dufour) de ces habitations, on ren^iarque que la couche de maté- riaux qui forme toute cette partie est bien moins épaisse que la partie opposée ou antérieure (gros bout L. Dufour); aussi Tinsecte parfait n'éprouve-t-il presque pas d'obs- tacle lorsqu'il veut sortir de l'habitation dans laquelle il a subi toutes ses métamorphoses*, au moindre effort qu'il fait, soit avec la tête, soit avec les organes de la locomo- tion (I), cette partie, qui est très mince, se détache sous forme de calotte avec la plus grande facilité. M. Gêné est donc dans le vrai, et il fait dire vrai aussi à M. L. Dufour, lorsque ce savant Piémontais affirme que la sortie de l'insecte parfait a lieu par la partie posté- rieure (2) (petit bout L, Dufour), et non par la partie (1) Soit même avec son abdomen, en supposant qu'il n'y ait pas eu mouvement d'inversion, et que l'insecte parfait sorte à reculons de son habitation. (2) M. L. Dufour avance, dans son mémoire, que, d'après M. Gêné, la sortie du Coléoptère a lieu par le petit bout, par le bout opposé à cefui qui est fermé le plus récemment , etc.. J'ai chercfié , mais en vain, dans le travail de M. Gêné ce passage cité par M. Léon Dufour, car voici ce que dit le savant Piémontais au sujet de l'éclo- sion du Cryptocephalus ïl-p une talus : « la manière dont il sort est également curieuse (Ann. des Se. nat. tom. 20, 2' série, p. 149, 1830). Il ne sort pas en enlevant le couvercle que je viens de men- tionner, mais eu rompant le fond du fourreau , ou la partie opposée du couvercle , dont il enlève un morceau parfaitement circulaire. Cette sortie, qui se fait en sens inverse, c'est-à-dire par le fond du fourieau, eu égard à la position où se trouvait la larve, avait déjà été observée par M. L. Dufour chez la Clytlva puhescens, et j'ai des motifs de croire que c'est une propriété commune à toutes les espèce»^ de ces deux genres. » DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 467 anttîrieure (gros boul L. Dufour). Je sais donc de Tavis de M. Gêné, et lorsque dans mon mémoire j'ai dit que Tinsecte parfait sortait aussi par la partie antérieure (gros bout L. Dufour), c'est avec doute que j'ai émis cette opi- nion. Que le savant entomologiste de Saint-Sever relise ce passage de mon mémoire, p. 34, et il remarquera combien sont dubitatifs les quelques mots que j'ai placés au sujet de cette éclosion que je désigne sous le nom d'in- solite. C'est ce qui probablement aussi a fait dire à M. L. Dufour : « Je chercbe encore la vérité dans le mémoire de M. H. Lucas. Je n'y trouve qu'incertitude, puisqu'il dit que celte éclosion a lieu tantôt par un bout, tantôt par l'autre. » Pour sortir par la partie postérieure (petit bout L. Dufour) la larve est obligée de changer de position -, il est de toute nécessité que la partie antérieure ou la tête vienne prendre la place de la partie postérieure ou l'ab- domen ; elle est donc forcée de faire un mouvement d'inversion, et ce mouvement de culbute ou de cabriole qui surprend M. L. Dufour doit être assez facile pour l'architecte de cette habitation, quia eu le soin d'en faire la partie postérieure (petit bout L. Dufour) plus large, et par conséquent plus spacieuse que la partie antérieure (gros bout L. Dufour). J'admets donc, comme M. Gêné, un mouvement d'inversion, et j'y crois d'autant plus que ce n'est pas la première fois que ce changement de posi- tion se présente pour les animaux articulés , car un mouvement d inversion analogue a lieu aussi pour les Psyché, Lépidoptères qui , comme les Clythres, traînent leurs fourreaux à l'état de larve. Cela a lieu pour le mâle seulement, et il est probable que le mouvement d'inver- sion exécuté par la chenille pour se retourner dans son habitation doit être identique à celui fait par les larves 468 AiNNALES (le CLythra^ car ce petit Lépidoptère sort de son fourreau par la partie oppose'e à celle par laquelle la tête et les pattes e'cailleuses de la chenille se montrent lorsqu'elle traîne sou habitation. Ce qui m'a fait supposer, dans mon premier travail, p. 34, que Tinsecle parfait pouvait sortir aussi par la partie antérieure (gros bout L. Dufour), c'est qu'à mon retour en France de mon second voyage d Algérie, en 1850, j'ai pu observer que, dans plusieurs de ces four" reaux, les calottes étaient tombées, que le bourrelet, soli- difiant l'ouverture par où la larve laisse sortir sa tête et ses organes de la locomotion, était brisé, et que néanmoins leur partie postérieure (petit bout L. Dufour) était dé- foncé. Je crus d'abord que l'éclosion avait eu lieu par la partie antérieure (gros bout L. Dufour), mais en exami- nant d'autres fourreaux, je remarquai que leur partie pos- térieure (petit bout L. Dufour) était détachée, présentant une ouverture large, assez régulièrement circulaire, que la partie antérieure (gros bout L. Dufour), par laquelle la larve laisse sortir sa tête et ses pattes, avait conservé sa calotte ou opercule, et que, si celle-ci était tombée, le bourrelet du moins était resté intact. Comme l'ouverture par laquelle la larve laisse sortir sa tête et ses organes de la locomotion, est beaucoup trop étroite pour la sortie de l'insecte parfait, j'ai été naturellement conduit à penser qu'il était sorti par la partie postérieure, et, en effet, mon opinion s'est trouvée confirmée plus tard par les méta- morphoses de la Lachnœa vicina. Quant aux quelques fourreaux dont le bourrelet était brisé, j'attribue actuel- lement ces mutilations aux mouvements plus ou moins brusques que ces habitations ont subis pendant mes longues courses dans le sud de l'Algérie, car je me rap- pelle maintenant que si le plus grand nombre avait éié DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 469 ulace dans de petites toîtes remplies de sable, quelques unes étaient restées libres dans d autres boîtes. MM. Chevrolat et Guérin-Me'neville, que je consultai afin de savoir quel était leur avis à ce sujet, penchèrent pour Topinion de M. Gêné , et celle-ci se trouva confirmée par un Clythra ^uadii-punctata que M. Che- vrolat me communiqua, et dont Tinsecte parfait, encore resté dans son fourreau, présente la tête dirigée vers la partie opposée à celle par laquelle la larve laisse passer une partie de son corps lorsqu'elle traîne son habitation. Ce même entomologiste me montra aussi un second in- dividu de cette même espèce dont la calotte n'est pas tombée, et dont la partie postérieure (petit bout L. Du- four) est défoncée. Enfin, M. Guérin-Méneville me com- muniqua, enfilés par la même épingle, les Cryptocephalus sericeus et flauipes et leurs fourreaux, dont les opercules ou calottes de la partie antérieure (gros bout L. Dufour) ne sont pas détachés, mais dont les parties postérieures (petit bout L. Dufour) sont défoncées et présentent une ouverture de forme circulaire, qui est la véritable voie par laquelle Finsecte parfait est sorti de son habitation. Si M. L. Dufour ne veut pas admettre le mouvement d'inversion signalé par M. Gêné, et que je crois être vrai, il faudi'ait donc supposer que l'insecte parfait sort à recu- lons, mais cela n'empêcherait pas encore l'éclosion par la partie postérieure (petit bout L. Dufour), car, comment expliquer la partie antérieure (gros bout L. Dufour) de ces fourreaux restée intacte, conservant même quelque- fois l'opercule formé par la larve pour fermer cette ouver- ture, et la partie postérieure (petit bout L. Dufour), tou- jours détachée sous forme de calotte, et présentant une ouverture assez lage, et que je crois être le véritable passage de l'insecte parfait? 470 ANNALES Du reste, cVaprès ce qui a été observé par M. Gêné (in Ann. des Se. iiat. loui. 20, 2'^ série, p. 149. 1830)-, d'après ce que j'ai dit dans mon premier mémoire (Ob- servations sur les métamorphoses de la Tiiubcea (Clythra) octosigjiata , Fabr., in Ann. de la Sociét. entom. de France, 2^ série, tom. 9, p. 34, 1851), et dans mon se- cond travail (Observations sur les métamorphoses de la Lachnœa vicina^ Lacord., in Revue et Magasin de Zoo), p. 517, 1851), et enfin d'après les exemples que j'ai sous les yeux, il est plus que manifeste que la larve change de position pour se métamorphoser, et que le savant Pié- raontais est dans la voie de la vérité lorsqu'il a constaté ce mouvement d'inversion dans son intéi-essant mémoire. M. L. Dufour paraît surpris aussi de la villosité que présentent les fourreaux que j'ai fait figurer, et il suppose que cette villosité a été exagérée par le peintre, ce qui a lieu de m'étonner, ajoute le savant entomologiste de Saint- Sever, vu la nature inerte et stercorale de ces fourreaux. A ce sujet, je ferai observer que s'il y a eu exagération, c'est plutôt en sens contraire, et si M. L. Dufour veut s'assurer par lui-même du fait que j'avance, je me ferai un plaisir, et même un devoir de communiquer à notre honorable collègue un de ces singuliers fourreaux , il pourra ainsi se convaincre par ses propres yeux que cette villosité est très manifeste, et que celle présentée par les fourreaux que j'ai fait figurer n'est nullement exagérée , au contraire, je dirai même que les poils qui forment celte villosité n'ont pas été indious-\x\h\x. Laphritidœ. c. Style plus ou moins distinct, setiforme. 4" sous-tribu. Jlsilidœ. 5" Tribu. Empidii. (Tableau 5. D.) A. Deux pelottes aux tarses. a. Trompe horizontale. V^ soxx&ATihxL. Hyhotidœ . b. Trompe perpendiculaire. 2*^ sous-tribu. Ern- pidce. B. Trois pelottes aux tarses. 3° sous-tribu. Fesiculosidce. 8' Tribu. Bomhylidii- (Tableau 6. E.) A. Style plus ou moins distinct. Nervures longitudinales atteignant le bord de Faile. l'« sous-tribu. Bom- hylidœ. {XylotomidcBj Bombylidœj Macq.) B. Style nul. Nervures transversales, n'atteignant pas le bord deTaile. 2^ sous-tribu. ScenopinidcR . Tribu Muscidii. (Tableau 7. F.) A. Abdomen fortement recourbé en dessous. Trompe bi-coude'e, longue, l" sous-tribu. Myopidœ. B. Abdomen peu ou point recourbé en dessous. A. Des cuillerons. 486 ANNALES A. Style composé de plusieurs articles distincts, a. Style nu. A. Abdomen peu ou point déprimé. "1" sous- tribu. Tachinaridœ. ( Tachinariœ j Ocypterœ j Gymnosomœ , Macq.) B. Abdomen fort déprimé. 3* sous-tribu. Phasîdœ. h. Style velu. A. Tête de forme ordinaire. a. Pieds longs, face ordinairement carénée. 4^ sous-tribu. Dexidœ. b. Pieds de longueur moyenne, face ordinai- rement non carénée. 5^ sous-tribu, Muscidœ. {Sarcophagice ^ Mitscice, Macq.) B. Tête fort élargie transversalement, munie de prolongements oculifères. 6^ sous- tribu. Acliiadœ (Mihi). B. Style composé d'un seul article distinct. 7^ sous- tribu. Anthomyzidœ. B. Pas de caillerons. A . Première cellule postérieure des ailes entr'ouverte. Tête ordinairement fort grosse et spbérique. 8* sous-tribu. Cephalopsidœ. B. Première cellule postérieure des ailes ouverte. Tête de grosseur moyenne , ordinairement hémisphérique. a. Troisième article des antennes ovale, plus ou moins comprimé. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 487 A. Deuxième article des antennes au moins aussi long que le troisième. 9® sous- tribu. Tetanocendœ. B. Deuxième article des antennes au moins égal au troisième. a. Abdomen ordinairement allongé, cylin- drique ou cylindrico-conique. •|*. Troisième article des antennes très long, dépassant Te'pistôrae. 10* sous- tribu. Loxoceridœ. •\. Troisième article des antennes attei- gnant au plus lépistôme. W. Abdomen en massue, de six segments distincts. 11* sous-tribu. Cordjlu'- ridce. •j-^. Abdomen non en massue, de cinq seg- ments distincts. •j*^. Abdomen non linéaire , pieds de lon- gueur ordinaire. ■|"]"|"]'. Face perpendiculaire. 12*' sous-tribu. Scatomyzidœ. ■|"|"|"j'. Face incline'e en arrière 1 3*" sous-tribu. Psylomydœ. '\"\"\'. Abdomen linéaire , pieds longs. 14^ sous-tribu. Leptopoditidœ. b. Abdomen ordinairement court et ovalaire. "1^. Ailes vibrantes. Y<{. Tête élargie, munie de prolongements oculifères. 15' sous-tribu. Diopsidœ. 188 ANNALES f-f. Tête de forme ordinaire, dëpourvue de prolongements oculifères. •f-f-f . Tête lie'misphe'rique , pieds de forme ordinaire. 16e sous-tribu. Tephri- ditœ. {Ortalidœj Tephritidce^ Macq.). '\'\'\' Tête sphérique. Cuisses antérieures ordinairement renfle'es et denticule'es en dessous, (7'' sous-tribu. Sepsidœ. •\. Ailes non vibrantes. '\'\. Front à saillie transversale. "Y^^- Face incline'e en arrière. IS*" sous- tribu. Thyreophoridœ. 'Y\'\. Face perpendiculaire. 19^ sous-tribu. Ulididce. •\'\. Front sans saillie transversale. "Y^^- Ailes à cellules mcdiastines doubles. Abdomen de'primé. 20^ sous-tribu. Lauxanidœ. WY' ^'^ilfis à cellules médiastines simples. Abdomen non déprimé. • | " | "| " j-. Ecusson dilaté extraordinairement re- couvrant tout Tabdomen. 21" sous- tribu. CelyphidcB (Mihi). j~}~|"'|*. Ecusson de forme ordinaire. *. Style nu. 22*^ sous-tribu. Piophilidœ. *. Style velu. 23^ sous-tribu. Hydro- myzidœ. {Hydromyzidœ j Geomyzidœ, Macq.). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOC.IQUE. 489 b. Troisième article des antennes rond, plus ou moins sphérique. A. Au moins une nervure transversale aux ailes. a. Nervures transversales distantes , ailes de'passant Textrémite de Tabdomen. •j-. Premier article des tarses dilate'. 24" sous-tribu. Heteromyzidœ. '\. Premier article des tarses non dilaté. 1b^ sous-tribu. Sphœroceridce. b. Nervures transversales des ailes rappro- chées. Ailes ne dépassant pas l'extré- mité de Tabdomen. •j*. Epistorae nu. 26^ sous-tribu. Osci- nidœ. -}-. Epistome muni de soies. 27^ sous- tribu. Agromyzidce. {^Agromyzidce, Phytomyzidœ , Maccj.). B. Pas de nervures transversales. 2^** sous-tribu, Hypoceridœ. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 491 HISTOIRE DES INSECTES DU PIN MARITIME; Par M. EDOUARD PERRIS. (Séance du 22 Octobre 1851. ) Je voudrais que les obsei'vateurs qui travaillent à Ckistoire des insectes donnassent des catalo- gues de ceux qui se nourrissent sur chaque "plante. Réaumur, Mémoires, tome 1", édition d'Amsterdam, p. hl. Vivant dans la véritable patrie du Pin maritime, je travaille depuis douze ans à accomplir, en ce qui concerne cet arbre , le vœu de Réaumur. Si je n'ai pas fait con- naître plus tôt le résultat de mes études, c'est que je tenais, avant tout, à les avoir terminées, pour pouvoir embrasser ces résultats dans leur ensemble et en déduire quelques considérations générales-, c'est que j'avais à cœur aussi, avant d'entreprendre l'histoire détaillée des divers insectes dont l'existence se lie à celle du Pin, d'en donner une liste aussi complète que possible. Cette liste est assez longue, car peu d'arbres nourrissent 4î)2 ANNALES autant d insectes que le Pin. Il n'est pas une seule de ses parties, fleurs, cônes, feuilles, rameaux, e'corce, Lois, qui ne serve de berceau ou de pâture à une ou plusieurs es- pèces. 11 n'est pas une époque de sa vie où il ne soit, sur quelque point, attaqué par un ennemi , et après même qu'il est tombé en poussière, lorsque son cadavre est re'- duit à Tétat de terreau, certains insectes viennent lui confier l'espoir de leur postérité. Ainsi donc, la destinée de cet arbre est nécessairement liée à celle d'une foule d'animaux , sa suppression serait la cause immédiate de la ruine d'une foule d'espèces, et d'un tel nombre d'individus, qu'on est autorisé à se de- mander si, les conséquences de celte révolution, indiffé- rente en apparence, se propageant de proche en proche, il n'en résulterait pas de grands troubles physiques-, si la rupture de cet anneau ne produirait pas une commotion dans toute la longueur de la chaîne, et ne bouleverserait pas les lois qui régissent les êtres. Admirables dispositions de la nature qui , après avoir placé les mondes dans une dépendance réciproque, de telle sorte que chacun assure et garantit l'harmonie de Tensemble, a établi aussi , entre les différents produits de la création, minéraux, plantes, animaux, des relations si nécessaires, des dépendances si intimes, qu'ils concou- rent tous à la conservation de son œuvre ! Avant de traiter dans ses détails l'histoire des insectes parasites du Pin maritime, je me suis proposé, ainsi que je l'ai dit, d'en donner la nomenclature ; mais, au lieu de me borner à en transcrire ici une liste méthodique, classée selon les règles de la science, qu'il me soit permis, provi- soirement du moins, de faire dépendre cette nomencla- ture des faits qui s'y rattachent -, de la présenter dans l'ordre chronologique du parasitisme des insectes, et sous DE LA SOCIÉIE EINTOMOLOGIQUE. 493 la forme moins sèche, plus pittoresque, et même plus philosophique cVune narration , plutôt que sous la forme aride et insignifiante d'un catalogue, sauf à donner ensuite ce catalogue. Supposons un groupe de Pins de différents âges, pleins de sève et de vigueur-, les uns, les plus jeunes, à ëcorce assez lisse, s'élançant à Tenvi *, les autres, les plus vieux, à écorce crevasse'e, étalant leurs rameaux chargés de cônes. Tous ces arbres ont des ennemis. Les pousses encore herbacées des plus jeunes recèlent, les unes, la chenille de la Tortrix huoUana, qui en ronge la moelle et souvent y arrête la vie; les autres, des Hylurgus pînipenla (1), qui aiment à en do'vorer les sucs. D'autres sont piquées par le suçoir de la larve de la Ccrcopis coiiicea, qui vit enve- loppée de flocons d'écume, comme celles des Aphrophora et des Penihimia. Sur leurs feuilles se sont installées la larve de la Cecidomyia pini , remarquable par sa coque résineuse, celles du Lophynis picece^ si bizarres dans leurs attitudes, et deux Coccus, ou plutôt A spidiotus , sur les- quels il y a, je crois, du nouveau à dire. Sur leurs bran- ches se groupe un puceron, VAphis pini, dont le suçoir pompe la sève, et dont la présence est ordinairement révélée par les fourmis qui escaladent les arbres, attirées parla liqueur sucrée de cet insecte. La nature cependant a donné à Tarbre des protecteurs contre ces ennemis, qui deviendraient sans doute dangereux , si rien ne venait (1) J'avertis une fois pour toutes, qu'escJave plutôt de la mode que de mes convictions, en ce qui concerne l'importation des genres nombreux dont on a encombri^ la science, je suivrai, pour !a nomen- clature des Coléoptères, le catalogue récemment publié par M. Gau- bil, sauf à donner la synonymie lorsque je traiterai de ctiaque insecte en particulier. 2* Série, tome x. 32 494 /VNNaLES contrarier leur propagation. Un Braconide attaque la chenille du Tortrix, un Chalcidite dévore les Aspidiotus^ une Tachinaii'e introduit ses œufs dans le corps de la larve du Lophynis, la larve de la Mysia ohlongo-guttata et celles de deux Diptères , la Sphœrophoria iœiiinta et la Leiicopis griseola, portent le ravage dans les rangs des Pucerons. Aux approches de Taulomne, ces jeunes Pins sont attaque's par les Disopus pini, qui se jettent en foule sur leurs feuilles, dont ils rongent à reculons le parenchyme, et qu'ils réduisent à de minces lanières ou à de simples filaments, bientôt desséchés. Dans leur écorce, dont les feuillets extérieurs sont privés de vie, les vieux arbres nourrissent les chenilles d'une petite Tinéite auxquelles le Thanasimus quadri- inacidaiiis fait la chasse à Tétat d'insecte parfait comme à celui de larve. De leurs feuilles se nourrissent les chenilles du Spliinx pinastri et du Lasiocampa pini. Jeunes et vieux sont attaqués dans leurs bourgeons terminaux par la chenille d'une Tinéite qui en ronge la substance et les fait avorter, et dans leurs cônes par celle de la Tortrix strohilina. Une autre chenille, celle de la Tinea decuriella, pénètre jusqu'au liber et détermine des écoulements assez considérables de résine , au milieu de laquelle elle vit et se métamorphose. Mais leur ennemi le plus sérieux, le seul même vérita- blement redoutable pour les Pins non malades, celui dont les atteintes sont les plus graves, c'est la chenille proces- sionnaire du Bombyx pithyocampa^ dont les nombreuses cohortes, nées aux mois de juillet et d'août, se répandent sur les feuilles qu'elles dévorent, puis, après avoir passé l'hiver dans des nids attachés le plus souvent à l'extré- mité des rameaux, et quelquefois mortels pour ceux-ei. DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 49S l'ecommencent au printemps, avec une ardeur nouvelle, leur o?uvre de dévastation. Par Lonlieur ces animaux malfaisants ont e'té voués à de nombreux ennemis. Les pies, les mésanges, les coucous, les geais, etc., en font un assez grand carnage -, des Ichneumons, des Diptères para- sites pénètrent dans leurs nids et déposent dans le corps des chenilles les germes de leur progéniture assassine. Ces nids servent aussi de berceau, mais sans dansfer pour leurs habitants, à d'autres insectes qui vivent des détritus de feuilles, des excréments et des dépouilles qui s'y trouvent accumulés. C'est là, en effet, que se déve- loppent et se transforment les larves du Dennestes muste- linus, celles du Paramccosonia ahîetù, et celles de la Blephariptera serrata. Mais, en dépit de ses ennemis, la chenille procession- naire du Pin n'en est pas moins un insecte très dangereux pour cet arbre , surtout lorsqu'elle se multiplie outre mesure, comme cela s'est vu quelquefois. Les ravages qu'elle exerce alors prennent des proportions alarmantes, et en dépouillant de leurs feuilles des arbres dont les res- sources de végétation sont bien moindres que celles des essences non résineuses , elles peuvent troubler leur économie au point de les exposer aux attaques d'autres parasites qui n'attendent que leur affaiblissement pour se jeter sur eux. Les insectes dont j'ai parlé jusqu'ici sont les seuls, à ma connaissance du moins, qui attaquent les Pins dans la force de 1 âge et dans la plénitude de leur sauté; mais une circonstance quelconque peut altérer leur bien-être. Les ravages de la chenille processionnaire, unis à ceux de la chenille de la ToHrix huoUana et du Ilylurgus piniperda, peuvent faire périr leurs bourgeons terminaux, ce qui est 496 ANNALES une cause de maladie grave (1)-, une grêle peut, comme cela s est vu, produire les mêmes résultats-, ils peuvent enfin être attaqués de cette maladie inconnue et conta- gieuse qui s'empare de leurs racines et qui se propage de proche en proche, jusqu'à ce que, par une tranchée circu- laire, on ait circonscrit le mal. Alors ces arbres malades, qui, livrés à eux-mêmes, pourraient quelquefois se relever, se trouvent exposés aux dangers les plus imminents*, ils vont infailliblenient de- venir la proie d'une foule d'insectes qui les respectaient tant qu'ils étaient vigoureux, et qui vont sans pitié abuser de leur aflaiblissement. C'est vraiment une chose merveilleuse que cette faculté qu'ont les insectes de discerner un arbre qui n'est plus dans les conditions normales. V^oilà un Pin plein de vigueur, il brave en cet état tous les ennemis qui en veu- lent à son bois, à son écorce. Abattez-le, dès le lende- main il sera perforé par les insectes. Et ce n'est pas parce qu'il esta terre qu'il devient leur proie, car j'ai vu des Pins couchés par le vent, mais tenant encore au sol par leurs racines et conservant toute leur force, complètement épargnés. Laissez-le sur pied, d'ailleurs, infligez-lui, par (1) C'est ce dont, en eflet, je me suis assuré par plusieurs expé- riences. J'ai enlevé au printemps, sur des jeunes pins bien vigou- reux, l'extrémité de toutes les branches, en coupant un peu au dessous du bourgeon terminal. D'abord la sève s'est extravasée par les troncatures; retenue ensuite par les sucs résineux coagulés, elle a essayé de développer des bourgeons adventifs qui ont, à la vérité, commencé à poindre et qui auraient peut-être fini par remplacer les bourgeons amputés; mais l'économie de ces arbres avait été tellement troublée, que les Tomlcus et les Pissodes, toujours à l'affût des pins maladeS; s'en emparaient avant que les bourgeons adventifs ne se fussent développés, et les fesaient tous périr. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 497 des blessures nombreuses, ou par une décortication annu- laire, ou par Tenlèvement de ses bourgeons terminaux, une de ces maladies qui ne le feraient périr que très lente- ment, et bientôt vous le verrez envahi. Les yeux les plus exerce's n'apercevraient aucun changement dans son e'iat; son e'corce, son bois, ses feuilles, tout paraît respirer la vie et la sanle •, mais les insectes ne se méprennent pas sur son état. Guidés par leur odorat si subtil et si sûr, ils ont constaté les modifications qui se sont opérées dans sa manière d'être ; ils ont reconnu ce commencement de fermentation qui se manifeste sans doute dans la sève dès que la circulation est suspendue , et sûrs de leurs iippréciations, ils s'en emparent comme de leur bien. Ce ne sont plus alors des ravages partiels, des attaques isolées ou limitées, c'est une invasion par essaims, une occupation générale dans laquelle chaque insecte a son rôle tout tracé. Sur les Pins les plus jeunes se jette le Tomicus hidens, qui , de la base au sommet , trace ses galeries étoilées j les individus un peu plus âgés sont réservés au lljlurgus minor, remarquable par ses longues galeries transversales ; au Pissodes notatus, dont la larve trace dans le liber ses sentiers sinueux -, au Chiysohothris Solieri qui, au grand soleil, s'abat sur sa proie, où il re- luit comme une goutte d'or-, à V Ancylocheira octo-guttata, à V^nthaxia morio, au vêtement de deuil, etc. Sur les vieux Pins fondent le Melanophila tarda , V Ancylocheira Jlavo-maculata , le Tomicus stenographus j le Hylastes ater , le Hylurgus ligniperda j le Hylastes palliatus , le Crypturgus pusillus^ le Hylobius ahietis , le Khagium indagator, le Melanotus hrimnipes et VAthous rhomheus. Sur tous les Pins indifféremment , jeunes et vieux, ou doit arriver le Hylurgus pinipcrda^ le Tomicus laricis, 498 ANNALES Je Monohammus gallo-pro^incialisjV OBdilis gn'sea, insec- tes redoutables, ou par leur nombre, ou par la rapidité de leurs ravaoes. o Les larves de tous ces insectes n'attaquent guère que le tronc des arbres. Répandues sous Técorce, et quelques- unes par milliers, elles rongent à Tenvi le liber, se repais- sent du cambium , et dans quelques semaines leurs victimes ne sont plus que des cadavres. Durant ce tem])s, trois autres insectes travaillent à la destruction des rameaux : ce sont 1° Vylnohiuin molle qui pond ses œufs dans les pousses les plus récentes, et dont les larves lais- sent derrière elles des excréments et des détritus qui nourriront celles d'un petit Diptère que j'appelle lloma- luia flavipes ; 2" un Crypturgus que je nommerai C. ramii- lorum , et qui en laboure Fécorce et en perfore le bois •, 3° le Magdalinus carhonarius dont la larve s installe dans le canal médullaire. Pas un rameau n'échaj)pe à ce Gurcu- lionite. Pendant ce temps aussi le Tomicus eurygraphus pénètre dans le bois comme une vrille, et va confier aux coucbes ligneuses le soin de nourrir sa progéniture -, enfin la larve de VUrocerus juvenciis j très positivement ligni- vore, quoi qu'en ait dit M. Spinola, creuse, à travers l'au- bier, sa galerie parabolique. A la vue de ses arbres mourants, le propriétaire se décide à les abattre. Les soucbes restées en terre vont devenir le berceau d'une foule d'autres insectes qui tra- vailleront sans relâcbe à leur destruction totale-, car ainsi le veut la nature : tout être mort doit être détruit, et de la mort doit sortir la vie. Les insectes qui viennent pondre leurs œufs sur ces souches sont : VAihous rufus, V Ergates J'aber, le Crioce- phalus rusticusj XOEcUlis montana, le Spondylis bupres- îoidesj. deux Diptères, la Laphria giha et la L. atra, dont DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 499 les larves ne reculent pas devant le bois le plus dur, et quelques-uns des insectes ci-dessus , tels queV^ncylo- çheira flaço-maculata, le Hylurgus ligniperda^leRkaginin indagator, etc. Mais comme, à défaut de souches, tous ces insectes attaquent les tiges, revenons à ces tiges, envisageons Tarbre lui-même, assistons à toutes les phases de sa ruine, et pour mieux pouvoir l'examiner, suppo- sons-le étendu sur le sol. Installons-nous même au milieu de tous ces arbres, jeunes et vieux , envahis par leurs parasites. On vient de voir que la liste de ces parasites est assez nombreuse, et comme tous se sont empressas de pondre leurs œufs, comme ces œufs sont prompts à e'clore, que les larves qui en proviennent commencent en naissant leur œuvre de destruction, et que celles de quelques-uns, des Xyîophages proprement dits, par exemple, ont une crois- sance très rapide, on doit s'attendre à trouver bientôt la trace de notables dévastations. Si, en effet, quelques semaines après que la maladie s'est déclarée, ou que Farbre a été abattu, on se livre à des explorations, on trouve l'écorce dëtache'e de l'aubier dans presque toute son étendue, et si on la soulève, on voit le liber sillonné dans tous les sens par les galeries des larves des Bostriches, partant comme des rameaux de la galerie principale tracée par la femelle, ou rongé sur de larges surfaces parles larves des Buprestes et des Longicornes. Ces larves cependant n'accomplissent pas toujours leur travail en paix j malgré l'épaisseur de l'écorce qui les pro- tège, leur asile n'est pas inviolable. La nature, qui a mis ordinairement le remède à côté du mal, qui , malgré sa sollicitude pour la conservation des espèces, s'attache à prévenir leur exubérante propagation, qui travaille sans cesse à maintenir ces lois d'équilibre en vertu desquelles 500 ANNALES nulle espèce ne doit devenir prépondérante, la nature à assigné à ces larves dévastatrices des ennemis nombreux qui apportent le plus grand zèle, la plus merveilleuse sa- gacité dans raccomplissement de leur mission. Dès que les Toinicus hidens ont pénétré sous l'écorce des jeunes Pins, qu'ils recherchent exclusivement, un autre insecte, Xa Hypophlœus linean's, s'introduit dans ses galeries par le trou même que la femelle a creusé, et y dépose des œufs d'où naîtront des larves qui feront à celles du Tomicus une guerre d'extermination-, guerre telle- ment sérieuse que parfois pas une de ces larves n'é- chappe. Ce fait des mœurs de Vllypophlœus linearis est, si je ne me trompe, nouveau pour la science. On s'est habitué à considérer les larves de cet insecte comme exclusivement lignivores j cette croyance est une erreur. Si j oubliais cjue je n'écris en ce moment qu'une simple introduction, je développerais ici les preuves de leurs instincts, de leurs apifétits carnassiers-, mais je renvoie ma démonstration à l'article qui sera consacré à cet insecte, et je mo horne à énoncer ici, comme un fait acquis et positif, que les larves des Hypophlœus linearis et pinio^m vivent dans le Pin, et celles des H. castancus et hicolor c[ui habitent le Chêne, sont carnivores, ou, pour mieux caractériser leur manière de vivre, Icuvivores. UHypophlœiis linearis porte donc le ravage dans les nids du Toinicus hidens. Un petit Hyménoptère, un Diapria dont je n'ai pu encore déterminer l'espèce, vient aussi revendiquer parfois une partie du butin ; mais ce dernier insecte n'est pas assez commun pour qu'on ait à tenir grand compte du mal qu'il peut faire. Le Malachius haltcatus et le Dasytcs plumbeusl font également la guerre aux larves des jeunes arbres. Les DE LA SOCIÉTÉ EiNïOMOLOGlQUE. 501 I/ylnrgus pîniperda et minor ont affaire aussi à un athlète redoutable : c'est le Rhizop/iagus depressus. Le nom générique de RhizopUagus ( mangeur de racines) est un ve'ritable barbarisme scientifique. Il Test à double titre, car, d'une part, sa larve ne vit jamais dans les i-acines, et quoiqu'on la trouve quelquefois dans les souches, c'est presque toujours dans les tiges qu'il faut l'aller chercher; d'autre part, celte larve, que jusqu'ici Ion a cru lignivore, est très positivement carnassière. Je dé- montrerai, quand il en sera temps, qu'elle pullule souvent dans les nids des deux Hylurgiis que je viens de citer, et qu'elle fait un grand carnage de leurs larves, incapables, quoique plus grandes, de lui résister, parce qu'elles sont peu agiles, molles, et pour ainsi dire sans moyens de défense. Le TouncLis laricis n'est pas plus à l'abri que les Hy- lurgus. Par le trou dont il a perforé l'écorce, pénètre, peu de temps après lui, un insecte ennemi, V Aulonium bicolor. Il pond ses œufs dans les galeries du Toinicus, et' ses larves, dès leur naissance, fei'Ont une guerre acharnée à celles de ce Xylophage. Voilà encore un fait certain, et que je ne trouve con- signé nulle part. On croit, au contraire, que les larves des Coljdiens sont lignivores, lorsque, très positivement, celles de V Auloliwn bicolor dévorent les larves des To- inicus, celles de Y A. sulcatiim, qui vivent dans l'ormeau, font la guerre aux larves du Scolylus multistrintus, et celles du Colydiwn eloJigatuni, qui se trouvent dans le Chêne, mangent les larves da Platypus cylindrus. La larve du T. laricis devient aussi la proie d'un Hyménoptère de la famille des Chalcidites que je ne suis pas encore parvenu à déterminer. Au Pissodes notatus, qui se borne à introduire ses œufs 50-2 ANNALES dans Técorce, après Tavoir perforée avec son Lee, devait être réservé pour parasite un. ilyménoptère térébrant. Ce parasite est la Pimpla instigatoriaj Grav. Pour les nombreux insectes qui attaquent les vieux Pins , la nature a ci'éé d'autres espèces parasites. C'est surtout par les trous que creusent le Hylurgiis ligniperda, le HyUisîes ater et le Tomicus stenograp/ms que ces para- sites s'introduisent, ou qu'ils déposent leurs œufs. Lors- qu'on soulève les écorces ou rencontre dans ces foyers de dévastations exercées par tant de larves diverses, les larves de VHypopJdœm pini, du Platysoina ohlongninj du Xautholinus collaris, qui détruisent celles du Hylurgas et du Toiiiicas; les larves voraces du TJumasimus formicd- rius, dcïOpilus tnuUis, de Vips ferrngùiea, et celles du Temnockila cœruleac[m, pour la jn'emière fois, je crois, sont signalées comme carnivores , et qui , comme celles du Thanasimiis , attaquent celles de ÏOEdilis grisea, du Mdanophila tarda, et même celles du Rhagiam indi- gcttor et du Monohamnms gallo-pro^nncîalis , lorsqu'elles sont jeunes. On y trouve aussi quelquefois les larves du Broutes planatus, plus communes dans le Chêne, et non moins carnivores que les précédentes. C'est là également qu'on voit les larves des Plegadents cœsus, discîsus et saucius j et du Teretrius flavicornis, larves délicates , mais solidement armées et très funes- tes à celles du Crypturgus pusillus. C'est peut - être aussi contre ces dernières larves ou contre celles de la Podura lignonim que sont déchaînées celles de divers Brachélytres : Placusa puinilio, Oinalium vile, Homalota celata , Oxypoda analis , Lithocharis fusca , Phlœopora corticalis et reptans; celles du cosmopolite Sylvanus imi- dentatus, du Lœmophlœus Dufourii, et du Ditoma crenata, que l'on ne croyait pas carnivores , et l'imperceptible DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 503 Ptilium apterum dont je suis parvenu à découvrir, à des- siner et à décrire la larve et la nympliCj vraiment micros- copiques. C'est là encore que le J^ipio nominator et YJckneumon motatorius vont percer avec leur tarière, le premier, la larve de VJEdilis grisea et du Rhagium indngator\ le se- cond, celle du Criocephalus rusticus. Mais ce n'est pas tout : dans ces galeries creusées par tant d'insectes xylophages s'extravasent des sucs , s'en- tassent des détritus. C'est là le lot, la part toute naturelle des Diptères. Aussi les larves de quelques espèces y abondent-elles souvent. Les plus communes sont celles d'un Pacfiygaster que je considèi'e comme nouveau, et celles d'un Mcdeterus qui ne me paraît pas non plus avoir été décrit-, puis viennent les larves d'une jolie espèce de Xylota, également nouvelle, celles d'une Sciara, proba- blement inédite aussi, celles de la Mycetohia pallipes, de la Toxonevra fasciata , de la Teremyia laticomîs, de la Phora pusilla , celles d'une Hyleinyia non signalée dans les auteursj et celles d'une \o\\e Piophilide qui, à mes yeux, forme un genre nouveau, et que je proposerai de nommer Blepharipalpus humeralis. On y trouve enfin celles d'un Hyménoptère , de la Tenthredo linibataj qu'on est assez surpris de rencontrer là, car c'est, à ma connaissance, la seule Tenthrède qui ait ce genre de vie. Jusqu'à présent, il n'y a guère de détruit que les couches les plus inférieures de l'écorce et le liber-, quelques larves seulement ontefileuré l'aubier-, d'autres, telles que celles du Tomicus eurygraphus , du Monohammus gallo-provm- cialis, de VUrocerus juvencus^ se sont logées dans le bois. Celles de ÏErgates f'aber et du Criocephalus rusticus, jeunes encore, l'ont pénétré aussi. 504 AiM]NALb:S Mais cela ne suffit pas à la destruction rapide et com- plète des Pins morts. Les plus jeunes cependant , dé- pouilles de leur e'corce par les larves du Tomicus bidens et du C'ryptargus rainulorum, rongés en dedans par celles du Magdalùucs carbonaiius et de V Anohiwn molle, et souvent aussi par celles du Monohammus, les plus jeunes, dis-je, ne tardent pas à se décomposer-, mais les arbres moyens et les plus vieux sont de nature à opposer une plus longue résistance. Alors arrivent, pour liâter leur ruine, des insectes qui ne se présentent guère que lorsque la mort est bien évi- dente, que les sucs résineux se sont écoulés, évapox'és ou desséchés. Ce sont la Lcptura lubro-testacca, dont les larves vont miner le bois dans toutes les directions et à toutes les profondeurs-, le Rhyncolus porcatus qui, tant à Tétat d'insecte qu'à celui de larve, y pratiquera un véri- table réseau de galeries; les Hylastes angiistaius et atte- TuiatuSy le Cardiophorus ntjîcollis -, les Elatei^ sanguineus et prœustus , le Dorciis pavallelepipcdus et le Tenebrio ciirvipcs. Yi'Ergates Jaber et le Criocephalus ne dédaigne- ront pas les arbres en cet état et viendront aussi y pondre leurs œufs. Dans les détritus produits par les larves de ces insectes vivront celles du BlcpJiaripalpus liuinercdis et de la Rhyn- chomyia colunibina. Livrées à tous ces ennemis, les tiges des Pins sont bientôt creusées de mille ^faleries de dimensions diverses, qui se remplissent d'excréments et de détritus à mesure qu'elles se forment. C'est alors surtout, mais quelquefois un peu avant, que se présentent ÏUloma cidinaris et Je Phtora cienata dont les larves vont prendre part à la curée. Durant un temps plus ou moins long, et c[ui varie selon DE LA SOCIÉTÉ LNTÔMOLOGIQUE 505 les dimensions de Tarbre, les larves de tous ces insectes exploitent en paix leur victime; mais leur action simul- tanée et riiuniidité qui a pe!nctré par les trous de sortie des insectes éclos, pre'cipite la décomposition du bois. C'est le moment que choisissent un joli insecte, le Xan- thocliroa carniolica , ainsi que VHelops caraboïdes , pour venir y déposer leurs œufs. Leurs larves, en effet, aiment un bois ramolli, spongieux et humide-, mais avec elles continuent à vivre celles que j'ai mentionnées dans les trois alinéas précédents. Plus tard, le tissu ligneux, haché par les larves et les insectes, est réduit, pour ainsi dire, en poussière. Les circonstances sont favorables pour le Prionycluis ater, et bientôt Ton voit les larves de cet insecte se glisser dans ses débris. Enfin, à la longue, et sous Tinfluence de rhumidité, ces débris, cette poussière se transforment en une sorte de terreau qui conserve à peine des traces de son origine. Dans cet état encore le Pin nourrira des insectes, et l'on y verra serpenter les larves d'une Tliereça. Je ne dois pas oublier de dire que , dans les Pins ver- moulus, mais non encore décomposés, et surtout dans les souches, s'installent parfois les innombrables légions soit du Termes lucifugusj soit de la Formica pubescens, soit de la Formica fiigra, qui nichent dans ces retraites parfaite- ment abritées. La présence du Termes n'exclut pas abso- lument tout autre habitant ; quelques larves se trouvent encore dans les intervalles ou cloisons qui séparent leurs galeries', mais ordinairement une souche envahie par les fourmis n'est occupée que par elles, tout le reste est chassé ou détruit. Seulement, en compagnie de la Formica nigra, on rencontre, très rai'ement il est vrai, le Hœterius quadratus. r,OG AINlNALES Mais ce n'est pas seulement en plein air que le Pin est exposé aux attaques de ses ennemis -, alors même que riiomme se Test approprie par le travail, quand il le fait servir à ses besoins, à ses meubles, à la charpente, aux parquets de ses maisons , les insectes viennent encore le lui disputer. Les bois e'quarris, les meubles entoui'e's des soins de tous les jours, sont minés par les larves de W4no- hium pcrtinax , du PiJijncolus porcatus j du RJiyncolas strangulatuSf et du Ilylotmpes bajuhis , qui y causent, ce dernier surtout, de notables dommages. Peut-être même nourrissent-ils les larves de V Euryihyrea micans et du Cardiophorus thoracicus que Ton trouve quelquefois dans nos maisons. Les ennemis de ces diverses larves sont celles de YOpilus mollis, et très probablement aussi celles des Tillus elongatas et ambulcms, que j'ai pris sur des soliveaux et des planches de Pin et dans les habita- tions. Dans les charpentes et les planchers se logent aussi des familles de Termes qui les minent et les détruisent. Si, à cette nomenclature, déjà assez longue, j'ajoutais celle des insectes qui cherchent un refuge dans les Pins vermoulus, ou qui vivent des productions cryptogamiques qui se développent sur ces arhres , morts ou vivants, j'augmenterais de beaucoup la liste des espèces dont j'ai donné, ou dont je suis en mesure de décrire l'histoire -, mais comme ces insectes ne sont pas , à proprement parler, des parasites du Pin, ou que les Cryptogames qui les nourrissent ne se produisent pas exclusivement sur ce Gonifère, je les exclus de ma liste. Je demande néan- moins la permission d'y maintenir deux insectes que leur destinée rattache nécessairement à l'arbre dont il s'agit. Sur cet arbre vivant, et uniquement sur lui, végète un champignon épais et subéreux, nommé par Thore Bol etns piixi^ et dans ce champignon, deux insecles intéressants, DE LA SOCIÉTÉ ExMO MO LOGIQUE. 507 e Ilallomcnas flexaosus et Y Enncarthron cornutiun , su- bissent toutes leurs niëtamorj)hoses. Ce sont donc des parasites d'un parasite du Pin, et à ce litre ils me parais- sent avoir droit à une place dans ce travail. Il nie semble utile maintenant de donner le catalogue me'tliodique des insectes dont je suis en position de de'- crire, de compléter ou de confirmer Thistoire. Ce cata- logue fera, j'en conviens, double emploi avec ce qui précède, mais il aura du moins Tavantage de présenter Tenseniblc de celte oeuvre laborieuse et de déterminer Tordre dans lequel je la poursuivrai. Comme je Fai dit, je me soumets sans protester, autre- ment que in petto, à la nomenclature que M. Gaubil a établie dans son catalogue, d'après M. Redtenbacher -, mais bornant, pour le moment, à une seule les réclama- tions assez nombreuses que je pourrais élever au point de vue de la classification, je prends la liberté de solliciter, en faveur des Staphyliniens, une place plus digne d'eux- mêmes et de leurs larves. M. Gaubil les a relégués au dernier rang; je les reporte à la suite des Hydrocan- thares, oii ils me semblent plus convenablement instailés. Ils vont , faute de Garabiques et d'Hydrocanthares pini- coles, ouvrir la liste dont je viens de parler. 1 . Phlœopora reptans, Grav. 2. — cojiicalis, Grav. I 3. Homalota celaia^ Er. 4 . Oxypoda analis, Gy 1 . 5. Litliocharis fascidaj Lacord. et Boisd. 6. Placiisa pumilio, Grav. 7. Xantholinm collarisj Er. 8. Oinalium vile, Er. 508 ANNAf.ES 9. Ptilium apterum, Guër. 10. Ips Jerrugineaj Fab. 11. Rhizophagus depressus, Fab. 12. Temnochila cœrulea, Oliv. 13. Ditoma crenaia^ Fab. 14. Aidoniam hicoLor, Herbst. |5. Broutes planatns, L. 16. Sylvanus imidentatus, Fab. 17. Lœmopldœus Dufounij Laboulb. 18. Paramecosoma ahietis, Payk. 19. Dcrinestes mustelinaS} Er. 20. Plntysoma ohlojigum, Fab. 21. Hetcerius (juadratus, FiUt. Heft. 22. Teretrius /lavicornù, Payk. 23. Plegadcrus cœsiis, Fab. 24. — dùcisus, Er. 25. — sauciusj Fai). 26. Dorais parallelcpipcdus, L. 27. Ajicyiocheira Jlavo-maculata , Fab. 28. — octoguttata, Fab. 29. Chrysohothris Solieri, Lap. et Gory. 30. Melanophila tarda^ Fab. 31. Authaxia mono, Fab. 32. Melanotiis hrunnipes, Gerin. 33. Aihous ru fus ^ Fab. 34. — rhomheus, Oliv. 35. Cardiophorus nificoUîs, L. 36. Elater sanguineus, L. 37. — prœnstus, Fab. 38. Mnlachias balteaUis, Chevr. 39. Dasytcs plumbeiis? Oliv. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMO LOGIQUE. 509 40. Thanasimus foimicarlus , Fab. 4L — quadrimaculatusy Fab . 42. Trichodes ahearîus, Fab. 43. Opilus mollis, L. 44. Anohium pertinax, L. 45. — ahietisj Fab. 46. — molle, L. 47. — longicorne, Kiesenw. 48. Enneartliron cormitumj, Gyll. 49. Tomicus stenographuSy Dufts. 50. — laricisj Fab. 5L — bidens, Ysih. 52. — eury graphies, Er. 53. Cryplurgus pusillus, Gyll. 54. — ramuloram, Perris. 55. Hylurgus Ugniperda, Fab. 56. — piniperda, L. 57. — minor, Hartig. 58. Hylastes ater, Payk. 59. — ■ attenuatus, Er. 60. — palliatus, Gyll. €L — angustatus, Herbst. 62. Rhy ncolus porcatus, Gevm. 63. — strangulatus, Perris. 64. Magdalinus carhonarius, Fab. 65. Pissodes notatus, Fab. 66. Hylobius ahietis, L. 67. Spondylis huprestoideSj Fab. 68. Ergates faber, L. 69. Criocephalus nisticiis, L. 2* 5m Cj TOME X. 33 510 ANNALES 70. Hyloimpes bajidusj L. 7t. OEdilïs montana, Serv. 72. — griscaj Fab. 73. Mouoliamnms gallo-provincialis, OJiv. 74. Rhagium indagator, Fab. 75. Leptu/a ruhro-testacea, Illig. 76. Disopus pini, L. 77. Mysia ohloiigo-guttata^ L. 78. Uloma cidinaris, L. 79. Phtora crenata, Dej. 80. Hypophlœas pini, Panz. 81. — linearis, Gyll. 82. Tenebrio ciuvipes, Fab. 83. Prionychus aten Fab. 84. Helops caraboides, Panz. 85. Hallomenus Jhxuosus, Payk. 86. Xanthochroa camiolica, GisU. 87. Thermes lucifitgusj Rossi. 88. Urocerus jiwencus, L. 89. Tentkredo limbata, Gmel. 90. Diapria 91. Eulophus 92. Pimpla instigatoria, Grav. 93. Ichneumon inotatorius, Vill. 94. Fipio nominaior^ FaL. 95. Formica pubescens, Fab. 96. — nigra, L. 97. Aphrophora corticeaj GeriTu 98 Aphis pinij L. 99. Sciara 100. Mycetohia pallipesj Meig. DE LA. SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 511 [01. Laphn'a gilua, Mej^. 102. — (tira, Fa h. 103. Thereva 104. Pachy gaster pini, Perris. 105. Medeterus pin / , Pcrris . 106. Xylota hicolor, Perris. 107. Rhynchomyia columbina, iMeig. 108. Hylemyia 109. Blepharipicra s errata, L. 110. Tereinyia laticoniis, Macq. 111. Blephaiipalpus hiiineralis, Perris. 112. Toxonevra fasciata, Macq. 113. Leucopîs griseolaj Fall. 114. Phora pusilla, Meig. 115. Tinea decuriella^ Hubn..'^ 116. Tortrix strohilana, Hubn. 117. — buoliana, Fabr. Le résumé qui précède et qui fait connaître sommaire- ment les habitudes des insectes parasites du Pin maritime, me permet de discuter ici une question qui n'est pas dépourvue de tout intérêt scientifique, et qui a, au point de vue de la sylviculture, une certaine importance. Cette question a pour objet de savoir si les insectes, à part ceux qui rongent les feuilles, qui perforent les jeunes pousses ou les vieilles écorces, et que j'ai cités les premiers, enva- hissent les arbres vigoureux et pleins de santé, ou s'ils ne les attaquent que lorsqu'ils sont atteints d'une maladie quelconque. Ratzeburg, dans son ouvrage intitulé Die forstinsecten, tome 1", page 132, ei supplément, page 34, discute asser. 5 (2 ANNALES longuement, et même avec une certaine vivacité, cette question. Les partisans de la maladie, comme il les ap[)ellej ont fait des expériences ■, ils ont enlevé une portion décorée à un arbre vivant, puis, sur un arbre mort, ils ont pris une porlion égale d'écorce cbargée de larves, et Tout ap- pliquée sur la partie dénudée de Farbre sain -, les larves n'ont pas pénétré dans l'écorce de celui-ci. Ils ajoutent que, dans les forets où les arbres végètent avec vigueur, les ravages des insectes sont inconnus-, que si un arbre, avec toutes les apparences de la santé, est attaqué, on doit en conclure qu'il était atteint d'une maladie , mais que cette maladie n'était pas apparente. Chez l'homme et les animaux, en effet, des dehors de santé parfaite cachent quelquefois de graves lésions, dont l'origine est demeurée obscure ou inaperçue j mais qui n'en causent pas moins de grands désordres, et qui minent insensiblement l'or- ffanisme. o Les principaux partisans de Tétat de maladie sont MM. Krutzsch, Bobutinsky, Liebich, Lincker, Thiersch et Wiegmann. Ratzeburg est cbaud partisan de l'état de santé , et il traite même assez cavalièrement ceux qui adoptent l'opi- nion contraire. A défaut de raisonnements, il renvoie aux faits et déclare que des arbres sains sont attaqués par les insei^tesj que même on ne peut expliquer qu'ainsi la destruction, souvent très prompte, de plusieurs milliers d'arbres. Les autres partisans de l'état de santé sont MM. Wil- helm, Berg, Gmelin, Illiger, Pfeil et Saxesen. En France, on ne paraît pas s'être beaucoup préoccupé de cette question, et les auteurs semblent généralement DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 5 13 disposés à adineltre fjue les liisecles liguivores dont les larves se développent dans les arbres verts encore, sont la première cause de leur mort. Ainsi, on attribue au Pissodes Jiotatus la perte d'une immense quantité de Pins qui couvraient, en 1835, 190 hectares de la forêt de Rouvray -, au Scolytus pygmœus, celle de 50,000 pieds de Chênes qu'il a fallu abattre au bois de Vincennes-, au Scolytus multistriatus le dépérissement et la ruine des ormeaux des boulevards et des environs de Paris ^ or- meaux pour lesquels M. Robert a imaginé des moyens de salut qui ont fait grand, bruit dans les journaux et ailleurs, et qui, j'ose le prédire, n'aboutiront à rien. Quant à moi, je ne puis admettre que les insectes dont j'ai parlé soient les premiers auteurs de la mort des arbres qu'ils attaquent, et depuis quinze ans que j'étudie sans relâche leurs mœurs dans un des pays les plus boisés de France, j'ai observé assez de faits pour oser exprimer mon sentiment. Ce sentiment se formule ainsi : que les in- sectes en général ( je ne parle pas de ceux qui ne s'en prennent qu'au feuillage"), n'attaquent pas les arbres en bonne santé-, qu'ils ne s'adressent qu'à ceux dont le bien- être et les fonctions ont été altérés par une cause quel- conque. Dans le département des Landes, où nous comptons les Pins par millions, où les Chênes, et surtout le Chêne tauzin, couvrent de vastes étendues, où nous avons des Ormeaux, des Peupliers, des arbres fruitiers, en un mot, les essences que l'on voit ailleurs, je n'ai jamais été témoin, et la tradition n'a pas conservé le souvenir d'une de ces razzia forestières qui ont affligé d'autres contrées. Or, le Pin, notamment, puisque c'est du pin qu'il s'agit ici, est exposé, comme on l'a vu, à une foule d'ennemis, et le nombre d'individus des espèces les plus malfaisantes 514 ANNALES est incalculable j et cependant il est assez rare qu'un de ces arbres pe'risse, et je suis encore à en trouver un seul qui ait élé re'ellcnient lue par les insectes. Cela vient, à mon avis, de ce que le Pin maritime étant ici dans sa véritable patrie, s'y développe avec vigueur, y vit en bonne santé et brave ainsi les innombrables ennemis qui l'entourent. Mais, au milieu cVune jeune forêt de Pins, se développe parfois cette maladie que j'ai signalée plus b;iut sans en assigner la cause, et qui attaque les racines. Elle se pro- page de proche en proclie, et envahirait peut-être toute la forêt si, par une tranchée circulaire , on n'arrêtait la conlagion. Dans l'enceinte de la tran6bée la maladie exerce ses ravages, la sève en est altérée, les arbres en souffrent sans le laisser voir, même à des yeux exercés ; mais les insectes s'en sont aperçus, ils ont deviné Tdtat morbide de leurs victimes, et alors, se jetant sur elles en foule, ils les achèvent en quelques semaines. Quant aux arbres qui sont en dehors de la tranchée, ils ne reçoivent aucune atteinte. Ce que je viens de dire des Pins, je pourrais le dire des autres arbres , et si l'on apportait dans l'étude des faits une observation sérieuse et dégagée de toute idée pré- conçue, on verrait que cette mortalité qui, dans certaines forêts et à certaines époques, se manifeste sur des surfaces plus ou moins grandes, provient sans doute de ce que les arbres ne se trouvaient pas dans des conditions favorables, ou que quelque circonstance météorologique, ou autre, leur avait occasionné une maladie quelconque-, que cet arbre fruitier, laboiu'é par le Scolytns l'tigulosus, avait été frappé d'un coup de soleil , ou planté dans un terrain peu convenable, ou maltraité par la taille; (juc ces ormeaux de nos pi'omcnadcs et de nos routes, vivant sur DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 515 un sol trop maigre ou trop compacte, habituellement couverts d'une poussière fine qui houche leurs stomates ou orifices respiratoires ; prives d'une partie de leurs racines par les travaux de pavage , par le recurage des fossés, et souvent entamés dans leur écorce par des mal- veillants ou des maladroits, avaient fini par se couronner de branches mortes, puis, que le Cossus Ugniperda était venu pondre ses œufs à la base, préparant ainsi les voies aux Xylophages ; que ce Chêne perforé par les larves des Hammatickerus, avait débuté par quelque chancre, quel- que ulcère, ou avait été frappé de la foudre*, que cet Olivier, envahi en totalité ou en partie par le Phloiotribus olece, avait été ruiné par la taille, ou maltraité dans ses racines, ou meurtri lors de la cueillette des olives. Je le dis donc avec une entière conviction, les insectes lignivores ne sont à craindre que pour les arbres malades. Ils sont comme certaines mousses et certains lichens qui ne s'attachent qu'aux arbres affaiblis, tandis que les arbres bien venants conservent une écorce lisse et repoussent ces végétaux parasites. Il y a d'ailleurs une raison pour que les insectes respec- tent les arbres vigoureux; c'est que les blessures qu'ils leur feraient en y déposant leurs œufs, en y creusant leurs g;ileries , détermineraient presque instantanément des extravasations de sève qui emprisonneraient les œufs dans une couche gélatineuse ou résineuse, ou noieraient infailliblement les larves naissantes. C'est ce qui se voit, du reste, lorsque les Bostriches se hâtent trop de pondre dans les arbres abattus au printemps et en pleine sève. Et puisque cela est vrai pour des arbres à sucs limpides, c'est vrai aussi, à fortiori, pour le Pin, dont les sucs résineux opposent aux insectes une barrière infranchis- sable et menacent d'une destruction certaine les germes 516 ANNALES (lu'ils auraient Timprudence de lui confier. Or, les in- sectes, ou le sait, ont assez de perspicacité et d'instinct pour ne pas s'opiniâtrer contre les mauvaises chances, pour ne pas exposer ainsi Tavenir de leur progéniture. Mais voici une troisième opinion, une opinion inter- médiaire qui, si elle était vraie, concilierait tout le monde, en donnant raison à la fois aux partisans de la santé (pour conliauer à me servir de Texpression de Ratzeburg) et aux partisans de la maladie. Cette opinion, je la trouve exprimée dans un ouvrage de M. Blanchard, intitulé Histoire des insectes : « Il paraît, dit cet auteur » (tome 2, page 12G), tjue les larves des Scolytiens ne )) sauraient vivre dans les arbres dont la sève a toute sa » vigueur-, mais il paraît certain aussi, d'après les obseï'- » valions de M. Audouin et de quelques autres natura- » listes, que les arbres sont rendus malades , avant de » recevoir des larves, par les Scolytiens eux-mêmes qui, » pendant une année ou davantage , viennent y puiser » leur nourriture. » Cette opinion est si étrange, que je refuserais de l'attri- buer à M. Audouin, dont la haute intelligence et le bon esprit d'observation m'étaient connus, si, en 1837, il n'en avait fait l'objet d'une communication à la Société entomologique, et je n'hésite pas à croire qu'un examen plus attentif l'aurait conduit à la rétracter. Quoi qu'il en soit, le fait rapporté par M. Blanchard, loin d'être certain, comme il le dit, est contraire à toutes les observations, à la raison même. Je défie, en effet, que l'on cite un seul exemple d'un arbre bien portant dont les Scolytes et les Bostriches iront percer l'écorce et ronger le liber ou le bois pour se nourrir. Je n'ai pas été témoin d'un seul fiiit de ce genre, il n'en a pas été cité un seul, du moins à m.i connaissance. Quel besoin , d'ailleurs , ces insectes DE LA SOCIÉTÉ Er^TOMOLOGIQUE. 517 auraient-ils d'attaquer, pour leur alimentation, des arbres sains, lorsqu'ils ont la faculté de s'adresser aux arbres morts ou mourants qui peuvent suffire à eux et à leurs larves? Et puis, quel grand mal feraient-ils en perforant çà et là Tecorce, ce qui serait cependant pour ces insectes le meilleur moyen de rendre les arbres malades? Est-ce qu'un arbre que Ton criblerait de coups de fusil chargé de plomb de chasse mourrait de ses blessures, en serait même sérieusement malade? Que signifie, au surplus, cette j)lirase : que les Scoly tiens viennent, pendant une année ou davantage, y puiser leur nourriture? Est-ce que les Scoly tiens sont là toute Tannée à Tétat d'insectes par- faits? Mais je m'arrête, parce qu'il ne me paraît pas nécessaire de poursuivre plus avant la réfutation d'une opinion que je ne considère pas comme sérieuse. Je conçois plutôt que l'on dise que les arbres vigoureux eux-mêmes sont attaqués lorsque d'innombrables essaims de Bostriches sont jetés par le vent ou toute autre cause, comme on l'a vu, dit-on, en Allemagne, sur des forêts saines ; j'admets que l'on soutienne que ces insectes , qui éprouvent le besoin de vivre et de se propager, s'adres- sent, faute d'arbres morts ou malades, à des arbres bien portants. La raison ne condamne pas cette assertion, et si je doute, quoique le fait pût être accepté comme une exception qui ne porterait aucune atteinle à mon principe, c'est que ce fait n'a pas été suffisamment démontré et qu'il est contraire à toutes mes observations. J'en reviens donc toujours à dire que les insectes ligni- vores n'en veulent qu'aux arbres malades; et certes il est bien heureux qu'il en soit ainsi, car s'ils attaquaient les arbres vigoureux avec toute la puissance que leur donnent leur nombre incalculable et la rapidité de leur propaga- tion , puisque certains ont deux générations par année. 518 ANNALES nul doute que toute culture forestière ne devînt à peu près impossible. Nous n'en devons pas moins les consi- dérer comme très dangereux, puisque, par leur fait, beaucoup d'arbres malades, qui pourraient se l'emettre , sont frappés de mort. Mais, me dira-t-on, après avoir signalé les insectes en- nemis du Pin, indiquez-vous les moyens de s'en préserver ou de les détruire ? Je comprends toute la justesse, toute la portée de cette question, et je déclare que, lorsque j'entrepris ce travail, à proprement parler scientifique, je m'étais promis d'es- sayer de la résoudre. La science, en effet , ne doit pas toujours marcher dans les voies de l'abstraction , il faut qu'elle descende autant que possible à l'application-, car l'utilité pratique lui donne à la fois plus de charmes, plus d'autorité, plus de relief. Malheureusement, en ce qui concerne la destruction des insectes, je suis obligé d'avouer que je l'ai trouvée à peu près impuissante. Dans l'état actuel de nos connais- sances, je ne vois pas le moyen de délivrer Tagriculture des ennemis nombreux qui se disputent ses produits , et je n'ose espérer, pour l'avenir, des chances plus heureuses, car lutter contre les insectes, ce n'est pas seulement f;îire la guerre à ce qui est presque insaisissable, c'est aussi se mettre en état de révolte contre la nature, dont les efforts souverains tendent toujours à la conservation des es- pèces. Dans vin mémoire publié par la Société scientifique et agricole des Pyrénées-Orientales, j'ai assez longuement traité cette question , en l'appliquant aux insectes qui nuisent le plus à l'agriculture et dont nous connaissons le mieux les liabitudes, et je suis arrivé à celte conclusion décourageante, ([ue riiomaie est à peu près sans pouvoir DE LA SOCIETE EP^TOMOLOGIQUE. 510 contre les insectes, et que. pour pallier seulement le mal qu'ils lui font, ce n'est pas assez de ses efforts individuels, il faut aussi le concours actif et simultané de tous les agriculteurs d'une même contrée. Pour ne parler que du Pin, quels sont, ici du moins, les insectes les plus dangereux? ce sont 1° le Bombyx pithyocaoïpa dont la chenille ronge les feuilles de cet arbre et peut, si elle se multiplie outre mesure, déter- miner des désordres physiologiques tels qu'il en résultera une maladie dont les conséquences, grâce aux Xylo- phages, seront mortelles -, 2" les Tomicus stenographus , laricis et hidcnsj le Melanophila tarda et le Pissodes notaius, qui tuent sans rémission tout arbre malade. Pour ces derniers on a conseillé la destruction du bois mortj l'enlèvement des souches, la mise en œuvre, ou du moins l'écorçage des arbres abattus, les arbres d'appât, dispersés dans la forêt pour recueillir les pontes des in- sectes dont on détruit ensuite les larves-, mais comment obtenir que, dans toute l'étendue d'un département, de plusieurs départements limitrophes , ces moyens soient employés simultanément, c'est-à-dire par tout le monde et aux mêmes époques? Les résultats que l'on obtiendrait seraient-ils d'ailleurs bien appréciables lorsqu'il y a, dans les parties supérieures et presque inaccessibles des arbres, tant de branches mortes ou malades? Au surplus, dans la pratique il est complètement impossible de faire à ces insectes une chasse réellement fructueuse, et cela est in- contestable pour qui connaît l'aménagement et l'exploita- tion de nos forêts, l'insuffisance de la population agricole, l'indifférence qui naît de l'abondance et la sécurité que donne l'ignorance de tout précédent fâcheux. Ce qubn a de mieux à faire, c'est d'effectuer ses plan- talions et ses semis dans de bonnes conditions et de bien 520 AWNALi:S soigner ses arbres, car, ainsi que je Tai dit et que le prouve 1 expérience, les arbres vigoureux bravent les insectes. Il faut se souvenir aussi que des parasites nom- breux et les phénomènes météorologiques maintiennent ou font bientôt rentrer dans de justes limites la multipli- cation des insectes dévastateurs. Quanta la chenille processionnaire du. £onihy.r j qui passe riiiver en sociétés nombreuses dans de grands nids de soie attachés aux branches, on dirait qu'il est facile de s'en rendre maître. Les dispositions législatives qui pres- crivent Técheniliage pour d'autres espèces pourraient bien atteindre celle-ci, et comme on a cinq mois environ pour y procéder, il semble qu'il n'existe aucune raison de s'en affraiRhir. Mais il est bon de savoir que la plupart des nids sont installés à l'extrémité des branches supé- rieures des grands arbres, qu'il serait presque toujours impossible de les atteindre, et toujours périlleux de le tenter-, il faut dire aussi que, pour avoir ces nids, iî est nécessaii'e de couper au-dessous les branches qui les portent, et que, si chaque branche en avait un, comme cela s'est vu, autant vaudrait abattre l'arbre que lui faire subir l'opération mortelle de l'amputation de tous ses rameaux. On est donc obligé de laisser aller les choses, de laisser faire les oiseaux, les parasites, et surtout le temps, et jusqu'à présent nous n'avons pas eu lieu de nous en repentir. A ce propos je me laisse entraîner à cit(!r un fait dont j'ai été témoin, et que j'ai relaté dans le mémoire présenté à la Société des Pyrénées-Orientales. 11 y a quelques années, les vastes forêts de Pins du département des Landes furent envahies par une si pro- digieuse quantité de chenilles processionnaires, que cha- que branche , presque chajuc brindille avait son nid. DK LA SOCIETE ËNTOMOLOGIQUE. 521 Avant riiiver, une grande partie des feuilles avait été' dévorée, et au printemps, les chenilles sortant de leur engourdissement hibernal, achevaient de brouter le reste, de sorte qu'au mois de mai on eût dit que le fbu avait passe parla. Ces ravages, sans présetvalif possible, du- rèrent deux années et causèrent la mort de quelques arbres; la population s^en émut, et il y avait de quoi, puisque tout Pin malade est un Pin mort-, mais, à la troi- sième année, quel fut notre étonnement de voir que les chenilles avaient, pour ainsi dire, disparu. Les Mésanges, les Pies, les Coucous, et d'autres oiseaux en avaient sans doute détruit un très grand nombre ; sans doute aussi quelques milliers étaient devenues la proie d'insectes car- nassiers ou parasites-, mais en supputant largement toutes les destructions partielles on aurait été bien loin de compte. Quelque fléau général avait dû s'appesantir sur celte rate innomblable de dévastateurs, et voici, quant à moi, ce que j'en pense. Au mois de mai, les chenilles processionnaires s'enfon- cent dans la terre pour se transformer en chrysalides j mais elles s'enterrent à une faible profondeur, pour que le papillon n'éprouve pas de grandes difficultés à prendre son essor. Le travail de métamorphose organique qui s'effectue dans la chrysalide exige, comme on sait, que l'insecte soit à l'abri d'une trop grande sécheresse; or, les mois de mai et de juin de l'année dont il s'agit se firent remarquer par des chaleurs très intenses et une séche- resse opiniâtre. Le sol sablonneux des bois de Pins se dessécha profondément, il devint brûlant, et les chrysa- lides ne pouvant se développer dans ce milieu, avortèrent presque toutes. Deux circonstances me paraissent justifier celte expli- cation : c'est que 1° dans les bois un peu frais, et sur les 522 AÎNNALPIS lisières voisines des lieux humides, on retrouvait, 1 anne'e suivante, des nids en assez grand nombre i 2" depuis lors, deux autres anne'es, 1848 et 1849, ont été marquées par une sécheresse pour ainsi dire exceptionnelle, et il en est résulté que, l'hiver dernier, on parcourait de très grandes distances sans rencontrer un seul nid. En 1850, au con- traire, quelques pluies sont venues rarraîchir le sol à 1 é- poque où les chenilles sont en terre. Je prédisais, je m'en souviens, qu'il y aurait plus de papillons, et par suite plus de nids que Fan passé, et aujourd'hui, en effet, les nids ont cessé d'être rares. Je le l'épète donc, la science ne peut fournir que des ressources imparfaites et insuffisantes contre les insectes destructeurs, et alors même que ces ressources seraient efficaces, l'impossibilité d'obtenir de tous les intéressés des efforts simultanés et intelligents, s'opposerait à leur utile emploi", mais par bonheur la nature a assigné à ces insectes des parasites qui se dévouent à leur perte avec cet acharnement , cette ingénieuse obstination qu'ils ap- portent eux-mêmes dans racconiplissement de leur mis- sion-, par bonheur aussi les phénomènes météorologiques viennent contrarier de temps en temps leur développe- ment et leurs métamorphoses •, et c'est ainsi que s'accom- plit cette loi suprême, qui semble s'appliquer à l'homme lui-même, et qui a fixé la limite au-delà de laquelle nul être ne peut s'étendre sans danger pour lui. Ce qui précède trouvera , du l'este ( je l'espèi'e du moins), sa justification dans la série de notices que j'ai rédigées sur les insectes du Pin maritime, et qui suivront cette introduction. DE LA SOClÉrÉ ENTOMOLOGIQUE. 52;î DE BEMBIDIIS EUROP.EIS, AHOloreJACQUEUN-DUVAL (Camille.) (1). ADDENDA. Tome X, page 104. B. prasinum, Duft. Trouve en assez grande abondance lors d'un déborde- ment, au bord de la Dordogne, près Bézenac , par mon ami, M. Philippe Lareynie. il m'a été aussi communiqué par M. de Marseul, comme trouvé aux environs de Metz par M. Bellevoie. Tome X, page 130. B. bruxellense, Wesm. D'après le Révérend J. F. Dawson, cette espèce serait synonyme du Peryphus palustris, Curtis, mais j'ignore si le Peryphus palustris a été décrit, ou n'est qu'un nom de catalogue. Tome X, page 166. B. fumigatum, Duft. Trouvé assez communément à Béziers , au bord des étangs salés, par M. Marquet. TomeX, page 176. B. ^eneum, Germ. J'ai émis, dans cette partie de mon travail, quelques doutes sur la validité de cette espèce ; le Révérend J. F. Dawson penche à croire aussi, m'a-t-il écrit, que les B. œrieuni et biguttatum peuvent être regardés comme les variétés d'une même espèce, car il possède des passages de l'un à l'autre", j'ai confirmé cette opinion, me dit-il ensuite, par l'examen d'une longue série d'individus, et c'est également celle d'un entomologiste du nord. (1) Celte note nous a éié adressée par M. Jitcquelin-Duval le 7 oc- tobre 1852. E. D, 524 ANNAL KS Tome X, page 184. B. rectangulum, Jacq.-Duv. Communiqué, comuie provenant de Sicile, par M. L. Fairmaire. Tome X, page 213. B. latérale, Samouel. M. Souverbie a pris communément cette espèce à la Teste, au bord de TOcéan, lors de la marée basse. ERRATA. Tome IX, 1851. Page 445, ligne 30 : au lieu de : Dawson. Trans. — Descriptions etc. In the Transactions of the Entomo- logical Society of London; lisez: Dawson. New Sp. — Descriptions..... etc. From the Annals and Magazine of natural History. New séries. Vol. 3. 1849. Page 452, ligne 17 : au lieu de: brève ; lisez: hre^i. Corrigez également, partout oii elle se trouve , la même faute reproduite assez souvent. Page 487, ligne 21 : au lieu de: dans les Steppes de Kirguises-, lisez : dans les Steppes des Kirguises. Page 501 , ligne 9 : au lieu de : virescente ; lisez : vires- cenli. Page 504, ligne 24 : au lieu de : angulis posticis acutis ; lisez : angulis posticis acutiusculis. Correction essen- tielle. Page 521 , ligne 8 : au lieu de: pi. 13. 19", lisez : pi. 13. 21. Page 540, ligne 7 : au lieu de: Fusco-niger; lisez : Fusco-nigrum. Page 547, ligne 3 : au lieu de : laeve-, lisez : laevi. Page 556, ligne 18 : au lieu de: 1,0016-, lisez : 0,0016. Tome X, 1852. Page 103, ligne 15 : au lieu de : Rosenhauer; lisez : Rosenhauer. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 525 Page 110, lignes 19 et 26 : au lieu de: cseruleum-, lisez : cœruleum. Page 114, ligne 5 : Corrigez la même faute d'impres- sion. Page 114, ligne 17 : au lieu de: et des palpes; lisez: et des pattes. Page 115, ligne \% : au lieu de: autant qu'il pouvait juger de la description -, lisez : autant qu'il pouvait en juger par la description. Page 116, lignes 13 et 14 : Rétablissez ainsi qu'il suit la ponctuation omise : postice abbreviata vel obsoletaj antennarura articule basali , tibiis tarsisque rufo- testaceis. Page 119, ligne 4 : au lieu de : et qu'il a donné en synonymie-, lisez: et à donner en synonymie. Sinon le sens est complètement détruit. Page 120, ligne dernière ; au lieu de : sœpius ; lisez : sœpius. Page 121, ligne 1 : au lieu de: nigro-cseruleis •, lisez : nigro-cœruleis. Page 121, ligne 2 : après les mots : punctato-striaiis j ne mettez qu'une virgule. Page 126, ligne 5 : au lieu de : Stéph.-, lisez : Steph, Page 1 27, ligne 9 : au lieu de : J. P. Dawson ; lisez : Si F. Dawson. Page 127, ligne 24 : au lieu de: Bombidium ; lisez: Bembidiura. Page 128, ligne dernière : au lieu de: 0,0018-2-, lisez: 0,0018-0,002. Page 131, ligne 24 : au lieu de : brève ; lisez : brevi. Page 140, ligne 21 : après les mots: rarement plus large; enlevez la virgule, sinon le sens est compromis. Page 143, ligne 23 : au lieu de : œneum-, lisez : seneum. Page 148, lignes 24 à 26 : après les mots : Synonymie de Linné et Fabiicius; au lieu des simples traits qui ont été placés partout, ce qui a détruit en entier le sens et la 2' Série, tome x. 34 520 ANNALES synonymie, rétablissez les signes ainsi qu'il suit : Cara- hus ustulatus j Lin. = Elaphi'as nipestrù ^ Fabr. = B. jvpestrc, Dej, — Carahus yJiidrece, F. = B. crucîaium , Dej. Page 155, ligne 3 : au lieu de: lestece; lisez: testacé. Page 160, ligne 28 : au lieu de : sœpe -, lisez : ssepe. Page l63, ligne 11 : au lieu de: individus; lisez: exemplaires. Page 166, ligne 9 : au lieu de : pi. 13. 21 -, lisez : pi. 13. 19. Page 166, ligne 17 : au lieu de : Le B. assimile seul, décrit par-, lisez : Le B. assimile^ seul décrit par-, la transposition de la virgule ayant détruit le sens. Page 168, ligne 14 : au lieu de : sœpius-, lisez : ssepius. Page 168, ligne 28 : au lieu de : hœniorrhoidalis ; lisez : hsemorrlioidalis. Page 169, ligne 26 : au lieu de : le septième; lisez : la septième. Page 171, ligne 8 : au lieu de : J. P. Dawson ; lisez : J. F. Dawson. Page 178, ligne 15 : Corrigez la même faute d'impres- sion. Page 181, ligne 4 : au lieu de : hœmorrhous-, lisez : hsemorrhous. Page 182, ligne pénultième : au lieu de : subvires- cente ; lisez : subvirescenti. Page 183, ligne 3 : au lieu de : sœpius ; lisez : saepius. Page 184 , ligne 19 : Corrigez la même faute d'im- pression. Page 191, ligne 6 : au lieu de: incontestable; lisez : inconcevable. Page 191, ligne 21 : au lieu de : Tautorité-, lisez : 1 an- tériorité. Sinon la phrase n'a pas de sens. Page 192, ligne 5 : au lieu de : brève j lisez : brevi. Page 193, ligne 27 : au lieu de: cœterisj lisez : caiteris. Corrigez plus loin la même faute d'impression reproduite encore quatre fois. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 527 Page 195, ligne 9 : au lieu de : bicarinatO", lisez : bi- carinata. Page 196, b'gne 4: au lieu de: testace's-, lisez : tes- tacées-, sinon le sens est changé. Page 202, ligne 21 : fli/ lieu de : hœmorrhoidale -, lisez : haemorrlioidale. Page 205, ligne 17 : après le mot : obsolète; enlevez la virgule, sinon le sens est compromis. Page 206, ligne 20 : au lieu de : B. elongatum; lisez : B. elongatulum. Correction essentielle. Page 207, ligne 2 : au lieu de : et noirâtre même sur la tète-, lisez : et même noirâtre sur la têle. Page 213, ligne 27 : au lieu de : œneo", lisez : seneo. Page 216, ligne 19 : au lieu de : maritinum ; lisez'. MARITIMUM. Page 217, ligne 2 : après le mot: seulement., enlevez la virorule. Page 218, ligne 8 : le mot larçes a élé souligné comme traduit mot à mot de Tallemand, mais il signifie évidem- ment ici Tanimal ou Mollusque des coquillages dont parle K ils ter. Page 220, ligne 4 : au lieu de : o.xxoç, Usez : i'xxoc-, cor- rection essentielle. Page 228, ligne 31 : Dans Texplication de la planche 1 3, la fig. 19, rapportée au B. gihipes, doit être rapportée au B. assimile:, et, réciproquement la fig. 21 appartient au B. assimile et non au gili'ipes, le graveur ayant inter- verti ces deux figures. Page 229, ligne 5, etc. : au lieu de : cœcus", lisez: cœcus. La même faute d'impression a été reproduite plu- sieurs fois dans cette page. Table. — Corrections essentielles : Bemb. albipes; au lieu de : 551 ; lisez : 553. — elongatulum ; avi lieu de : 0', lisez: ix. 206. — guttula ; au. \ievn\e : 179-180 ; lisez : 175-180. — Milleri ; au lieu de : 569 ; lisez : 563. 528 ANNALES Bemh. orichalcicumj au lieu de : 501-880; lisez : 501- 480. — velox ; au lieu de : 505", lisez: 477. Elaphr. ntpcstris i au lieu de : x. 182; lisez: x. 132. 138. 144. Leja mœotica; au lieu de : Oj lisez : ix. 527. Lopha pulicanaj au lieu de : x. 201; lisez : ix. 527. Notaplt. stictus j au lieu de : 160; lisez : 166. Au lieu de : Elaphrus pixisiimij lisez : Elapli. prasinus. — Tacliypiis properam ; lisez : Tachypus properans. — Tachypus oiichalcium ; lisez : Tachypus ovichalcicus . — Tachys anomata^ lisez: Tachys anomala. — Tachys hinctatas : W&ez : Tachys h inotatus. Les planches 12 et 13 insëre'es dans le tome IX. 1851, m il réussies par le graveur à la première épreuve, conser- vent encore quelques défauts, parmi lesquels je signalerai: Dans la planche 12, les figures ; 14, dans laquelle les deux points enfoncés du troisième intervalle sont trop petits, trop étroits, pas assez arrondis; 15, dans laquelle le graveur a oublié les deux petits points enfoncés du troisième intervalle, et a pointillé tout le Lord externe, au lieu de faire nettement une strie ponctuée à peine indiquée dans sa gravure; 16, dont la strie du rebord se joint à la huitième, au lieu de suivre parallèlement vers le haut le bord de Té- Ijtre, te qui en change faspect; 25, gravée défectueusement, car les côtés du prothorax sont dissemblables. Dans la planche 13, les figures : 1 1, inégalement gravée aussi; 12, dont la ligne médiane est inclinée à gauche, ce qui change beaucoup au faciès du prothorax. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 529 DESCRIPTIOM ET FIGURE nis. "L Hœmatopinus tuhcrcidaius, Burm., qui vit parasite SUR LE BuFLE d'Italie {Bos huhalus)^ Linnk; PAR M. H. LUCAS. (Séance du 22 Octobre 1851.) J'ai signalé dans les Annales de la Société entomolo- gique, tom. 9, Bulletin, p. v, de l'année 1851, un Epi- zoïque , rencontré en immense quantité sur un Bufle {Bos buhalus, Linné) qui a vécu longtemps à la ménagerie du Muséum d'histoire naturelle. En terminant cette communication , j'ai promis de décrire cet Hœmatopinus et de le faire figurer-, mais auparavant j'ai voulu m'assurer par des recherches bibliographiques consciencieusement faites, si cette espèce était nouvelle. Je consultai donc Texcellent travail de M. Dennys sur les Anoploures de la Grande-Bretagne, et parmi les espèces qui ont été décrites et figurées par ce savant , je n'ai rien remaïqué qui rap- pelât V Hœmatopinus qui vit parasite sur le Bufle. Cepen- dant je dois dire que cette espèce a un peu d'analogie avec V Hiematopiniis spiniger, mais elle en est bien distincte par les échancrures profondes que présentent les parties 2* Série, tome x. 35 530 ANNALES latérales de son abtlomen. De tous les Anoploures repré- sentés par M. Dcnnys, je puis dire que cette espèce est la seule avec laquelle il soit possible de la comparer, car toutes les autres s'en éloignent, soit par une forme trop ramassée et très élargie, ou très étroite et trop allongée. J'ai cherché aussi à lui trouver de Tanalogie avec une espèce que j'ai décrite et figurée dans nos Annales, sous le nom iïJIœinatopinus cervicaprœ, tom. 5, p. 541, pi. 8, N° II, fîg. I ('1847), mais elle ne saurait être confondue avec cet Hœinatopinus^ a. cause de sa tète qui est beaucoup plus courte, de son thorax qui est plus large que long, et surtout des échancrures profondes qui distinguent les parties latérales de son abdomen. Je compulsai aussi le travail de M. P. Gervais dans les Suites à BufFon, et à la page 306 du tome 3'' de THistoire naturelle des Insectes Aptères, par M. Walckenaér, je me suis aperçu que cette espèce avait été décrite par M, Burrneister, dans son Gênera Insectorum , sous le nom de Pediciilus tuhercu- latus. Quoique cette espèce soit déjà connue, je crois qu'il ne sera pas superflu de la décrire de nouveau, et surtout de la faire représenter, en lui conservant le nom qui lui a été primitivement imposé par renlomologiste allemand; car il n'en a donné qu'une diagnose très courte, et dans laquelle il ne signale pas la bande longitudinale jaune clair que présente en dessus la partie médiane de son abdomen. Maintenant que je me suis assuré que cette espèce a été décrite, le nom spécifique que je lui ai donné provisoirement dans nos Annales, tome 9, Bullet. p. v, 1851, doit être considéré comme non avenu, et doit même ne pas être pris en synonymie, d'autant plus qu'au- cune description n'accompagne la dénomination sous laquelle j'ai désigné cette Hœinatopinus. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE. 531 Hœmatopinus (Pediculus) tuhcrcidatus , Burmeister , Gênera insectorum. (PL 11, NMI.) Long. 4 millim. à 4 millim. 1/2. Lat. 2 millim. à 2 millim. 1/4. H. Jhscus, obdomùie latiorij segmentis suprà et in mar- gine cxterno papillis cornets, seriatim positis flavoque in medio longitudinaliter univittato. La tête plus longue que large, le'gèrement élargie dans sa partie médiane, est terminée en pointe arrondie à son extrémité -, elle est d'un brun-roussâtre foncé en dessus , et tachée de jaune*, elle est sensiblement rétrécie un peu avant Tinsertion des antennes, et présente en dessus un sillon transversal assez profondément marqué-, en dessous, elle est entièrement d'un jaune-testacé: des poils de cette dernière couleur, clairement semés, hérissent les parties latérales, ainsi que l'extrémité, où sont situés les organes delà manducation. Les antennes sont courtes, et lors- qu'elles sont dirigées en avant, elles dépassent de beau- coup la partie antérieure de la tête -, elles sont glabres, d'un brun-roussâtre, annelées de jaune, et composées de cinq articles, dont le second est le plus grand de tous; les premier et troisième sont à peu près d'égale longueur ; quant au quatrième, il est plus court et surtout plus étroit*, le cinquième article ou terminal est le plus court de tous et terminé en pointe arrondie à sa partie antérieure. Les yeux, situés sur la partie élargie de la tête, sont peu ap- parents, obscurément indiqués, et seulement constatables par la couleur qui est beaucoup plus foncée que celle de la tête. Le thorax plus large que long, légèrement rétréci 532 ANNALES à sa partie antérieure qui est tronquée, présente en dessus un sillon transversal profondément marqué, et qui semble partager cette pièce en deux parties; un autre sillon, mais longitudinal et moins fortement accusé, part de la partie antérieure du thorax et atteint sa partie pos- térieure*, il est d'un brun-roussâtre foncé et orné de cinq taches jaunes , dont deux situées de chaque côté des parties latérales, et une occupe la partie médiane anté- rieurement. Les pattes sont très robustes , et la seconde paire est la plus allongée, la troisième vient ensuite, quant à la première, elle est la plus courte-, elles sont jaunes et ornées de marques d'un brun-roussâtre foncé. Les premier et second articles des trois paires de pattes sont très courts , les suivants sont plus allongés, surtout le pénultième : celui-ci est élargi à son extrémité, qui présente une échancrure profonde •, à son côté interne , il est armé d'un tubercule épineux; quant au dernier article ou l'ongle, il est court, assez robuste, en forme de croissant, et représente une pince lorsqu'il est replié sur l'article précédent : c'est dans l'échancrure que j'ai signalée plus haut que sont ordinairement placés les poils auxquels cette espèce se tient accrochée au moyen de l'ongle ensiforme dont le pénultième article est armé : des cils très raides, allongés, peu serrés, roussâtres, hé- rissent les organes de la locomotion. L'abdomen très volumineux, de forme ovalaire, est remarquable par ses parties latérales, qui sont profondément découpées ; il est d'un brun-roussâtre foncé, et orné dans sa partie médiane d'une ligne longitudinale dun jaune clair; de chaque côté de cette ligne, les segments présentent deux petites plaques écailleuses d'un noir brillant, et dont la position sur ces organes est transversale : ces petites plaques écail- leuses, répétées sur chaque segment, forment de chaque DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 533 côte de la ligne jaune clair que j'ai signalde une bande interrompue d'un noir brillant. Il est aussi à remarquer que vers les parties latérales ces mêmes segments présen- tent aussi de chaque côté une petite plaque écailleuse de même couleur que celle que je viens d'indiquer, mais dont la position est longitudinale au lieu d être transver- sale. Quant au dernier segment, il est plus long que large, profondément échancré postérieurement, d'un jaune clair dans son milieu, et bordé de brun-roussâtre sur les parties latérales j en dessous, il est d'un jaune-testacé , finement strié transversalement , avec ses expansions latérales tachées de noir brillant et hérissées de poils testacés, allongés, peu serrés. Les œufs jaunes, ovalaires, égalent 1 millimètre 1|4 en longueur. Cette espèce est très commune sur le Bufle d'Italie i^Bos bubahis , Linné), et se tient accrochée aux poils situés dans le voisinage des régions génitales. Explication de la planche 11, iY" //. Fig. 1 , Hœmatopinus tuberculatus, grossi j I «, la gran- deur naturelle -, i b, une antenne, grossie j 1 c, une patte de la première paire, très grossie, vue de profil. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 535 NOTE SUR LE COCON DU BOMBYX PËPHIA; Par M. ALEXANDRE LABOULBÈNE. (Séance du 8 Septembre 1852i) Les chenilles qui produisent de la soie en formant un cocon, où elles se changent en chrysalides, sont intéres- santes au double point de vue de la science et de l'in- dustrie. Tout le monde appre'cie aujourd'hui la chenille (.lu Mûrier (^Bombyx mori, L.), qui fournit presque toute la soie employe'e dans le commerce, mais il faut convenir que les autres insectes sericifères sont encore dédaignés ou mal connus. J'ai Fhonneur de présenter à la Société la description et la figure d'un cocon très singulier par sa forme , et qui pourrait devenir précieux , à cause de la helle qualité de la soie qui le constitue. La chenille qui le produit habite dans Flnde, sur les arbres du genre Jmnholifera ; elle se trouve abondamment à Bombay et jusqu'en Chine. Le papillon qui en pro- vient n'est autre que le Bombyx paphia, Fab., mylitta, Drury, puisque cette espèce est éclose des cocons rap- portés au Muséum d'histoire naturelle par M. Lamare Picot. 536 ANNALES La forme de ce cocon est des plus remarquables. Il est ovoïde, long de quatre centimètres et demi, et il offre un prolongement, une espèce de pédoncule assez semblable au pétiole de quelques feuilles. Ce singulier appendice se termine par un anneau qui doit embrasser la tige à laquelle le cocon est attaché. Qu'on se représente un anneau entou- rant une branche j anneau continu avec le pétiole d'une feuille d'arbre dont le limbe serait replié pour former le cocon, et on aura une idée de cette forme insolite. Le pétiole est long de plus de cinq centimètres, flexueux^ le diamètre de Tanneau est de sept millimètres. Il est très probable que la chenille du Bombyx paphia prête à filer son cocon, commence par l'anneau, puis construit le pédicule qui est entièrement soyeux, mais recouvert d'une espèce d'enduit qui le rend dur et noi- râtre. Du sommet du pédicule partent des faisceaux de fils divergents comme des nervures ', ils indiquent , à mon avis , la formation première d'un plancher sur le- quel la chenille s'entoure en dernier lieu d'une enve- loppe ovalaire de couleur brunâtre. Le cocon que j'ai en ma possession est couvert en grande partie d'un enduit blanchâtre, j'ignore s'il est accidentel ou normal. L'in- térieur est lisse et d'une couleur jaune-fauve très claire (1). L'enveloppe soyeuse de la chenille du B. paphia serait vraiment précieuse pour l'industrie , car il a été constaté par M. Chavanne, de Genève, que la soie qu'elle con- (1) On a parlé d'une récolte indienne de la soie analogue à celle des fruits mûrs tombés sous les arbres. Cette assertion serait vraie, car il paraît que les cocons du Bombyx paphia tombent réellement avec les tiges, ou plutôt les supports caducs des feuilles de Jamboli- /■«•a, auxquelles ils sont attachés. On n'a plus qu'à les ramasser à terre. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 537 tient est lâchement collée et dévidable en entier, y compris le pédoncule etTanneau. Elle est bien différente de celle des Bombyx indigènes, du Bombyx Pyri, L., par exemple, qui a une soie très adhérente partout, à cause d'une matière glutineuse et tenace dont la chenille Ta enduite. Enfin, la soie de ces cocons remarquables s'est montrée la plus solide, la plus résistante de toutes celles qu on a expérimentées, en soulevant des poids divers avec des fils soyeux de même longeur et provenant de cocons de différentes espèces séricifères. J'ajouterai que la plupart des foulards de ITnde, dont on admire le tissu, sont fabri- qués avec la soie du Bombyx paphia. Je ne veux point terminer cette note sans remercier M. le docteur Boisduval des bienveillants conseils qu'il a bien voulu me donner pour sa rédaction. Celte note était imprimée quand j'ai appris que le cocon du Bombyx paphia était flguré dans le Voyage de Victor Jacquemond , dans l'Inde. On y trouve, en effet, planche 3, fig. 1 et 2, les portraits du Bombyx paphia mâle [Attacus mylitta, Drury) et de son cocon. La figure nouvelle représente ce cocon dans une autre attitude, et met I)ien mieux en relief son pédicule ; elle servira de complément à l'ancienne, sans faire un double emploi. M. Emile Blanchard, qui a fait le texte de la partie entomologique de l'ouvrage cité, nous apprend , après une description beaucoup trop succincte, que l'Insecte parfait sort de son enveloppe soyeuse par l'extrémité supérieure, près de l'insertion du pédicule. Explication du N° IF, planche 15*. Cocon du Bombyx paphia, représenté aux trois quarts de sa grandeur naturelle. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 539 NOTICE SUR QUELQUES HÉMIPTÈRES NOUVEAUX ^ 01) PEU connus; Par M. V. SIGNORET. (Séance du 8 Septembre 1852). I. Rhyparachromus proderuSj, Amyot. (PI. 16, %. 1, l rt, 1 h.) R. prodems, Amyot. Soc. ent. Fr. 2" série, tome IV, page 95, n° 145. R. flcwipes, Lucas. Ins. Alg. , page 73, pi. 3, f. 2, rt, />, c, f/. La description du joli insecte tjui fait le sujet de cette communication est déjà publiée , comme on le voit par l'indication de sa synonymie, mais je pense que sa publi- cation dans nos Annales n'est pas chose inutile. En effet, cet Hémiptère est parfaitement décrit et figuré dans l'ou- vrage de M. 11. Lucas comme insecte d'Algérie, mais tout le monde ne peut pas se procurer ce dispendieux ouvrage-, quant à la description de M. Amyot, qui nous le donne comme venant du Piémont, je la trouve tout à fait insuf- sante. L'individu que je possède, et que je dois à l'obligeance de M. Jacquelin-Duval, vient de Prades, et est, par con- séquent nouveau pour la France , il est plus grand que celui de Sardaigne, qui n'a que 6 1{2 à 7 millimètres, ainsi que celui d Algérie, tandis que le nôtre porte 8 milli- mètres, et plutôt 8 J |2, et malgré sa grandeur, les élytres 540 ANJNALES nont pas encore atteint leur entier développement. (Voir la planche 16, fîg. 1 b. Voici la description , modifiée pour le français, qu'en donne M. H. Lucas : R. Niger, atigustus:, capite subpunctulato, anticè rufcs- cente\ antennis flm'o-rufescentihus : tertio articulo J'usco ; thorace anticè posticèque in medio lœ\>igatOj infrà fortiter mgoso punctatoque \ scutello elytrisque fortiter punctatis \ corpore fusco-rufescente , segmentis posticè marginatis j pedibus oinninbf lavis > Tête très étroite, noir brillant, très légèrement rous- sâtre au sommet , finement ponctuée. Antennes d'un jaune roussâtre , excepté le troisième article, le sommet du deuxième et la base du quatrième qui sont bruns. Pro- thorax très allongé, plus étroit en avant, finement ponc- tué antérieurement, et plus abondamment en arrière, très convexe en dessus et arrondi sur les bords laté- raux, dessous ponctué, ainsi que Técusson en dessus. Hémiélytres fortement ponctuées, avec des nervures assez prononcées, et la membrane atteignant plus ou moins l'extrémilé de l'abdomen , qui est entièrement noir en dessus et en dessous dans Findividu que je possède. Pattes entièrement jaunes , avec les cuisses antérieures très renflées, et quatre à cinq épines au bord interne. 2. ACANTHIA ROTUNDATA, milll. (PI. 16, f. 2, 2 a.) Un peu moins grande que VA. lectularia, avec la- quelle elle pourrait être facilement confondue à la première vue. Elle en diffère cependant par les carac- tères suivants : Forme en général moins orbiculaire , couleur beau- coup plus foncée , et surtout, prothorax présentant des DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 541 bords arrondis et non marginds , comme dans Tespèce commune, ce qui lui donne une forme plus convexe, plus arrondie et se rapprochant de celle de Vhinmdînis (Voyez Ann. nat. Hist. London, tome 3, p. 244, pi. 5, f. 1), mais transversal comme dans X A. colunibaria, dont le thorax est marginé, et avec laquelle il est impossible de la confondre, à cause de la forme moins ovalaire de Tabdomen, qui dans notre espèce se rétrécit brusque- ment dans sa partie postérieure ; les antennes : de VA- canthia 7'o/Mwc?afa ressemblent à celles de T^. columbaria et de \A. lectularia, c'est-à-dire que les deux derniers articles sont amincis, filiformes, ce qui n'a pas lieu dans \\^. hirundinis. La pubescence est beaucoup moins forte et les poils plus courts. La couleur générale de Tinsecte est d'un brun rougeâ- tre , avec les élytres plus claires, ainsi que le bord anté- rieur du prothorax. Pattes jaunes. Hab. Ile Bourbon. 3. AsTEMMA MuLSANTi, mihi. (PI. 16, f. 3, 3 a, 3 Z», 3 c.) Longueur : 0002. Brun-noiràtre lisse, avec le bec et les pattes jaunes. Tête plus longue que large, lisse, le lobe médian dé- passant les latéraux-, bords latéraux légèrement échan- crés. Bec atteignant les pattes intermédiaires. Antennes velues ayant les deux premiers articles épais et les deux derniers filiformes et noduleux ; celte dernière particula- rité empêche de bien distinguer les articulations. Le pre- mier article est court et épais à son sommet ; le second , fusiforrae , est étranglé dans son milieu et trois fois plus grand que celui-ci; le troisième et le quatrième sont 542 ANNALES d'égale longueur, chacun d'eux est plus grand que le pre- mier et le second réunis, tous deux sont très noduleux et très pubescens. Yeux proémineus et dépassant à peine les bords du pro thorax. Prothorax plus large que long, très convexe, et pré- sentant trois fossettes : une médiane près du bord anté" rieur et deux près des angles antérieurs , ces dernières fossettes moins profondes. Derrière la fossette médiane existe un sillon qui se prolonge vers le bord postérieur sans y atteindre, et de chaque côté de ce sillon une légère dépression. Des deux bords du prothorax le postérieur est légèrement concave, l'antérieur presque droit. Ecusson lisse assez grand. Hémiélytres entièrement coriaces, ovalaires, de même grandeur que Tabdomen, marginées surtout vers la partie humérale, très convexes, nervures à peine visibles. Ailes blanchâtres. Abdomen brun-noirâtre en dessus et en dessous. Pattes jaunâtres , nautiques, les postérieures très lon- gues, les antérieures ayant les cuisses épaisses et les tibias dilatés en dedans, d* et Ç. Hab. Le bois de Vincennes, dans les lieux humides et sous les feuilles pendant le mois d'octobre. Quelques entomologistes trouveront peut-être dans cette Astemma assez de caractères pour en former un genre nouveau-, dans ce cas je proposerais de l'appeler Cera- tocomhus, de kî^aç antenne, et ko[x.Qoç, nœud, houppe. 4. Capsus Fairmaikh, raihi. (PI. 16, f. 4, 4 a, 4 b.) Long. 0,005. Brun, presque noir, très rugueux, assez allongé, à côtés parallèles. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 543 Tête petite, transversale , lisse et noirâtre, arrondie et brusquement recourbée en avant, ligne frontale convexe. Yeux très proéminens, presque pédonculds. Bec jaunâtre, atteignant les jambes intermédiaires. Antennes pubescentes, n'atteignant pas la moitié du corps, et insérées très près des yeux, dans la partie re- courbe'e de la tête. Point d'insertion jaune. Premier ar- ticle court et de la longueur de la tête ; deuxième article, le plus grand de tous , trois fois plus long que le précé- dent-, troisième et quatrième articles filiformes, moins longs à eux deux que le précédent, le troisième plus grand que le quatrième. Prothorax très convexe, d'un noir luisant, très densé- ment ponctué et pubescent, bords latéraux presque droits, la partie antérieure étroite est tout au plus de la largeur ititeroculaire,et présente uneéminence entièrement lisse, sans ponctuation-, le bord postérieur légèrement convexe. Ecusson tuberculeux et sans ponctuation. Elytres longues et larges, dépassant d'un tiers l'abdo- men : d'un brun rougeâtre avec le bord externe, l'appen- dice, la partie suturale, et tout le clavus d'un brun noi- râtre, recouvertes d'une ponctuation moins dense que le prothorax, la pubescence en étant aussi moins serrée, mais plus longue. Membrane enfumée uniformément. Abdomen brunâtre, plus clair sur son disque. Pattes entièrement jaunes , excepté les tarses et les sommets des tibias qui sont noirs. Ce joli Capsus , remarquable par la forte ponctuation du corselet, provient des chasses que nous avons faites cet été à Saint- Valéry (Somme) avec mon ami M. Léon Fairraaire. 544 ANNALES 5. Ploiaria uNiANNULATA 5 mihi. (PI. 16, f. 5, 5rt.) Long. 0,004. Cette esjjèce , très voisine de la P. vagabimda, en dif- fère par des caractères si tranchés, qu'en les indiquant on fait en même temps la description de 1 insecte. Le principal caractère est la coloration : dans la P. ça- gabunda , il y a un grand nombre d'anneaux hruns sur les cuisses , les tibias et les antennes , tandis que dans cette espèce , il n'y a qu un seul anneau sur toutes ces parties : au sommet du premier article des antennes, près de l'articulation-, les autres entièrement bruns; puis, au sommet des cuisses intermédiaires et postérieures, les an- térieures étant presque entièrement brunes; enfin près de la base des tibias. Dans rindividu que je possède, et que j'ai trouvé dans le bois de Vincennes, sous un fagot, les élytres sont plus courtes que Tabdomen, ce que je ne crois pas être un ca- ractère spécifique, les élytres variant de longueur suivant Tâge des individus. La ploiaria iiniannulata est plus petite que l'espèce commune, de plus chez celle-là le second article des an- tennes, qui est plus petit que le premier , est égal au troisième, tandis que chez celle-ci le deuxième , qui est plus grand que le premier, est également trois fois plus grand que le troisième, qui est tout au plus le double du quatrième. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 545 NOTICE SUR m NOUVEilU GENRE D'HÉMIPTÈRES DE JAVA. PAR M. V. SIGNORET. (Séance du 26 Mai 1852). Genre Gentrocnemis , Signoret. de Ke^rpoUf ëperon, et de Ky»^w, jambe. L^insecte décrit dans cette notice, et dont je ne possède qu'un seul exemplaire, se rapproche des Macrops, mais en diffère cependant assez pour me décider à en former un genre nouveau (1). D'après ce que je viens de dire, on voit de'jà qu'il se trouve placé dans les Spongipèdes, Am. et Serv. ; c'est- à-dire dans les Hémiptères à jambes antérieures ayant une fossette spongieuse (528. Am. Serv.) à tubercules antennifères peu saillants (529. Am, Lerv) à yeux très saillants (567. Am. Serv.) et à écusson uniépineux. C'est ici que la division s'établit et qu'il faut ajouter : tête lon- gitudinale-, jambes antérieures épaissies etéchancrées. Corps assez large, aplati, avec les bords latéraux mul- ti épineux et présentant un grand nombre de tubercules tantôt épineux, tantôt arrondis. (1) Depuis la présentation de cette notice, j'ai vu un autre individu dans la collection du Musée de Londres. 2' Sériey tome x. 36 546 ANNALES Tête plus longue que large, avec les tubercules anten- nifères à peine visibles, les yeux très saillants, ainsi que les ocelles , qui sont places sur un tubercule très près de la ligne médiane. On remarque six épines, deux à la base des antennes, deux un peu plus loin près des yeux, celles- ci les plus fortes, et deux autres échancrant la surface su- périeure des yeux. L'extrémité de la tête, près l'insertion du rostre, présente quatre dents s'appuyant sur le rostre même, dont le premier article le plus long. Antennes : le second article est le plus long, puis vient le premier, celui-ci présentant un grand nombre de petits tubercules; le troisième et le quatrième de même lon- gueur et filiforme-, au sommet du premier article une dent en forme d'épine en haut et en dedans. Prothorax ayant un sillon transverse et la partie antfî- rieure arrondie , multiépineuse , avec deux fortes épines sur son disque : la partie postérieure ayant une expan- sion latérale multiépineuse -, on remarque sur son disque, près du bord postérieur, deux fortes épines , antérieure- ment deux autres beaucoup plus petites ; et une carène peu élevée s'é tendant de Tune à l'autre . (Je ne sais si Ton peut considérer ces épines comme caractère de genre, peut-être vaudrait-il mieux les réserver comme caractères spécifiques.) Ecusson à sommet uniépineux. Elytres débordées de toute part par l'abdomen, excepté à l'épaule -, la partie membraneuse plus grande que la partie coriace. Abdomen ovalaire-aplati : chaque segment terminé par une double épine, et présentant deux fortes épines sur son bord , de manière qu'il offre trois échancrures -, surface médiane inférieure étant ovalaire très allongée, DE LA SOCIÉTÉ ETNTOMOLOGIQUE. 547 bordtîe d'une double carène dont l'externe est la plus forte. Pattes multie'pineuses-, les ante'rieures plus fortes, les postérieures les plus grêles. Les jambes antérieures pré- sentant à leur bord interne une dilatation en forme de talon ou éperon, avec une forte échancrure en dessous. C. Deykollii, milii. (PL 16, f. G, firt, (ib, Oc, fi d.) Long. 0,030. Patrie : Java. Cette espèce, une des plus remarquables de ce groupe, est d'un jaune plus ou moins brunâtre, couvert d'une grande quantité de petits tubercules généralement blancs : Tête plus longue que large, jaune, avec les tubercules blancs. Rostre entièrement brun -noirâtre , excepté le sommet du premier article, où on ne remarque qu'un tu- bercule ou deux, et encoi'e seraient-ce plutôt des épines. Antennes noirâtres, avec la moitié basilaire du premier et le sommet du second article jaune-blanchâtre. Sur les troisième et quatrième articles , qui sont plus clairs, il y a une très rare pubescence noirâtre. Prothorax jaune plus clair en avant , avec des tuber- cules très nombreux ; Textrémité des épines brunâtre. Ecusson noirâtre, avec quelques tubercules à la base. Elytres brun-marron, avec Tarticulation et la portion scutellaire noirâtre. Au sommet de la corie , près de la membrane, on remarque un espace à fond entièrement blanc, avec la portion de la nervure et les tubercules de même couleur-, dans le reste de l'étendue de Télytre, ou du moins de la corie, il y a quelques tubercules, mais 548 ANNALES moins qu^ailleurs, et on les voit surtout près des nervures -, la membrane est d'un brun-noirâtre un peu velouté-, on y remarque quatre nervures, la première se bifur- quant près de son insertion, la première branche se ren- dant vers le bord externe , la seconde allant s'anasto- moser avec la seconde nervure, celle-ci, en se courbant, allant se réunir à la troisième, qui donne un rameau qui se perd dans le bord ; la quatrième se dirige vers la circon- férence, en fournissant une anastomose à la troisième. De la réunion de toutes ces nervures , il se forme trois cellules discoïdales et quatre terminales. Ailes brunâtres, plus ou moins enfumées, avec la côte externe supérieure jaune. Abdomen jaune en dessus , avec la surface libre dé- bordant les élytres et présentant un nombre plus ou moins grand de petits tubercules , tandis que la surface cachée est jaune et lisse. En dessous il est jaune mêlé de brun, surtout vers la partie médiane. Pattes d'un jaune varié de noir. Les cuisses antérieures jaunes en dessus, où elles présentent plusieurs séries de tubercules plus ou moins épineux ; en dessous, la partie basilaii-e est plus ou moins foncée, et les tubercules sont beaucoup plus petits. Les tibias jaunes à la base et noirs au sommel, surtout les antérieurs. Tarses noirs. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 549 NOTE SUR UN NOUVEAU GENRE DE GUÊPES. Par M. H. de SAUSSURE. (Séance du 24 Décembre 1851.) Dans une note que j'eus Thonneur de présenter dans la dernière se'ance, j'exprimai la ne'cessité qu'il y avait à faire une revision complète de tous les genres de la fa- mille des Guèpiaires, et de consacrer le soin le plus minutieux à la rectification des erreurs et à la critique de la classification, afin de substituer une méthode claire à Tinextricable nœud dans lequel elle se trouve engage'e. L'un des genres dont la re'vision est la plus urgente est celui des Polistes, dans lequel Fabricius a entasse pêle-mêle tout ce qu'il ne pouvait faire cadrer dans les autres groupes. On y voit figurer côte à côte des insectes sociaux et des insectes solitaires, des abdomens presque sessiles et d'autres longuement pe'dicellés, et les bouches les plus variées, destinées à des fonctions diverses. Tels sont en particulier les Zethus cyanipcnnis , arietis j et plusieurs autres dont le corps gros et carré en avant, dont les palpes labiaux de trois articles, dont l'abdomen sup- porté par un long pétiole jurent avec le corselet étroit en 550 ANNALES avant, les palpes quadri-arliculës et labdomen arrondi des vrais Polistcs. Le type que je me suis proposé d'extraire de ce genre héte'rogène est représenté par le Polistes cœrulens, lequel forme, avec le P. cyaneusj un groupe nettement déli- mité. Je ne sais pourquoi, dans toutes les collections que j'ai visitées, j'ai trouvé ces insectes étiquetés du nom de Zethusj nom qui ne leur convient en aucune façon , car ils s'éloignent de ces derniers partons leurs caractères, et n'ont de commun avec eux que la couleur du corps et un certain air de famille (sans vouloir prendre ce terme dans son acception scientifique) qui rapproche les êtres aux yeux du vulgaire, sans révéler d'affinité directe au regard plus ]3erçant du naturaliste, et dont la cause est due au cachet de leur patrie commune. Une pareille confusion est d'autant plus étonnante, qu'aucun auteur n'a jamais décrit ces insectes sous le nom de Zethiis , mais tel a été le sort de ce genre depuis que Fabricius le composa d'é- léments dissemblables, et tel sera toujours le sort des groupes mal caractérisés, de n'être compris par per- sonne (1), et d'avoir servi de magasin commun à tous les types douteux. Je propose le nom de Synœca (2) pour le nouveau genre qu'il est nécessaire de fonder. Les insectes qui le composent jouissent de la plus proche parenté , tant par les formes , par la taille et la couleur , que par leur ori- gine identique; ils forment par conséquent un genre parfaitement naturel. Au premier abord, on pourrait les prendre pour des Guêpes solitaires, mais il n'y a aucun (1) Latreiîle lui-niêQie le fondit avec le genre Eumenes. (2) l't/v, hiKtu. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 551 doute à avoir à cet e'gard, car ils se rattachent aux Guêpes sociales par rextrême brièveté' de la langue et des palpes maxillaires, par la coupe étroite du prothorax, et par la forme droite et cylindrique du pétiole. Fabricius parle du nid du P. cyaneus, qu'il dit être recouvert d'une en- veloppe très mince , et supporté par une branche ôiAna- cardias oiientalis. Genre SYNOEGA. Car. Lèi^re courte, la languette de moitié plus courte que le menton, trifide, le lobe médian large, échancré, chacune des quatre divisions portant une glande à son extrémité. Palpes labiaux de quatre articles , les deux premiers d'égale longueur, et le troisième à peu près égal au quatrième. Mâchoires grandes j Tappendice égal à moins de la moitié de leur longueur. Palpe de même longueur que Tappendice, de six articles, dont le premier est le plus gros et le plus long, les autres petits, de même grandeur, plus renflés au bout qu'à la base, le sixième plus long que le cinquième. Mandibules:, longues, tronquées obliquement, un peu crochues et armées de fortes dents ; formant par leur réu- nion un bec obtus. Antennes filiformes , insérées au milieu de la hauteur de la tête, au centre de deux dépressions ovales. Tête large , concave en arrière ; ocelles en triangle ré- gulier-, yeux réniformes, à échancrurc peu profonde, ne couvrant pas les côtés de la tête. Chaperon plus large que long, entier, un peu prolongé angulairement à son bord inférieur, portant une dépression longitudinale. 552 ANNALES Corselet comprimé, deux fois aussi long que large, se rétre'cissant beaucoup à son point d'union avec la tête. Métathorax très incliné, presque vertical, bombé, sans sillon médian. Ecusson saillant, un peu plus large que long- abdomen pédicellé , le premier segment tout entier transformé en un pétiole cylindrique, dont le tiers posté- rieur s'évase un peu en entonnoir et porte un renflement dorsal avec un sillon longitudinal ; au point où ce renfle- ment commence, on remarque un petit tubercule de chaque côté. Le reste de Tabdomen parfaitement coni- que , un peu comprimé, le second segment s'évasant subitement en cloche, et se rétrécissant un peu en arrière. Pattes postérieures dépassant de beaucoup Textrémité de Tabdomen. Tibias armés de deux épines, dont lune plus courte, droite, Tautre plus longue, courbée en forme de sabre. ^iles très grandes , dépassant de beaucoup le bout de Tabdomen lorsqu'elles sont pliées longitudinalement ; cellule radiale , grande, triangulaire; deuxième cubitale offrant un bord radial sensible, troisième en carré obli- que, plus petite que la quatrième. Les insectes qui composent ce genre se ressemblent tous considérablement, ils sont difficiles à distinguer les uns des autres , et forment un groupe parfaitement na- turel. Ils sont tous américains. 1. S. COERULEA (1). Cœmlea, orc nigroj alis cyaneis. Syn. Fabr. Polistes cœrulea. Syst. Piez. 279. (\) Les mesures de longueur sont prises depuis le front jusqu'au bout du second segment de fabdomcu. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 553 Olivier. Fespa nigncomis. Enc. vi. 615. — Fespa surinama'i id. 676. Long, 18 mill.;env. 45 mill. Ouvrière. Corps noir, luisant, à reflets métalliques, de couleur bleu d'acier, sans granulations, mais un peu satine. Antennes, mandibules et chaperon, noirs, ce dernier luisant, sa dépression peu marquée. Ocelles en triangle allongé, les deux postérieurs assez rapprochés l'un de Tautre. Corselet, pétiole et base du second seg- ment, luisants, d'un bleu d'acier, violet, ou verdâtre avec des reflets irisés. Ecusson plus large que long, par- tagé par un sillon longitudinal. Abdomen plus noirâtre et plus mat. Pattes noires, avec quelques reflets violets. Ailes brunes, à reflets irisés, deuxième cellule cubitale ayant son bord radial assez étendu. Habite : Cayenne. 2. S. CYANEA. (PI. 11, N°III, fig. 2, 2rt.) Cœmleaj ore ferrugineo, alisfiiscis. Syn. Fabr. Fespa cyanea, Syst. ent. 372. — Spec. ins. 1. 469. — Mant. Ins. i. 293. — Eut. syst. II. 282. — Polistes cyanea. Syst. Piez. 279. Oliv. Fespa cyanea. Ent. vi. 674. Long. 17 1/2 mill.-, env. 44 mill. Ouvrière. De même couleur que la précédente , mais le pétiole souvent noirâtre. Chaperon, insertion des an- tennes, mandibules et joue au-dessous de leurs inser- tions, roux ; bout des mandibules, noir : sillon du chape- 554 ANNALES ron très indistinct. Ocelles en triangle régulier. Ecusson portant un sillon longitudinal, et le métathorax un rudi- ment de ligne enfoncée selon la même direction. Ailes brunes, avec très peu de reflets irisés. Deuxième cellule cubitale en trapèze, son bord radial au moins de moitié aussi long que son bord cubital, rar. Corps d'un beau bleu clair, ou , au contraire, presque entièrement noir. Habite : Cayenne, Surinam et le Brésil. 3. S. AzuREA, Mihi, Cœndea, ore ferrugineo, alis cyaneis. Long. 15 l|2 mill.; env. 39 mill. Ouvrière. Un peu plus petite que la précédente, mais du reste entièrement semblable, si ce n'est que le point d'insertion des mandibules a moins de roux ; tubercules du pétiole plus marqués. Ailes violettes, seconde cellule cubitale plus rétrécie vers la radiale, son bord radial moindre que la moitié du bord cubital. Far. Gbaperon bleu, bordé de roux. Joues entière- ment bleues jusqu'à Torigine des mandibules. Habite: Le Brésil, Babia. Quelques individus de la collection de M. Guérin-Méneville viennent du Mexi- que. 4. S. ULTRAMARINA, Mihi. (PI. 11, N" 111,%. ï, l rt, 1 h.) Fiolacea, alis fuscis, clypeo nigro uiaculato. Mdle. Long. 17 mill.; env. 42 mill. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 555 Mâle. Tête, corselet et abdomen, d'un bleu d'outre- mer tirant sur le violet , luisants , avec quelques teintes roses ; sans granulations. Chaperon violet ou rose, mar- qué au milieu d'un cai-ré noir-, son sillon indistinct. Mandibules rousses, leurs dents peu prononcées. Ocelles en triangle régulier. Antennes inconnues. Pattes noires à reflets métalliques. Ailes brunes , presque sans reflets irisés. Ouvrière. Comme le mâle, le pétiole un peu rebordé postérieurement et liseré de brun ; les ailes plus foncées, ayant des reflets violets. Habite : Sainte-Catherine au Brésil. Ce doit être par erreur qu'un individu est étiqueté comme venant de Manille. Nota. Cette espèce est facile à distinguer à ses belles couleurs et à son abdomen qui est aussi bien coloré que le thorax, et non noirâtre comme dans les espèces précé- dentes, 5. S. viOLACEA , Mihi. Cycnieo-nigra, J'errugîneo ahdominisque segmento se- cundo, ruhro himacidato, alce fuscœ. Long. IBmill,-, env. 40 mill. Ouvrière. Noire, avec des reflets violets comme dans le S. cyanea. Chaperon, mandibules, et une tache au-dessus de leurs insertions rousses. Pétiole noir, sans sillon dorsal, mais avec un simple point déprimé. Abdomen noir, le second segment orné de chaque côté d'une tache rouge irrégulière. Pattes noires. Ailes brunes , avec quelques faibles reflets irisés. 556 ANNALES Habite : Le Brdsil . Rapporté de Sainte-Catherine par M. Auguste de Saiiit-Hilaire. 6. S. CHALIBEA, Mihi. Firida, ahdomine cœmleoj ore fermgineo^ alis albidis, suhfernigineis. Long. 16 mill.-, env. 38 raill. Ouvrière. Tête et corselet d'un vert me'tallique, lisses, luisants. Cliaperon presque circulaire, roux, ainsi que les mandibules, sa dépression peu distincte. Antennes noires, un peu ferrugineuses au bout. Métathorax très finement ponctué. Pétiole vert, bleu, ou noir, roux à sa base, son sillon presque nul. Abdomen bleu ou noir, luisant. Inser- tions des ailes, dessous de la tête , du corselet , et les hanches, ferrugineux. Pattes brunes. AWes transparentes^ un peu ferrugineuses , d un brun foncé le long de la côte. Far, Dessus du corselet passant au ferrugineux. Habite : Gayenne. Explication de la planche 1 1 , iV° ///. Fig. i. Synœca ultramarina, Saussure, de grandeur naturelle. 1 a. Id. Tête très grossie. 1 b. Id. Mâchoire, grossie. 2. Synœca cjanea. Lèvre, grossie. 2 a. Id. Mandibule, grossie. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 557 NOTE ADDITIONNELLE SUR LES HABITUDES ET LES MÉTAMORPHOSES DE jJE amenés infundihulif'ormis ^ Oliv. Par M. EDOUARD PERRIS. (Séance du 22 Octobre 1851.) Il a éié insëré dans le Bulletin des Annales de la So- ciété entomologique, 1849, page lxxiv, des notes de M. Vallot, de Dijon, dont une est ainsi conçue : « Je pense que le nid décrit et figuré par M. Ed. Perris » (Ann. Soc. ent. 1845, 2* trimestre, p. 185, pi. 5, N° II) » comme appartenant à VEumenes infundibuliformis^ doit » se rapporter à Tabeille maçonne Chalicodoma muraria, w La lecture de cette note m'a donné lieu de penser que M. Vallot n'a pas lu ma notice. S'il en avait pris connais- sance, il aurait vu que j'ai assisté en personne au travail de l'Eumène construisant ou plutôt achevant son nid; que j'ai plus tard enlevé ce nid, que j'ai constaté dans les cellules l'existence des restes de chenilles qui avaient servi à l'alimentation des larves, et que, le 2 juillet 1846, la seule larve qui eût été respectée soit par moi , soit par les Chrysis parasites, s'est transformée en insecte parfait. Ces faits , si nettement précisés , étaient de nature à exclure toute espèce de doute sur le véritable artisan du 558 ANNALES nid de terre dont j'ai donne le croquis et la description. M, \ allot, cependant, attribue ce nid à un autre insecte-, j'en conclus ou qu'il s'est borné à lire le titre de ma notice et à jeter un coup d'œil sur la figure correspondante , ce qui ne suffit pas pour asseoir un jugement-, ou que j'ai pu prendre la Chalicodoma inuraria, que je n'ai jamais ren- contrée ici, pour T^'/^me/ïe^ infundibuliformis, qui s'y trouve assez communément, ce que je puis contester sans vanité -, ou enfin que M. Vallot me suppose capable de publier des contes scientifiques , des romans entomologiques, ce qui ne serait pas cbaritable. La forme du nid de ÏEumencs infundihulifonnis est sans doute la seule cause de l'erreur dans laquelle est tombé M- Vallot. Je conviens que ce nid ressemble à celui de la Chalicodoma vimxiriaj mais je dois dire aussi qu'il a de grands rapports avec celui du Pelopœiis spirifex, de sorte que si Ton voulait juger sur la forme des nids , sur les matières qui ont servi à leur fabrication, on ne saurait guère à quoi s'en tenir. L'Euraène qui fait l'objet de cette note m'en a fourni lui-même une preuve. Durant l'automne de 1849, en traversant un pont de pierre , je remarquai , à la face postérieure d'une des bornes posées le long des parapets, un petit monceau de terre que je soupçonnai être un nid d'insecte. Je l'enlevai soigneusement à l'aide d'un ciseau, et je reconnus que mes prévisions étaient fondées. C'était, en effet, un nid, sensiblement plus aplati que celui dont j'ai donné la description et le dessin dans les Annales , long de onze centimètres , large de quatre , et contenant onze cellules clliptiaues, dont neuf sur deux rangs parallèles, cinq d un côté, quatre de l'autre, et une à chaque extrémité. Cha- cune de ces cellules était occupée par une coque soyeuse DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 559 renfermant une larve d'Hymenoptère. L'examen atlentif (les larves et des résidus existant dans les cellules me portait à penser que le nid appartenait à \ E amen es in- fundibulijormis i mais je n'osais pas trop ni'arrêter à cette ide'e, tant le nid différait de celui que j'avais découvert deux ans auparavant. Je l'installai dans mon cabinet, et au mois de juillet 1850, il m'est né six Eumenes infundî- huliformis en très bon état et un imparfait-, les autres lar- ves ont mal tourné. Je reconnais que le nid de cet Eumène diffère entière- ment, quant à la forme , de ceux que construisent les Eumenes pomif'ormisy coarctata, etc. •, mais est-ce une rai- son pour nier un fait surabondamment prouvé par toutes les circonstances dont il est entouré et dont j'ai été deux fois témoin de ^isuP Celui qui a prescrit à la mésange bleue et à l'hirondelle de rivage de nicher dans des trous, a voulu que la mésange rémiz suspendît le sien aux bran- ches des arbres , et que l'hirondelle de cheminée bâtît le sien dans nos maisons -, celui qui a donné à la Chalico- doma muraria l'instinct et l'habileté nécessaires pour l'emploi de l'argile et du sable à la construction de son nid, a décidé que cent autres Mellifères donneraient pour berceau à leur postérité des galeries creusées dans la terre ou dans le bois. La nature est toujours conséquente avec elle-même, et on ne la voit pas détruire par le disparate des organes et l'anomalie des fonctions , les analogies et les affinités qu elle a établies entre les insectes d'un même genre , d'une même famille -, mais vouloir limiter les moyens par lesquels elle arrivera à son but , vouloir lui fixer des mesures, lui tailler des patrons , lui dicter un programme, c'est méconnaître sa toute-puissance, c'est s'exposer aux plus écrasantes défaites, aux démentis les plus humiliants. ANNALES DE 1 A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 561 S€R LA RARETE RELATIVE DE CERTAINS HYMEMOPTERES, ET NOTAMMENT SUR LA MUTÎLIA mCOMPLETA et la CROCISA SCUTELLARIS. Note lue à la séance du 13 Octobre 1852, Par le D' SICHEL. Le 8 août 1852, à 10 heures du matin, par un temps chaud et lourd, je trouvai à Ville-d'Avray, près Paris, sur un vieux mur exposé au midi et longeant le trottoir sablé du pavé , une Mutille que j'avais quelque peine à faire sortir d'une fente entre deux pierres, et qui me pa- raissait la Mutilla distincta ç de Lepeletier de Saint-Far- geau (Hyménoptères, t. III, p. 606, n. 18), que cet au- teur indique comme appartenant aux environs de Paris et comme rare. Vers midi, m'étant de nouveau arrêté au même mur, et ayant, au bout de quelques minutes , trouvé à son pied une autre Mutille de Tespèce sus-mentionnée, je prolon- geai mes recherches et pus , en trois quarts d'heure de temps, en recueillir une vingtaine de femelles et six mâles. Huit jours plus tard , le 14 août, par un temps égale- ment chaud , je n'arrivai qu à une heure après midi au 2* Séné, tome x. 37 562 ANNALES même mur, et je réunis encore, en vingt minutes, une douzaine de femelles et cinq mâles de ladite jMuliile , puis j'abandonnai la chasse, craignant, comme la pre- mière fois, d'exterminer Tespèce et do me priver de l'oc- casion d'en observer les mœurs. A quatre heures, après dix minutes de recherches , je ne trouvai plus qu'une seule femelle et point de mâle. Ces insectes se tiennent à la partie inférieure du mur, ne remontant pas, ciutant que j'ai pu l'observer, au-delà d'un demi-mètre de hauteur. On les voit sortir des fentes entre les pierres , dans lesquelles ils se retirent lorsqu'on les poursuit. Ils ont un mouvement vibralil continuel des antennes, et courent assez vite, surtout les mâles, mais néanmoins pas assez pour que leur chasse ne soit pas excessivement facile, comme le prouve le grand nom- bre que j'en ai recueilli en un si court espace de temps. J'ai encore notablement augmenté ce nombre plus tard, où, les mâles devenant plus x'ares , je crus le temps de l'accouplement et de la ponte passé, et où j'avais en outre découvert une nouvelle localité, habitée par ces insectes. Je ne puis m'empécher de soupçonner que cette espèce de Mutille est parasite des petites espèces à'Halictas, tels que les Halictus fuhocinctus , K. et morio. Je fonde cette opinion sur les raisons suivantes : d'abord, j'ai vu plusieurs fois que les Mulilles sortaient de trous où autrefois j'avais vu entrer ces Halictes, et qu'elles y rentraient loi'sque je les poursuivais. De plus, bien que le mur en question ait plus de quarante mètres d'étendue, les Mutilles ne se ren- contrent abondamment que dans une partie très res- treinte de son étendue, longue tout au plus de cinq niè- tres ; or, c'est juste sur cette portion du nmrque, pendant les trois derniers étés , j'ai constamment trouvé les deux DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 563 espèces indiquées d'Halictus , dont la saison commence vers le mois d'aoïit. Les habitations des Mutilles, outre celte localité restreinte dans laquelle j'ai rencontré le plus grand nombre de ces insectes, s'étendent à une certaine distance à gauche, dans une partie du mur moins vieille, où j^ai souvent observé des nids dUHalictus abdominalis (JuU'ocinctus d',var.), mais disparaissent brusquement vers la droite. Or, dans toute Tautre partie, la plus longue, du mur, sise sur la droite , il existe des Anthophores, des Odynères et d'autres Hyménoptères, mais point dTialictes. Cette colonie de Mutilles doit s'être établie depuis cette année ou depuis la fin de la saison dernière ; car, pendant trois étés consécutifs, je n'ai presque point passé une se- maine sans chasser le long du mur en question, et sans examiner attentivement sa partie inférieure, sur laquelle j'ai pris des Halictes et des Fourmis en nombre^ mais ja- mais une seule Mutille. En général, depuis six ans que je chasse et fais chasser pour moi dans les environs de Paris, je n'ai recueilli qu'une demi-douzaine d'individus du genre Mutilla^ ce qui rend ma capture encore j)lus extraordinaire. Non seulement Lepeletier de Saint-Far- geau indique la Miitilla clistincta ç comme rare à Paris , mais elle semble aussi l'être dans le midi, puisque, parmi un assez grand nombre d'Hyménoptères du midi de la France et de l'Italie, je ne possédais jusqu'ici qu'une fe- melle de celte espèce, d'Aix, une autre de Montpellier, et une troisième de Florence. Ce qui vient confirmer mon opinion sur le parasitisme de ces Hyménoptères , c'est que la seconde colonie que j'en ai découverte vers la fin de lautomne, en pleine cam- pagne, sur un terrain taillé à pic et exposé au midi, se trouve également au milieu d'habitations dTlalictes des 564 ANNALES petites espèces (f^. mono, minutus, Uiieolatus), parmi les- quels, toutefois , on rencontre fréquemment de petits Crabronites et d'autres fouisseurs. Lepeletier de Saint-Fargeau donne {Joe. cit., t. III, p. 609, n. 23), sous le nom de Mutilla incompleta d*, la des- cription d un seul individu qui lui avait été communique par M. Brullé, sans indication de patrie, description qui se rapporte très bien au mâle de ma capture -, mais regar- dant la femelle en ge'néral, et surtout chez les Hyménop- tères, comme la conservatrice du type, la plaçant toujours en avant dans ma collection, et faisant suivre au mâle le sort de la femelle sous le rapport de la dénomination, même quand il existe des différences assez apparentes, j'ai laissé à cette Mutille le nom de distincta, imposé à la femelle par Lepeletier de Saint-Fargeau, nom sous lequel je l'ai envoyé, dès le mois d'août, à plusieurs de mes cor- respondants, tels que MM. Herrich-Scliaeffer, F. Smith, etc. Un mois environ après ma première capture, je reçus de M. Wesmaël un excellent opuscule, intitulé : Rei>ue ciitifjue des Hyménoptères fouisseurs de la Belgique , dont une courte analyse se trouve insérée dans le Bulletin du 4^ trimestre de nos Annales pour 1852. A la page 14 de cet ouvrage, M. Wesmaël décrit tout au long la Mu- tille qui fait le sujet de la présente note, et qu'il a reçue de Suisse. Seulement, plaçant toujours le mâle en tête de ses descriptions, et faisant passer les noms spécifiques du mâle à la femelle, principe assez généralement adopté, dont je me réserve la discussion pour une autre occasion, le savant professeur a imposé à Tespèce le nom de Mutilla incompleta, nom donné au mâle par Lepeletier de Saint- Fargeau , et qui doit rester désormais aux deux sg\qs , DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 565 Fouvrage de M. Wesmaël , et surtout la partie relative aux Mutilles, ayant été imprimes avant que j'eusse décou- vert la localité de cette espèce d'Hyménoptères. Une circonstance non mentionnée par les auteurs m'a frappé dans l'examen des mâles de la Mutilla distincta. J'en ai trouvé deux individus aptères , que j'ai soumis à 1 examen de la Société entoraologique. Peut-on con- clure de là que les mâles des Mutilles perdent les ailes après l'accouplement , comme cela a lieu pour les fe- melles des fourmis après la fécondation? C'est un sujet intéressant, à examiner et à véritier l'année prochaine, avec d'autres circonstances concernant les mœurs peu connues jusqu'ici de ces insectes. Voici maintenant la diagnose que M. Wesmaèl donne de la 3Iiililla incompleta, et à laquelle je n'ai que fort peu de chose à ajouter : Ç Nigra, hirta, capite thorace laiiorej anteïinis îhorace- quc nifis ; pcdibus rufo nigroque variis j ahdominis segmen- tis margine apicali dense piloso-alhidis. Dans cette diagnose je n'ai qu'à changer ainsi les der- niers mois : Abdoininis segmentis tribus prioribus margine apicali fasciâ pilorian subauratorum , cœteris albo-ciliaiisj ano subaurato vel nifescenti-piloso . En effet, le bord apical des trois premiers segments abdominaux est recouvert d'une bande de poils couchés, serrés , d'un éclat métallique plutôt doré qu'argenté. La première bande, la plus étroite , est élargie et un peu triangulaire ou semi-lunaire au milieu. La seconde forme à son milieu un triangle plus prononcé , dont le sommet remonte assez loin dans le segment. La troisième bande recouvre tout le segment au milieu, et se rétrécit peu à 566 ANNALES peu sur les côtés , en s'échancrant en avant et en deve- nant linéaire dans ses extrémités latérales. Les poils des deux derniers segments sont plutôt ciliés que fasciés. Ces bandes des trois premiers segments ont échappé à Tatten- tion de M. Wesmaèl, parce que probablement il n'a eu à sa disposition qu un petit nombre d^individus, sur lesquels elles peuvent avoir été détruites par Fusure (i), comme sur un certain nombre de celles de ma première capture-, mais sur la majorité de celles que j'ai prises, plus tard, avec les précautions nécessaires pour les sousti-aire à toute humidité et à tout frottement du sable et du mortier, ces bandes sont parfaitement intactes , comme on a pu s'en convaincre sur les individus que j'ai mis sous les yeux de la Société. Les autres segments abdominaux sont seule- ment ciliés de longs poils blanchâtres , irrégulièrement disposés, assez distants les uns des autres et mêlés parfois de quelques-uns des poils noirs qui recouvrent Fabdomen. La taille, indiquée de 2 à 3 lignes par M. Wesmaèl, varie de 3 à 6 millim. pour les individus de Paris; mais j'en possède un de 8 millim., envoyé de Florence par M. Passerini. A cette occasion je ferai remarquer que la Mntilla ery- throcephala ç deFabricius (438, 44), et celle de Lepeletier de Saint-Fargeau (607,20) me semblent de simples va- Il) Une lettre que je reçois de M. Wesmaël au moment oiî je corrige l'épreuve de cette note, m'apprend qu'il n'en est point ainsi. Ses indi- vidus ont les bandes de l'abdomen conformes à celles des miens ; mais l'espèce ayant déjà été décrite par Lepeletier de Saint-Fargeau, il n'a pas cru nécessaire de donner une description minutieuse de la forme des bandes, et a dû se borner aux paroles suivantes (p. 16) : « Tous les segments ont leur bord apical couvert de poils blanchâ- tres couchés et très serres, » DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 567 riétds de cette M. incomplcta ç de grande taille, se dis- tinguant seulement par la couleur rousse du front ou de toute la tête. Du moins, cela me paraît résulter de trois exemplaires de ma collection , qui ont été également examinés par la Société. Quant au mâle , M. Wesmaè'l eu donne la diagnose suivante : cf. JSigra , kirtaj thoracis dorso laierumqiie maxima parte riifis; abdominis segmentis margine apicali alho- pilosis ; segmenta v entrait secundo , anoque suhtus, carinula instructis j clypeo apice unidentato. Les deux petites carènes de Fabdomen et la dent du chaperon, signalées pour la première fois par M. Wes- maèl, sont très prononcées et caractéristiques. Cet obser- vateur sagace et consciencieux n'a pas parlé de la troi- sième cellule discoïdale ouverte , mentionnée par Lepe- ietier de Saint-Fargeau, peut-être parce que ce caractère manquait à ses individus (1); car il manque également sur uu grand nombre des miens, dont les uns ont cette dis- (1) Il existe sur l'exemplaire de M, Wesmaël, comme il l'a dit implicitement (p. 6) : « La disposition remarquable des cellules des ailes est très exactement indiquée dans la description de Lepelelier de Saint-Fargeau. » Pour rapporter ce mâle à sa vraie femelle, bien que l'un et l'auire lui soient parvenus sans aucune détermination et sans le moindre renseignement, dans le même envoi que les Mutilla subcomata, bimaciUata et montana, il n'a eu que les caractères indiqués à la page 6 de son ouvrage, Subgenus MyrmiUa, c'est-à- dire : 1" la forme crochue de la dent du premier segment; 2" l'ab- sence d'une carène médiane h la face ventrale de ce segment. Sa supposition ne pouvait trouver une plus éclatante justification que ma découverte des deux sexes vivant ensemble en famille très nom- breuse. 568 ANNALES coïdale entièrement ouverte , tandis que les autres Tont fermée à demi ou en entier. Le mâle, auquel M. Wesmaël donne pour taille 2 li- gnes 1/3, varie sous ce rapport à peu près comme la fe- melle. En ge'neral sa forme est plus allongée et plus étroite. Je n'en possède point du midi. L'extrême abondance d une espèce de Mutille, regardée comme rare par Lepeletier de Saint-Fargeau, etdontle mâle était presque inconnu jusqu'ici, me rappelle un autre fait semblable et un mot de M. Robineau-Desvoidy qui, bien qu'empreint d'une grande exagération, contient un grain de vérité. « Il n'y a pas d Hyménoptères rares , il faut seulement savoir les trouver, » me dit notre collègue , lorsque je lui communiquai l'observation qu'on va lire. La Crocisa scuiellaris m'a toujours paru très rare aux environs de Paris, puisqu'en six ans je n'en ai réuni que cinq ou six. Cet été;, en moins de quinze jours et sans avoir cliassé journellement, mon neveu m en a recueilli, dans le jardin botanique de l'Ecole de pharmacie, seize individus, et tous sur les deux seuls pieds du Lavandula spica qui y existaient. Le jour où ces deux plantes furent défleuries, les Crocisa, encore nombreuses la veille, dis- parurent toutes sans retour. D'après ce fait encore inexpliqué, certaines espèces sembleraient vivre d'une nourritui'e spéciale que leur présente un très petit nombre de plantes , à la floraison desquelles leur existence se rattache. Lepeletier de Saint-Fargeau (T. II, p. 451-453) établit trois espèces de Crocisa j C. ramosa (n. 5), orhata (n. 6) et scutellaris (n. 7), qui, à mon avis, doivent être regar- dées comme de simples variétés de la Crocisa (JMelecta) DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 569 scutellaris de Fabricius décrite par cet auteur (Syst. Plezat. 387,4) et figurée par Panzer (Faun. Ins. Germ. 32, fig. 7). Mes seize individus qui , femelles et mâles , ont été capturés cet été à la même époque et sur la même plante, ainsi que ceux que je possédais antérieurement, se rapportent en très petit nombre à la première, et pour la plupart à la seconde de ces variétés, sans présenter aucun caractère distinctif essentiel et spécifique. La C. scutel- laris Lep., que je n'ai point encore eu occasion d'obser- ver, paraît être une variété asiatique de celle de Fabricius, à moins qu'elle ne soit réellement une espèce orientale, à laquelle Lepeletier aurait mal à propos appliqué le nom donné par le professeur de Kiel à notre espèce euro- péenne , bien que ce dernier cite la figure de Panzer, conforme aux nombreux individus que j'ai sous les yeux. Toutefois, mon opinion sur les trois espèces de Lepele- tier de Saint-Fargeau, pour devenir définitive, a besoin de nouvelles recherches faites plus à loisir. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 571 HISTOIRE DES METAMORPHOSES DU Clamhus enshamensis Westw. , du Cryptopkagus den- tatus Herbst, du Latridius minutus linné, du Corticaria pubescens Illig., de iJOrthoperus piceiis Steph. , du Malachius œrieus Fabr. et de la Sapromyza quadri- punclata, Fabr. Par M. EDOUARD PERKIS. (Séance du 22 Octobre 1851. ) Des romanciers nous ont donné le J^oyage autour de ma chamb/e , le Voyage autour de mon jardin, je viens convier la Société entomologique à un voyage autour d'une bergerie de nos landes. Je ne lui promets pas, bien s'en faut , un cicérone aussi aimable, aussi beau diseur que ces Messieurs; mais si, comme je le constale tous les jours , on doit s'en rapporter à notre maxime : Natura maxime miranda in minimis, je puis lui faire espérer que cette excursion ne sera pas tout à fait dépourvue d'intérêt. Dans la partie du département des Landes qui cons- titue la lande proprement dite, la plupart des bergeries sont couvertes de chaume. Ce chaume, surtout lorsqu'il n'a pas plus de cinq ou six ans , sert de berceau à une multitude d insectes dont (juelques-uns se rencontrent 572 ANJNALES aussi dans les matières végétales en décomposition, mais dont la plus grande partie ne se trouve que là. Toutes les familles d'insectes y sont représente'es : les Cole'optères par des Latridius^ des Corticaria, des Cryp- tophagus, YOrthoperus piceiis, le Clainhiis enshamensis^ le Malachius œneus j les Orthoptères par des, F orficula et des Blatta; les Névroptères par des Psocus en grand nombre^ les Hyménoptères par une foule de Chalcidites •, les Hé- miptères par des Bhyparochromus , des yJnthocoris et la Ploaiia çagahunda; les Diptères par la Sapromyza \~piinc- tala, une Hydrellia que j'ai déjà publiée sous le nom (Tapicalis , des Phora , des Cecidomyia, des Chlorops et la jolie Asteia amœna; les Lépidoptères par des Tinéites et plusieurs autres Microlépidoptères. Comme on le voit, un voyage autour d'une bergerie est presque un voyage autour du monde entomolo- gique, et certes il faudrait bien du temps, bien du courage pour Teffectuer en étudiant à fond les mœurs de toutes les peuplades que Ton rencontre sur sa route. Je n'ai pas la prétention de conduire, du premier coup, la Société dans chacune de ces tribus-, l'excursion pour- rait devenir fatigante, et je sens d'ailleurs que je n'ai pas suffisamment frayé avec elles. En attendant que je me sois mieux familiarisé avec une contrée si peu explorée jusqu'ici, et où il est si facile de s'égarer, je me bornerai à lui faire faire la connaissance de sept de ses habitants. Ce sera la première étape de ce voyage de long cours dans lequel je me suis engagé. Les insectes dont je vais celte fois dévoiler les méta- morphoses sont six Coléoptères : le Clomhus cnshamensis Westw., le Cryptophagus denlaius Herbst, le Latridius ininiitus , h'inné , le Corlicaria puhescens Illig., l'O/tAo- perus piccus Steph. et le Malachius œneus Ifabr. ; et un Diptère , la Sapromyza quadripunctata Fabr, DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 573 Comme on le voit par ce petit e'chantilloii , ce n'est pas une population de géants qui habite les toitures de chaume, et Ton comprendra sans peine les difficulte's que pre'sente l'étude des uiëtamorphoses de ces pygmëes en- tomologiques. Le point le plus important, pour arriver à un résultat certain, c'est de choisir le moment favorable. Si, après avoir trié les diverses espèces de larves que Ton obtient en secouant les chaumes en hiver, on se proposait d'élever chaque groupe séparément, le succès serait très problématique, pour ne pas dire impossible, ainsi que je Tai plus d'une fois éprouvé, et Ton s'exposerait en outre à de graves erreurs. Averti par mon expérience sur d'au- tres insectes, et notamment sur les Trichopteryx, je m'é- tais persuadé que si je parvenais à trouver les nymphes des insectes en question , j arriverais plus aisément et plus sûrement à la solution du problème, parce que les nymphes me conduiraient, ou par leur physionomie, ou par leur métamorphose, à la connaissance des insectes auxquels elles se rapportent, et au triage des larves par les dépouilles de celles-ci , qui demeurent ordinairement attachées à l'exti-émité de ces sortes de nymphes. Après bien des tâtonnemens et des recherches , je suis arrivé à constater que la fin de mars est le moment le plus favo- rable pour recueillir à la fois des larves , des nymphes et des insectes parfaits, du moins en ce qui concerne les es- pèces ci-dessus qui me préoccupaient le plus. Cela connu, je me suis mis en quête de bergeries dont le chaume fût assez récent-, je frappais du dessus de mon filet le bord inférieur de ce chaume, puis j'enfermais dans de grands cornets de papier tous les débris qui tombaient, et rentré chez moi , j'épluchais avec la plus minutieuse attention ces débris, mettant de côté les larves et les nymphes qu'ils contenaient. J'en ai ainsi recueilli un 574 ANNALES grand nombre, après quoi j'ai soumis successivement au mici'oscope plusieurs nymphes de chaque espèce, et après avoir bien reconnu les caractères présentés par les dé- pouilles des larves , caractères consistant principalement dans des poils, des crochets, des appendices particuliers, j'ai recherché, toujours à Taide du microscope, les larves qui reproduisaient ces caractères. Ces détails n'ont pas, à vrai dire, d'intérêt scientifique, mais j'ai cru néanmoins devoir les donner comme témoi- gnage des soins que j'ai pris pour éviter des erreurs tou- jours si faciles quand on s'adresse à des insectes si petits, et comme justification de la confiance que me paraissent mériter mes observations. Je passe maintenant à la description des divers états des insectes dont il s'agit. 1. Clambus enshamcnsis , Westw. Cyrtocephalus cephalotes, Dej. (PI. 14, N"!, fîg. 1 à 10.) Larve. Longueur : 2 millim. Tête moyenne, élargie latéralement, arrondie postérieurement, de couleur livide^ avec quelques taches d'un brunâtre livide, plus visibles sur le front et sur les côtés -, munie antérieurement et latéralement de quelques longs poils-, antennes de quatre articles , les deux premiers courts et égaux , le troisième un peu plus long que les deux autres ensemble , et muni à l'extrémité d un petit article supplémentaire ; le qua- trième égalant à peu près les deux tiers de la longueur du troisième, mais de moitié au moins plus étroit \ épistome court; labre semi-discoïdal ; mâchoires fortes; lobe de celles-ci unguiforme, subcorné, muni en dessous de deux spinules et d'un poil à l'extrémité extérieure ; palpes DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 575 maxillaires de trois articles égaux. Je n'ose pas signaler des palpes labiaux , quoique leur existence me paraisse plus que probable, parce que je ne les ai pas bien vus-, toutefois, en observant la larve dans Feau, sous la pres- sion d'une petite plaque de verre , il m'a semble aperce- voir une lèvre inférieure échancrée, avec un petit palpe à chacun de ses angles. Mandibules roussâtres, subcorne'es, (rès courtes, unguiformes , itDplantées sur un gros ma- melon charnu qui complète la configuration d'une man- dibule ordinaire. En avant des mandibules on voit saillir, du moins sous la pression d'une petite plaque de verre, un organe charnu, en forme de mamelon très obtus, qui est évidemment un accessoire de la bouche. Au-dessous des antennes, sur chaque joue, on remarque à une très forte loupe cinq ocelles noirâtres disposées en deux séries transversales, parallèles et obliques, l'une de trois, l'autre de deux ocelles. » Corps entièrement de couleur livide et tout couvert de très petites aspérités ou tubercules , visibles seulement au microscope, et surtout avec le secours de l'eau. Seg- ments thoraciques grands, le premier, ou prothorax, ar- l'ondi antérieurement et plus étroit que les deux autres j segments abdominaux bien détachés, très courts jusqu'au sixième, oii ils s'allongent un peu, en se rétrécissant in- sensiblement jusqu'au dernier, qui n'a plus que la forme d'un mamelon. Celui-ci porte en dessous un mamelon ou pseudopode charnu et un peu rétractile, qui favorise les mouvements de progression de la larve et lui sert à s'ac- crocher lorsqu'elle veut se transformer en nymphe. Pattes de longueur moyenne , hanches très courtes, cuisses et tibias égaux , munis de deux ou trois petites soies j ongle assez long, presque droit, et de même con- sistance que le reste du membre. 576 ANNALES Sur tout le corps , tant en dessus qu en dessous , se trouvent de longs poils livides , très apparents sur les côte's , oii ils sont au nombre de deux à trois sur chaque segment, et légèrement arqués en arrière. Les stigmates m'ont paru situés, savoir : la première paire près du bord postérieur du premier segment , les autres au milieu du quatrième et des sept suivants. De quoi vit la larve du Clambus? Je ne saurais le dire au juste i mais j'oserais affirmer pourtant, vu l'organisa- tion de sa bouche, quelle n'est point carnassière-, de pareils appétits comportent en effet des palpes et des mandibules plus développés. Je suis donc porté à penser qu'elle se nourrit des moisissures et des détritus qui se forment dans les chaumes. Nymphe. La nymphe est nue , c'est-à-dire non enve- loppée dans une coque -, elle présente, disposées comme à l'ordinaire , les divei'ses parties qui constituent l'insecte parfait , avec cette circonstance que sa grosse tête cache les cuisses et les jambes des quatre pattes antérieures , repliées contre la poitrine. Sur le vertex, le prothorax et le long des flancs surgissent de longues soies blanches et épaisses, légèrement arquées, et 1 extrémité de Fabdoraen, qui est biiobée , se trouve engagée dans la peau de la larve, chiffonnée et ramassée en un paquet informe. Cette dernière circonstance est loin d'être indifférente -, elle est, au contraire, une preuve de cette admirable solli- citude de la nature, qui s'exerce aussi bien sur les petites espèces que sur les grandes , et qui se préoccupe sans cesse du bien-être des individus et de la conservation des races. Lorsque le moment de la transformation en nym- phe est venu, la larve se cramponne au plan de position au moyen du mamelon placé sous le dernier segment, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQtJE. 577 puis la peau de la larve se fend le long du thorax et se ramasse à 1 extre'uiilé postérieure de la iiyiu|)he, dont les derniers seguients y demeurent engagés comme dans un fourreau, de sorte que la nymphe est assez solidement retenue au chaume sur lequel la larve s'était fixée, et brave ainsi les vents qui , sans cette précaution , pour- raient, en agitant le chaume, la faire tomber. Il est pro- bable aussi que les soies dont elle est hérissée ont pour but de la garantir de tout choc et de rendre sa chute plus difficile. Insecte parfait. Longueur : un peu plus d'un millim. Tout le corps d'un brun-marron, ou plus clair lorsque la transformation est récente, avec les pattes, les épimères postérieurs et Tabbomen un peu plus pâles que le reste-, élytres, vues à un certain jour, paraissant un peu moins foncées que la tête et le prothorax. Dessus du corps re- couvert d'un duvet 1res court , grisâtre et comme cha- t03'^ant. Je dois la détermination de cette espèce à M. Aube, qui possède un individu provenant de M. Westwood lui- même. Notre savant collègue a eu aussi la bonté de m'en- voyer, pour terme de comparaison, le Clambus armadil- lus, que je ne connaissais pas. VeJishamensis en diffère par sa couleur qui n'est pas noire, par le duvet soyeux qui le revêt, par la tête qui est un peu plus grande et par ses épimères postérieurs qui sont arrondis. Le genre Clambus a été établi par Fischer , et je lis dans un traité élémentaire d'entomologie de MM. Au- douin et Milne-Edwards que ce genre est caractérisé par les tarses formés d'un seul article. D'un autre côté, Dejean, dans son catalogue , a placé le genre Cyrfo- cephalus, qui n'est autre que le Clambus, dans les Dimè- 2" Série j tome x. .38 578 ANNALES res, et je le vois aussi figurer à la suite «les Coccinelles dans le Catalogus Insectonim Europce publié en 1849 par les soins de la Société entomologique de Stettin. J'aime mieux le rencontrer, comme dans le catalogue Gaubil, parmi les Anisotoince , avec les Agathidium , dont il est très voisin par sa forme, par celle de sa larve et par les tarses composés de quatre articles. '2. Crypiophagus dentatus , Herbst. (PL 14, N°II, fig. 11 à 15.) Larve. Les larves de Cryptophagas sont sans doute connues d'un grand nombre d'entomologistes. On en trouve , en effet, dans les vesceloups, dans les nids des cbenilles processionnaires, des guêpes, des fourmis, dans les noix, etc. , j'ignore cependant si quelqu'une d'elles a été décrite, et, dans tous les cas, je crois pouvoir consi- dérer comme inédite celle du C. dentatus. Voici donc son signalement : Tête large, arrondie sur les côtés, à bord postérieur presque droit-, marquée sur le front de deux petites fos- settes longitudinales et arquées, et munie antérieurement et sur les côtés de quelques poils. Antennes de trois arti- cles, sans compter une dilatation tuberculiforme de la tête qui leur sert de base, et que l'on serait tenté de pren- dre pour un article. Premier article court, rélractile dans le mamelon basilaire -, deuxième trois fois plus long que le précédent , légèrement en massue et muni de deux poils très courts près de l'extrémité-, troisième article moins long que le précédent, linéaire et terminé par trois poils, deux latéraux, divergents et très courts, et un cen- tral assez long. Epistome court et trapézoïdal, labre peu DE LA SOCIÉTÉ EN TOMO LOGIQUE. 579 avance, mais très elai-gi ; mandibules rousses, cornées, assez longues , arquées, ferrugineuses à Textrémité, qui est terminée en une pointe acérée, au-dessous de laquelle se trouve en dedans une petite dent. Palpes maxillaires saillants, très légèrement arqués en dedans, et de trois articles égaux ou à peu près-, mâchoires assez fortes, nm- nies d'un lobe allongé, dépassant le second article des palpes , faiblement courbé en crocbet et terminé eu pointe suLcornée j bord externe portant un poil près de l'extrémité , bord interne armé de petites spinules rap- prochées et en forme de cils; lèvre inférieure non sail- lante, cordiforme; palpes labiaux courts et de deux ar- ticles j tous ces organes d\m roussâtre très clair. Au-dessous des antennes on aperçoit un groupe d ocel- les dont je n'ai pu compter le nombre et qui forment sur chaque joue une tache noirâtre, réniforme. Corps d'une couleur roussâtre très claire , légèrement coriace, à peu près linéaire et de douze segments ; seg- ment prothoracique grand , presque carré , les deux sui- vants un peu moins longs ; les sept premiers segments abdominaux de moitié au moins plus courts que les deux derniers thoraciques; huitième et surtout neuvième plus longs et un peu plus étroits : ce dernier terminé par deux crochets un peu relevés et presque ferrugineux à l'extré- mité, et muni en dessous d'un mamelon ambulatoire peu saillant. Le long des flancs, des poils assez longs et d'un blanc roussâtre, au nombre de deux à trois sur chaque segment. Neuf paires de stigmates siluées la première au bord postérieur du prothorax , les autres au milieu des huit premiers segments abdominaux. Pattes assez longues , de trois articles , hérissées de quelques soies et terminées par un ongle peu crochu. 580 ANNALES Je ne s^is pas au juste quelles sont les substances dont la larve du 6\ detiiatiis fait sa nourriture , mais je me sens dispose à croire qu'elle vit des excréments et des dépouilles des nombreux insectes qui habitent avec elle d.uis les chaumes. Cette opinion pourrait être motivée [)ar cette considération que dans les nids du Bombyx pityocampa pullulent les larves d'une autre espèce de Cryptophrigus ; qu'on en trouve aussi dans les nids des Fourmis et des Guêpes, et que celles qu'on rencontre dans les noix n'exis- tent que dans celles qui ont déjà été occupées par une chenille. Toutefois, comme il y en a aussi qui se nour- rissent de la substance des vesceloups , je ne refuserais pas d'admettre que les larves du C dentatus s'alimentent des Byssus et des Mucédinées qui se développent dans les chaumes. Nymphe. La nymphe ne présente rien de particulier ; elle est nue et laisse voir distinctement toutes les parties de l'insecte parfait. Des poils blancs, comme glanduleux à la base, sont implantés au bord antérieur du prothorax, sur les genoux et sur les côtés des segments abdominaux. La dépouille de la larve enveloppe l'extrémité de l'abdo- men, qui se termine par deux papilles charnues assez longues. Insecte parfait, Longueur : 2 millim. 1/2. Corps mar- ron, parfois un peu moins foncé sur les élytres -, tête et prothorax assez fortement ponctués -, ce dernier muni à chaque bord latéral de deux dents , dont une à l'angle antérieur, arrondie et un peu relevée, et l'autre au mi- lieu, étroite et pointue j angles postérieurs aigus-, élylres couvertes de points bien marqués et disposés, du moins antérieurement, en séries qui deviennent moins distincles DE LA SOCIÉTÉ EIN iOMOLOC;iQUE. 581 à mesure qu'on s'approche de Textre'milé-, poitrine forte- ment ponctuée*, abdomen un peu moins; tout le corps revêtu d'un duvet cendré assez long et assez épais. 3. Latridius minutas L, (PI. 14,N°III, fig. 16 à 20.) Les métamorphoses des Latridius ne sont plus un mys- tère depuis que De Géer a publié dans ses mémoires (loine V, page 45) l'histoire d'un Latridius nommé par lui Tenehrio lardarius, dont il avait trouvé les larves sur une vessie de porc. Deux considérations cependant me déterminent à faire connaître les divers états du Latridius ininittus, très voisin du lardarius : la première, c'est que la description et la figure que De Géer a données de sa larve laissent à désirer , surtout en ce qui concerne les parties de la bouche -, la seconde, c'est que la science est intéressée non seulement à voir confirmer les découvertes faites par les entomologistes d'une autre époque , mais encore à constater que les analogies dans la conformation des insectes parfaits entraînent l'analogie dans la forme des larves", en d'autres termes que les larves d'un même genre d'insectes ont des caractères communs, comme ces insectes eux-mêmes. I^arçe. Longueur : 3 millim. Tête ovale, légèrement creusée sur les côtés, au-dessus et au-dessous des anten- nes, peu bombée en dessus, d'un blanchâtre livide, avec une bordure antérieure brune , une petite tache brune sur le front et une grande tache de même couleur de chaque côté du vertex -, antennes de trois articles selon De Géer, de quatre d'après moi, parce que j'y comprends un article basilaire et rétractile que De Géer n'a sans 582 ANNALES doute pas bien vu , ou qu'il considère peut-être comme dépendant de la tête ; article basilairc et le suivant courts et égaux ; troisième article une fois et demie aussi long c(ue les deux précédents réunis, un peu plus étroit à la base qu'à Textrémité, qui porte un petit article supplé- mentaire-, quatrième article filiforme, de la longueur du troisième et surmonté d'un long poil délié -, épistome trapézoïdal, labre assez saillant, cilié et légèrement échan- cré au bord antérieur-, palpes maxillaires allongés, de trois articles, dont les deux premiers égaux et le troisième plus long que chacun des deux autres et surmonté d'un poil-, lobe des mâchoires cylindrique, atteignant à peu près 1 extrémité du deuxième article des palpes, et muni au bout de trois ou quatre petits cils spinuliformes„ De Géer ne parle pas de mandibules, et quant à moi je déclare que , malgré tous mes soins , je n'ai pas pu en apercevoir. A la place de ces organes j'ai constaté très positivement 1 existence de deux corps qui ont de l'ana- logie avec des mandibules et qui se meuvent comme elles, mais qui en diffèrent en ce qu'ils sont charnus et non cor- nés, à peu près triangulaires et non crochus, et qui m'ont paru insérés, ou plutôt articulés entre les mâchoires. Ces crochets sont munis extérieurement, près de l'extrémité, de trois poils assez longs, et à l'extrémité, de deux petites dents presque droites et cornées. Ces organes, s ils n'ont pas la dureté et l'énergie des mandibules, sont cependant suceptihles de les suppléer, et les spinules qui les termi- nent en font très positivement des organes de trituration^ mais, en tous cas, l'absence de véritables mandibules, constitue un caractère d'autant plus remarquable qu'il est plus rare. C'est du moins le premier exemple que j'en vois dans une larve de Coléoptère. Quant aux palpes labiaux et à la lèvre inférieure, je n'ai DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 583 pu, nonobstant les observations les plus patientes et les plus attentives, en constater Texistence-, autre earactère qui ne serait pas moins remarquable que le précédent. D'après le naturaliste suédois, la larve du L. lardarius est pourvue de deux petits yeux. Celle dont il s'agit ici a également sur cliaque joue, au dessous de l'antenne, un point noir qui ressemble à un œil-, mais ce point, observé à une forte loupe, m'a paru composé de cinq ocelles con- tigus et disposés en arc de cercle. Corps elliptico-Iinéaire, d'un blanc un peu sale et livide en dessus, plus pâle en dessous, formé de douze segmens bien distincts-, segmens tlioraciques plus grands que les autres^ le premier marqué en dessus de deux taches bru- nes; le dernier segment abdominal suivi d'un mamelon charnu, tronqué et même un peu échancré. Ce mamelon, signalé par De Géer, est un pseudopode qui, en s'appli- quant sur le plan de position, sert aux mouvemens de la larve. Pattes au nombre de six, longues et grêles, munies de quelques soies courtes et terminées par un ongle assez long et presque droit. Tête et corps hérissés de poils mous et longs, très vi- sibles le long des flancs, mais fort apparents aussi en des- sus et en dessous, lorsqu'on observe la larve de profil. La plupart de ces poils ne présentent rien de particulier^ mais vus au microscope , certains, en plus ou moins grand nombre, sont terminés par un petit bouton en forme de glande. Stigmates au nombre de neuf paires, et paraissant dis- posés, savoir: la première paire au bord antérieur du mé- solhorax, les autres près du bord antérieur des huit pre- miers segments abdominaux. De Géer ayant trouvé la larve du L. lardarius sur une 584 xlJNNALEb vessie de porc desséché, on est tenté d'en conclure que les larves de Latridius, en général, sont carnivores. Je ne suis pas précisément en mesure de me prononcer sur les soiils de la larve du L. initiutus, mais ie lui attribue- rais volontiers le même mode d'alimentation qu'à celle du Cryptophagus. J'incline donc à penser que, comme cette dernière, elle se nourrit des productions cryptoga- uiiques qui se développent dans les chaumes, ou plutôt des excréments et des dépouilles des insectes qui vivent avec elle. Cette dernière hypothèse semblerait justifiée jjar cette circonstance qu'on trouve des Latridius dans les nids de guêpes et dans les fourmilières. iSyinphe. « Au connnencement du mois de mars, dit « De Géer, toutes mes petites larves se préparèrent à la « transformation, en s'attachant avec le mamelon du der- « rière contre les parois de la boîte, et quelques jours après <( elles se défirent de leur peau et se montrèrent sous la « forme de très petites nymphes d'une grande blancheur, « au derrière desquelles la peau de la larve restait atta- (( chée en forme d'un petit paquet chiff"onné. Ces nym- « phes sont garnies partout de poils très fins, d'une (( figure remarquable et peu conunune, ne se terminant ({ pas en pointe fixe comme à l'ordinaire, mais ayant au « bout une espèce de petite tête en forme de boule ou « de boulon, tantôt sphérique, tantôt ovale, r, Je n'ai absolument rien à redire à ces observations-, j'ajoute seulement que les choses se passent, pour le L. iiiiiiuUis, exactement comme pour le L. lardarius, et que les poils capitules dont la nymphe est si élégamment or- née, sont disposés avec une grande symétrie, ainsi qu'on peut le voir par la figure que j en donne. L'état de nym- phe dure environ quinze jours. UE LA SOCIETE Er>J'iOMOLOGlQUE. 585 Insecte parfait. Longueur 1 à 2 milL ; couleur variant du fauve au noir selon que la transformation est plus ou moins récentej léte rugueuse, marquée sur le vertex cVuM sillon longitudinal; prothorax un peu plus large an- térieurement qu'à la base, re horde, rugueux, avec une forte dépression transversale près du bord postérieur; ély- tres rebordées, profondément ponctuée^ en stries; inter- valles des stries souvent en partie carénés. Dans le catalogue Dejcan, le genre Latridius se trouve parmi les Xjlophages, associé à des genres avec lesquels il n'a presque aucun rapport. Dans le Catalogus Insectorum Ëuropce, Bautzen, 1849, les Latridiens sont rangés entre les Bostrichiens et les Longicornes, ce que je ne puis ad- mettre non plus. J'aime mieux la place que cette famille occupe dans le catalogue Gaubil. entre celles des Crypto- phages et celle des Mycétophagcs, laquelle précède im- médiatemeut les Dermestins. Au point de vue de l'orga- nisation et des mœurs, ces groupes me semblent assez bien assortis. 4. Corticaria puhescens, Illig. (PL 14, N-'IVjfig. -21 à 23.) Le genre Corticaria a été détaché par Marsham du gen- re Latridius, au profit d'un certain nombre d'espèces tl'une structure un peu différente. Le nom de Corticaria ([ui leur a été donné, semblerait indiquer qu'on les trouve sous les écorces; or je n'en ai jamais rencontré un seul dans ces conditions (1). Mais je ne m appesantirai jjas sur ce [.-oint, car on n'en finirait pas si l'on voulait faire le procès à des noms, surtout depuis que la inono- (1) 11 esi possible que , dans rintontion de son auteur, il signifie coiUeur tCécorce', dans ce cas il serait plus près de la vcrilé. 586 ANNALES manie de certains naturalistes a tant multiplie' les genres et tant embrouillé la synonymie des espèces. Passons donc à Tistoire du Corticaria piihescens. Laive. Longueur 3 raillim., tête et tous les orgaues qui en dépendent absolument comme dans la larve du Latridius niinutus., corps plus linéaire, plus blanc, moins livide, de douze segments, plus un mamelon anal un peu moins apparent. Ce qui distingue cette larve de la précédente ce sont les poils dont elle est parsemée. Dans la larve du La- tridius, ces poils sont longs, nombreux et quelques-uhs sont terminés par un tout petit bouton; ici les poils sont ])Ius courts, plus rares, et de deux espèces: les uns, les moins longs, sont en cône renversé et papilliformes, les autres sont de véritables poils de forme normale. On ren~ contre ces deux sortes de poils le long des flancs. Ordi- nairement on en voit un de chaque sorte sur chaque segment, et dans ce cas le poil |)apilliforme est plus près du bord antérieur que Tautre. Sur les trois segments tiioraciques on aperçoit deux poils papilliformes, et alors le poil normal se trouve entre les deux; le dernier segment n'a que des poils proprement dits, et sous le ventre le mi- croscope décèle la présence de poils très fins et assez longs. En ce qui concerne la nourriture de la larve, je me réfère à ce que j'ai dit au sujet du Latridius. Nymphe. La nymphe du Corticaria présente, comme celle du LairidiuSj celle particularité quelle est fixée au plan de position par le mamelon anal de la larve, dont la peau est ramassée à rextrémité postérieure, mais, de mê- me que la larve, elle diflère par la l'orme des poils qui, au lieu il'être capitules ou globifères, sont simples comme DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 587 clans la nymphe du Cryptophagusy dont elle ne se distin- gue, pour ainsi dire, que parce que les papjilles du dernier segment, au lieu d'être longues, sont rudimenlaires et presque invisibles. Insecte parfait. Longueur l 1/3 millim. Corps sensible- ment déprimé et de couleur testace'e uniforme, avec les yeux noirâtres. Protborax arrondi, ponctué serré, muni sur les côtés de petites dentelures très rapprochées et un peu plus grandes près des angles postérieurs-, marqué en outre, au tiers postérieur, d'une fossette médiane ar- rondie; élytres, vues en long, marquées de stries de points rapprochées, et vues perpendiculairement paraissant comme chargées de petites rides transversales. Elles sont en outre couvertes d'un duvet grisâtre exessiveraent fin, entremêlé de quelques poils un peu plus apparents. 5. Orthoperus piccus Stepb. (PI. 14, N« V, fig. 24 à 32.) Ce pygmée entomologique est celui dont il m'a été le plus facile de connaître les divers états , parce que j'ai trouvé de nombreux individus de sa nymphe, qui n'ont pas tardé à se transformer chez moi, et que sa larve pré- sente des caractères bien tranchés qui se retrouvent, avec la dernière évidence sur les dépouilles adhérentes aux derniers segments de la nymphe. Larçe. Longueur 1 1/2 millim. Tête petite, ovale, d'un blanc un peu livide, brunâtre postérieurement et pour- vue de quelques poils-, antennes insérées au tiers posté- rieur, c'est-à-dire beaucou]) plus bas (pion ne le voit généralement, puisque ordinairement ces organes avoi- sinenl la base des mandibules; légèrement arquées en 588 ANNALES avant et formées de trois articles, le premier court, le second deux fois au moins aussi long, le troisième de même longueur que le précédent, mais beaucoup plus grêle et presque subulé; épistome court-, labre large, ar- rondi, pen avancé, eu forme de segment de cercle; palpes maxillaires très saillants, de trois articles, le premier peu allongé et assez gros, le second un peu moins long et moins épais , le troisième aussi long que les deux autres en- semble, robuste, renflé au milieu, surtout du côté interne, et surmonté d'un long poil-, lobe maxillaire grand, en trapèze irrégulier, avec Tangle supérieur aigu; lèvre in- férieure courte, non saillante^ si ce n'est lorsqu'on exerce une pression sur la tête-, coupée carrément et munie de deux petits palpes labiaux bi-articulés-, mandibules pas trop robustes, médiocrement ai-quées, acérées et roussâ- tres. Corps de douze segments, elliptique, déprimé, d'un blancbâtre un peu livide, plus pâle en dessous, avec une série de tacbes d'un brunâtre livide le long des flancs; segments tboraciques très développés, surtout le premierj marqués d'un pli transversal reconnaissable à un sinus assez apparent qui existe de chaque côté, et qui en im- pose à l'œil au point presque de faire croire que chacun de ces segments est composé de deux, sur le segment i)rothoracique une tache brunâtre presque carrée, coupée en deux longitudinalement par une ligne blanchâtre-, segments abdominaux courts, le dernier ayant une forme semi-ellipsoïdale, et muni en dessous d'un petit mame- lon ambulatoire rétractile-, ])atles courtes, de trois articles, hérissées de quelques soies el terminées par un angle faiblement crochu. Indépendamment des caractères que je viens de signa- ler, cette larve offre des particularités «jui la rendent très DE LA SOCIÉTÉ I:NT0M0L0GIQUE. 589 reconnaissable. Son corps esL tout couvert de très petits mamelons déliés et papilliformes, qui échappent à la lou- pe, mais que révèlent parfaitement les verres amplifians du microscope", elle est, en outre, régulièrement parse- mée, ou plutôt ornée de poils épais, coniques et un peu roussâtres, semblables à ceux que nous avons déjà obser- vés dans la larve du Corticaria puhescens^ mais plus longs et plus apparents. Le long des flancs, ces poils, d'inégale longueur, constituent une sorte de frange très élégante. Il en existe six de chaque côté du segment prothoracique, trois sur les deux segments suivants, et de deux à trois sur chaque segment abdominal, sauf le dernier qui en a de six à sept. A ces poils se joignent, sur le prothorax, deux longs poils de foi'me ordinaire, un sur les deux segments suivants et six sur le dernier. Vu à la loupe, le dos de la larve, à l'exclusion du seg- ment prothoracique, semble parsemé de points brunâtres disposés symétriquement; on reconnaît au microscope que ces points ne sont autre chose que des poils cunéifor- mes, comme ceux des flancs, mais plus courts et rangés en huit séries longitudinales, savoir : quatre dorsales, dont les deux médianes plus rapprochées entr'elles que de leurs voisines, et quatre latéro-dorsales, deux de cha- que côté, très rapprochées, et formées de poils un peu plus gros que les autres. La région ventrale est revêtue de poils très fins et assez longs, inclinés en arrière. On conçoit de quel secours doivent être les poils et les [)apilles dont nous avons parlé, pour maintenir la larve et pour faciliter ses mouvements dans les galeries formées par les chaumes. Nymphe. La nymphe de VOrthop crus est fixée au plan 590 ANNALES de position par sa partie postérieure, enchâsse'e dans la peau de la larve, elle est hlanclie-, et eomplètenient dé- pourvue de tout poil, de tout appendice, ce qui distin- gue à première vue, cette nymphe de celles dont nous avons déjà parlé. Insecte parfait. Longueur 3/4 millim. Corps elliptico- arrondi, d'un brun marron plus ou moins foncé selon Té- poque de la transformation, avec la bouche et les pattes un peu plus pâles. Il est très luisant, entièrement lisse et dépourvu de tout poil. Le genre Orthoperus^ fondé par M. Stephensj qui le mentionne dans son catalogue des insectes d'Angleterre, ne se trouve dans aucun des autres catalogues que j'ai sous les yeux, à moins que ce ne soit VOlihrus piceus du cata- logue Gaubil. M. Blanchard le signale, dans son Histoire des Insectes, et il le place dans la tribu des Derraestiens et dans la famille des Agathidiides, caractérisée par les tarses de quatre articles, en donnant pour caractère au geni'e 0/ihopems la massue des antennes composée de deux articles, ce qui est vrai. Sans vouloir débattre et ré- soudre ici la question de classification, je crois devoir dire que, selon moi, les tarses de lOti/ioperus piceus, que j'ai examinés avec le plus grand soin, ne sont que de trois articles : le premier deux fois aussi long que le second-, 1 un et l'autre cylindriques et ciliés en dessous •, le troisième aussi long que les deux autres ensemble, en massue tron- quée à Texlrémité, qui porte deux ongles crochus. Je crois qu'il doit aller, non avec les ylgathidium et les Fha- lacrus, mais avec les Clypeaster dont les tarses ont aussi trois articles, avec cette seule différence que le deuxième article est bilobé. DE LA SOCTÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 591 6. Malackius œneus FaL. (PI. XV, N" I, %. l à 8.) Les larves qui vivent dans les chaumes u'accomplis- seut pas en paix les diverses phases de leur existence, et elles ne parviennent pas toutes à leur derniètre trans- formation. Des Chalcidiles parasites vivent à leurs dépens et en font périr un grand nombrej mais leur ennemi le plus sérieux, celui qui porte les plus grands ravages dans leurs rangs, c'est la larve éminemment carnassière du Malachius œneus, qui se développe au milieu d'elles, et dont la voracité doit être funeste à de bien nombreuses victimes. La première fois que je la rencontrai, je la clas- sai dans les larves des Telephorus, avec lesquelle elle a les plus grands rapports, et je n'ai été désabusé que lors- que j'ai obtenu l'insecte parfait. Personne, que je sache, n'a fait connaître jusqu'ici les larves de Malachius., et il y a vraiment lieu de s'étonner de cette lacune pour un genre d'insectes qui renferme tant d'espèces, dont quelques-unes sont si vulgaires. En attendant que j'en signale d autres qui attaquent certaines larves phytophages ou lignivores, j'offre à la Société en- tomologique celle du Malachius œneuSj puisqu'il sagit ici exclusivement des larves qui habitent les chaumes. Larve. Long. 12 millim. -, tête déprimée, carrée, à peine plus longue que large, cornée, ferrugineuse , finement et irrégulièremetit ponctuée, marquée de deux sillons peu appai-ents, formant un V, et de plusieurs fossettes longi- tudinales; épistome transversalement linéaire, labre en ellipse transversal el vehij ces deux organes d'un ferrugi- neux pâlej mandibules fortes, ferrugineuses à la base, noires à l'extrémité, munies de deux dents assez fortes, disposées non sur une même ligne, mais de manière à 592 AiN^ALKb former une sorte de triangle avec la dent apicale; mâ- choires assez fortes, lobe court, surmonte de petites soies; palpes maxillaires un peu arqués en dedans, assez longs et de trois articles dont le premier est le plus petit et le deuxième le plus grandj lèvre un peu arrondie ante'rieu- rementj palpes labiaux de deux articles égaux. Anten- nes de quatres articles, le premier en cône tronqué, le deuxième plus long que le précédent et un peu plus épais à l'extrémité qu'à la base; le troisième de la longueur du premier, à peu près cylindrique et surmonté de deux longs poils; le quatrième i)lus court et beaucoup plus délié que les autres, terminé par un long poil et accompagné d'un autre article de moitié plus petit que lui et conique. Le deuxième article est susceptible de rentrer dans le premier, et tous les deux, ainsi emboîtés peuvent dispa- raître dans la tète, de sorte que, dans le repos oa après sa mort, la larve ne laisse voir que les deux derniers ar- ticles. Tous les organes que je viens de décrire sont roux, avec les articulations plus pâles. Derrière les antennes se montrent très visiblement quatre ocelles ferrugineux, dont trois sur une ligne transversale un peu oblique et un peu plus gros que les autres^ vis à vis Tintervalle qui sépare deux des premiers. Ces ocelles sont ordinairement envahis ea partie par une tache noire qui occupe rempla- cement où ils se trouvent. Corps de 12 segments, très médiocrement, mais égale- ment convexe en dessus et en dessous, à bords latéraux parallèles, sauf, le plus souvent, un petit renflement ab- dominal; de couleur rose pâle et terne, légèrement vi- neux à peine plus clair en dessous-, segments thoraciques à peu près égaux, plus grands que les autres, et presque carrés-, le premier orné, à partir du tiers antérieur jusqu'à DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCxTQUE. 59?. la base, d'une tache linéaire ferrugineuse, coupe'e longi- tudinalenient en deux par un trait pâle, et de chaque côté de cette tache, d'un autre côté en arc de cercle d'un ferru- gineux brunâtre; le second et le troisième marqués, près du bord postérieur, de deux taches semblables mais moins arquées; et à peu près en forme de virgule renversée. Cha- cun de ces trois segments porte une paire de pattes longues, velues, surtout sur le tibia c|ui est tout hérissé, et termi- nées par un ongle assez long. Abdomen de neuf segments; les huit premiers ne pré- sentant rien de particulier, si ce n'est, près de chaque côté, un petit sillon longitudinal limitant un bounelet qui règne le long des flancs, et en dedans de ce sillon une petite proéminance, une sorte d'ampoule très peu sail- lante destinée, sans doute, à favoriser les mouvements de la larve. Dernier segment ferrugineux avec un peu de brun à la base, corné, échancré, terminé par deux pointes coniques un peu courbées en haut, brunes à Tex- trémité et munies en dessus, à la base, d'une petite aspé- rité. En dessous, un mamelon pseudopode, charnu et rétractile, au centre duquel est l'anus. Stigmates au nombre de neuf paires, dont la première près du bord antérieur du segment mésothoracique et les autres au tiers antérieur des huit premiers segments ab- dominaux. La tête et tout le corps de cette larve sont couverts, tant en dessus qu'en dessous, de poils courts, roussâtres, fins et assez touffus, entremêlés d'un ou deux poils plus longs et un peu plus forts près de chaque angle postérieur des segments, ceux du dernier segment et des crochets sont tous longs. C'est dans les lieux mêmes où elle a vécu que la larve 2* 6me, tome x. 39 594 ANNALES se transforme en nymphe, sans autre préparation que celle de se faire une niche au mlHeu des détritus. Nymphe. De couleur rosée, hérissée de quelques poils sur le vertex, les bords du prolhorax et les flancs j ab- domen terminé par deux longues papilles un peu diver- gentes. L'état de nymphe a duré chez moi de 15 à 20 jours. Insecte parfait. Longueur 7 millim., vert cuivreux brillant, devant de la tête jaune; angles antérieurs du prothorax et élytres rouges*, angles huméraux et les deux tiers antérieurs de la suture verts. 7. Sapromyza quadripunctata Fall. Tephrilis quadri-punctata Fab. (PI. 15,N''II, fig. 9àl2.) Larçe. Long. 5 à 6 millim., pas trop molle, étroite, effi- lée antérieurement et d'un blanc sale. La tête est rétrac- tile, et vue en dessus, elle paraît bilobée, avec un petit palpe d'un seul article k Textrémité de chaque lobe. Quant on l'observe de profil, ou voit qu'elle est con- vexe et que les lobes ne sont autre chose que les premiers articles des deux palpes-, ces articles sont très gros, comme tronqués, et c'est sur le bord supérieur de cette troncature qu'est implanté le deuxième article, d'un diamètre beau- coup plus petit. Le dessous de la tête c'est à dire la région buccale, est couvert d'aspérités un peu crochues et peut- être légèrement subcornées. Entre ces aspérités on voit saillir les deux crochets noirs et cornés des mandibules, qui sont très sensiblement arqués. Lorsqu'on force, sous le microscope, la larve à allonger la tête, on constate assez facilement, grâce à la transparence des tissus, la forme DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 595 de ces organes. Chaque crochet s'articule à une tige cor- ne'e très fine quand on l'observe de profil et un peu moins quand on la voit de face, ce qui indique qu'elle est aplatie. Elle se prolonge dans Tinterieur du premier segment. A cette tige, et un peu en arrière de l'articulation du crochet, s'articule, par son extrémité antérieure, une autre pièce très visible, également cornée, latéralement aplatie, et en forme de serpe, avec cette difTérence que la partie posté- rieure, qui se prolonge au moins autant que la tige, est effilée, et qu'antérieurement elle porte sur le dos une saillie ou apophyse obtuse. Telle est, ainsi que m'a permis de le constater un examen attentif et soutenu, la structure de chaque mandibule, structure commune à la plupart des larves de Muscides^ signalée plus ou moins parfaitement par divers auteurs et même dans certaines de mes notices, mais sur laquelle j'ai cru devoir revenir ici, à cause de l'articulation anté~ rieure qui m'avait échappé jusqu'ici. J'ajoute qu'un fais- ceau de fibres musculaires se rend de la tige à la base inférieure du crochet, et qu'un autre faisseau part de l'a- pophyse de la pièce supérieure pour aboutir sur le dos du même crochet. Ces derniers muscles sont évidemment reles^eurs, les antres fléchisseurs. Le corps est visiblement déprimé, et il s'aplatit plus encore lorsque la larve marche, parce qu'alors elle l'ap- plique fortement sur le plan de position. Il est composé de onze segments-, mais la limite de ces segments n'est pas toujours facile à assigner, parce qu'il existe sur chacun d'eux deux ou trois plis transversaux qui, lorsque la larve contracte sou corps, simulent parfaitement une intersec- tion, et que les côtés paraissent alors comme finement et irrégulièrement crénelés. Mais quand le corps s'allonge, 596 ANNALES les plis s'effacent, ou à peu près, les flancs se festonnent régulièrement, et il devient alors facile de discerner les segments, qui sont séparés par un étranglement assez pro- noncé. Le premier segment est court, très lisse et il est difficile de le distinguer de la tcle, avec laquelle il se confond par son aspect luisant et sa consistance molle. Les autres seg- ments vont en s'élargissant jusqu'au septième, à partir duquel les côtés sont à peu près parallèles. Aux angles postérieurs du deuxième segment on voit saillir deux papilles charnues et coniques et entr elles se montrent deux petits lobes triangulaires. Le onzième segment, un peu plus court que le précédent, se rétrécit légèrement à son extrémité et porte à chaque angle pos- térieur une grosse papille charnue qui m'a paru, mais que j'ai peine à croire, triarticulée. La face postérieure du seg- ment est un peu concave, et entre les deux papilles on voit saillir deux petits tubes accolés, terminés par un dis- que muni d'une fente. Ce sont les deux stigmates posté- rieurs, à partir desquels on suit facilement les deux troncs trachéens qui vont aboutir entre le premier et le deuxième segments, et que surmontent les stigmates antérieurs, sous la forme d'une petite raquette entourée de huit tubulures soudées dans toute leur longueur. Vu à une forte loupe, le corps de notre larve paraît très finement chagriné. Exposée au mi( roscope, on la voit toute couverte, tant en dessus qu'en dessous, à l'exception de la tête, du premier segment et des papilles, de petites aspérités inclinées en arrrière. Une chose fort remarquable, mais qui n'étonnera pas cependant ceux qui ont l'habitude d'observer les sages combinaisons de la nature, c'est le soin minutieux qu'elle DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 597 semble avoir pris d'approprier la structure de notre larve aux conditions dans lesquelles elle vit. J'ai dit, dans le préambule de ce mémoire, qu'elle se développe et se transforme au milieu des chaumes qui recouvrent nos bergeries. Les faisceaux de pailles qui servent à façonner ces toitures sont fortement serrés les uns contre les autres, de sorte que les brins qui consti- tuent ces faisceaux ne laissent entr'eux que des espaces fort étroits; aussi la larve a-t-elle la faculté de réduire la convexité de son corps, de manière à pouvoir se glisser facilement dans ces galeries surbaissées. Mais la paille est un corps glissant, la pente des toitu- res est rapide, le vent et la pluie pourraient en détacher la larve, si elle n'avait les moyens de s'y accrocher éner- giquement et de s'y retenir. Ces moyens lui ont été largement fournis: ainsi, le onzième segment s'applique, à l'aide de ses deux papilles, sur le plan de position, puis, rentrant clans le dixième segment qui s'abaisse, il permet aux papilles et aux lobes dont ce dernier est pourvu, de se cramponner aussi sur le même plan. De plus, la rétrac- tion du dernier segment a produit le vide au dessous de lui, une ventouse s'est formée, et son action est telle que, sur une plaque de verre renversée, la larve demeure solidement fixée, quoiqu'elle oscille dans le vide, cher- chant un point d'appui pour la partie antérieure de son corps. Il lui est donc bien facile de se maintenir entre les chaumes. D'un autre côté, sa forme effilée, l'action de ses man- dibules, les plis de son corps, favorables à des mouve- ments peristaltiques très énergiques, et le bourrelet qui règne le long des flancs, tout seconde, de concert avec le solide point d'appui des deux derniers segments, ses efforts de progression j et par un surcroît admirable d» 598 ANNALES précautions, les aspérités qui la couvrent et qui n oppo- sent, vu leur inclinaison, aucun obstacle à sa marche, rerapèclient de glisser en arrière. Quelle richesse de ressources ! Quel luxe de combinai- sons pour la conservation d'un cliétif insecte, dontTexis- tence nous paraît si indifférente! C'est que rien n'est pe- tit aux yeux de la nature, rien n'échappe à son ingénieuse et toute puissante sollicitude. L'insecte microscopique a les mêmes droits à la vie que les plus grands animaux, et et l'on dirait même que sa merveilleuse tendresse s'est beaucoup plus exercée sur ces êtres petits et débiles que sur ces géants de la création, dont on admire la structure vulgaire et les instincts bornés, lorsqu'on foule aux pieds le chef-d'œuvre de la création, l'insecte si élégant, si ricbe d'organes, si industrieux, si digne de notre admi- ration et de nos hommages. Mais revenons à notre larve, pour dire en deux mots qu'elle subit ses métamorphoses aux lieux mêmes où se sont accomplies les autres phases de son existence. C'est en effet entre les chaumes que 1 on trouve sa pupe dès la fin de l'hiver. Pupe. Elle ne présente rien de particulier-, elle est tes- tacée, elliptique-, la tête et le premier segment de la larve ne sont plus visibles, ils sont rentrés dans le corps au moment de la métamorphose, pour concourir peut-être au travail organique qui se prépare. La pupe commence donc au deuxième segment, et c'est ce que rendent évi- dent deux petites cornes placées aux deux angles anté- rieurs, et qui ne sont autre chose que les vestiges des stigmates antérieurs de la larve. La pupe n'a donc que dix segments; mais elle paraît en avoir un plus grand nombre, parce (juc le troisième et les cinq suivants semblent DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 599 divisés en deux par une suture transversale qui n'est autre chose que la reproduction des plis de la larve. Dans le neuvième segment on retrouve, d'une manière assez apparente, les deux papilles coniques; mais dans le dixième tout est contracté, oblitéré, on n'aperçoit que des inégalités assez mal définies, qui représentent les deux papilles et les stigmates. Les aspérités dont le corps de la larve était couvert se retrouvent, à un fort grossis- sement du microscope, sur sa peau endurcie qui n'est autre chose, comme on sait, que Tenveloppe de la pupe-, mais elle sont considérablement affaissées et émoussées. Les deux premiers segments sont sensiblement dépri- més et munis latéralement d'une suture. C'est le long de cette suture que se détache un panneau de la pupe lorsque 1 insecte parfait veut prendre son essor. Insecte parfait. Longueur 4 à 5 millim. , d'un jaune l'auve, parsemé dépolis noirs; écusson plat; deux points latéraux sur les quatrième et cinquième segments de l'abdomen, et deux autres en dessous, parfois invisibles-, ailes jaunâtres-, balanciers de la couleur du corps*, style des antennes tomenteux. Explication des Figures. Planche I4^ N°L 1. Larve du Clambus enshainensis. 2. Mesure de sa grandeur naturelle. 3. Tête de la larve, avec les mandibules, les palpes et les antennes. 4. Un des deux groupes d'ocelles. 5. Patte. 600 ANJNALES 6. jNymphe vue de face. 7. Nymphe vue de dos. 8. Antenne de linsecte parfait. 9. Palpe du même. 10. Patte du même. NMI. 1 1 . Larve du Cryptophagus dentatus. 12. Mesure de sa grandeur naturelle. 13. Tête, avec les mandibules, les palpes el les antennes. 14. Ocelle. 15- Patte. N° m. 16. Larve à\x Latvidius minidus. 17. Mesure de sa grandeur naturelle. 18. Tête, avec les organes mandibuliformes , les palpes et les antennes. 19. Patte. 20. Nymphe. N" IV. 21. Larve du C ortie aria puhescens. 22. Mesure de sa grandeur naturelle. 23. Nymphe. N° V. 24. Larve de ï Oitlioperus piceus. 25. Mesure de sa grandeur naturelle. 26. Tête, avec les mandibules, les palpes et les antennes. 27. Patle. 28. Nymphe vue de face. 29. Nymphe vue de dos. 30. Antenne de Tinsectc parlait. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGlQUE. 601 31. Palpe du même. 32. Patte du même. Planche 15^ NT 1 . Larve du Malachius œncus. 2. Mesure de sa grandeur naturelle. 3. Mandibule. 4. Palpes maxillaires et labiaux; mâchoires et lèvre inférieure. 5. Un des deux groupes d'ocelles. 6. Antenne. 7. Patte. 8. Nymphe. N" IL 9. Larve de la Saproinj za quadii-punciata. 10. Mesure de sa grandeur naturelle. 1 1 . Tête vue de profil. 12. Pupe. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENT0M0L0G1Q13E. 603 HISTOIRE DES MÉTAMORPHOSES DU Blaps producta, Dej., et du Blaps fatidica, Sturm. Par M. EDOUARD PERRIS. (Séance du 10 Mars 1852). Le vaste champ de la science entomologique, malgré le zèle des nombreux travailleurs qui s'efforcent de le défri- cher et de le féconder, présente encore bien des points inexplorés et en friche sans parler de tout ce qui reste i.'i faire au point de vue de la méthode, de Tanatomie, de la physiologie; que de lacunes présente encore la connais- sance des mœurs et des métamorphoses des insectes! Ces lacunes sont telles, qu'on s'étonne de les voir exister, aussi nombreuses, aussi étendues, à une époque où les études sont si sérieuses, les observations si assidues, les recher- ches si opiniâtres. Des espèces représentées par d'innom- brables individus , vivant autour de nous, jusque dans nos maisons, sont parvenues à nous cacher jusqu'ici leur berceau. De grandes familles, celles des Cavahi(jucs, des Slap/iylmiens, des J/isters, des Mélusomes, etc.. aussi remar- quables par le nombre des genres divers qui les compo- sent que par celui des espèces que ces genres embrassent. 604 A.INNALES nous ont dévoilé un si petit nombre de leurs secrets, que nous ne connaissons, pour ainsi dire, que cette période si courte et la moins intéressante de leur vie qui est celle de Tinsecte parfait. Cette situation tient à plusieurs causes: en premier lieu, beaucoup de naturalistes^ plus préoccupés de leur collec- tion que de la science, s'attachent plutôt à la recherche d'une espèce qu'à celle d'un fait nouveau, et travaillent en manœuvres, au lieu de chercher à devenir, sinon archi- tectes, ce qui n'est donné qu'à un très petit nombre, du moins constructeurs de l'édifice scientifique. En second lieu, la recherche des premiers états des insectes et l'édu- cation des larves présentent des difficultés, exigent une patience et des soins pour lesquels il faut, en quelque sorte, une vocation spéciale, et outre que tout le monde n'y est pas f)Orté, il y a beaucoup de naturalistes qui n'accordent que fort peu de prix à ce genre de travail, quoiqu'il ait^ indépendamment de Tattrait qui s'y attache, une grande utilité pour la découverte des espèces, et qu'il offre des indications précieuses pour leur classification, et souvent même pour leur détermination -, en troisième lieu, enfin, un certain nombre de naturalistes consacrent leur talent, appliquent leur zèle à des travaux très utiles, anatomie, monographies, études critiques, faunes locales, publication d'espèces nouvelles, et paient ainsi à la science un tribut qui les dispense de tout autre. Quant à moi, voué à la recherche et à l'étude des mœurs et des métamorphoses des insectes, heureux de pouvoir enrichir d'un fait nouveau cette partie si intéressante de la science, je me ferai toujours un devoir de poursuivre et de signaler mes observations. Je viens donc entretenir aujourd'liui 1 1 Société entomologique de la découverte DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 605 que j'ai faite dernièrement de la larve et de la nymphe erina se trouvent parmi les débris d'ani- maux et de Fucus jeté par la mer. Celles des Blaps doivent exister partout où Ton voit les insecles parfaits, les caves, les bûchers, les celliers, les écuries. Si elles affectionnent les déjections animales, elles en trouvent abondamment dans ces derniers lieuxj mais dans les autres il ne se ren- contre guère que des crottins de rats et de souris, et je dois dire qu'ils étaient fort abondants dans l'endroit qui m'a fourni les larves que j'ai élevées. Peut-être était-ce là leur mets de prédilection-, mais il est probable aussi qu'el- les trouvent dans la terre des substances diverses qui servent à leur alimentation. Nymphes. Lorsque les larves de Blaps veulent se transformer, elles établissent autour d'elles dans la terre une cellule large et suliarrondie où, après quelcpies jours de repos. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 6H elles se métamorphosent en une nymphe blanche et nue. Celles du B. prodacta présente, disposées et emmaillo- tées comme à Tordinaire, toutes les parties qui constituent l'insecte parfait. Sa tête couchée sur le sternum, et son abdomen recourbé lui donnent la forme d'un arc de cercle, et ses longues pattes présentent un aspect assez singulier. Du côté du ventre elle n'offre rien de particu- lier, si ce n'est trois taches rousses à Tantépénultième segment et deux au pénultième, et à la base de ce dernier un mamelon bilobé dont chaque lobe porte à l'extrémité un point roux. Du côté du dos, on remarque sur le prothorax de toutes petites aspérités rousses, rares sur le disque, très rapprochées sur les Lords antérieur et pos- térieur. Les deux autres segments du thorax et les cinq premiers de l'abdomen sont couverts d'aspérités sembla- bles, plus nombreuses sur les trois premiers, et qui donnent à toute celte partie du corps une teinte roussâ- tre. Les angles postérieurs du premier segment et les angles antérieurs et postérieurs des cinq suivants sont armés de petites crêtes ferrugineuses cornées, tranchantes et par fois dentelées. Les bords du prothorax, les côtés de l'abdomen et les places occupées par les aspérités sont, ainsi que les derniers segments, revêtus d'une pubes- cence roussâtre. Le dernier segment est échancré et ter- miné par deux appendices coniques, pubescents, faible- ment divergents, subcornés, ferrugineux avec la pointe noire. C'est à l'aide de ces pointes et des aspérités dont il a été parlé, que la nymphe, naturellement couchée sur le dos, fait des évolutions dans sa cellule, en frappant les parois avec son abdomen. La nymphe du Blaps fatidica ne diffère de la précédente que par les caractères suivants: taille plus petite-, cuisses 612 ANNALES relativement un peu moins saillantes; pas de taches rous- ses à la face ventrale des deux derniers segments-, pas d'aspe'rités sur le dos, et à leur place un duvet roussâtre, serré et un peu couche; au lieu des crêtes cornées des angles des segments, des crêtes charnues place'es sur les côte's des sept premiers segments, saillantes, à dentelures irre'gulières et surmontées de petits poils-, angles de ces crêtes munis d'une bordure ferrugineuse et subcornée. L'état de nymphe a duré de 28 à 32 jours dans mon cabinet. Les insectes parfaits sont assez connus pour que je m'abstienne d'en donner la description. Explication des figures de la planche 15", iV° ///. 13. Larve du Blaps producta un peu grossie. 14. Mesure de sa grandeur naturelle. 15. Mâchoires et palpes maxillaires-, menton, lèvre in- férieure et palpes labiaux. 16. Patte antéi'ieure. 17. Une des quatre pattes postérieures. 18. Nymphe vue de dos. 19. La même, vue de face. 20. Patte antérieure de la larve du Blaps fatidica. 21 . Portion de Tabdomen de la nymphe, pour montrer les crêtes latérales. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 613 DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE BRACHËLVTRES , PROPRE A LA FAUNE FRANÇAISE. Par M. EMILE CUSSAC. (Séance du 14 Avril 1852). Genre MACROPALPUS, Em. Cussac. Mandibules cornées, bidentëes à Textrëmité? Mâchoires à divisions membraneuses, cilie'es en dedans, Texterne plus longue que Tinterne. Palpes maxillaires avec leur quatrième article à peine distinct, Tavant-dernier très grand. Palpes labiaux subconiques. Labre transversal , légèrement creusé antérieurement. Antennes peu allongées : leur premier article le plus grand. Jambes mutiques; tarses postérieurs avec les deux pre- miers articles allongés. M. pallipes, Em. Cussac. (PI. 13, fîg. l à 7.) Noir, subbrillant, assez fortement ponctué et couvert d'une pubescence blanchâtre -, bouche, base des antennes et pieds d'un jaune ferrugineux , angles postérieurs du thorax subarrondis. Êlytres plus de deux fois plus lon- gues que lui. Long, 3 millim. , largeur 1 millim. 614 ANNALES Corps allongé, subdéprimé, entièrement noir, un peu brillant, subrugueusement ponctué et couvert d'une pu- bescence blancbâtre plus forte sur l'abdomen. Tête triangulaire, un peu moins large que le prothorax, marquée antérieurement de deux impressions oblongues peu profondes, front légèrement proéminent. Mâchoires, lèvre inférieure, palpes labiaux et palpes maxillaires d'un jaune ferrugineux, ceux-ci avec le troi- sième article très large, et le dernier visible seulement à Taide d'une forte loupe, fortement pubescents. Yeux assez grands, arrondis et saillants. Antennes médiocres, submoniliformcs, pubescentes, ferrugineuses à leur base (les trois premiers articles), brunâtres et légèrement épaissies à Textrémité. Leur pre- mier article très grand, ovale oblong, les autres succes- sivement plus épais, le dernier trois fois plus long que le précédent. Prolhorax arrondi en avant, aussi large que long, for- tement dilaté sur ses côtés antérieurs, brusquement et sinueusement rétréci à partir de sou milieu jusqu'à sa base dont les angles sont un peu saillants, celle-ci coupée carrément, assez convexe, marquée postérieurement dans son milieu d'une petite impression transversale. Ecusson triangulaire , lisse. Elytres assez larges, plus de deux fois plus longues que le prothorax, arrondies aux épaules et aux angles posté- rieurs, légèrement sinuées latéi'alement et à leur extré- mité où elles sont déhiscentes et plus larges qu'antérieure- ment , leur angle suturai extrême peu saillant , presque planes, marquées près de la suture d'une légère élévation longitudinale. Abdomen fortement rebordé. Pattes entièrement d'un jaune ferrugineux , pubes- centes. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 615 Dessous noir, pubescent, ponctué un peu plus rare- ment que le dessus. Après avoir communiqué cet insecte à M. Aube, qui m'a dit ne pas le connaître , et m'étre assuré qu'il ne se trouvait pas décrit dans Touvrage d'Erichson, Gênera et Speciex StapJiylinorum, il m'a paru constituer dans la 10" tribu de cet auteur (Omaliniens) dont il fait partie, le type d'un genre nouveau pour la faune française, que j'ai appelé Macropalpus à cause de la forme remarquable de ses palpes. Il viendrait se placer près des Anthophagus et des Lestcça dont il a le faciès, mais dont il s'éloigne par les caractères. Je n^ai qu'un seul individu de ce genre , il a été pris dans un petit bois des environs de Lille, sous les détritus des végétaux en octobre (l). (1) Je viens récemment de découvrir un second exemplaire de cette espèce en arrangeant la collection des Staphyliniens de notre Musée, il se trouvait , sans indication de localité , mélangé parmi les Orna- lium. Proviendrait-il de nos environs ? (E. CussAC, 13 janvierl853.) Explication de la planche 13. Fig. 1 . Macropalpus pallipes. 2. Mesure de sa grandeur naturelle. 3. Palpe maxillaire. 4. Palpes labiaux. 5. Antenne. 6. Labre. 7. Patte postérieure. AiNNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGlftUE. 617 MŒURS ET METAMORPHOSES DU Sperckeus emarginatus et de LHelochares lividiis; Par M. EMILE CUSSAC. (Séance du 24 Décembre 1851.) I. Mœurs et métamorphoses du Sperckeus emarginatus. (PI. 13, fîg. 8 à 16.) Si, en soumettant aujourd'hui à mes collègues l'étude des mœurs et métamorphoses du Sperckeus^ je puis ajou- ter des faits nouveaux à la grande et attrayante histoire des actes de la vie des insectes, c'est, je me plais à le reconnaître tout d'abord, à Tun de nos membres, M. Le- prieur, que je dois cette bonne fortune. En efi'et, Tessai que je viens de faire pour élever les jeunes larves de ce coléoptère avait déjà été commencé par lui Fan dernier. Si, plus heureux, j'ai pu, cette année, le réussir complè- tement, ridée première n'en vient pas moins de cet exellent ami. Après plusieurs recherches faites au printemps pour me procurer ce Palpicorne, maintenant assez rare à Lille, je parvins enfin, le 26 mai dernier, dans une mare très claire de nos environs à en prendre une femelle munie de son sachet ovigère. Je la séparai, et, revenu chez moi, je la plaçai avec de l'eau de rivière dans un vase à Tair libre, en réunissant autant que possible toutes les conditions de son lieu natal. Elle supporta, paraît-il, très bien sa cap- G18 ANNALES tivite, puisqu'elle est encore existante après ni'avoir donne, pendant l'espace des deux premiers mois, environ quatre cents larves, en six opérations presque successives et sans le concours d'aucun mâle. Fait qui me semble très intéressant et sans précédent jusqu'ici parmi les coléoptères (l). Le temps d'incubation de la femelle du Spercheus est de neuf à dix jours, le moment de se délivrer de son far- deau venu, elle se tenait accrochée à la renverse aux Lemna dont le vase était en partie couvert, et présentait ainsi à fleur d'eau le précieux dépôt, duquel sortaient, par la partie fixée contre le corps, les jeunes larves au nombre de soixante à soixante- dix; cette opération durait de deux à trois heures, api'ès quoi le sac se détachait. Elle parais- sait alors fort à l'aise et semblait empressée de jouir d'un moment de liberté que son instinct lui faisait probable- ment pressentir très court, car, à peine cinq ou six heures s'étaient écoulées, qu'un autre sac était revenu-, quelque- fois, cependant, cela n'avait lieu que le lendemain ou même plusieurs jours après. Les jeunes larves, longues d'un millimètre et demi, noires, munies de grandes et fortes pattes, sont, en nais- sant, d'une agilité extrême; elles nagent en tout sens, mais renversées et comme sur un plafond à la surface de l'eau, cherchant avec leurs palpes maxillaires continuel- lement agités, une nourriture qui parait leur être de suite nécessaire, et qu'une fois trouvée, elles sucent et déchi- rent, aidées puissamment par d'énormes mandibules. Je les ai parfaitement élevées en leur jetant des chenilles, des Diptères et même des Coléoptères écrasés , etc. (1) M. Leprieur avait aussi entrevu ce fait l'an dernier, sans ce- pendant pouvoir l'allirmer, tant il lui paraissait étrange. UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 019 Cependant les larves aquatiques paraissaient être plus particulièrement de leur goût. Vers le huitième jour, alors que déjà grandes (quatre millimètres), elles descendent assez profondément, leur mode de respiration se fait ainsi : plus légères que le milieu qu'elles habitent, il leur suffit, lorsque ce besoin se fait sentir, de se laisser aller pour remonter immédia- tement et sans efforts à Tair extérieur, ou elles présentent les appendices respiratoires situés sur les côtés de Tab- domen. Très voraces, elles ne tardaient pas à pouvoir se trans- former en nymphe, cela se faisait ordinairement du douzième au quinzième jour, après avoir, à ce qu'il m'a semblé, subi ti"ois changements de peau, elles se prépa- raient un peu à Favance à cette opération en ne mangeant plus, sortant enfin de Teau, elles erraient pendant un certain temps à ravenlure, cherchant un endroit conve- nable, qu'elles finissaient par trouv^er sous les feuilles ou les débris de végétaux placées sur la terre dont leur vase était entouré, et s'y construisaient, à Tair libre, une coque en terre, hémisphérique, assez peu résistante dans laquelle se faisait leur changement : elles en sortaient cinq ou six jours après à l'état d'insecte parfait. Je dois dire, cependant, que leur transformation en nymphe ne s'est pas faite facilement : beaucoup même mouraient sans pouvoir l'accomplir, soit que l'espace fût trop restreint ou la terre trop sèche, soit pour toute autre cause. Mais dans l'état normal, toutes ces circonstances fâcheuses n'existant pas, ce coléoptère, vu sa grande fécondité et le peu de temps qu'il met à se développer en- tièrement, doit considérablement se propager, surtout si le hasard vient à le placer dans des endroits assez res- treints, tels qu'étaient autrefois certains fossés de nos G'iO ANNALES faubourgs, en partie détruits aujourd'hui, où il suffisait de plonger le filet une seule fois, pour en prendre une grande quantité. Larve Longueur 0,008 millim. à 0,009. Largeur 0,003 millim. 1/2. De forme ovalaire, très atténuée postérieurement, subconvexe en dessus, aplatie en dessous, un peu coria- cée, glabre, brunâtre. Tête plane, grande, substransversale, légèrement sinuée latéralement, plus étroite postérieurement. Labre très saillant, presque en demi cercle, un peu frangé. Antennes longues, subcylindriques, composées de quatre articles, le premier court, transversal, le deuxième très grand, presque égal aux deux suivants réunis, du double plus large à sa base qu'à son extrémité, le troisiè- me plus étroit que le deuxième un peu renflé antérieu- rement, le quatrième presque de la même longueur et de la même largeur du précédent, mais atténué jusqu'à son extrémité qui est accuminée^ on remarque deux ou trois poils disséminés le long de ces articles. Ocelles, groupe de cinq sur chaque joue, placés comme suit : un d'abord, le plus grande trois autres disposés pres- que en forme de croix avec lui, le cinquième entre le premier et celui de droite j tous brunâtres. Mandibules très grandes, fortes, arquées très aigument, bidentées à l'extrémité, munies en outre d'une très petite dent placée dans le milieu de leur côté interne, qui est orné de quelques poils. Mâchoires assez fortes, arquées, aiguës à lextrémité, fortement ciliées dans leur partie intérieure. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMO LOGIQUE. 6'il Palpes maxillaires subcylindriques composes de quatre articles, le premier très épais peu long, diminue légère- ment d'épaisseur dans son milieu, il supporte indépen- damment du second article, un organe supplémentaire étroit, long, arqué, très aigument terminé, le deuxième, moitié moins large que le premier, est court, transversal, le troisième trois fois plus long, un peu plus étroit, légè- rement courbé à sa base, épaissi antérieurement, le quatrième vm peu plus long et plus étroit que le précé- dent, atténué vers son extrémité. Lèvre inférieure subcordiforme, très fortement ciliée antérieurement-, les cils recourbés en dehors. Palpes labiaux courts, coniques, composés de deux articles, le premier transversal, le second court, plus étroit. Pattes longues, robustes, Tavant dernier article, très grand et atténué, muni latéralement de poils longs et nombreux, le dernier article légèrement courbé à sa base, très atténué jusqu'à l'extrémité qui est accuminée. Tous les organes qui précèdent sont de consistance cornée et d'un jaune plus ou moins ferrugineux, à l'excep- tion des yeux et de la partie antérieure des palpes maxil- laires et labiaux, qui sont brunâtres. Corps composé de douze segments , s'élargissant laté- ralement jusqu'au sixième , qui offre ainsi son plus grand diamètre transversal , très atténué de celui-ci à l'anus. Les trois segments thoraciques supportent chacun une paire de pattes. Le premier de consistance cornée comme la tête, légèrement subéchancré en avant dans son milieu, est marqué d'un point épais, glabre, près des an- gles antérieurs qui sont un peu recourbés en dehors, sinué au dessous de ses angles il va s'élargissant jusqu'à sa base dont les côtés sont arrondis. Tous les autres segments 02 '2 AINiNALES possèdent sur les côtés chacun quelques points coniques assez petits d'où il sort deux ou trois poils, hormis cepen- dant les deuxième, troisième et dernier, dont les points sont beaucoup plus épais et garnis de poils nombreux. Les stigmates garnis de poils très longs et très nom- breux sont au nombre de sept paires, très proéminanls, placés sur les côtes de Tabdomen. INymphe. Longueur 0,004 millim. Larffueur 0,003 millim. Elle est nue, de forme ovale, et laisse apercevoir celle de linsecte parfait. Le prothorax et \h tête sont munis de quelques filets semi-cornés plus ou moins contournés. Les côtés de l'abdomen en sont également fournis, mais ceux- ci droits. Tous ces filets semblent probablement destinés à la préserver soit des chocs, soit de Thumidité de la terre, en rempêcbant de trop adhérer à sa coque. Elle est entiè- rement d'un blanc sale, les yeux seuls sont noirs, II. Mœurs et métamorphoses deVIIelocfiares li\ndus. Pi. 13, fig. 17 à 26. L'essai fait au mois de mai dernier pour élever les larves du Spercheus emarginatus, ayant également réussi, peu de temps après, sur celles de XHelocharcs lividus ^ qui chez moi ont accompli leurs diverses transformations, j'ai cru utile, cette larve n'étant encore que très succinctement connue, d'en publier la description suivante (1). (1) Les larves du PlùUiydrus melanocephalus (pi. 13, fig. 27), que j'ai aussi nourries , étant à part leur taille qui est un peu plus grande, presque entièrement semblables pour la forme, la couleur et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. B23 La femelle de IHelocharcs Iwidus , de même que celle du Spercheus , peut opérer plusieurs pontes successives sans le concours du mâlej mais elle est infiniment moins féconde, son temps d'incubation est plus lon"^, ses pontes ne se font qu'à environ six semaines d'intervalle et les larves sont beaucoup moins nombreuses (trente à qua- rante) leur longueur en naissant était d'un millimètre et demi à deux millimètres et leur largeur d'un quart de millimètre. De forme subconique allongée, entièrement d'un blanc sale à l'exception des yeux et des palpes maxil- laires qui sont noirâtres. Elles se tenaient continuellement à la surface de l'eau, assez souvent non renversées^ très peu agiles et n'ayant que des pattes assez petites pour leur taille, elles cheminaient tranquillement, accrochées aux plantes ou aux parois du vase, en maintenant au dessus de l'eau l'organe respiratoire situé à l'extrémité de l'abdo- men, et lorsqu'un accident venait à leur faire perdre ce point d'appui, elles exécutaient pour le retrouver des mou- vements vermiculaires horizontaux, en passant vivement la partie postérieure de leur corps par dessus leur tête , la manière d'être aux larves de VHelochares llvidus, je me suis, potir cette cause, abstenu de les décrire. Voici seulement quelques détails sur les mœurs de cet insecte : la femelle de ce Philliydrus ne porte pas, chacun le sait, ses œufs dans un sachet maintenu au-dessous de son abdomen. Environ quinze jours après son accouplement, qui a lieu au mois de mai , elle vient à trois ou quatre jours de distance, attacher aux Lemna qui sont à la surface de l'eau, une quinzaine de petits paquets soyeux de forme triangulaire, contenant chacun dix à douze œufs, longs de 3 [4 de raillira. et larges de IjS de millim. Ces œufs au moment de leur transformation, qui s'opère du quatrième au cinquième jour, sont blanchâtres, de forme ovoïde , et marqués à leur partie la plus étroite de deux ocelles composés de cinq points noirs très distincts. Les larves sortent très lentement, et le sachet n'est vide que deux on trois jours après. 0*24 ANNALES d'abord d'un côté, puis de l'autre ; cela repété plusieurs fois de suite suffisait pour les faire avancer. La nourriture a été la même que pour les larves du Spercheus , mais moins voraces, elles étaient beaucoup plus longtemps à se transformer en nymphe, et cela n'a- vait ordinairement lieu que trente à trente-cinq jours après leur naissance ; elles sortaient également de Teau pour cette opération qui ne s'est faite chez moi, que plus difficilement encore. Larve Longueur, 0,009 millim. Largeur 0,002 1/2 millim. De forme oblongue, atténuée antérieurement, peu con- vexe, glabre, entièrement d'un gris- jaunâtre. Tète en carré long, un peu plus large postérieurement, plane en dessus, bombée en dessous, sinueusement bisil- lonnée longitudinalement presque dans son milieu. Antennes cylindriques, composées de trois articles, moins longues que les mâchoires-, le premier article grand, légèrement épaissi à sa partie antérieure", le deuxième de moitié environ moins long, un peu plus étroit, muni de chaque côté de son extrémité, d'un très petit appendice semi-corné*, le troisième très court, conique. Mandibules très grandes, arquées et aigument termi- nées, armées en outre intérieurement dans leur mi- lieu de deux autres dents plus petites mais fortes et aiguës. Labre disposé en forme de scie, muni entre chaque dent d'un petit appendice. Mâchoires plus longues que les antennes, subcylin- driques, garnies intérieurement de plusieurs filets semi- DE LA SOCIËTË ENTOMULOGIQUE. G25 cornes, ayant le lobe externe très petit, orné de quelques poils. Palpes maxillaires compose's de trois articles-, le premier court transversal-, le deuxième plus étroit, deux fois plus long, atténué jusqu'à son extrémité-, le troisième encore plus étroit, conique. Lèvre inférieure très saillante, de deux pièces-, la pre- mière transversale, munie à chacun de ses angles d'un petit fdet corné; la deuxième subliémisphérique, ayant sa partie antérieure terminée en un cône légèrement bi- denté à Textrémité. Palpes labiaux longs, cylindriques, composés de trois articles : le premier très court, transversal, le deuxième moitié plus étroit mais beaucoup plus long-, le troisième en forme de filet corné, également long. Yeux composés de cinq ou six points indistincts, placés assez en dessous des antennes. Pattes courtes, atténuées jusqu'à leur extrémité qui est terminée par un article courbé très aigu-, ornées de poils longs et d'appendices semi-cornés disposés sans ordre. Tous les organes qui précèdent sont de consistance cornée et d'un jaune testacé, à l'exception des yeux et de l'extrémité des palpes maxillaires, qui sont noirs. Corps composé de onze segments, les trois antérieurs supportent chacun une paire de pattes. Le premier plus étroit antérieurement, légèrement sillonné longitudinale- raent dans son milieu, est aussi de consistance cornée et d'un jaune ferrugineux sur le disque, de même que le deuxième. Le dessus du troisième est marqué de deux points épais noirs, glabres ; les autres sont pourvus de 2® Série, TOME x. 41 62G ANNALES plis transversaux plus ou moins marques', 1 abdomen est terminé par un tout petit appendice de chaque côté- Les stigmates dispose's sur les côtés des segments de TaLdomen, sont peu proéminents, garnis de très petits poils, et au nombre de sept paires. Nymphe. Un accident ayant détruit la seule nymphe qui me restait au moment où je la dessinais, je n'ai pu en repro- duire avec exactitude cj^ue la partie postérieure, elle était longue de trois millimètres et demi et large de deux mil- limètres, de forme subovoïde, entièrement hérissée de soies et filets cornés, longs, épais et plus ou moins con- tournés. L'abdomen était terminé par deux appendices, également contournés, beaucoup plus épais et plus longs que les autres. Explication de la planche 1.3. Fig. 8 à 16. Spercheus cmarginatus. 8. Larve. 9. Mesure de sa grandeur naturelle. 10. Antenne. 11. Mandibule. l'i. ? et palpes maxillaires ; lèvre inférieure et palpes labiaux. 13. Ocelles. 14. Patte. 15. Nymphe. 16. Mesure de sa grandeur naturelle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 627 ^ig. 17 à 26. Helochares Iwidus. 17. Larve. 18. Mesure de sa grandeur naturelle. 19. Antenne. 20. Mandibule. 21. Labre. 22. Mâchoire et palpe mxillaire. 23. Lèvre infe'rieure : palpes labiaux. 24. Patte. 25. Nymphe. 26. Mesure de sa grandeur naturelle. Fig. 27. Phillydrus melanocephalus . OEuf très grossi et repre'senté au moment de la transformation en larve. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 629 RAPPEL DES COLÉOPTÈRES DÉCRITS PAR PALISOT DE BEAUVOIS (1) AUX GEIVRES ACTUELLEMENT ADOPTÉS, AVEC SYNONYMIE ^ Par M. A. CHEVROLAT. rSéance du 22 Septembre 1852.) Il me semble qu'il serait utile à ravancement de la science qu on se livrât pour quelques travaux des ento- mologistes qui ont écrit depuis Linné jusqu'au com- mencement de ce siècle, à un examen dans le sens de celui que j'ai entrepris sur Touvrage de Palisot de Beauvois et dont j'ai Flionneur de présenter aujourd'hui le résultat à notre Société. L'ouvrage de cet auteur français est peu répandu, et il mériterait de Tétre davantage, attendu les idées philosophi- ques qu il renferme, et la bonne exécution des planches. La description des espèces laisse, toutefois, beaucoup à désirer, à cause de sa brièveté-, néanmoins, ayant acquis soit à la vente de la colleclion de Fauteur, soit, depuis, des mains de M. Aud. Serville, un grand nombre des Coléoptères quil avait eus sous les yeux, j'ai pu les reconnaître pour la plupart. En outre M. Aug. Salle, mon filleul, a rapporté d'un récent voyage à Saint-Do- mingue (partie espagnole), outre beaucoup d'espèces nou- velles, presque toutes celles citées par Palisot de Beauvois. J'ai donc été dans des circonstances favorables pour ac- complir convenablement la tâche que je me suis donnée. Je me propose de continuer ces essais qui auront pour objet, outre l'examen de la synonymie , de ramener chaque espèce anciennement décrite aux geni'es actuel- lement adoptés et je sollicite l'indulgence et l'encoura- gement de mes collègues en Entomologie. (1) Insectes recueillis en Afrique et en Amérique, ainsi que dans les royaumes d'Oware et de Bénin, à StDomlngue el dans les Etals- Unis. Paris, 1805. ^30 AiN:^JALES DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMO LOGIQUE. fi3l - o il w x ;-, S s -^ -o « G fl o <1 -55 ^ <1 £ 00 r^ 05 03 s '-:3 cr <« -T; u o u o «s ;■« d o ■^^ cT £e u tu "^^ es ^ «2 txi •4^ "3 _c U3 rt (h o • F-l a. rt o; O ÇU o* *\ "3 -T3 s o ri>> tri a> 8 Cri «8 rs 72 t-i S •^ 8 eu en 55 fi:rj ANJNALES 3 >^. iT^ rt 6 y )^ CO cO lJ >=r '^ trt '. -3 ^ ii O Q ta 4} o s <<> .3 ■S ^ s g es rt o Q 4^ 1 O CJWCJ <1 pq <1 q Q X) u 0+ (> ^>_ Ot- 'o "^ — ^ ^ lÔ CO — ô ^ cT CO ^9- ini rt C u rrl "^ tfl rt o f^ b s rt « » ^ ^ «^ *o /^ CD CO ^!i- irt 'î® CN ^ — ^ «-^CXTOCOCO ro CO CO Co' CO CO CO 1— < '"^ © CO +j to 00 r^ »v-f kn r^ ^ »-.o trs es c^ ro rt f^ eu rT O. rt S ta !3 ." ^ti^ rt U !^ £ hn?, rt^SigaSa^TS .H « 2 rt ^ ,^0 rtr;r^ r; i^ "^ 3^'-^ •— ' ^ r -î ^ >« ^ s PU«iJ rtgoOwiSj» rt oUw^ rt S 8 — I- y c^ o''TJ'-d'T3 ;^ ;t3 73 r2 T^ DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE. GU -a -a bL4 y /n •^ vT "le 3 ~ b "3 s ^ C o o r« s ^c "^ ^ C g c ^ iS o • "ô Caro StD 75 rs 'o u > >«r CfD . C*l M vr cr> ^ iO ^ ?2 s :«' o sr s ": -^ ^- -d g ^ cô 634 ANNALES ^3. • PQ >-> (ri ^ 3 pq <-^ Ç5 t^ w ^ 1^ î2 ^ l^ g ^H ■îi -^ ^ ^^ ,.,- uj o . . JZ, ^ O '^ o 03 •" s Q 1, 3 3 ' c '■2 Ci 9 O < <î < Ul . C+ CH- . lO •^ ^ 6¥ ^3 ^ df m *o o o t^ o — --2 Q-- -^"^ (M 'CD s r "5 (^ tO ^ :3 ^ 23 -5 ^^S ^iS B^4 en *T3 'T3 'T3 T3 'T3 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 635 ^ -â r^ ^=' ■*« •2 s ^:« '-à 13 ni Ti ^ ni '^ 70^ O O • '^ irs r^^^O— ' «s*.j^ u 3 3 PQ PQ t/5 •* « <^ s eu 2. S -rS . 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"5 ^ « '^ si §o- ^^^1 S^Q |Q __o ^ 75 DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 639 u a b s PQ ^ . o ^ c=! ." 1 eu eu Q- . eu oj -• a> CO « «3 4i OJ 0) m 0) a ^ 2 S ^ < u <^ o <1 <1 O a* - s ^'-'CS^îfm— <ï0>00 t^iXicscot^ o t^ r^ t^ r^ (T^r c^r cT c^ î^> <^' c>r co oT ce oT es tO if5 1.0 ift (M C^ (M es fO CM es (M lO lO O ffS <î U U H CJ U H 640 AIN W AL ES £3 loi 01 rt 3 2 t^ C^ Ci, Ct, ^ bo ça "^ . • '^ S û C 3 «o i ^ ^ eu o na ei *t à a > « fc^ 1-^ , g «ô 2 !2 tô Vj o ^ «4 ?^ ?- ^ «c 3. -a u o es S O >-> 72 3 4-> -t3 3 cr OJ <5 o u OJ s en e« en 3 8 o Ph en 3 3 en en a « 8 S ^ rQ TJ rJ3 -TS -à 13 Si 13 '^ -ô en n3 l-H t-H HH HH h— ( l-H >-H »-^ « 3 O o a. hJ ■Si -ci CH- C/2 CH- « çT co es O «r C^î eô lo ^ M V* irâ -^ es fÔ •^ o. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 641 - " ' o o >^ œ K !i^ 3 . CQ S • ^ •^î^ ~ "-T) fS CQ 1^ . ^ * ^ ^ ^>i »>^ Jj^ ^ ^ H ** ^ Q O 3 .S V . 6 • o 2 '^' '^ ^* ^ c^ 6 MM * -1 CO — l""^ ^^ ^^ 4^^ ^Vri ^^ ^^ w £2-, S ^ . 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Il-s es .9 *5 11 <1 m T3 -^ 8 ni n^ CL, CD Xi 'XS*— '»-^<«T3i-0'T3n3-OT3'T3n3 (fi Jh CD 646 AÏMJNALES U C5 'A .- - 5 U O PQ fT) O pq <;■ <: c/3 fl^ (T» es es c^ CM î^^ PQ c b CL' t/5 fe S to O :3 ^ .2 _0 W ci 4-» OS w *3 rt QJ " ^—^ d V» 1 1—1 P tn u • FH g o S o «1 > O t> tjii <« • 'w • g i2 2 ,;; OT ^ .ï .sij a g g -a. 2 i ^ g -^ « « .- o-^ rtgpq^'H.S^l3SS-5> ^ o W H W ee's .^ .c s s s DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 647 o -* 3 * J^ V û- flj OJ J? a; fl «H es kl • «s +J OJ o «> Cfl «3 r^ o s a> a m a. •T3 'C -1 «o *-< (^ bA) Sm TJ -0 -71 ^ -a NH i-H hH a. HH 5 >-» o te a « 8 3 3 S •?. çS g U-c .2 ;3 -5 .2 s • u <« . « 3 m ffi a CO > fcX) Si o es ^ .^ es 8 ^ ^ C^ 05 (M CSrC iO^'«*'; s ~l «; -s^ ï5 o • Um é ^ <-a î::'^ ^ ''^ "O ns T-, è . ^ . 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En revenant sur le Croloy, les dunes s'abaissent j)eu à peu, et font place à la garenne ; quelques prairies vien- nent rompre la monotonie des sables : mais les insectes deviennent plus rares : signalons cepenciant sur ces limites indécises un petit Irou plein d'eau pluviale, devant une barraque en bois : c'est le seul endroit oi!i nous ayons trouvé le Bledius sithterraneus : le Calalhus ochropterus abonde dans cet enclos , ainsi ipes. — Sous les bouses. Tyckus niger, Bythinus securiger. — Au pied de la falaise de Saint-Valéry. Btyaxis fossulata. — Prés salés de la Somme. Myrinedoiiia limbata. — Environs de Saint-Valéry. Calodera longitarsis, nigricollis. — Sous les pierres et les détritus végétaux, sur le rivage, au fond de la baie. Tachyusa lata, — Prés salés de la Somme. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. r,8l Homalola rigidicomisj longicornis. — Prairies de Sal- lenelle. — debilis, elongatula. — Saint- Valéry, bord de la mer, sous les pierres et les algues. —r- anthracina , a. sp. — Saint-Valéry, mêmes localités. — orhaia, ripicola^ lahilis. — Sur les rivages de la baie, sous les détritus. Alcochara obscurella. — Sous les fucus, plage de Saint- Valéry. — nidicola, n. sp. — Falaise de Saint- Valéry, dans les nids d'hirondelles de rivage. Gyrophœna complicans. — Bois humides de Sallenelle. Hypocyptus longicornis. — Bois humides de Sallenelle. Tachy parus hmnneus, nificollis. — Sous la mousse, bois de Sallenelle. Tachinus collaris. Sous les mousses, bois de Sallenelle. Boletohius pygmœus. — Dans les champignons, bois de Sallenelle. Xantholinus pvnetulaius, — Sous les fucus, Saint- Valéry. Ocypus ater. — Sous les pierres, plage de Saint- Valéry . — cupreus. — Sous les pierres, environs de Saint- Valéry. Pkilontkus politus. — Mêmes localités. — xantholoma, nî^rita, hipusiulatus , punctus, interniedius, ebeninusy aierriwus. — Sous les fucus, plage de Saint- Valéry. Quedius inolochinus. — Saint- Valéry, bord de la mer. — atlenuatus. — Sous les pierres , garenne du Crotoy. 682 AINNALES Steniis tarsaliSf pusillus. — Au bord des fosses , Salle? nelle. — bipunctatus, Jiiscipesy suhceneus, — Mare de Cayeux. — oculatus, cajialiculatus . — Rivages de la Laie. Eçœsthetm lœ^iusculus. — Mares des dunes de Saint- Quentin. Bledius tricornis, arcnarius. — Mares de Cayeux et des dunes. ^- unicornis. — Dans les talus perpendiculaires des prës salés, sur les bords de la baie. — suhterraneus . — Au bord dun seul fossé, dans la garenne du Crotoy. Diglossa mersa. — Sables submergés de la baie, près Temboucliure du canal d'Abbeville. Synlomiwn œneian. — Au pied de la falaise de Saint-? Valéry, au-dessous des nids d'hirondelles. Anihohium minutum^ longulum. — Sur les fleurs, prai^ ries de Sallenelle. Silpha opaca. — Sous les fucus et les pierres , dans riierbe courte des prés salés, plage de Saint- Valéry. — dispar. — Au bord des mares des dunes de Saint- Quentin. Catops agilis. — Bois d'Etrebœuf. Scaphisoma agaricînum. — Sous les mousses, bois de Sallenelle. Anisotouia fcrruginea, calcarata. — Bois de Sallenelle, Colenis dentipes. — Environs de Saint- Valéry. Phalacrus corruscus. — Bois de Sallenelle. — caricis. — Dunes de Saint-Quentin. Çercus hipustulatus . — Bois de Sallenelle. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 683 Brachypierus pubescens. — Bois de Sallenelle. Meligetlies tristis. — Bois de Sallenelle. Atomaria tenninata , linearis , fuscata, nana. — Prés salés. Lathridius sculptilis, gibbosus. — Prairies sale'es de la Somme. Byn^hus pilula, varias. — Dans le sable, au pied de la falaise de Saint- Valéry. Simplocaria semistîiata. — Même localité. Sjncalipta setigera. — Même localité. Morychus œneus. — Marée de Cayeux, sur le sable. Georyssus pygmceus. — Mare des dunes de Saint- Quentin. Parnus nitididus. — Fossés d'eau saumâtre, près Abbe- ville. — griseus. — Mare de Cayeux. Heterocems IcR'.ùgatus , fossor, hispidulus, obsoletus » maritimus. — Mare de Cayeux et des dunes de Saint- Quentin. Cette dernière espèce, trouvée par M. Guérin à Tré- port, et signalée brièvement par lui dans Tlconographie du Règne animal, paraît ne pas avoir été connue de M. Kiesenwetter. Elle est du reste rare. Hister bissexstriatus , cadaverinus. — Saint- Valéry, sous les bouses. Saprinus sabulosus, n. sp. — Sous les algues, plage des dunes de Saint-Quentin. — metallicus. — Dunes de Saint-Quentin, sous les bouses. — riigifrons. — Dans le sable, dunes de Saint- Quentin et sables de Cayeux. Saprinus quadristriatus, — Sous les algues, plage de Saint-Quentin. r,84 ANNALES Onthophagus nnchicornis. — Dans les bouses, Ah])e- ville. j4phodius plagiaius ei \ar. rrigcr, Pajk. — ■ Dans le sable, au bord de Teau, mares de Cayeux et des dunes de Saint-Quentin. — hœmorrhoidalis . — Dunes de Saint-Quentin. - — luridus. — Dans les bouses, Abbe ville. — fœiidus. — Environs de Saint-Valery. Psammodius porcicollis. — Sables de Cayeux. jEgialia arenaria. — Sables de Cayeux et dunes de Saint-Quentin. Melolontlia fuVo. — Sables de Cayeux, au pied des Carex. Quand il est encore à Tetat de nymphe, sa retraite se décèle par un gros trou, pratique ordinairement dans le talus des bulles de sable, ^a larve se nourrit des racines de Carex, et non aux dépens des arbustes, comme on le dit ge'néralement. HopUa argentea. — Garenne du Grotoy. j4griliis cyaucscens. — Bois de Sallenelle. Cardiophorus cinereus , asellus. — Sables de Cayeux. CampyUis linearis. — Dans les prés de Sallenelle. Homalisus suturalis. — Dans les prés de Sallenelle. Geopyris hemipiera. — Dans les prés de Sallenelle. Malthinus mnrginatus j sanguinolentus , bigiittatus. — Bois humides de Sallenelle. Mafachius œiicus^ fasciafAis. — Bois humides de Salle- nelle. — inarginellus. — Sur les euphorbes^ garenne du Crotoy. Telephoms pcllucidus, lateralis, flavilahris. — Dans les prés salés d'Abbeville, sur les Triglo- chins, le dernier en abondance. — aicr, paludosus. — Prairies de Sallenelle. DE LA SOCIËI'É KlNTOMOLOGlQlJi:. (î85 Dolichosonia linearis. — Bois de Sallenelle. Fhilax gibbus. — Dunes de Saint-Quentin et garenne du Crotoy, très commun. Crypticus glaher. — Dunes de Saint-Quentin et garenne (lu Crotoy. CisteJa niurina. — Bois de Sallenelle. Phaleria cadaverina. — Sous les algues, plage des dunes de Saint-Quentin. Anihicus antherinus. - Prds salés de la Somme. — himaculaius . — Dunes de Saint-Quentin. Notoxus monoceros. — Environs de Saint- Valéry, Rhynchites megacephalus. — Bois de Sallenelle. Urodon suturalis, ru/ipes. — Environs d'Abbeville. Ramphus flavicornis. — Bois de Sallenelle. A pion elegantulunij œneuin, varipes , apricans. — Environs d'Abbeville. Cneorhinus albicans. — Sables de Cayeux et dunes de Saint-Quentin. — faherj ojjinis. — Bois de Sallenelle. SciaphihiS nmricatus. — Environs de Saint- Valéry. Chlorophanus viridis. — Bois de Sallenelle. Tanymccus palliatus. — Bois de Sallenelle. Siiones regensteînensis. — Bois de Sallenelle. Phyllobius calcamtus. — Côte de Saint- Valéry, sur rOrtiedioïque. sinuatus. — Bois humides de Sallenelle. Polydnisus salsicola, n. sp. — Dans les prés sales, près le canal d'Abbeville. Cleonus sulcirostris , cdbtdiis. •— Sur les talus des routes, à Saint- Valéry. Gronops hmatus. — Au bord de la mare de Cayeux. 686 ANNALES Trachyphlœiis setarius , scahriculus. — Bois de Sailé- iielle. Oinias hirsutulus, hrunnipes. — Bois de Sallenelle. Otiorhyjichiis atroapterus. — Au boï-d de la mer , lé long des dunes de Saint-Quentin. Lixus acutiis. — Dunes de Cayeux. Larînus caiiinœ. — Bois de Sallenelle. Erirliinus scinhosus — Prairies humides de Sallenelle^ Dorytomus dorsalis. — Bois humides de Sallenelle. Phytohius i'eJafus. — Prairies humides de Sallenelle. Bagous frit. — Mares des dunes de Saint-Quentin. Tychius tomeiitosus. — Bois de Sallenelle. Orckestes rufus, salicis. — Au bord des fosses, sur les saules, près Cayeux et à Sallenelle. Baridius T.-albuin, picinus. — Prairies de Sallenelle. Rhinonchiis castor. — Prairies de Sallenelle. Cœliodes ruhevj lamii. — Prairies de Sallenelle. Ceutorhync.hus sulcicollis, quercus. — Bois d'Etrebœuf. — polUnarius. — Pre's de Sallenelle. Phytœcia virescens. — Environs de Saint- Valéry. Sctperda populnea. — Environs de Saint- Valéry; Donacia sitnpfex, etc. — Route de Cayeux. Cassida nohilis — Prairies salées de la Somme. ^4dimonia interrupta. — Prairies sale'es de la Somme. Luperus ru/ipes, flai^ipes. — Bois de Sallenelle. Apteropeda caricis. — Sables de Cayeux. Teinodactyla nigra. — Sur la grande consoude, dans îes fosse's d'Abbeville. Psylliodes chrysocephala. — Sur les colzas, aux envi- rons de Saint-Valery. Plectroscelis Sahlbergi. — Sur les plantes basses des prairies salées de la Somme. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. «87 Lina collaris. — Dans les dunes de Saint-Quentin, sur le Salix arenaria, à feuilles cotonneuses. Helodes violacea. — Prairies de Sallenelle. Cryptocephalus sexpurictatus , nitens, gi'acilis ^ vittatus i gemmas, sericeus. — Prairies de Sallenelle. Scymnus uéhrensii. — Bois de Sallenelle. 1. HOMALOTA ANTHRACINA. Long. 2 mill, Nigra, suhnitida, tenuissime griseo-pubescens, capite, prothorace elytrisque tenuissime et confertim punctatis ,• prothorace transi^erso, hasi laterihttsque rotundato \ elytris prothorace longioribus et paulo latiorihus ; abdomine latiore nitidiorei pedibus pallide testaceis. Oblongue, assez épaisse, d'un brun noir foncé assez luisant, plus sur l'abdomen-, tête, corselet et éljlres à ponctuation très fine et très courte, grisâtre; antennes assez longues atteignant le milieu des ëljtres : le dernier article pyriforme , acuminé, aussi long que les deux précédents réunis, les sixième, septième, huitième, neu- vième et dixième courts, presque carrés. Corselet plus large que long, convexe, arrondi sur les côtés et à la base : quelquefois au milieu une vague impression longitudinale à peine marquée. Elylres plus longues et un peu plus lar- ges que le corselet. Abdomen un peu rétréci vers l'extré- mité, d'un noir plus luisant, glabre, lisse, seulement un peu ridé à l'extrémité et sur les côtés de chaque segment, dont les côtés sont en outre garnis de poils raides, plus nombreux au dernier segment. Pattes d'un testacé sale, plus ou moins foncé. Environs de Saint- Valéry, et, autant que je puis me îe rappeler, sous les fucus mouillés par la mer. fi88 ANNALES Celte Homalota ressemble assez à \H. Jiiçalis, Ksw. -, mais elle est moins allongée, ses élytres sont plus larges, son corselet est plus court. 2. AlEOCHARA NIDICOLA. Loiii:. 3 mill. JSitida, parum nitida, dense ac tenuissime punctata, sat dense grisescenti-pubescens, elytris thorace longiorïbus rufescentibus, lateribus le^iler infuscatis, antennis bninneisj hasi et articula ultinio testaceis , pedibus pollide rufo testa- ceis. Cette espèce ressemble tellement à VA. pulla Gill., qu'il suffit de mentionner les différences qui séparent ces deux Brachelytres. Notre espèce est toujours un peu plus petite : la ponctuation du corselet et des élytres est extrê- mement fine et très serrée, tandis que chez W^. pulla elle paraît à la loupe assez grosse et assez écartée. L'abdomen est aussi plus finement ponctué, les segments ne sont pas bordés de brun. Les élytres sont presque toujours d'un marron assez clair avec les côtés légèrement enfumés*, rarement cette teinte sombre envahit le disque. C'est à notre collègue M. Signoret que nous devons la découverte de cette espèce. Il l'a trouvée en grand nombre dans la paille et les débris entassés au fond des nids de l'hirondelle de rivage : ces nids sont placés dans des gale- ries d'environ un inèh-e de longueur, pratiqués horizon- talement dans les couches sablonneuses du talus à pic situé à Saint-Valery, au bord de la nier. 3. Sapuinus sabulosus. Long. 3 mill. iViger, nitiduSy f'ro/itc îinca brcvi arcaata impresso, pro- tliorace lœinssimo, basi tantuin lincu punctnlu signala , DE LA SOGIÉTK EINTOMOLOGIQUE. 683 elylris siriis ultra tuedium prolongatis, prima interna cuin stria sittiunli conjimda, spatio inier has strias ferè uscjue ad hasiin punctato : pygidio punciatissitno , tibiis anticis acute ^-dentatis . Ovalaire, convexe, d'un noir luisant. Front rebordé, droit en devant, une petite impression un peu arquée en avant. Corselet très lisse, une ligne de points le long de la base; angles antérieurs larges, presque arrondis. Elytres parfois d'un brun rougeâtre : slries dépassant le milieu, surtout la deuxième interne : la première se joint à la suturale, elle est toujours un peu sinuée : la strie suturale est complète \ l'espace entre ces deux stries est ponctué presque jusqu'à la base-, la strie bumérale atteint le milieu des côtés. Pygidium à ponctuation assez forte et serrée. Tibias antérieurs à quatre dents aiguës. Cette espèce se trouve à la pointe Saint-Quentin sous les fucus : on en prend un ou deux individus en secouant chaque paquet de ces plantes marines. Quoique cet histérien ait été signalé, il y a longues années, par Dejeàn dans son catalogue, il n'a pas encore été décrit à ma connaissance. 4. POLYDRCSUS SALSICOLA. Long. 5 li2, 6 mill. Oblongo elongatus, piceus , squamulis i^iridibus i>el carneo-griseis indutus, pedibus antennisque flaçidis \ capite. prothoraceque punctatis, hoc antice angustato , lateribus arcuatis : elytris ovalibus, ehngatis, apice accuminatis, valde punctato lineatis \ femoribus siibtus angulatis. Allongé, très convexe, d'un brun noirâtre, mais couvert de petites écailles d'un beau vert, peu serrées, 2" Série, tome x. 4& 690 ANNALES passant souvent au gris-argenté ou au carnd-argentë; pattes et antennes d'un jaune testacé clair, la massue de ces dernières souvent plus foncée. Tête et corselet à ponctuation assez fine, mais très serrée, presque rugueuse sur le dernier, qui est légèrement arrondi sur les côtés et un peu rétréci en avant. Elytres en ovale allongé, acu- minées en arrière, à lignes d'assez gros points bien mar- qués. Le dessous du corps est d'un brun noir parsemé de rares écailles vertes. Tous les fémurs sont munis en dessous d'une dent obtuse. Assez commun sur les plantes basses qui tapissent le sol des prairies salées vers Tembouchure du canal de la Somme. N.B. L'Altise représentée sur la planche qui accompa- gne ce mémoire et à laquelle M. Boieldieu avait donné le nom de Plectroscelis Fairmairii n'est qu'une variété de P. Sahlbergii, à élytres plus régulièi'ement et moins fortement ponctuées, à antennes et à tibias d'un testacé plus clair. Au moment où je termine la correction de la précé- dente notice, je reçois de M. Bâillon, savant ornithologiste d'Abbeville, un tableau méthodique et synonymique des Coléoptères des environs de cette ville , par M. F. Mar- cotte. C'est un beau volume de 420 pages, édité par la Société d'émulation d'Abbeville. L'auteur a voulu « être » utile à ceux de ses concitoyens qui se livreront à l'étude » de l'entomologie , et contribuer à faire connaître tout » ce que possède notre France, déjà si riche. » Nous ne pouvons qu'applaudir à l'exécution d'un pareil projet, et il serait bien à désirer que chaque département pût ainsi nous offrir son contingent pour servir à la publication Î)E LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 691 d'une faune française. Je nie permettrai cependant quel- ques réflexions critiques sur ce catalogue, parce qu'il tne semble tantôt avoir dépassé le but, tantôt ne Tavoir pas atteint. D'abord , la synonymie me paraît beaucoup trop dé- taillée : elle est parfaitement inutile dans un ouvrage de cette nature, ne sert qu'à tripler ou quadrupler le nombre de pages, et aurait pu être utilement remplacée p;ir une description succincte. Ensuite^ il n'est pas permis, quand on parle de Bracliélylres, de passer sous silence l'ouvrage d'Erichson, et de conserver la classification du catalogue Dejean. Enfin, le nombre des petites espèces est encore beaucoup trop restreint et fait regretter que l'auteur n'ait pas retardé cette publication pour combler des lacunes très importantes. Parmi les espèces énumérées par M. Marcotte, et que nous n'avons pas rencontrées dans notre excursion, je ci- terai : Cychrus attenuatus,, Carahus aivensis, foret d'Eu; Leistus terminatus , Blethisa multipunctata, Elaphrus uli- ginosus, Licinus silphoides j, Pogonus luridipennis ^ Cala- thiis microcephalus , j4gonuin ausiriacum , Thoreyi, Tre- chus disais , Acilius fasciatus , Hydi^oporus hicarinatus , Prognatha h-cornis, Trachys pygmœa , Suis spinicoUis , Tillus elongatusy amhidans, Agyrtes castaneus, Spercheus emarginatus , Onthophagus leinur , Aphodius hœmorrhoi- dalis, Phaleria hemisphœrica^ Barynotus obscurus, mercu" rialis , Molorchus umbellatarum , Pachyta octomaculata , Leptura cinctaj Pachnephorus arenarius , Cryptocepkalus Corylij cordigerj sexpunctatus , Claviger foi>eolatiis. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 693 DESCRIPTION D'USE NOUVELLE ESPÈCE DU GEIE SANDALUS. Par M. LÉON FAIRMÂIRE. (Séance du 11 Août 1852.) Le genre Sandalus, de Knocli, dont M. Gudrin-Méne- ville nous a donné une excellente monographie dans une des premières livraisons de son Species iconographique, renferme un petit nombre d'espèces auxquelles je viens en ajouter une nouvelle, qui appartient à la deuxième division du geni-e, caractérisée par les angles obtus du corselet. Sandaîus Sichelii. (PI. 11 , N° V.) Long. 15 raill. Ovali-elongatas, crassus, pallidè fusco-castaneus ,protho- race capiteque paulo obscuriorihus^ prothorace spatsim sut fortiter punctato^ linea média impressaj foveoUs duabus terininataj aiigulis posticis truncatis; elylris postice paulo latioribus , pilis depressis Juh'o griseis , parum densis , indutis, sutura inargineque angusta nigricantibus j punctis numerosis densis subfoi>eolatis , utrinque tribus lineis sub- elevatis : subtiis dira pedibus obscurior. Corps ovale allongé, très épais*, couleur d'un marron 694 ANNALES brunâtre pâle, un peu plus fonce sur la tête et le corselet . inandibules noires : antennes de même couleur que la tête, à 9 lamelles, atteignant le bord postérieur du corselet . Celui-ci deux fois aussi large que long, rêtre'ci en avant, angles postérieurs coupés droit : à ponctuation extrême- ment fine-, parsemée de plus gros points peu serrés : ligne médiane bien marquée se terminant en avant et en ar- rière par deux petites fossettes : côtés presque perpen- diculaires et rugueux en avant : bord postérieur sinuéde chaque côté et écliancré vis-à-vis IVcusson. Celui-ci rond et lisse. Eljtres pas plus larges à la base que le corselet, s'élargissant un peu après le milieu, se termi- nant en pointe mousse i suture et bord externe étroite- ment marginés de noirâtre-, surface couverte de gros points enfoncés formant des lignes longitudinales peu régulières : sur chaque élytre, trois petites lignes peu élevées : toute la surface couverte de poils d'un gris roux couchés, peu serrés. Dessous et pattes de même couleur, un peu plus foncés, surfout les pattes qui sont couvertes de poils assez serrés ; lamelles des tarses d'un roux velouté. Cette espèce ressemble beaucoup au Saudalus hrimneus Lap., dont elle diffère parla couleur générale et les ély- tres pas plus larges que le corselet. Je n'en connais qu'un individu Ç j provenant du Brésil et qui se trouve dans la collection de IM. le docteur Sichel, auquel je me fais un devoir et un plaisir de dédier ce rare insecte vomme un témoignage de sincère amitié. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 6^5 DESCRIPTION DE DEDX GENRES NOUVEAUX ET DE PLUSIEURS ESPÈCES NOUVELLES DE COLÉOPTÈRES PROPRES A LA FAuNE FRANÇAISE ; Par M. JAGQUELIN-DUVAL (:Camille). (Séance du 27 Octobre 1852.) La découverte d'espèces nouvelles propres à la faune française me paraît toujours être un fait intéressant, cela vient augmenter en effet nos richesses, compléter nos connaissances et peut nous permettre d'arriver ainsi à connaitre un jour tous les Coléoptères de France. A ce titre, j'offre à la Société entomologique la description des espèces suivantes, provenant pour la plupart des envi- rons de Montpellier, Je possède encore plusieurs autres espèces remarquables, mais ne les ayant pas suffisamment étudiées, je m'abstiendrai d'en parler jusqu'à plus sérieuse étude. (}enre V^ULDA. Labrum bilobiim. Palpi maxillares elongatuli filiformeSy articula quarto breviore subovato, distincte acuminato ; la- biales. (iUjormes, articulis tribus subœquaiibuSy tertio angusto subacumiriato. Antennœ fraclœ, articulo tertio secundo sub- œquali. Thorax postice haud angustalus , apice summo sub- attenuatus. Elijtronim sutura imbricata. Pedes elongati , fi96 ANNALES graciles; libiis unticis' haiid dislincle Incrassaiis , postîcis subtiliter parce spinulosis ; tarsis omnibus simplicibus, elon- gatis. {^Vulda^ nom sans aucune signification.) Corps allongé, linéaire, subdéprimé, ailé. Tête oblon- gue, avancée, portée sur un petit cou cylindrique assez court; yeux petits, peu saillants, placés latéralement entre le milieu et le sommet de la tête. Labre étroit, transver- sal, profondément sinué au milieu, garni de longues soies au sommet. Mandibules assez courtes, dentées au milieu. Palpes maxillaires filiformes, premier article petit, deux et trois égaux, assez allongés, obconiques, quatrième plus court, subovalaire, acuminé. Palpes labiaux filiformes, leurs trois articles à peu près d'égale longueur, le second un peu épaissi obconique, le troisième élroit, acuminé au sommet. Antennes à leur base aussi rapprochées entre- elles que des yeux, coudées, premier article allongé, deuxième et troisième subégaux, assez longs, légèrement obconiques, les autres courts, pubescents, quatre à dix transverses, dernier courtement ovale obtuseraent acu- miné au sommet. Prothorax allongé oblong, plus étroit que les élytres, non rétréci en arrière, légèrement ar- rondi à la base, un peu atténué en avant tout à fait au sommet, angles antérieurs arrondis. Ecusson triangulaire. Elytres tronquées au sommet, imbriquées à leur suture. Abdomen linéaire. Pattes allongées, grêles^ hanches in- termédiaires notablement distantes-, jambes légèrement épineuses extérieurement, épines des postérieures très fines; jambes antérieures non ou à peine épaissies, très légèrement dilatées au sommet; tous les tarses allongés, simples, leurs deux premiers articles subégaux, les deux suivants graduellement plus courts. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 697 d*. Sixième segment abdominal tronqué, septième un peu saillant, largement et triangulairemeiit excavé en dessus, assez largement impressionné au milieu en des- sous, offrant en outre les bords latéraux de l'impression légère luent élevés et de chaque côté une ligne enfoncée longitudinale. Ce genre remarquable voisin des Xantholinus et des Sterculia, forme la transition des uns aux autres. Il diffère essentiellement des premiers par la forme de son protho- rax, ses pattes allongées, grêles, ses jambes antérieures non ou à peine épaissies-, le troisième article des palpes maxillaires est en outre un peu plus court, les antennes sont un peu plus longues , les jambes postérieures plus finement épineuses. Il se rapproche du genre Sterculia indigène de l'Amérique méxidionale, par ses pattes allon- gées et grêles, ses jambes antérieures non ou à peine épaissies, etc., mais il s'en distingue par son prothorax non rétréci en avant et subatténué seulement au sommet ses quatre jambes antérieures légèrement et distincte- ment épineuses, ses antennes à troisième article pas plus long que le second, ses palpes tous filiformes, le troisième article des labiaux étroit subégal aux deux autres. Ce genre doit se placer entre les Sterculia et les Xan- tholinus. Je dois la communication de ce joli Staphylin à l'obli- geance de M. Reiche, qui a bien voulu me permettre de le décrire-, il n'en possède malheureusement qu'un seul indi- vidu, mâle je présume, provenant des environs de Mar- seille. Nota. Le labre est profondément sinué au milieu comme àdLÏVsXçs Xantholinus et les Sterculia, widUs je n'ai pu m'as- surer positivement s'il était corné en entier comme chez les seconds ou membraneux sur les côtés comme chez les premiers, l'examen des bords de celte pièce étant à peu r,98 ANNALES près impossible sur place, je suis restd dans le doute e' préfère m'abstenir. L'heureux possesseur de plusieurs in- dividus de cette belle espèce devra trancher plus tard la question par la dissection de cette partie et combler ainsi cette fâcheuse lacune. A ULDA GRACILIPES. Corpus nitidum ; capite nigro, thorace rufo piceo , anten- narum basi clylris pedibusque rufo testaceis; capile ulrin- que crebrius subt'Uiter piinctato , disco subelevato ; thorace spars'im sublilissime punctiitato , lateribus parce subtiliusque punclato, seriebus dorsalibus 9-10, ehjtris crebrius subtilius- que punelatis. Long. 0,0098. Linéaire, luisant. Antennes moitié plus longues que la tète, leurs trois premiers articles d'un les- tacé rougeâtre, les autres d'un brun roux, le dernier d'un testacé pâle au sommet. Palpes d'un roux testacé. Tète noire, de la longueur du prothorax, un peu plus large que lui, non rétrécie antérieurement, un peu oblique de cha- que côté à la base, milieu du disque légèrement mais distinctement élevé, dessus couvert de petits points en- foncés latéralement assez serrés, épars et plus fins vers le milieu du disque, sillons intermédiaires antérieurs pa- rallèles assez profonds, latéraux fortement enfoncés, partant du bord antérieur des jeux, se dirigeant oblique- ment Tun vers l'autre en arrière et s'arrêtant brusquement sans s'atteindre sur les côtés de la ligne médiane. Pro- thorax d'un brun roux, moitié au moins plus long que large, légèrement sinué sur les côtés en arrière, forme déjà mentionnée dans les caractères du genre, dessus cparsement et très finement pointillé, ofirant en outre de rhaque colé du milieu une ligne dorsale assez mal DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. G99 ilëlerminée de neuf à dix petits points environ, et, les côte's eparsement et assez finement ponctués en avant, avec quelques petits points seulement en arrière. Ecus- 50n offrant deux points enfonces vers le sommet. Elytres d'un roux lestacë légèrement brunâtre vers la base, de la longueur du prothorax, assez densément et assez finement ponctuées. Abdomen brun, anus et marge apicale des segments d'un roux testacé, dessus très fine- ment et eparsement ponctué, eparsement revêtu d'une fine pubescence jaunâtre. Pattes en entier d'un roux tes- tacé. Environs de Marseille. (Collection de M. Reiche). N'ayant vu qu'un seul individu de ce fort bel insecte, j'ignore si la couleur mentionnée est constante^ les XanthoUîii étant parfois sujets à varier pour la colo- ration. SciMBALlUM GRANDICEPS. Apterum , piceum , nitidum ; capite thorace paulo latiore, parce punctato; thorace latitudhie longiore, postice anqustato, angiilis omnibus rotundatis , utrinque sublUiler parce punc- tato ; elijlris abdomineqiie devise subliliter punclalis, nitidulis; antennis dilate testaceis; pedibus rufo-piceis. Long. 0^0055. Aptère, fortement déprimé, d'un noir brun, luisant. Antennes un peu plus longues que la tête et le prothorax, testacées ainsi que les palpes. Tête dis- tinctement un peu plus large que le prothorax, légère- ment rélrécie en avant, [)arcimonieusement ponctuée, avec un espace lisse longitudinal médian, revêtue d'une pubescence grise fine et éparsc, offrant sur les côtés de 700 ANNALES petits poils longs et fins. Prothorax posldrieuiemeut un peu plus étroit que les élytres, un tiers plus long que large, assez re'tréci en arrière, angles tous arrondis, des- sus finement et parcimonieusement ponctué de chaque côté avec une ligne longitudinale médiane lisse, revêtu d'une pubesceijce grise fine et éparse, offrant quelques petits poils fins, assez longs, antérieurement sur les côtés. Eljtres delà longueur du prothorax, densément et fine- ment ponctuées, densément revêtues d'une pubescence déprimée grisâtre , brunes , légèrement luisantes. Abdo- men densément et finement pointillé, densément pubes- ceut, légèrement luisant. Pattes d'un roux brunâtre. J'ai pris un individu d* de cette espèce aux environs de Montpellier, parmi des détritus auprès des étangs salés-, mon ami M. Philippe Lareynie en a recueilli un second exemplaire dans la même localité. Ce joli petit insecte doit se placer à coté du testa- ceum. SuNlUS UNIFORMIS. Elongatus , Une arts , nujer, antennis pedibiisque testaceis , capite thorace paulo latiore , islo ovato-subquadrato, basitn versus subancjusiato; elytris thorace lonçjioribus , concoloribus seu margine tenuissimo apicali teslaceo. Long. 0,0043. Allongé, linéaire, noir, opaque. Ex- trêmement voisin du S.Jilifonnis et lui ressemblant en tous points, mais s'en distinguant par ses éiytres uni- colores ou n'ofiiaiit qu'un très léger et très étroit liseré apical testacé, et son prothoi'ax de forme différente, moins cordiforme, plus large, un peu plus court, pas DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE« 701 plus long que large, nolablemeut moins rétréci en arrière, obliquement coupe de chaque côté à la base et au sommet, à angles antérieurs moins arrondis et plus distincts. Antennes et pattes testacées. é. Sixième segment ventral profondément incisé. J\*ïi pris communément cet insecte sous les pierres et dans les détritus aux environs de Montpellier^ mon ami M. Philippe Lareynie Ta pris également aux envi- rons de Bordeaux. Il est certainement distinct du filifot- mis auprès duquel il doit être placé et ses différences sont constantes-, la forme de son prothorax le rapproche du S. pulchelliis Heer, mais il s'en distingue suffisam- ment par sa coloration \ on ne peut le confondre avec les autres espèces dont la forme est bien moins linéaire et moins allongée. StENUS IMPRESSIPENNIS, {Sectio IL J.) JSigro subœneus, nitidulus, dense punctalus, densius alb'ida ■pubescens; thorace snbcordalo , dorsomedio leviter canaticutato et uirinque leviter biimpresso; elytrîs inœqualibus , obsolète muUiîmpressis . An tennis medio, palpis basi pedibusquc ru fa îeslaceis, femoribus apice, tibiisque basi brunneis. Long. 0,0031. Subdéprimé, d'un noir légèrement bronzé, un peu luisant, revêtu d'une fine et courte pubes- cence déprimée blanchâtre. Antennes assez allongées, grêles, d'un testacé obscur, premier article noir, massue brune, troisième article un peu plus long que le quatriè- me. Palpes d'un noir brun , leur premier article seul testacé. Tête un peu plus large que le prothorax, dense- 702 ANNALES ment ponctuée, front longitiitlinaleinent et légèrement excave de chaque côte, intervalle légèrement convexe, aussi elevë que les bords latéraux du front. Prolhorax plus e'troit que les èlytres, assez fortement arrondi sur les côte's, un ])eu rétréci antérieurement et guère plus rétréci en arrière^ près de deux fois plus étroit que les él^'tres à la base, aussi long que large^ peu convexe, très densément et assez profondément ponctué, inter- valles ruguleux, légèrement canaliculé sur le milieu du dos, sillon n'atteignant ni la base ni le sommet, deux impressions légères mais assez distinctes de chaque côté, Tune dans le milieu des côtés eux-mêmes, l'autre posté- rieurement sur le dos et un peu oblique. Elytres un tiers plus longues que le prothoraXj très densément et assez profondément ponctuées^ inégales^ offrant quatre impressions légères sur chacune, la première très légère à la hase le long de la suture^ la seconde vers Tépaule oblongue et parallèle à la première, la troisième allongée latérale^ enfin la quatrième très peu marquée, un peu obliqucj vers le milieu postérieurement. Abdomen un peu plus étroit que les élytres, largement rebordé, insensiblement et légèrement rétréci vers le sommet, densément et assez finement ponctué, ponctuation deve- nant plus fine vers l'extrémité. Pattes d'un roux testacéj sommet des cuisses et base des jambes brunâtres; tarses assez longs, leurs trois premiers articles linéaires, le premier allongé, le quatrième court fortement bilobé. cf. Sixième segment ventral très légèrement émarginé au sommet. J'ai pris un individu mâle de cette espèce aux envii'ons de Montpellier. Elle se distingue facilement des espèces voisines par ses impressions, ses j)alpes testacés seule- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE. 703 ment à la base , sa couleur légèrement hronze'e, etc. -, du subœneus , après lequel elle doit se placer, par sa taille plus petite, sa ponctuation moins forte^ son pro- thorax plus largement arrondi sur les côtés, etc. SaprINUS TRIDENS. (Front non rehoidé antérieurement, non rugueux.) Brunneo-ferrugineus , nilidus , capite lœvigato , thorace dense leviter punctnto , latcribus longe fulvo cilialo; elyiris inlus leviter punctatis , stria suturali intégra, obliquis punc- tatis integris, summa basi leviter arciiatis, humei^ali margi- nalique distinctis , lateralibus iniegris ; anlenvarum capitula fulvo-testaceo ; pedibus ferrugineis, tibiis anticis valide tri- dentatis. Long. 0,003 L Corps ovalaire, extrêmement épais surtout dans ses parties moyennes et postérieures, en entier d'un ferrugineux brunâtre, luisant. Tête à strie frontale nulle antérieurement au milieu, imponctuée, entièrement lisse. Antennes ferrugineuses, massue d'un testacé fauve. Prolhorax graduellement mais très distinc- tement rétréci en avantj angles antérieurs légèrement arrondis, côtés droitSj finement l'ebordés, longuement et assez densément ciliés de poils jaunesi dessus entière- ment couvert de petits points assez serrés, très légers et formés par des demi-chaînons. Elytres graduellen»ent rétrécies en arrière, couvertes intérieurement, depuis la suture jusque vers la première strie oblique, de petits points légers formés aussi par des demi- chaînons, assez serrés en arrière, plus épars antérieurement, lisses sur tout le reste; strie suturale fine mais entière, obliques Lien marquées, ponctuées, toutes entièreSj, se recourbant 704 ANNALES un peu en dedans à leur base et se réunissant plus ou moins distinctement en arcles unes aux autres, hume'rale distincte, marginale interne allant depuis celle-ci jusque vers Textrémite', latérales toutes les deux entières, leur intervalle ponctué et offrant quelques petits poils jaunes; outre cela, l'on observe encore sur les élytres (peut-être accidentellement dans mon exemplaire) une légère trace de la première strie dorsale en avant, une strie courte mais profonde entre les deuxième et troisième obliques à la base, enfin une strie courte et fine entre la qua- trième oblique et Thumërale. Derniers segments dorsaux de l'abdomen densément couverts de petits points for- més également par des demi-chaînons. Dessous du corps d'un brun ferrugineux, latéralement couvert de petits poils jaunâtres. Pattes ferrugineuses; jambes antérieures offrant extérieurement deux échancrures profondes for- mant trois fortes dents aiguës, finement crénelées au desssous des dents; postérieures entièrement pubescentes intérieurement, très fortement ciliées. Je possède un individu de cette bien curieuse espèce que j'ai trouvé enfoui dans le sable sec des dunes de la mer aux environs de Moiitpellier. SapRINUS PASTORALIS. (Front non rebordé anténeurement, non rugueux.) Suborbicularis , nitidus, niger, thorace lateribus piceo, ely- tris extus macula magna diffusa rufescente , antennis -pedi- busque rufo-testaceis ; capite crebre subliliter punctalo œquati; thorace lateribus crebre subliliter punctalo, disco subtiliter parcius punclulato ; elytris piinctulatis , basi extusque subti- lissime, stria suturait intégra, obliquis infra médium abbre- viatis, lateralibus tribus integris. DK LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 705 Long. 0,0024. Suborbiculaire, très court, d'un noir très légèrement ou à peine bronze en dessus, très luisant, côte's du prothorax brunâtres, élytres offrant exte'rieu rement une très grande tache, très vaguement limite'e, d'un roux légèrement brunâtre. Tête égale, à strie fron- tale, nulle antérieurement au milieu, très densément, finement mais bien distinctement ponctuée. Mandibules et antennes d'un roux testacé. Prothorax très court, deux fois environ plus large que long, un peu rétréci en avant, If^gèrement arrondi sur les côtés et fortement vers les angles antérieurs, dessus égal entièrement et finement ponctué, ponctuation très dense sur les côtés, très fine et moins serrée sur le disque. Elytres entièrement et peu densément pointillées, ponctuation éparse et extrême- ment fine à la base el surtout extérieurement, strie sutu- rale entière, très fine postérieurement, obliques fines raccourcies un peu au dessous du milieu, marginale inter- ne courte et très fine ou tout à fait indistincte, trois stries latérales fines entières. Derniers segments dorsaux de Tabdomen densément et finement ponctués. Dessous du corps noir. Pattes d'un roux testacé; jambes anté- rieures arrondies extérieurement, nullement dentées mais finement crénelées par de petites épines. J'ai trouvé deux individus de ce joli Saprinus sous des mottes de terre aux environs de Montpellier. COLOTES JaVETI, Alalus , viger, nilidulus , thorace rufo testaceo, vitla lata longitudinali média nigra, elytris n'igris immacululis ; caphe maris antice late flavo teslaceo, feminœ nigio ore testaceo; thorace lalitudine duplo prope breviore , lalcribus fortiter rotundato ; elijtris amplis obovatis, dense punctulatis; anlen- nis pedihusque testaceis; femoribus posticis basi brunneis o" o. 2' Série, tome x. 46 ■706 AMiVALES Long. 0,0016-17. Noir, légèrement luisant. Antennes testace'es à peine brunâtres vers le sommet. Palpes maxil- laires testacés , leur quatrième article très grand, se'cu- riforme. Tête presque de la largeur du protborax, noire, d'un lestacé flave antérieurement jusqu'à la partie moyenne des yeux chez les mâles, la bouche, le labre et lepistome seuls testace's chez les femelles. Protborax à peu près de la largeur des élytres à leur base, court, près de deux fois moins long que large, fortement ar- rondi sur ses côtes et ses angles surtout les poste'rieurs qui sont tout-à-fait nuls, légèrement convexe sur son disque et infléchi sur ses côtés, légèrement impressionné de chaque côté à la base, testacé ou rougeâtre avec une large bande médiane longitudinale noire, Elytres amples, courtes, obovoles, légèreuient convexes, densé- menl poinlillées, peu densément revêtues d'une fine et courte pubescence grisâtre, noires sans taches. Pattes testacées, moitié basilaire des cuisses postérieures brune. Des ailes dans les deux sexes. J'ai pris trois individus de cette petite espèce en fauchant au mois de juillet sur les pousses de chêne vert aux environs de Montpellier. Elle se rapproche àaColotes nigripetiriis, Kuster, mais en est bien distincte par la bande noire du prothorax atteignant la base, ses élylres pointillées et non forte- ment ponctuées, ses cuisses postérieures seules brunes à la base, etc. Je l'ai dédiée à M. Javet comme un faible témoignage de mon estime et de ma reconnaissance pour toutes les bontés qu'il a eues pour moi. Var. rufithorax. Prothorax entièrement testacé. Je possède un individu de cette variété, remarquable par son prothorax sans tache, mais semblable au type pour tout le reste-, je 1 ai pris avec ce dernier. i DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOflIQUK. 707 COLO TES RUBRIPES. Niger, nUidîdus , ore rufo testaceo; thorace latiludine di' m'id'w breviorc , laleribiis leviter rotundato ; elijtris oblonqo- ovalis dense punctatis; anlennis bnsi femnr'ibus apice libiis tarsisque rufo iestaceis; tibiis postkis interdum medio leviter biunneis c? ç. Long. 0,0016-20. Noir, assez luisant. Antennes d'un roux testacé, plus ou moins brunâtres vers le sommet, leur premier article en partie le'gèrement brunâtre. Palpes maxillaires bruns, leur quatrième article très grand, sëcuriforme. Tête un peu plus étroite que le prothorax, d'un roux testacë antérieurement jusqu'à la base des antennes. Prothorax offrant une légère teinte d un roux brunâtre à son bord postérieur, e'gal, un peu plus étroit que les élytres, environ moitié moins long que large, assez arrondi à ses angles postérieurs mais lé- gèrement sur ses côtés, disque légèrement convexe. Elytres ovales oblongues, légèrement convexes, den- séraent et assez profondément ponctuées, à ponctuation postérieurement plus fine, parcimonieusement revêtues d'une très fine et très courte pubescence blanchâtre. Pattes offrant les trochanters, le sommet des cuisses, les jambes et les tarses d'un roux testacé-, jambes pos- térieures parfois légèrement brunâtres dans leur milieu. Femelle aptère. Cette espèce m'a été envoyée par mon ami M. Philippe Lareynie qui l'a prise à la Teste près Bordeaux sous les algues desséchées et toujours non loin de la mer; je l'ai reçue de lui sous le nom d'Ebœus mbripes, Perris inédit, mais certainement c'est un Colotes comme je m'en suis assuré par l'étude attentive des six individus envoyés, parmi lesquels je n'ai pu trouver qu'un seul exemplaire mâle. 708 ANINALES ThYLACITES GUINARDI. Oblongo-ovatus , svpra squamidis griseis opacis dense ves- tihis, seth brimneis, brevissimis, in ehjlris seriatis, liîrsululus, fronts crinila, ocnlh mediocr'iter prominuUs , thorace brevï , laleribus ampliato, basi repente fortiter coarctalo; coipore med'io siibius squamnlis arfjenteis mireis ve nit'ido; antenrtis pedibusqtie bninneo fcrriigineis hîs squamulis griseis tectis. Long. 0,004-5. Ovale oblong, noir, entièrement re- vêtu en dessus de squamules opaques grises ou d'un gris jaunâtre, souvent uniforme, parfois laissant aper- cevoir un espèce de losange plus obscur sur le milieu du prothorax. Front très légèrement convexe, hérisse ainsi que le bec de soies brunes ëparsesj dressées, assez longues," bec plan en dessus; yeux noirs, arron- dis, médiocrement saillants. Antennes d'un brun fer- rugineux. Prothorax ordinairement assez court, un peu plus large que long, tronqué au sommet et à la base, légèrement convexe, déprimé sur le milieu du disque, assez fortement élargi sur les côtés, un peu resserré au sommet, brusquement et fortement resserré obliquement à la base, ce qui le fait paraître obliquement coupé aux angles postérieurs, éparsement hérissé en dessus de petites soies brunes très' courtes. Elytres moitié plus larges que le prothorax, une fois et demie environ aussi longues que larges, obluses et arrondies aux épaules, un peu déclives postérieu- rement-, très obscurément striées, intervalles offrant chacun une série longitudinale de petites soies brunes, très courtes, dressées et un peu recourbées en arrrière. Dessous du corps densément revêtu de squamules ar- gentées ou dorées, métalliques, luisantes, sur le mé- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 709( sosternum et la base de TabdomeD, grises sur les autres parties. Pattes d'un brun ferrugineux, densé- ment revêtues d écailles grises, offrant parfois un très léger reflet mt^tallique. Cet insecte est assez commun aux environs de Montpellierj sous les pierres, les mottes, et dans la terre au pied des plantes. M. Gaubil Ta inscrit dans son catalogue sous le nom de Thyl. crinifrons inédit-, mais j'ai préféré adop- ter celui de Thyl. Guinardi Jeckel, également inédit, M. Guinard ayant été pour moi d'une obligeance extrême et du reste ayant découvert plusieurs belles espèces aux environs de Montpellier. Ce Thylacites varie assez notablement pour la taille et même la forme du protborax qui peut être plus ou moins court, plus ou moins élargi et arrondi sur les côtés, etc.-, les écailles qui recouvrent le corps de- viennent parfois en partie brunâtres, le prothorax paraît alors taché et les élytres légèrement marquetées. La couleur foncière est noire, luisante, le prothorax densément ponctué rugueux en dessus et les élytres striées à stries distinctement ponctuées, mais il faut pour bien voir cela enlever complètement les écailles. Il se rapproche un peu du Th. Pilosus, mais il est plus déprimé, moins convexe, les poils du dessus du corps sont constamment très courts, le prothorax est moins ré- gulièrement arrondi sur les côlés, plus brusquement et obliquement coupé de chaque côté à la base, générale- ment un peu inégal sur son disque, à ponctuation moins distincte-, etc. 710 ANNAL F:S POLYDROSCS SETIFRONS. Obtongus , supra squamulis (jrîseis brunneo-variegatis dense vestitus, pilis brevibus, crassis, in elytr'is seriatis hirsu- tulus, scapo antennarum pove ocidos sese erigenle., articulis 3-7 fun'iculi obconicis; ehjiris piinctato-striatis , inlerstitiis seriatim punctatis; antennis pedibiisque rufo-lestaceîs, femo- ribus omnibus muticis. Long. 0,0032. Oblong, entièrement et densément recouvert en dessus de squamules opaques grises variées de brunâtre, formant sur le milieu du prothorax une large bande longitudinale finement divise'e en deux par une petite ligne médiane, et de petites taches brunes plus ou moins nombreuses sur les elytres. Front offrant entre les yeux une fine et très courte canalicule, hérisse^ ainsi que le bec de petites soies brunes, courtes, peu ser- rées, très épaisses, ce dernier médiocre, plane en dessus. Yeux noirs, arrondis^ assez saillants. Antennes d'un roux testacé, scape atteignant le bord postérieur des yeux. Prothorax un peu plus large que long, légèrement ar- rondi sur les côtés, tronqué à la base et au sommet, cylindrique, transversalement et légèrement impres- sionné en avant, éparsement hérissé de petites soies brunes, épaisses, dressées, très courtes. Ecusson un peu arrondi, bien distinct. Elytres près de deux fois aussi larges que le prothorax, une fois et demie environ aussi longues que larges, assez convexes, un peu obtuses et assez saillantes aux épaules, subacuminées au sommet, assez profondément striées ponctuées, intervalles planes, offrant chacun une série longitudinale de petits points enfoncés d'où naissent de petites soies brunes, dressées^ très courtes. Dessous du corps densément revêtu de squamules blanchâtres. Pattes d'un roux testacé, revêtues DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 711 de petites squamules grises et finement hérissées de petites soies épaissies, blanchâtres, très courtes; toutes les cuisses mutiques. Cette espèce est commune en été sur les chênes verts des garrigues dans les environs de INIontpellier •, c'est le Scytropus setifions Chevr. inédit, mais il n'offre nulle- ment les caractères de ce dernier genre. Genre MEIRA. Corpus oblongo-ovale , supra selidosum. Rostrum capitis longitudine, apice haud emarginalum , scrobkiUo brevi, lato. Antennœ crassiss'tmce , long'iores, scapo (éviter incurvato , ar- liculo secundo funicidi vix reliquis sublotigiore , 3-7 brevissi- mis,transversis. Tliorax cylindricus, latitudine haud brevior. Elylra oblongo-ovata, piinctalo-striata. {^Meira^ nom sans aucune signification.) Corps ovale oblong, couvert en dessus de petites soies blanchâtres, courtes, peu serrées, déprimées sur la tête et le prothorax, hérissées plus distinctes et disposées en séries sur les élytres. Bec environ de la longueur de la tête, très légèrement défléchi^ épais, plane en dessus, non échancré au sommet; scrobe court, presque droit, profond mais plus léger et s'effaçant tout à fait au devant des yeux, très large et laissant le dessus du bec étroit, ce qui le rapproche un peu de celui des Pentelus:, yeux petits, latéraux, arrondis, un peu saillants. Antennes extrêmement épaisses, assez longues, entièrement revê- tues de petites soies grises couchées épaissies, insérées tout à fait au sommet du bec; scape très épais, presque plus long que la tête, un peu plus épaissi vers le sommet, un peu courbe-, premier article du funicule légèrement 712 AININALKS allonge obconique, second à peine un peu plus long que les suivants, trois à sept très courts, serrds, transversaux-, massue petite, guère plus épaisse que les articles du funicule, ovalaire. Prothorax aussi long que large, plus étroit que les élytres, tronque' au sommet et à la base, légèrement arrondi sur les côtés, cylindrique. Ecusson invisible. Elytres ponctuées striées, ovales oblongues. Prosternum simple. Pattes courtes, robustes. J'ai établi ce genre nouveau sur un fort joli petit insecte que j'ai découvert aux environs de Montpellier. J'aurais voulu le laisser provisoirement dans un des genres connus de la division des CyclomideSy mais il m'a été im- possible de le placer convenablement dans aucun. Sans parler du genre Ptochiis , lequel est tout à fait différent, mou insecte s'éloigne notablement des Trachyphlœus par la forme du corps, le prothorax plus étroit bien moins court, le bec non échancré au sommet, le scrobe diffé- rent, les antennes très épaisses, plus longues, à articles du funicule plus courts, le premier peu allongé, le second à peine un peu plus long que les suivants. 11 ne peut entrer dans le genre Cathonniocerus dont il s'écarte essentiellement par ses antennes-, la forme du corps le rapproche un peu des Omias, mais le bec n'est pas plus étroit que la tête, le scrobe n'est point distinc- tement courbé, les antennes sont très différentes-, ces dernières, le scape un peu courbé , etc, l'écartent des Slomodes i il n'a ni les antennes , ni le bec échancri; au sommet des Peritelus\ il est enfin inutile de parler des Laparocerus. Ce genre remarquable doit se placer îiuprès des Omias. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 713 Meira crassicornis. Corpus convexiusculum . nigrum , squamuiis griseis dense vestitum; antennis bnaineis, scapo cupittdoque ferrugineis; thorace rugoso-punctato ; elytris disiirtcte punctato-slriatis, intersiiliis seriatim selulosïs; pedibus ferrugineis. Long. 0,0025. Corps légèrement convexe, noir, en- tièrement recouvert en dessus de petites écailles grises. Front plane. Antennes brunes, scape et massue ferrugi- neux. Prothorax ponctué rugueux. El^'tres deux fois environ aussi larges que le prothorax à sa base, réguliè- rement ovales oblongues, une fois et demie environ aussi longues que larges, un peu plus convexes en arrière, perpendiculaires postérieurement, arrondies ensemble au sommet, très distinctement ponctuées striées, intervalles planes. Dessous du corps revêtu de petites écailles grises. Pattes entièrement ferrugineuses, légèrement revêtues aussi de petites écailles. J'ai pris un seul individu de ce remarquable insecte au pied d'un arbre dans les environs de Montpellier. PerITELUS FLAVIPENNIS. Oblongo-ovalns , niger, squamositate albida iriœqualiler vestilus, liijtiis ptiUide (lavis, squamuiis rarioribus, anlennis brunneis; thorace confertim rugoso-punctalo , dorso teviter subcarinulo , lateribus dense al bidis veslito squamuiis, disco obscure; elytris postice angustatis , fortiter remole punctato- slriatis; pedibus concoloribus. Long. 0,0055. Ovale oblong, noir, inégalement revêtu de squamules blanchâtres. Antennes brunes. Front fovéolé. Prothorax presque carré, légèrement arrondi sur les côtés, densément couvert à ceux-ci de squamules blanchâtres, obscur sur son disque, obsolètement carême 714 ANNALES surledos, densément ponctué rugueux en dessus. Elytres d'un flave pâle ou jaune paille, revêtues de squamules rares, éparses; légèrement élargies derrière les épaules, rétrécies ensuite en arrière, fortement ponctuées striées, points des stries écartés. Pattes de la couleur du corps; tarses légèrement ferrugineux au sommet. Je n'ai vu qu'un seul individu de cette belle espèce, sur lequel j'ai fait à Montpellier la courte mais du reste très suffisante description précédente. Il a été pris par M. Guinard en fauchant dans les environs de cette dernière ville. La couleur des élytres est fort remarquable et n'est certainement point TefTet de l'immaturité, car l'in- secte était dur et parfaitement conformé et coloré dans toutes ses parties. RhINOCYLLUS LÀREYNIl. Eloncftitus, nujer, pulvi ochracca dense vestilus, supra piibe albida in elijtris teriata hirsululus; thorace dense riujoso punc- tato , lateribus vitta antice latiore albida; elylris punctalo- striatis, macula sincjido juxla sculellari albida, guttuiisque tribus albis prima liumerali, aliis lateralibus ; antennis rufo testaceis; pcdibus ferrugineis. Long. 0,0040-44. Corps étroit, allongé, subcylindri- que, convexe, entièrement revêtu en dessus d'une fine pubescence hérissée, blanchâtre, plus distincte et disposée en série sur les élytres*, noir, densément et entièrement recouvert d'une poussière ocre variée*, offrant sur les côtés du prothorax une bande d'un blanc jaunâtre é- troite à la base, élargie antérieurement en dedans et sur chaque élytre une petite tache d'un blanc jaunâtre au- près de Técusson et trois petites gouttes blanches situées la première à l'épaule, la seconde vers le milieu du bord externe, la troisième en dedans et un peu plus bas tout Db: LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 715 à côté de la seconde. Antennnes allongées, assez grêles, en entier d'un roux testacé. Bec très court et plane en dessus-, tête offrant une toute petite tache d'un blanc jaunâtre au dessus de chacun des yeux. Prolhorax pres- qu'aussi long que large, légèrement arrondi sur les côtés, un jjeu atténué au sommet, légèrement conique, densé- raent et entièrement ponctué rugueux. Elytres ponctuées striées, guère plus larges que le ])rothorax, plus d'une fois et demie aussi longues que larges. Pattes ferrugineu- ses, deiisément revêtues d'une (jne pubescence grise et d'une légère poussière jaunâtre. Commun en avril et mai au pied des graminées et des plantes sur les petites pentes sèches du jeu de Mail à Mont- pellier» Suivant M. Barèze de Marseille il vivrait dans les fruits verts du Tribuïus terrestris. Je l'ai dédié à mon ami M. Philippe Lareynie comme un témoignage de mon amitié et de mon estime. Nota. La poussière ocre s'enlève et se détruit très facilement, mais les taches blanchâtres persistent et deviennent grises parce qu'elles sont essenliellement formées de petits poils gris. L'on n'aperçoit les stries ponctuées des élytres et les rugosités du prothorax qu'en enlevant la poussière qui les recouvre quand l'insecte est bien frais. BarIDICS OPIPARIS. Oblongo-ovatus, sqnamulis brunneh supra dense obteclus ^ thorace macidis quinque albidis nolalo, elylris subtUiter stria- tis , linea transversa basait, v'itta aniica siilurali abbreviata, (juttulis tribus sinçjulo , fasiiaque apicali albidis; rostro ar- cuato , ferrugineo , basi bruuneo ; corpore subtus squamulis^ (tlbidis dense obttcto; pedibns rnfo-tcstaceis. 7 1 n ANNALES Long. 0,0031. Ovale oblong, légèrement luisant, en- tièrement recouvert de petites e'cailles brunes re'gulières et serrées, ce qui fait paraître tout le dessus du corps finement réticule. Tête Lrune, offrant à la naissance du bec une ligne circulaire enfoncée transverse qui les sépare nettement l'un de Tautre; ce dernier brun à la base, ferrugineux dans sa seconde moitié, cylindrique arqué, aussi long environ que la tête et le prothorax. Antennes brunes, fortes, premier article du funieule al- longé , un peu obconique , les autres courts et serrés. Prothorax presque aussi long que large, légèrement con- vexe, arrondi sur les côtés, bisinué à la base, un peu at- ténué au sommet, presque conique, brun offrant une petite tache arrondie à ses angles postérieurs, un petit point en avant de chaque côlé de la ligne médiane et un petit trait longitudinal au milieu de la base, blancs. Ecusson triangulaire, blanc. Elytres ovales-oblongues, légèrement convexes, un peu plus larges que le pro- tborax, une fois et demie environ aussi longues que larges, arrondies au sommet, finement striées, intervalles planesj coloration d'un brun roussâtre, variée de petites écailles blanchâtres formant une ligne longitudinale commune occupant un peu plus du tiers antérieur de la suture, un très petit point sur chacune au milieu vers la base, une petite tache vers le milieu du bord externe, un point vers la suture environ au milieu de la longueur un peu oblique de haut en bas par rapport à la petite tache externe, enfin une bande apicale et terminale Iransverse , sinuée antérieurement. Dessous du corps entièrement et densément revêtu de petites écailles blanchâtres. Pattes d'un roux testacé, légèrement revê- tues aussi de petites écailles blanches, origine des cuisses et dernier article des tarses obscurs. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 717 Cette belle espèce à été découverte à Montpellier par M. Guinard en tamisant en hiver de la terre végétale; elle doit se placer dans le voisinage du Scolopaceus. La couleur foncière du corps est d'un rouge ferru- gineux dans Texemplaire que je possède, mais si com- plètement cachée par les écailles, cjue je n'ai pas cru devoir la mentionner dans ma description-, du reste j'ignore si cette coloration et la couleur un peu roussâtre des élytres ne serait pas due à l'immaturité de mon insecte. Plectroscelis major. Oblonga , pariim convexa, sitpra virîdis subcœrulea; an- tennis bail rufo-testaceis; ihorace transverso, dense œquaiiter punctato , basi profwide btimpresso ; elytris postice leviter sensim attenuatis , regulariler punctato-striatis , intersiitiis distincte punctulatis ; femoribus nigris, tibiis brnnneis, siimma basi larsisqiie fernigineis. Long. 0,004. Corps oblong, faiblement convexe; dessus en entier d'un vert foncé légèrement bleuâtre, luisant. Front finement pointillé, offrant deux ou trois points plus gros de chaque côté auprès des yeux. Anten- nes noires, leurs deux premiers articles en entier et le troisième en partie d'un roux testacé. Prothorax court, transversal, deux fois aussi large que long, distinctement rebordé et légèrement arrondi à la base et sur les côtés, tronqué au sommet, angles antérieurs très saillants et formant une petite dent arrondie, dessus densément éga- lement et assez fortement ponctué, intervalles lisses, une petite impression courte forte et profonde de chaque côté à la base. Ecusson demi circulaire, lisse. Elytres un peu plus larges que le prothorax à leur base, légèrement et 718 ANNALES graduellement retrécies en arrière, une lois et demie en- viron aussi longues que larges, arrondies ensemble à l'extrémité, offrant des stries légères et très régulières de points enfoncés bien marqués, intervalles entièrement et distinctement pointillés avec de très légères rides trans* verses peu marquées. Dessous du corps noir. Cuisses noires, jambes brunes, leur base et les tarses ferrugineux, intermédiaires et postérieures avec une forte dent aiguë. J'ai pris celte espèce remarquable, la plus grande du genre, en fauchant aux environs de Montpellier. Elle ne peut être confondue avec aucune autre. UE LA SOCIÉTÉ liNTOMOLOC.lQUK. 718 QUELQUES OBSERVATIONS SUB LES COLÉOPTÈRES DES ENVIRONS DE MONTPELLIER^ Par MM. JACQUELINDUVAL et PH. LAREYNIE. (Séance du 27 Octobre 1852.) Nous publions sans aucune prétention, et de'sireux seu- lement de faire connaître les quelques remarques utiles que nous avons pu faire pendant nos excursions dans les environs de Montpellier, la note suivante quej'ai rédigée en notre nom commun. Aussi, parmi les nombreux in- sectes recueillis dans nos chasses, lesquelles ont eu lieu d'avril en juillet pour mon ami M.Ph. Lareynie et de jan- vier en août pour moi, nous mentionnerons seulement les espèces rares, non encore indiquées de France, ou offrant quelque utilité à être citées, et ne reviendrons point sur les dernières observations de M. Kiesenwetter touchant les insectes du midi. Lebià RUFiPES, Dej. Nous avons pris cette espèce rare et très peu répandue encore dans les collections, en bat- tant l'été les genêts épineux (Genita Scorpius L.) abon- dants sur les collines sèches ou garrigues. L'hiver elle se réfugie sous les écorces de chêne. Bracuinus HUMERALis, Ahrcus, causticus Dej. Quoique cette belle espèce soit assez répandue, son habitat n'est pas sans intérêt. L'été Ton trouve assez rarement cet in- 720 ANNALES secte, mais de février en avril et mai on peut l'avoir assez commune'ment en creusant la terre au pied des Tamarioc gallica voisins des étangs salés-, cette terre est labourée de petits canaux, allant parfois à une très grande profondeur dans lesquels sont blotlis non seulement les Br. hunieralis, mais encore un très grand nombre d'autres insectes, tels que: Biachinus exhalans, bombarda, psophiaj nigricomis ; Pœcilus puncticollis et infuscatus , ^Jcinopus bucephaluSj Dej., Harpalus similis^ meridionalis, dispar, punclato-stri- atus, cupreus, etc., et plusieurs autres espèces de différen- tes familles. Nous avons été guidés dans cette recherche par M. Guinard de Montpellier, lequel a toujours été pour nous d'une obligeance extrême. Carabxjs cl athratus. Lin . Ce beau carabe est d'ordinaire fort rare dans les environs de Montpellier, toutefois nous en avonsfait une très abondante récolte lors d'une violente inondation qui envahit une grande partie de la plaine voi- sine des étangs entre le Lez et la Moisson. Il est impossi- ble de se figurer la quantité prodigieuse d'insectes de toute sorte qui s'étaient réfugiés sur de petites chaussées légè- rement élevées à l'abri de l'inondation-, les carabiques prédominaient surtout au milieu de ce vaste pêle-mêle et les Carabits clathratua y étaient fréquents au pied des soudes. Epomis ciRCUMSCRiPTUS, Duft., Un seul exemplaire pris par mon ami M. Ph. Lareynie au bord, des étangs lors de l'inondation dont nous venons de parler. POGONUS TESTACEUS et GRACILIS, Dcj., CcS dcUX CSpècCS se tiennent particulièrement sous les petites pierres au bord des étangs salés, tandis que la plupart des autres es- pèces, telles que littoralis, riparius, meridionalis, etc., se trouvent indifféremment sous les algues, les fucus, les pierres, etc. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 721 Daptus viTTiGER, Gerin. Ce bel insecte se trouve en mars, avril et mai, quoique assez rarement, auprès des étangs sales sous les petites pierres. Il se creuse souvent dans la terre de petits canaux, dont 1 une des ouvertures se trouve extérieurement sur les côtés de la pierre et l'au- tre correspond à sa face inférieure -, cette habitude lui est du reste commune avec plusieurs espèces à'Harpales. Harpalus rotdndatus, Dej. Dans la terre au pied des Tamaryx comme le Brachinus hiimeralis : Dejean n'en avait pris qu'un seul individu dans le midi de la France, et deux autres en Dalmatie. Harpalus patruelis, Dej. Avec le précédent. Dejean n'en possédait que deux exemplaires, Fun provenant d'Es- pagne et Tautre du midi de la France. Hydroporus MERiDiONALis, Aubé. Cette espèce peu rare dans les eaux stagnantes auprès des étangs salés, n'était point encore indiquée de France,* elle est notée de Sar- daigne par M. Aubé. Hydrophilus iNERMis, Lucas. N'est certainement qu'une variété du piceus , car nous en avons pris un exemplaire raale accouplé avec une femelle de ce dernier. Chevrolatia iNSiGNis, Jacq. Duv. An. Soc. Enl. Fr. p. 45. Mai 1850. — Scydmœrms holzen]^avcïi^e. Ent. Zeit. p. 352. 13. Octobre 1850. — J'ai repris un exemplaire de ce remarquable insecte parmi des détritus. Lorsque j'établis ce genre nouveau en 1850, je ne pos- sédais qu'un seul individu et ne pus constater tous les ca- ractères du genre -, je donnai par analogie les palpes labiaux de deux articles (ex Schaum analectd), mais on sait au- jourd'hui que les Scydmœnides ont les palpes labiaux de trois articles ; j'ai pu cette fois bien voir les mandibules, 2* Sêiie, TOMK X. Yi 722 ANNALES lesquelles offrent leur partie basilaire large et rapicaîe fortement courbée en dedans, en pointe longue et aiguë, le quatrième article des palpes maxillaires m'a paru tout a fait indistinct , même à un fort grossissement, mais je n'ai pu voir les palpes labiaux ni la languette de peur de briser mon insecte. Bryaxis scHUPPELii, Aube. Cette espèce indiquée de Trieste par M. Aube ne nous a point paru rare sous les pierres au bord des e'tangs sale's; elle n'avait point encore été signalée comme habitant notre pays et sa femelle était inconnue; cette dernière est assez voisine de celle du Le- feh^^rei, mais son corps est moins étroit, moins allongé, plus trapu, sa tête un peu plus grande et son prothoiax un peu plus court, ses pattes sont aussi plus claires. Tychus tuberculatus, Aube. Dans les détritus. Le mâle de cet insecte n'a point été connu de M. Aube, il se dis- tingue par ses troclianters antérieurs offrant une assez forte épine aiguë. Myrmedonia RiGiDA, Erichs. Un seul individu sous une petite pierre en compagnie de quelques fourmis \ espèce indiquée de Sardaigne par Erichson. Tachyusa FERiALis, Erichs. Au bord des eaux couran- tes. OuGATA suBTiLis, Erichs. Un seul exemplaire. VuLDA GRACiLiPESj Jacq. Duv. Ce bel insecte provient des environs de Marseille, mais pourra plus tard se retrou- ver dans d'autres parties du midi de la France. Leptacinus nothds, Erichs. Dans les détritus, sous les pierres, etc. Erichson indique cette espèce de Carinthie, mais elle se retrouve dans plusieurs parties de la France, Nous l'avons prise à Montpellier, mon ami M. Ph. Larey- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 723 nie Ta recueillie aux environs de Bordeaux, enfin elle a été trouvée aussi quelquefois à Paris par M. Aube. Philonthus DiMiDiATiPENNis, Erichs. Nous avons retrou- ve auprès des eaux stagnantes, cette belle espèce déjà prise à Perpignan par M. Kiesenwetter. QuEDius LuciDULUS, Erichs. Un seul exemplaire. Cryptobium fracticorne? Erichs. Nous avons pris deux Cryptohium que nous ne rapportons qu'avec doute au frac- ticome^ car leur prothorax est en entier d'un rouge teslacé et le reste du corps denséinent noir, peut-être faut-il les joindre à ces exemplaires de couleur plus claire dont parle M. Kiesenwetler. SciMBALiuM GRANDiCEPS, Jacq. Duv. Dcux exemplaires (> ANNALES est très conariune sur les bouses dans les endroits incultes des marais salants; on la trouve avec le G. mopsus, mais nous Yen croyons toutefois distincte, car en ayant exa- miné un grand nombre d'exemplaires nous avons tou- jours trouvé constants les caractères différentiels notés par Erichson. Onthophagus maki, m. Vit communément dans les excréments humains surtout dans les dunes de la mer et dans les garrigues. Onthophagus semigornis, Panz. Rare sous les excré- ments humains desséchés^ vers les étangs salés. Aphodius FERRUGiNEUs, Muls. Nous Tavous pris com- munément en été sous les bouses de vache dans les lieux incultes des marais salants*, il paraît affectionner spécia- lement ces bouses et le voisinage des étangs salés, car jamais nous ne Tavons rencontré ailleurs. Aphodius rufus, 111. Er. Quelques exemplaires avec le précédent. Celte espèce n'a point été connue de M. Mulsant et n'était pas encore indiquée de France. Lampra FESTivA, Lin. En juin et juillet sur les gené- vriers; d'après un entomologiste de Montpellier on trouverait aussi cette espèce sur le tuya, arbre exotique de la famille des Conifères. Agrilus HVPERici, Crcutz. Nous en avons capturé plusieurs individus Tété sur les ronces dans les garrigues. CoRiEBus AMETHYSTiNus. 01. Se trouvc cu juiu et juillet sur la Caiiina corymbosa L\n. CoRJEBUs iENEicoLLis, Villcrs. Commuu en juillet sur les pousses des chênes verts dans une garrigue voisine d® Lavallelte. DE LA SOCIÉTÉ Er^TOiVlOLOGlQUE. 727 CoRvîiBUs GYLiNDRACEus , Lap, Asscz coiïimiui à Celle dans le mois de juillet sur la Centaurea aspera. Anthaxia HYPOMELiENA. 111. Abondante en juillet dans les garrigues sur le panicaut ou Eryngium campestre. L. Trachys PUMiLA, m. Ce joli petit Buprestide vit sur le marrube (Marrubiura vulgare.Lin.). Nous Tavons pris en mai et juin sur cette plante au pied de laquelle on le trouve caché dès le premier printemps. Le Trachys pumila de Laporte et Gory n'appartient certainement point à cetle espèce, mais nous paraît devoir se rapporter à une variëte' obscure du pygmœa que nous avons trouvée quelquefois i le Tr. interinedia des mêmes auteurs nous semble appar- tenir au contraire au vrai pumila 111. ; du reste leur ouvrage est fait avec une légèreté déplorable. Cette espèce étant peu connue et la description qu'en donne lUiger se trouvant dans un ouvrage très rare, nous croyons utile de la décrire brièvement de nouveau. Long. 0,0024-32. Ovalaire, bronzée sur la tête et le prothorax, d'un noir bleu sur les élytres, revêtue en des- sous de petits poils blanchâtres courts et peu serrés formant sur les élytres de petites faciès transverses, à peine sinuées, plus ou moins distinctes, parfois effacées. Tête non échancrée, ni excavée, comme dans le T. minuta^ mais offrant un sillon médian profond et en avant une légère fossette arrondie de chaque côté vers la i)ase des antennes. Prothorax transversal, plus étroit en avant, fortement sinué de chaque côté à la base, offrant latéra- lement une légère impression oblique. Elytres aussi larges à la base que celle du prothorax, légèrement saillantes aux épaules, graduellement rétrécies postérieurement derrière leur milieu, couvertes de points enfoncés assez gros, mais légers et très peu profonds, entremêlés de rides 728 ANNALES peu marquées ce qui rend leur surface légèrement ru- gueuse. Dessous du corps et pattes bronzées. Cette espèce se distingue du minuta , par sa forme moins allongée, plus ovalaire, plus convexe, sa couleur différente, sa tête non échancrée, ses élytres non dépri- mées et impressionnées comme chez celui-ci, etc. Agrypnus atomarius, Fabr. Deux exemplaires dans le bois de saule. Nous avons aussi trouvé, dans Tintérieur du même boisj sa larve, décrite et figurée dernièrement par M. Lucas, qui Ta trouvée sur le pin maritime. Cardiophorus exaratus, Er. Nous avons pris deux in- dividus de cette espèce, enfouis dans le sable aride des dunes de la mer. Ampedxjs CROCATUS, Geof. Dans le bois de saule. Throscus pusillus, Heer. Cet insecte est commun au pied des Tamaryx vers les étangs salés. Ses jambes sou- mises à un fort grossissement offrent trois ou quatre petites épines peu marquées à leur extrémité, tandis qu'elles présentent six épines fortes et bien marquées chez le dennestoïdes . Charopus GRANDicoLLis, Ksw. Nous avons pris en fau- chant quelques exemplaires de ce petit insecte découvert en Catalogne par M. Kiesenwetter. Charopus docilis , Ksw. Nous avons retrouvé cette petite espèce décrite par M. Kiesenwetter et prise aussi par lui dans les environs de Montpellier. CoLOTES jfAVETi, Jacq. Duv. Espèce intéressante prise en fauchant dans le mois de juillet sur les pousses des chênes verts dans les garrigues. Dasytes CYLiNDRicus, Dcj. Pas rare en été sur les soudc& auprès des étangs sales. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 729 Ptinus DuvALi, Lareynie. J'ai pris un seul individu de cette remarquable espèce que mon ami M. Ph. Lareynie a bien voulu me dédier, j'en ai vu quelques autres dans la collection de M. Guinard. Xyletinus subrotundatus, Lareynie. Pris en fauchant sur le Tamaryx. Xyletinus testaceus, Creutz. Pas rai-e à Cette en fau- chant en juillet dans les endroits où vit la Ccntaurea as- pera. Tagenia INTERMEDIA, Sol. Cette cspèce habite particu- lièrement sous les soudes, auprès des étangs sale's. Leichenum pulchellum, Lucas. Ce bien bel insecte se trouve communément au printemps et l'été en creusant au pied des plantes les sables arides des dunes de la mer. Trachyscelis rufa, Latr. Pas rare avec le précédent. Phaleria hemispujErica, Dej. Commune avec les précé- dents, on la trouve même en hiver. Cataphronetis brunnea, Nous avons pris assez souvent cet insecte dans le voisinage des étangs salés sous les pier- res et sous les soudes. Helops testaceus, Dej. Se trouve au printemps enfoui dans le sable des dunes comme la Phaleria hemisphœrica. Trotomma pubescens, Ksw. Ce petit insecte, découvert dans le midi de la France par M. Kiesenwetter, n'est pas rare au printemps, parmi les détritus, au pied des Tama- ryx, vers les étangs salés. M. Kiesenwetter aurait bien dû nous dire quelle est la place de son nouveau genre et dans quel voisinage il faut le classer. ToMODEKUs coMPRESsicoLis, Motch.Laf. Asscz fréqucul 730 ANNALES au printemps avec le précédent et plusieurs espèces d'^w- tkiciis, telles que : humilis, gracilis, instahilis, etc. RipiPHORus BiMAcuLATUS, F. Celte, en juillet, sur les fleurs de YEryngiuin maritimiun. MoRDELLA ANGusTATA, Dc) . Communc cH juillet et août sur les dunes et les bords de la raer, sur les fleurs de la même plante. ZoNiTis prjEusta, F. Fréquent en juillet et août sur V E- ryngium campestre. Stenostoma rostrata, F. Commune avec la Mordella angustata. Bruchus BiGUTTATus, Ol. En faucliant l'été dans les gar- rigues sur le Cistus crispas. Lin. Bruchus variegatus, Germ. En battant au printemps Taubépine. Bruchus Fréquent eu juillet sur les fleurs de \Eryngiurn maritimum dans les dunes de la mer. Apion TUBiFERUM, Gyl. Asscz commun dans les garri- gues en fauchant sur les Cistus crispus et moiispeliensis. Apion limonii, Kyrby. Un individu de cette superbe es- pèce, indiquée seulement jusqu'ici d'Angleterre. Thylacites FRiTiLLUM, Panz. Assez commun en août sous les pierres dans les chemins creux appelés jeu de mail. Thylacites guinardi, Jacq Duv. Commun pendant la plus grande partie de Tannée dans la terre, sous les pier- res, etc. SiTONES griseus, F. Commun en juillet et août dans les dunes au pied de ï Ononis arenaria. DE LA SOCIÉTÉ ËNTOMOLOGIQUE. 731 Cleonus OBLiQDus, F. Pas rare en avril sur les collines et dans les lieux secs, au pied du Thymus officinalis et •ous les pierres voisines. Cleonus PUNCTiVENTRis, Gemi. Commun en mai et juin au pied des soudes vers les étangs salds. Cleonus mendicus et brevirostris, Sch. En avril et mai avec le précédent. Geonemus flabellipes, Ol. Se trouve en été dans les garrigues, principalement sur le Cistus monspeliensis. Procas steveni, Sch. Pris assez communément au com- mencement du printemps sous de petites pierres et dans de petits trous le long d'un mur. Ce remarquable insecte avait déjà été trouvé, il y a longtemps, par M. Javet, sur le bord de fossés aux environs de Nîmes. CoNiATUS CHRYSOCHLORA, Lucas. Pris une fois en juillet sur leTamaryx. Meira CRAssicoRNis, Jacq. Duv. Un seul exemplaire en juillet au pied d'un arbre. Peritelus FLAViPENNis, Jacq. Duv. Espècc bien remar- quable découverte par M. Guinard, qui malheureusement n'en prit en fauchant qu'un seul exemplaire. Otiorhynchcs HUMiLis, Gcrm. Dans le sable des dunes au pied des plantes et surtout de YOnonis arenaria. Larinus maculosus, Sch. Cet insecte se trouve en juin sur YEchinops ritro\ sa larve vit dans les capitules bleus de cette même plante qui se déforment alors et languis- sent,e lie se creuse une vaste cellule, intérieurement brune^ lisse, polie et très dure, et s'y transforme en nymphe vers }a 6n de juillet ou le commencement d'août , l'insecte par- 732 AINNALES fait eclot environ deux ou trois semaines après, mais de- meure en général quelque temps dans sa loge. Lorsqu'on le trouve en juin sur la plante, il est recouvert, étant frais, d'une assez belle poussière jaunâtre j il provient alors, nous pensons, d'une éclosion différente de celle du mois d'août ou septembre -, mais quand on ouvre les cellules lors de cette dernière éclosion, l'insecte est recouvert d'une jolie poussière d'un rouge ferrugineux délicatement variée d'un blanc plus ou moins pur. Cette différence si grande de coloration, s'explique par la sage prévoyance qu'a tou^ jours la nature, de dérober à la vue de leurs ennemis les espèces sans défense j la plante est verte en juin et l'in- secte esl d'un jaune verdâtre, en septembre au contraire l'Echiriops meurt et prend une teinte feuille morte et le Larinus s'en rapproche encore par sa coloration. Larinus FLivESCENs, Sch . En juin et juillet sur le Ken- tropfiyllum lanatum. Larinus sturnus, Scball. var. ochreatus, Sch. Com- mencement d'août sur le Cirsium lanceolatiim. Larinus mauros, Ol. Cet insecte vit sur le Buphtalmwn spinosum L., on le prend au commencement de juillet sur cette plante, et sa couleur est alors d'un rouge ferrugi- neux, quand il est fraisj cette variété constitue le L. mar- ginicollis Dabi. Lors au contraire qu'on recueille vers la fin de juillet des capitules de Buplialmuin renfermant des larves, ce que l'on reconnaît à un boursoulïlement insolite du disque, l'insecte éclot dans le mois d'août, en perçant d'un trou rond les parois de sa cellule, analogue à celle du L. maculosus, et sa couleur est verdâtre, parce que la plante est alors en effet languissante et verdâtre, tandis que linsecte est rougeâtre en été lorsque la fleur du Buplital- mum sur laquelle on le trouve est épanouie et jaune. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 733 Les larves de ce Lariniis sont altaquëes assez souvent par un ichneumonide qui nous est inconnu. Larinus uRSus, F. Très commun en juin et juillet sur la Carlina corymhosa, Larinus confinis. En mai et juin sur la Centaurea aspera. Lakinus FERRUGATUs.En juilJct sur les fleurs de la même plante. Rhinocyllus LAREYNii, Jacq. Duv. Commun au pied des graminées et des plantes sur les petites pentes sèches du jeu de Mail en avril et mai. Suivant M. Barèze de Marseille sa larve vivrait dans les fruits verts du Trihulus terrestris. Tychius striatulus, Sch. Commun en juillet et août au pied de YOnonis arenaria dans le sable des dunes de la mer. Baridius OPiPARis, Jacq. Duv. Bien belle espèce décou- verte par M. Guinard en tamisant rhiver de la terre vc'- g(itale. AcÀLLES DiocLETiANUs, Gcrm. Rare au printemps sous les pierres. Bagous Aubei, Cussac. Cet insecte sur lequel M. Emile Cussac a établi son genre Elmidomorphus est bien certai- nement un ^ag^0M5, il en offre le faciès, les mœurs, les caractères ; la massue de ses antennes n'est pas d'un seul article, mais bien quadriarticulëe, seulement le premier article est très grand et lisse, et les trois autres sont revêtus de poils denses et couchés, ce qui cache et laisse très diffi- cilement apercevoir leurs sutures*, du reste M. Cussac lui- même nous dit en parlant de la massue : « apice subspon- giosa; » or pouvait-on supposer qu'un même article variât ainsi de texture^ en outre, M. Emile Cussac a vu certaine- ment cette massue en raccourci comme le prouve sa figure comparée à Tantenne naturelle bien étalée. — Un exem- 734 ANNALES plaire de cet insecte en péchant en avril au troubleau dans les eaux stagnantes voisines des marais salants et plusieurs autres en juillet en cherchant auprès dans la terre, Gymnetron TETER, F. En juillet smv Y A ntirrhinum ma- jus dans les garrigues. Sphenophoros MERiDiONALis , Sch. Couimun Thiver et le printemps, de même que le piceus, en creusant la terre aux environs des marais salants, et courant çà et là pen- dant Tété. Rhyncolus strangulatus, Chevr. inédit, Je me propo- sais de de'crire cette espèce dans ma note prëce'dente, lors- que je Tai vue inscrite dans le catalogue de M. Pénis sur les insectes du pin maritime, et j'ai préféré la laisser décrire à cet habile observateur. Nous Tavons toujours trouvée dans le bois mort des vieux saules-, on la prend aussi à Toulouse. Myrmechixenus vaporariorum, Guérin. Pris en août vo- lant abondamment dans la plaine, tout à fait au crépuscule. Nous rétablissons Tortographe primitive du mot Myrme- chixenus que Ton a à tort corrigé en Myrmecoxenus, le verbe xsyd) gouvernant le datif, comme nous l'a justement fait observer M. de Marseul. Clytus ornatus, F. Très commun en août sur le pani- caut ou Eryngium campcstre. Cartallum ruficolle, F . abondant en juin sur les fleurs des malvacées [Malva sylvestris, etc.) Crioceris paracenthesis, L. En juillet sur Tasperge sau- vage. Pachnephorus CYLiNDRicus, Kust. Cette belle espèce îî'est pas rare Tété en fouillant dans la terre au pied dei Tamaryx vers les étangs salés. DE LA. SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 735 Plectroscelis viRiDissiMA, Dcj. Commune dans les li- eux humides et au bord des eaux, principalement sur les joncs. Elle varie nolaLlement pour la couleur du corps, des pattes et des antennes. \S Aliica dentipes 01. Ent. vi. 93. bis p. 711. N" 78. pi. 4. 78. doit être rapporle'e a cette espèce, comme nous Ta justement fait observer M. Che- vrolat, qui de plus a pu voir le type de cet auteur. Plectroscelis major, Jacq. Duv. Espèce remarquable dont nous n'avons pris en fauchant qu'un seul exemplaire. HisPA TESTACEA, L. Assez commun sur les diverses espèces de Cistes. ScYMNus AHRENSii, Muls. Commun au pied des graminées et des plantes sur les petites pentes sèches du jeu de mail, en mars, avril et mai. Ce petit insecte indiqué seulement de Sicile, Sardaigne et Toscane, avait été brièvement dé- crit en note par M. Mulsant dans son histoire naturelle des Coléoptères de France, dans la juste prévision ou on le rencontrerait un jour dans le midi de la France. ^n/utlej' e/e /a Jocie'te £/i/i>//u>/(/(/u//u' lù Fni/u-e . 2'' ,r,-rfe romeJr. JV.J. 6 Ni àifera/ù ■ lo ^ fûrniûira . J7à2i>-/L /it/iiinerpù. y et & . ^4nt/iriu- rie/>itinm . u à i3 Som/>i//iit.i/ùmo.ru^p. 2ià 23J)iocJria of/trocera ■ /m^ Toitr/niU ji/ma/&r i/e la Société Snto/nolo^i^UA d&^ran^'e ■ 2'^J'me Tome^. M. 2 . H. 1. Siùrter fêter. ,'^ . jPtetf(>7m)i>çi{fi/c i/e France'. 2<' ,1'erie Tome ^Z FI. J. Z Fiinfmitrv ,ic^ t. MoletûhiiLf di\riii^ma 3. 2acÂmtùJ- picAki' 3. ^éjJiauropj' Aul>ei . J'^ Futte mtennédiam . i.FtUkP.mU- l'àmeri . ^'^Jnlemie S.jBànnùniur caj'ùuieiur s'Uiitcmt& 5'! Ta,j-c. J':.JMor Jf^i!,//Ùt ., 6'. lincAj/j' Ptmifel/ec . ~. Fediaeti,)- ' c'ou'tt/ienjuJ: - " Jnmnnc S T/tijL- t/ra/mltpeft/iùr . Bfyov m i/tMviu- it>. FedziutKT uZonu'tdej-. iy>Y'. Te^wyiatr Anna/ej' tie la ^Ibcieh' JJntomohffùfue de li-d/tce. 2'Jerie Tome A". FI. é.. I . y. St7(/riu>(/ef>i iTucnài/ii jcnnai/. L'. 'fenitx/ntif/ui /ri/à,WM/a Mm,. II JIét(rmorpAv,n\r c/e- /'^Ji/ri/pnit.r ttfy>//iiiriiAi\ yaAr m. ^int/ioc/ttin.r cii/i/ti/nt/w,!' /if///ni/)/i/'î)u>loflù/tie lie France . 2f Série -Tome X. JPl . â. M. Dtyrollc Mret j-a,!f>f I (hmJ)u.f ('>iii(,'' /)e///v//ei' . AnnaTe^de la Société JSniomoîo^ijpi^-de'France^. ■2t Série _ Tome X. J'i .6. M. Vei^rvUe del f^ei j-cuip ( 3 — // Riufosus. V — ùtrahiw' B/r/icun /'c'ilrt/nun^/ii ■ /m/'. 7f>//r/in// . ^In/ui/ej' c/f il Jocù'/i' e/i/omf>/ffyit/i/e rtfe /'/Yi/u't' . ï " ^^fO'érte rorm.r./'LS. ^t>u^c*tii>mic dfe/- I /. Zeucti/iût u/ôiocna em^/ûi 3. Z. /ii^ct/ihai Unu^eùt. J. J'fi7ôia /* IViilupa/ù- antA/it . il. CVave/ui ffompi'/t/or/ntj- iuaa-. IV. /'/iii/fot/ù^/iej' çra/u/lj^ />i^^ ^^ ^„uM^mit /mp. '/'flii/'/ùiU J/i/M/ej' i/t' Al i^Soc/e/e' e/Uo/>ui/uf/i/t',r /l'/fv/'i/i/ti I 0'. Pt'i/o/ioAir^ei/J- ft'^rfoi' . ". iCfi'/n>fti/\r/i/ r;///tf/A//a fi. Tff7ti/jA^t//f/d- fj/ffi/r/'uj- . 1/ . f'i'fiffr/nt tir//u/fit. //tt/>. Tour/MJf. J/i/iii/fj' i/f /ir ,lht'/f?f' t'/i/t^//ii>A>. tX. K^fuer^f ,/f/ ■''■ yi", //l,ltf/,l/v\r. /'. Û/i/,/,'u- i;i/t>/iierc/i/a//u- A^m W. /. ^Pi/zi^i'ru a/fyv-/fMrùui j,tu^ure . 2. J'. ci/afiea I\. J. J^/er/roj-tv//^ l'aÙ'/fMf/'U JBaMdim a. Lambda i{/à'/f///n XenrZiVta . //It/). Viiur/itui . ^Jjtiui/e^ Je il Jocie'^e cfi/i>mo/i>i/ù/u e Je I''mn r,mr/à/it ^Tinaleo" de la Jbci'eté entom{>lo^/t>^/i//ue i/t' J-r(jn<^ . 2fJVrieZôme.l./'/./4. \^s^ 11 V EJ Pefrir Jf/. hnp 7'otu'/huf .Irinu/e.r i/i' /tt .lofi't'/c i'/i/t>/no/iu/n/iii' i/c /'hi/ir< 2'\ft'rif Tûnte^'/Y.iS. ' >1 4M A! y 41 V /S/ /W-r^ ,ArJ w .'il. ZaAi>nSén.f '/'oifr/àaf ^nnale^ (/e /a Soi'fi^'fifi an/omo/o^i'e de 2^ra/Ke. ^'P' iff'rie, Tome^F.J'f.iff. //n/> '/'ou/'/h{// BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ TOHOLOGI DE FRANCE, RECUEILLI PAR M. E. DESMAREST, SECRÉTAIRE. TOME DIXIÈME. ANNÉE 1852. MEMBRES DU BUREAU Président. MM. Le colonel Goureau. Vice- Président. Le docteur Boisduval. E. Desmarest. H. Lucas. L. BCQUET. L. Fairmaire. A. Doué. BeLMEK de la CllAVlGNERlE Secrétaire. Secrétaire-adjoint. Trésorier. Trésorier-adjoint. Archiviste. A rch ii'is te -a dj oinl BULLETIN ENTOMOLOGIQUE. itnilVÉE 1S5«. «ÉAIVCES DE LA SOCIÉTÉ EIVTOiUOLOGIQUB »E FUAIV«E. (Séance du 14 Janvier 1852). M. Reiche remercie la Société de Thonneur qu'elle lui a fait eu lui contiant les fonctions de président pendant Tannée 1851 , et il cède le fauteuil à M. le colonel Gou- reau, [irésidenl de 1852, qui adresse également des re- inercîments à ses collègues. Communications. M. L. Buquet donne lecture d'une note de M. Oraiancey, pharmacien à Lyon , relative aux caractères que Ton peut tirer des oi-ganes génitaux chez les Insectes. La Société décide l'impression de cette note. Kn lisant les Annales de la Société entomologique , 3" trimestre 1851, je me suis aperçu d'une omission commise par M. le capitaine Godard, qui y a fait lire par M. Doiié une observation comme étant le fruit de son travail, sur la valeur qu'il avait tirée des organes gé- nitaux pour séparer les espèces. Comme cette observation ne lui appartient pas, j'en réclame la prioriié, nKtivée sur l'envoi d'un mémoife adressé à l'Académie des sciences en décembre 18^8, mé- moire très étendu , dont un exiriiit a été imprimé dans les comptes- rendus de PAcadéuiie, à la date citée plus haut, qui a pour titre : IV - ANJN'ALES De l'étui pénial considéré comme limite de l'espèce dans les Coléoptères, et pour devise : la constance représente l'importance. Je vais vous tracer en quelques mots le contenu de ce mémoire , qui ui'a coûté plusieurs années de travail, mais déjà la devise et le titre vous ont dévoilé les points capitaux qui sont la base de celte étude, et se rencontrent dans l'observation de toutes les parties composant l'étui pénial, et dans leur constance invariable de forme. Cette dé- couverte importante nous a amené à déterminer une espèce qui était confondue ou indécise, puis à rapprocher les familles ayant en tre elles le plus d'affinité , par conséquent à consigner un principe physiologique qu'il est impossible de méconnaître; pour arriver à ces vérités, j'ai étudié les espèces qui étaient en contestation dans les Carabiques, les Hydrocanthares , les Lamellicornes , les iWélasoraes, les Clavicornes, les Serricornes , les Chrysomélines , les Curculioni- tes, etc. ; enfin j'ai fait voir les rapports et les caractères qui rappro- chaient les familles entre elles ; pour cela je n'ai pas fait moins de près de deux mille opérations. Depuis ce temps , j'ai continué autant que mes occupations m'ont permis de le faire, et je me suis con- vaincu de plus en plus de la vérité de ces faits. Après cette lecture , M. le secre'taire fait remarquer que M. Godard, dans le travail imprime dans le 3'' N" des Annales de 1851, ne se donne pas comme ayant décou- vert les caractères tirés du pénis chez les insectes, mais qu'il a seulement cherché à en faire l'application à quel- ques espèces françaises des genres Ceionin et Chrysomela. Plusieurs membres ajoutent que depuis longtemps on s'est servi des organes externes mâles de la génération des insectes comme caractères soit génériques, soit spé- cifiques, et ils citent particulièrement M. Kambur, qui en a fait Tapplication dans son ouvrage sur les JNévrop- tères des Suites à Buffon de Roret , ainsi cjue dans la Faune entomologique d'Andalousie. — M. Foureau de Bauregard montre trois Scaurus tris- iis et un Ahis acwninata , qui ont été pris par un tou- isle fort obligeant pour l'entomologie, à Grenade, le 15 DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOCIQUE. v novembre 1851 *, ils sont encore vivants aujourd'hui, bien que traversés de leurs épingles. L'espèce du genre Alxis trouve dans le pa^^s qu'elle ha- bite un emploi thérapeutique que notre collègue croit de- voir communiquer à la Société. On l'administre en infu- sion aux malades atteints de maladie de poitrine (phthisie pulmonaire). Des paysans espagnols qui rencontrèrent notre voyageur, le prirent pour un apothicaire et lui enseignèrent Tusage des Coléoptères qu'ils le voyaient prendre en abondance. — M. H. Lucas communique à la Société une larve de Clerusformicarws, qu'il a observée vivante, et qui a été rencontrée par M.Eug. Chevandier sous les écorces d'un Pin sylvestre attaqué par des Dendroctonus piniperda et des Pissodes notatus. Quoique cette larve ait été prise sous les écorces, cela ne démontre pas qu'elle soit xylophage; au contraire, ajoute M. H. Lucas, les conditions dans lesquelles elle a été rencontrée dénotent que les larves du Clerus fointicarius sont carnassières et vivent aux dé- pens de celles qui se nourrissent exclusivement de bois. Cette larve , qui a été parfaitement représentée par M. llatzeburg dans ses Forst-Insectcn, pi. 1, fjg. 17, est remarquable par la tête, le prothorax , les organes de la locomotion , le dernier segment abdominal en dessus, ainsi que les crochets qui arment ce segment, qui sont d'un brun noirâtre, tandis que le raésothorax, le méta- thorax et les segments abdominaux sont d'une belle cou- leur rose foncé, il est aussi à observer que le raésotho- rax et le métathorax présentent de chaque côté en dessus une petite plaque cornée d'un brun testacé. Elle est cou- verte de poils d'un jaune clair, allongés, peu serrés, et VI ANNALES lorsqu'on touche celte larve ou qu on la tourmente , elle relève la partie postérieure de son abdomen, dont le der- nier segment est armé de deux crochets spinifbrmes, for- tement recourbés en dessus. M. Ratzeburg a aussi repré- senté la nymphe du Clerus formicarius ; consultez à ce sujet la pi. i, tig. 173 de ses Foist-Insecten. — M. Amyot rend compte de diverses communica- tions qui ont été faites à la Société centrale d'Agriculture, dans la séance du 31 décembre 1851, sur les moyens de s'opposer aux dommages causés par FAlucife des blés. Il résulte de ces communications qu'il paraît d'abord que cet insecte n'exerce ses ravages d'une manière sensible que dans les parties intérieures de la France \ le Midi et le Nord, où l'insecte se montre aussi j n'en souffrent pas sérieusement. Un cultivateur a remarqué que les gerbes qu'il laissait en javclage couchées à terre pendant quel- que temps après la coupe, donnaient un blé qui n'était point atteint par l'Alucite, tandis que celui provenant des gerbes rentrées immédiatement après la moisson, en était fortement attaqué. On a observé aussi que le blé battu immédiatement après la moisson était à l'abri de ses atteintes , tandis que celui qu'on ne battait que plus tard , en octobre ou dans l'hiver, y était sujet. C'est là peut-être la cause qui fait que dans le Berry, par exem- ple, oîi le battage n'a lieu qu'en hiver, l'Alucite fait beaucoup de mal aux céréales, tandis que dans le Poitou, où le battage a lieu immédiatement après la récolte^ cet insecte n en fait point. Enfin, il résulte d'une autre obser- vation, que le blé dur serait préservé des attaques de l'in- secte, tandis que le blé tendre , au contraire, y serait très exposé. — M. Doiié lit les extraits suivants de lettres qu'il a reçues : DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUË. vu r De M. le capitaine Gaubil, demeurant à Quillan (Aude) : « Mes chasses ont été presque nulles relativcmenl à ce qu'elles auraient dû élre; mes découvertes se bornent à cinq espèces que je viens de décrire sous les noms de Carabus Mulsantl , Peryphus ataxensîs et nivalis, Agabus PyrencBus, Hydroporus glacialls ; plus un Stapliylînus que j'ai pris pendant mon séjour en Algérie, et que j'ai nommé sculpticolUs. C'est une espèce très curieuse, dont je ne possède qu'un seul exemplaire , que néanmoins je communi- querai à la Société , avec prière de m'en faire le renvoi après exa- men. » 2" De M. Leprieur, pharmacien aide-major à Bône (Algérie) : a Je m'occupe de l'entomologie avec le plus grand zèle, et je con- sacre à l'étude ou aux chasses tout le temps que mon service à l'hô ■ pilai ne réclame pas absolument; aussi mes richesses commencent à être considérables, tant en espèces qu'en individus. Si j'avais le bon- heur de rester quelques années à Bône , je me trouverais avoir tous les éléments nécessaires pour établir une laune de Coléoptères à bien peu de chose près complète, et qui , en tous cas, dépasserait beau- coup comme nombre, je n'en doute pas, ce que notre collègue M. H. Lucas a fait dans le travail de la commission scientifique; et pour- tant, je ne me suis jamais éloigné beaucoup de Bône, puisque toutes mes courses ont eu lieu dans l'intervalle qui sépare le déjeuner du dîner. Je n'ai exploré jusqu'ici que la plaine et les collines les plus basses qui touchent aux contreforts de l'Edough, chaîne de monta- gnes élevée de plus do mille mètres, et couverte, dans une grande étendue , de magnifiques forêts. Au printemps prochain , je compte aller y passer quelques jours, et j'espère beaucoup y trouver des es- pèces étrangères à la plaine. Mes recherches, ou pour parler plus exactement, mes études, se sont portées surtout sur la famille des Brachélytres , et le nombre des espèces attribuées par M. H. Lucas à l'Algérie se trouve déjà pour ainsi dire doublé. Il en est de même de la famille des Sécuri- palpes, dont je possède maintenant 19 à 20 espèces bien distinctes, parmi lesquelles une espèce de Scymnus probablement nouvelle, du moins je n'en ai pas trouvé trace dans le travail de M. Mulsant, et vHi ANNALES celles que notre collègue M. II, Luras indique comme propres à l'Algérie ne peuvent s'y rapporter. J'ai pris beaucoup de Carabiques , mais rien n'est encore classé ni même séparé par espèces. Je puis cepenrlant vous signaler leZa- pfnu77iolens, que M. H. Lucas n'a pas indiqué dans son travail. En Carabes, je n'ai pris que les Garabus ISumida et morbillosus [aller- nans, Dejcan), qui sont très communs ici dans le temps des pluies. J'ai trouvé un grand nombre de Dromius, et entre autres un individu àeValbomaculatus, Lucas. J'ai recueilli avidement tous les Bem- bidium que je pense pouvoir déterminer facilement avec le travail de M. Jacquelin-Duval. Toutes les autres familles sont éparsespour ainsi dire dans mes boîtes , car, pour éviter de me tromper quant à l'époque de leur apparition, je les ai groupées par mois. Je vous dirai pourtant que j'ai pris en quantité presque énorme le Conialus chry- sochlora sur des Tamarix au bord de la mer. Cet insecte a deux époques bien distinctes d'apparition, la première au mois de juin, et les individus en sont rares ; la seconde à partir de la fia de septembre jusqu'au milieu d'octobre , et il est alois très commun. C'est à cette dernière époque que j'ai pris^ sur les mêmes Tamarix , le Scymnus que je crois nouveau, et un charmant petit Hhynchophorus qui ne peut qu'appartenir au groupe des Attelabides, mais h aucun des genres signalés par Schœnherr en Europe ou en Algérie. Est-ce une espèce nouvclie, est-ce une espèce appartenant à d'autres climats? Je l'i- gnore et pense bientôt vous en rendre juge. » — Il est donné communication d'une note sur un ver à soie monstrueux, par M. Ghai'les Bassi, de Milan. En observant, il y a quelques années, une claie couverte de vers à soie à l'état de raatui ité , j'ai été frappé d'en voir un qui se faisait remarquer par sa démarche tant soit peu gênée. Je n'ai pas tardé à m'apercevoir qu'il offrait une disposition fout à fait anomale des 7*, 8* et 9* anneaux du corps. Le 7' et le 9' anneaux se rapprochaient entre eux sur la ligne médiane du dos , en écartant tout à fait le S' anneau, qui formait en même temps un gonflement des deux côtés. Une dépression fort sensible signalait ce point de rapprochement des deux anneaux sur la ligne dorsale. La troisième patte membraneuse du côté gauche manquait tout à fait , et le stigmate correspondant était un peu plus petit que les autres. En dehors de la place de cette patte, on n'observait aucune autre anomalie à la partie inférieure m\ ventral'?. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. i% Les pulsations da vaisseau dorsal paraissaient être tiès normales? seulement il y avait de la dilBcuIté ou de l'engorgement à l'endroit de la dépression signalée ci-dessus. Bientôt la chenille commença à perdre de la soie et à montrer l'inquiétude qui est particulière à celles qui s'apprêtent à filer leur cocon. Mais, sauf quelques lils jetés par- ci par-là, elle demeura encore pendant dix-huit heures sans com- mencer fon travail. Enfin elle se mit à l'ouvrage lorsque déjà les anneaux de son corps étaient remarquablement gonflés et rétrécis, et la couleur générale du corps devenue beaucoup plus jaunâtre, comme on l'observe ordinairement chez les vers qui se sont déjà renfermés dans leur colon. Elle changea de place, en filant toujours, au moins sept à huit fois, et passa ainsi encore une journée entière, pendant laquelle elle perdit toute la partie blanche de sa soie, sans que le cocon fût encore commencé. Cependant, la longueur géné- rale du corps s'était de plus en plus rétrécie, et la division des an- neaux plus marquée par des étranglements sensibles. Le vaisseau dorsal se faisait remarquer par sa couleur d'un brun noirâtre , et à chaque pulsation on pouvait voir la même couleur se propager le long du sillon qui se trouvait à gauche entre le 8' et le 9* anneau, et à droite entre le 7" et le 8% comme si un anévrisme se fût trouvé à cet endroit. Ayant renfermé ce ver à soie dans une boîte , il fila un petit cocon fort léger, qui manquait tout à fait de l'enveloppe de soie blanche dont les cocons sont ordinairement couverts à l'extérieur. L'ayant ouvert après quelques jours, la chenille s'y trouva morte j elle avait atteint les dimensions ordinaires de la chrysalide , ce qui prouve que le travail de la métamorphose était à peu près accompli. — On annonce ù la Société la mort d'un de ses anciens membres, M. Solier, de Marseille. Lectures. M. Al. Laboulbène lit des observations sur ranatomie des Insectes , et il s'occupe spécialement de diverses espèces des ordres des Orlhoplères, Coléoptères» Hyménoptères et Lépidoptères. — M. le colonel Coureau donne lecture d'une notice ayant pour titre : Deuxième mémoire sur les Insectes gallicoles du genre Cynips et siu- leurs parasites , et il :ï AINJN'ALKS indique quelques modifications à faire au premier n\é~ moire qu'il a lu, il y a près d'un an, sur le même sujet. — M. L. Buquet , trésorier, présente les comptes de la Société pour 1851, desquels il résulte que bien que la Société ait fait plus de dépenses que dans Texercice pré- cédent, elle neii a pas moins augmenté sensiblement son fonds de réserve. Une commission composée de deux membres, MM. V. Signoret et Aube, est chargée de vé- rifier ces comptes. (Séance du 28 Janvier 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. M. le comte de Mniszeck assiste à la séance. Correspondance. Lettre de M. Désiré Boulard , adres- sant à la Société sa démission de membre. Cette démission est acceptée. Coniniiini cations. M. Guérin-Méneville parle de Tac- couplement des Scolytus , et donne quelques détails sur une larve qui vit dans les chaumes du seigle. — M. Ghevrolat montre le catalogue des Cuc.ujus et genres voisins du British Museum\ catalogue qu'il a ré- digé et qui vient de paraître à Londres. — M. Doiié lit une lettre que vient de lui adresser M. Godard, de Lyon, et dans laquelle cet entomologiste donne des détails sur les dispositions sexuelles des Geo- ivupcs. La Société décide Timpression d\m extrait de cette lettre. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOOIQUE. m J'ai continué les éludes sur les parties sexuelles des Lamellicornes que j'a\ais entreprises pour vérifier quelques faits relatifs aux Cétoines ; j'ai opéré tous les Géotrupes de France, et j'ai reconnu que le G. ster- c or ari us ^Lmné, et ceux que M. Mulsant avait classés comme des varié- tés (Mulsant,Hist.nat. desColéop.deFrance. Lamellicornes), devaif m être séparés en trois espèces, ainsi que l'a fait Erichson (Nalui ges- cbichte der Insekten Deutschlands). On trouve communément le& G. stercorarius, Linné, et mutator, Marlh, dans tout le Lyonnais; quant au G. putridarius^ Eschol., il faut aller au mont Pilât pour le prendre. Le savant Erichson aurait bien dû faire la même division pour le Geolrupes vernalis', nous avons sous ce nom, et comme va- riétés, trois espèces bien distinctes, une à corselet très rugueux , que j'ai rencontrée très souvent sur toutes les petites montagnes des environs de Lyon, une autre dont le corselet est fort lisse, je l'ai prise sur le mont Pilai et dans les Hautes-Alpes, auprès de Briançon, et une troisième très brillante, fortement ponctuée sur le corselet, d'un beau bleu d'acier tournant parfois au verdâtre, que j'ai reçue des Hautes-Pyrénées. J'aurais bien souhaité posséder une plus grande quantité de mâles de cette dernière espèce (j'en ai reçu deux seule- ment), cependant j'en ai vu assez pour être convaincu que c'est une espèce aussi dislincie que les deux autres. 11 faudrait donc partager le G. vernalis, comme on l'a fait pour le stercorarius, et rétablir les anciennes dénominations de G. vernalis, G. auturnnalis et G. pyrenœus, ainsi que cela avait été fait par Linné, Ziégler et Char- peniier. Vous ne sauriez vous faire une idée du plaisir que j'éprouve en suivant cette élude ; la variété de forme des pénis est si remarquable, qu'on se rend facilement compte pourquoi les cas d'hybride sont si rares parmi les Coléoptères. Il est bien à regretter que les auteurs ne puisse pas se servir de ce caractère dans leurs descriptions, ils devraient cependant le consulter chaque fois qu'ils sont indécis de savoir s'ils doivent séparer deux espèces voisines ou les réunir, ce qu'ils reconnaîtraient de suite à l'examen des organes externes mâles, qui sont toujours différents. L'opération est bien facile : on fait ra- mollir l'insecie p3r les procédés connus, on enlève le pénis avec une petite bruxelle, après avoir décollé l'abdomen, qu'on replace ensuite et qu'on assure au moyen d'un peu de gomme; après quelques essais, on exécute celte opération si facilement que le plus habile observateur ne pourrait pas distinguer un insecte opéré de vi'iw (\\ù ne l'ont pas été. Ml ANNALES J'ai commencé à recueillir les pénis des Lamellicornes de France, que j'espère r ompîéier dans le courant de cette année ; je passerai ensuite à une autre famille, de manière à faire la collection de ceux de tous les Coléoptères de France que je pourrai me procurer. Je pense retirer une foule d'observations curieuses de ce travail qui ne sera pas sans utilité pour l'étude de l'enloffloiogie , je l'espère du moins. — M. Bellier de la Chavignerie, relativement à de nouvelles livraisons de V Iconographie des Lépidoptères ou Papillons de France qui viennent d'être offertes à la Société par leur auteur, M. Uelahaye, communique la note suivante : Dans le dernier numéro de nos Annales de l'année 1851, je rendrai compte à la Société des deux premièics livraisons de l'ouvrage publié par M. Delahaye, sous le titre de Iconographie des Lépidoptères ou PapUlons de France. Les s'x livraisons nouvelles offertes aujour- d'hui par l'auteur, renferment dix-huit planches, contenant les figures de 8oixante-et-onze espèces ou variétés des genres Anthockaris ^ Leucopfiasia, Rliodoceraf Thecla, Nemeobius, Argynnis, Melitœa, Nymplialis, Vanessa, Libytliea, LimenitiSf Apatura et Arge. Ces nouvelles livraisons me paraissent ne le céder en rien aux précédentes pour l'exactitude du dessin et du coloris. Je les crois même supérieures à celles qui m'ont déjà éié soumises. Je citerai surtout la planche des Anthochuris, comme présentant des difficultés d'exécution qui ont été heureusement résolues. On peut cependant le^jreiter une chose, c'est que l'auteur n'ait pas représenté, vus en dessous^ un plus grand nombre de sujets, surtout chez les Argynnes et Melitées, qui portent principalement sur la surface inférieure des ailes leurs caractères spécifiques. Quand M. Delahaye donnera les fi^'ures des Lycénides, il fera bien, je crois, de s'attacher à représenter autant qu'il le pourra les espèces de ce groupe plutôt en dessous qu'en dessus. Rapports. Il est donné lecture du rapport de MM. Aube et Signoret , chargés de la vérification des comptes du Trésorier pour l'exercice de 1852. Ce rapport se ré- sume ainsi qu il suit : DE LA SOCIÉTÉ Ei>^TOMOLOGIQUE. xm Recettes. fr. En caisse au 3 l décembre 1850. . . . 3,241 56. Eu recettes diverses depuis 1851, y com- pris la subvention du Ministre de Finstruc- tiou publique, celle de M. Pierret et celle de M. Robineau-Desvoidy 4,523 15. Total des recettes. . . 7,764 71. Dépenses. fr. c. Impressions, gravure, etc 3,503 25. Locations, dépenses diverses. . . . 936 50. 4,439 75. Avoir au 31 décembre 1851. . . 3,324 96. Dans son rapport, la commission félicite de nouveau le trésorier du zèle et du dévoûment qu'il continue d'ap- porter clans Texercice de ses fonctions. En terminant son tr-availj la commission propose de rayer de la liste plusieurs des membres, qui, malgré les réclamations réitérées du trésorier, n'ont pas satislait de- puis plusieurs années à leurs engagements envers la So- ciété. — La Société adoptant les conclusions de sa commis- sion, décide queMM.Brullé, Costa, Dutemple de !a Croix, Iradi, le comte deKuenbourg. Lagrell, Pietle de Montes- quieu, Schembri et Trobert, seront rayés de la liste des membres. Membre reçu. Sur la proposition de M. Doué, la Société décide que M. Gougelet, ancien membre fondateur, sera rétabli sur la liste. XIV ANNALb:S Séance du 11 Février 1852.) Présidence de M. le colonel GOUREAU. M. Gougelet assiste à la séance. Correspondance. Il est donné lecture de deux lettres annonçant la mort de deux de nos collègues, M. Blisson, du Mans, décédé le 31 décembre 1851, dans sa 49* an née, et M. Robert Spence , de Londres. Communications . Aï. H. Lucas lit la note suivante, re- lative à une variété du Broscus [Ccphalolcs) politus. Je fais passpr sous les yeux de la Société un Broscus {Cephalotes Dej.) politus Dej , Spec des Coléoft., loin. 3, p. ^^30, n° 2, qui est remarquable en ( e que les rides du lliorax, au lieu d'être à peine disiincies comme chez les individus types, sont au contraire bien ac- cusées. En effet , si on étudie ce Broscus politus, qui forme une va iété très curieuse comparaiivemeni tsvec un individu type, on remarquera combien sont grandes les différences que cette variéié présente. Examinées à l'œil nu, et mieux encore à l'aide de !a loupe, on voit que les rides présentées par le thorax couvrent toute la sur- face de cet organe ; de plu;^, elles sont très ondulées et forment sur- tout des saillies très prononcées, séparées entre elles par des sillons transversaux assez profonds. Si ensuite on étudie la tèie , on re- marquera aus-i des traces très prononcées de rides, et celles-ci se trouvent particulièrement à la base de cet organe, ainsi que dans l'espace que laissent les yeux entre eux. Quant aux autres organes, tels que l'écusson, lesélytreset les antennes, ils ne présentent rien de particulier, et sont entièrement seaiblables à ceux des individus typiques. C'est aux eîivirons d'Alger que cette variété curieus' a été piis<* par notre collègue M. le docteur (.auras. Je ferai aussi obser\er que cette espèce, que j'avais déjà rencontrée lors de mon premier voyage dans l'Est et l'Ouest de l'Algérie, pendant les années 18/i0, 1841 et 1842, babite aussi les hauts plateaux , particulièrement ceux, de Médéah et de Boghar, où je l'.d prise pendant les mois de mars, avril et mai de 1850; elle se p!aît sous les pierres légèrement hu- mides, où elle se tient au nombre de deux ou trois individus. Dejeaii, dans son species des Coléopitres , lom. 2, p. /i30, cite celte espèce •comme se trouvant en Sicile. DE LA SOCIÉTÉ EJN' 1 OMOLOCllQUE. xv — M. L. Duquel annonce qu'il fait faire en ce moment pour les Annales de la société une planche comprenant des espèces remarquables et nouvelles de Longicornes exoti- (^pies. Il compte particulièrement donner dans son travail: 1** la monographie du genre Trar/^jiow^^^ Audinet-berville, dont on ne connaissait qu'une seule espèce, et dont il dé- crit trois nouvelles formes spécifiques ^ 2^ la description d'un nouveau Criodion, et 3° celle d'un genre voisin des Orthostoma et Compsocerus Audinet-Serville. Lecture. M. Bigot lit Ja préface d'un mémoire ayant pour litre: Essai de classification générique et synoptique des diptères. Membres reçus, La société reçoit au nombre de ses membres: MM. Giraud (Joseph- Jules), docteur en médecine à Vienne^ présenté par M. Bellier de la Chavignerie, com- missaires-rapporteurs MM. Bigot et Reiche, Hewilson, de Londres, présenté par M. Becker, com- misaires-rapporteurs MM. Bellier de la Chavignerie et Berce^ Salle (Auguste) naturaliste voyageur, présenté par M. Chevrolal, commissaires-rapporteurs, MM. L. Fairmaire et V. Signoret-, Wachauru, de Marseille, présenté par M. L. Fairmaire; commissaires-rapporteurs MM. H. Lucas et Guérin-Mé- nevijle. (Séance du 25 Février 1852.) Présidence de M. le colonel GOUREAU. Correspondance. M. L. Buquel communique l'extrait d'une leltre de noire collègue M. Lej)rieur, tiatée de Bône XVI AJNNAI.es (Algérie); et dans laquelle notre confrère donne des dé- tails sur les Coléoptères qu'il a été à même de recueillir et plus généralement sur plusieurs petites espèces de la famille des Bracliélytres, et sur d'autres se rapportant à Tancien genre Anthicas. — M. le D' Boisduvaî informe la Société qu il vient de recevoir de M. Lorquin un envoi d'insectes de tous les ordres provenant de la Californie, et qui, pour la plupart recueillis dans les montagnes de Juba sont du plus haut intérêt pour la science. Ce ne sont pas des espèces bril- lantes comme celles des régions intertropicales deTAmé- rique', elles rappellent, au contraire, nos espèces euro- péennes, et forment un chaînon intermédiaire entre ces dernières et celles de TAmérique septentrionale. Notre collègue n'examine que le seul ordre des Lépidoptères dont toutes les espèces sont à peu près nouvelles. Nous nous bornerons à ce simple exposé, attendu que Ton in- sérera dans le prochain numéro des Annales , un travail complet de M. le docteur Boisduvaî sur les Lépidoptères californiens. — M. Bellier de la Chavignerie lit la note suivante de M. Pierre Millière, dans laquelle notre collègue donne -des détails importants sur des chenilles ichneumonisées de la Deilephîlav espertilio : Je n'ai entendu dire à aucun naturaliste, et n'ai lu dans aucun li- vre le fait dont j'ai été témoin : il est cependant possible que ce fait physiologique anormal ne soit pas nouveau, et que déjà il ait été ob- servé ; quoi qu'il en soit, il est au moins fort rare, et à ce titre, je me hasarde à croire qu'il vaut la peine d'être cité. Le 15 juillet 1851 je recueillis sur VEpilobhcm angusdfoUum au mont Cindre près Lyon, trois larves dyxDeUephUavesperUUo parve- nues h leur troisième changement de peau; elles furent placées dans une boî e ii part dans laquelle nul insecte parasite n'a pu s'intro- duire. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCxIQUE. xvn Ces (rois larves se nourrirent tout aussi abondamment l'une que l'autre et rien ne laissait soupçonner 'c fâcheux état dans lequel se trouvait Tune d'elles, Olai qui sûrement datait d'une époque antérieu- re à celle où elle fut capturée. Ces chenilles grossirent rapidement, opérèrent leur dernier chan- gement de peau, et celle qui fait le sujet de ces lignes, devançant les deux autres de six jours, se transforma en nymphe le 7 du mois d'août. Le 9 sepif miire suivant, la premère de mes trois chrysalides don- na son insocle parfait, c'était une femelle; les deux autres fournirent le leur à quelques joius de là, ces deux derniers étaient des mâles. Après avoir fait périr le Deilephila Vespertilio femelle qui venait de m'éclore, par le procédé de l'épingle rougie, enfoncée préalable- ment sous l'aile supérieure droite, je fus on ne peut plus étonné de voir sortir de l'ouverture formée par l'épingle 35 à kO larves d'Ich- neumons présentant tous les caractères des Hyménoptères à l'ordre desquels ces larves d'un blanc l^rne et longues d'environ U millimè- tres appartenaient. Malheureusement ces insectes parasites n'ayant peut-être pas aiteini toute leur grosseur, ou mieux encore, ne se tro'?- vant pas dans des conditions voulues, moururent avant de se chrysa- lider, malgré les soins dont elles fuient entourées. Il est donc évident que la chenille au Sphingîde après avoir été attaquée par un Iclineu- monien reçut de ce puissant ennemi une piqûre faite avec sa tarière. Ainsi que chacun le sait, cet hyménoptère femelle en enfonçant l'extrémité de son oviducte dans le corps de la chenille y dépose le germe de sa progéniture sous la forme d'une assez grande quantité d'œufï, lesquels une foi.s édos, deviennent autant d'aflreux ennemis pour la malheureuse larviî qui les porte en elle. La mission de ces nouveaux ennemis étant après avoir dévoré tout le système graisseux de leur proie de la faire périr avant sa transformaiion en nymphe ou pendant la durée de cet avant-derni*^r état. Comment se fait-ii qu'en celte circonstance l'ordre des choses ait été ainsi interverti? Pourquoi cnfln re retard dans le développement de ces larves d'ichnennions? lesquelles ansi que je l'ai dit se sont mon- trées vivantes alors que le DeiUphilavespertilio était devenu insecte parfait. L'observation de M. Pierre Millière donne lieu à plu- sieurs remarques de divers membres, et |)articulièrement 2*' Série, tome x. Bulletin ii. xviii ANNALES de MM. Goureau ot BoJsduval. Ce dernier annonce que des faits semblables ont de'jà été signalés. — M. Becker donne lecture d'une note qui lui a été adressée de Baltimore par M. Pli- Wild, et qui est rela- tive aux mœurs de la Cicada septemdeciin , et la Société en décide Timpression dans son bulletin. Je vous envoie un petit nombre de chrysalides ; car, quoique la température de l'été de 1851 ait été favorable aux chenilles , je n'en ai trouvé que très peu, et, chose étonnante, les trois quarts de ces chenilles sont mortes chez moi. Je ne puis m'exphquer ce fait. J'ai placé dans l'une des boîtes un bon nombre de Cicada septem- decim, qui , comme l'indique son nom , fait ici une apparition lotis les 17 ans. Je pense vous être agréable en vous donnant quelques renseigne- ments sur ce' insecte dévastateur. C'est le 17 juin deriiier, que les journaux de notre ville annon- çaient que le lendemain, les Locas (nom qu'on donne Ici à ces in- sectes) arriveraient. Beaucoup de curieux, et j'étais du nombre, se rendirent donc dans la forêt voisine, et nous eûmes eHêclivement le plaisir d'en rencon- trer l'avant-garde, composée d'une cinquantaine d'individus. Mais dès le lendemain on pouvait, non seulement les compter par millious, mais aussi les entendre à une distance de plusieurs milles ; car tout l'air était rempli de ces serenaners , ou musiciens. Cependant, c'est le mâle seul qui a la faculté de produire ces sons, au moyen d'une espèce de tambour attaché à la racine des ailes infé- rieures, et qui est composé de plusieurs tablettes blanches. La Cicada seplemdecim est ti es lourde dans ses mouvements, et on peut la prendn! facilement, tandis que la Cicada bruneosa, qui paraît ici chaque année, est très dilficile à saisir. An 30 juin , c'est-à-dire quinze jours après leur arrivée, on ne voyait plus une seule Cicada septemdecim. IMais, pendant ce court séjour, elles ont dévasté nos forêts et nos jardins. La femelle pond ses œufs dans le bois à rextrémité des branches d'arbres et par deux, en ligne parallèle d'une longueur de 16 cent. ; puis elle perfore ces branches pour que le moinflre vent les fasse tom- ber par terre. Là les larves sorties des œufs, s'enfoncent très profon- démf^ntdans le sol; mais chose étonnante, malgré le nombre immense, on n'a ja;aais pu trouver de ces larves, même en creusant des puits Ce n'est qu'une année avant l'apparition de la Cicada septemdecim, que l'on rencontre les larvrs presque à la surface de la terre et même sous des pierres; ces larves sont très mobiles et se retirent rapi- dement au moindre bruit. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQIJE. xix J'ai acquis la cortitude que cette Cigale ne prend pas de nourriture; rnr son corps esl toujours iraiisparent et on n'y voit ni matière solide, ni liquide. En outre l'insecte paraît ne pas faire de cas de son abdomen ; car non seulement je l'ai vu voler très à son ai.>e privé de corps, mais, il paraît ne pas éprouver la moindre douleur quand on le lui arrache. Cette Cigale est une friandise pour tous les animaux domestiques et non seulement les oies, les canards et les poules s'en régalent, mais aussi les chats et les chiens. Chaque jour j'ai vu mon chien en avaler une quarantaine pour son déjeûner. M. le colonel Goureau dit, dans la séance suivante (10 mars 1852), qu'il a examine avec soin les petites bran- ches percëes par la Cicada septemdecùn observée par M. H. Wild. Il parle de la manière dont les œufs sont placés dans 1 intérieur de ces branches et il annonce qu'il a découvert dans ces mêmes branches un p(;tit parasite de rHémiptère et qu'il le conserve vivant. Enfin il fait ob- server que Réaumur a donné des observations ayant quel- que analogie avec celles que nous venons de rapporter; seulement d'après lui, les femelles d'Hémiptères ne choi- siraient que les l)rancbes mortes pour y déposer leurs œufs ; il se demande s'il n'en serait pas de même pour la Cicada scptemdecim. Lectures M. H. Lucas lit une notice intitulée: Remarques sur les métamorphoses observées chez les Elatérideset des- cription et figure de la larve de r^grypnus atomarius. — M. Amyot donne communication d'un travail ayant pour titre: Catalogue des Rhynchotes de France d'après la méthode Linnéenne opposée à la rnélhode monony- micjue. XX ANNALES (Séance du 11 Mars 1S52). Présidence de M. le colonel GOUREAU. Communications. M L. Buquet fait passer sous les yeux de la Société un ou deux individus de chacune des espèces de Coléoptères recueillis en Californie par M. Lor- quin, et donne lecture de la note qui suit dont la Société décide que riin[)ression sera immédiatement faite dans le Bulletin. Note sur les Insectes Coléoptères recueillis par M. Lorquin, en Californie (1) , par M. Lucien Buquet, Avant d'enlrer dans aucun détail sur la coiniiosition decesin- secJes dont M. le docieur Boisduv.il a bien voulu me confier Texa- nien, je dois dire un mot sur le mode employé par noire voyageur pour la conservation de ces objets, mode qui, je dois le reconnaître, présente des avaniagos réels pour le transport des Lépidoptères : malheureusement ii n'en est pas toni à fait de même pour les au- tres ordres. Qu'on se figure, en effet, des Coléoptères , au nom- bre de pluienrs miMiers, placés pêle mêle sur des morceaux de ouate repliés sur eux mcmc^ et renlerniés dans de> papillotes de grandeur et de formes différentes, et l'on jugera sans peine des pré- cautions qu'il faut preridre pour les tirer de là sans fracturer quelque membre, opération qui est souvent fort difficile, quand les tarses sont enga^^és dans le coton. Mon but n'est point ici de criiiquer les moyens employés par M. Lorquin dans des localités qui offrent peu de ressources, mais de prémunir seulement les naturalises voyageurs contre un système qui ne doit jamais êîre mis en i:sage, que f;:ute de mieux. J'ajouterai ce- pendant, pour la justificaiioii de cet entomologiste, que, d'après les renseignements qui m'ont été donnés, M. î.orquin se trouvait dans des conditions telles, qu'il lui était réellemenl impossible de recourir à un moyen plus efficace. Ces réflexions ne sauraient donc atténuer en rien le mérite des insectes recueillis par M. Lorquiii , et parmi le-quels il se trouve une quantité d'espèces non seulement nouvelles pour les collectiofs, mais encore pour la science. (1) S'adresser, pour ac(iuérir celte intéressante collection , ainsi que celles des insectes des divers autres ordres, à M. le docteur B'jisduval, rue des Fossés-Saint-Jacques^ n. '22, à Paris. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. xTiv il n'a pas dû, d'ailleurs, vous échapper. Messieurs, que ces objets, sauf d'assez rares exceptions , appartiennent à des genres qui se trouvent généralement en Europe, et que les espèces ont une grande analogie de forme avec les nôtres. On en jugera par la nomenclature ci-après, que j'ai dressée un peu à !a liâîe, ayant cru devoir m'interdire tout travail qui tendrait à en- lever à l'acquéreur de cette intéressante collection le plaisir de publier les nouveautés qu'elle renferme. Les Carabiques, au nombre de quarante -deux espèces, appar- tiennent aux genres Omiis. Cicindela, Brachinus, Clivina, Cy- chrus, Calosoma ou CaUistlienes, Loricera, Chlœnius, Elaplirus, Ancliomenus, Agonum, Calalhus, Feronia, Eripus, Amara, Harpalus, Stenolophus , Agonoderus, Lachiiopliorus et Bembi- dium Les Hydrocanthares ne comptent que huit espèces, qui rentrent dans les genres Cybister, Colymbetes, Laccophilus et Gyrinus. Les Brachélylres sont représentés par une seule espèce de Sta- pliylinus. Les Sternoxes sont plus nombreux, on en compte vingt-sis espèces, appartenant aux genres Acmœodera, Chalcopliora, Di- cerca, Ancyloclilra, Chrysobothrts, Agrilus, Anthaxia, Sphe- noptera, plus quelques Ehuérides, parmi lesquels se tiouve une fort belle espèce de CalUrliîpis ou genre voisin. Les Malacodermes, au nombre de six espèces, ne présenJent rien de remarquable. Les Térédiles, au contraire, réduits à trois espèces de Clérites, sont intéressants, et peut-être même nouveaux. Les Clavicoines rompt'ut dix-neuf espèces, qui rentrent dans les genres Necrophorus , Silplia , Peltis, ISecropliilus, Hister et Hololepla. Les Palpicornes, au nombre de cintj espèces appartiennent aux genres Hydropliilus et Berosus. Les Lamellicornes j ptu nombreux, puisqu'on n'en compte que dix espèces, rentrent dans les genres Podalgus, Coprobius, Hoplia, Omaloplia, Ampliicoma et Cremasiocheilus. Les Uétéromères sont au nombre de cinquante espèces environ, dont les principales appariieuiieiit iiiix genres Eleodes, Clbdelis, Gœlus, Ampliydora , Bracliyscelis, ISosoderma, Cryptions, Pha- leria, llelops, Epicauta, etc. Les Curcidionites se rédui^enj à treize espèces, appartenant aux genres Bhyncldces, Cleonus, Lixus, Boris et Calandra. LesXylopliages, au nombre de cinq espèces seulement, rentrent dans les g( nres Hyliirgus, Melalgiis, Apate et Trogosita. Les Longicornes comptent vingt cinq espères, appartenant aux genres A/ ûcrofomtj, Prionus, Uesperop lianes^ Clytus,Stenopteriis, Tetraopes, Oberea, Pachyla et Leplura, xsn ANNALES Les Chrysomëlines appartiennent aux genres Donacia, OUon- tota, Galleriica, Diabrotica, Zygogranima, Cfirysomela, Lina, Cryptocephalas et CoccineLla, on en compte trente-huit à quarante espèces. On voit, par l'exposé succinct qui précède, que la totalité des es- pèces recueillies par M. Lorquin se monte à detix cent- cinquante environ, qui, je le répète, manquent en grande partie à nos collec- tions; les amateurs feront donc bien de profiler de cette occasion, unique jusqu'ici, pour enrichir leurs cabinets des Coléoptères califor- niens, envoyés par notre ancien et malheureux rollèguc. Us auraient un double mérite, si, en se conceriant , ils pouvaient acquérir la collection en totalité , je mets en première ligne celui de faire une bonne action, et, en second lieu, l'avantage inappréciable de se ren- dre possesseurs d'espèces réellement intéressantes, représentées sou- vent par un assez petit nombre d'individus. — M. Je D"^ Boisduval fait connaître trois nouvelles espèces de Psychc , découvertes en France en 1851. La première. Psyché GrasUnella, est due aux recherches de notre collègue, M. de Grasiin, qui a déjà enrichi nos Annales de plusieurs espèces nouvelles. Elie se place près des P. apiformis, sietinfllactsi- culella : elle a le corps noir, le disque, les ailes, d'un blanc transparent, avec le bord des inférieures et la moitié postérieure des supérieures d'un noir enfumé, le fourreau de cette espèce est, comme celui de celles que nous venons de citer, formé de brins de plantes sèches, rangés uansversalemenî , et recouvert d'ui^ tissu de soie, comme chez apiformis, et peut à peine en être distingué. La seconde espèce, Psyché MilUerella, a été trouvée dans les montagnes i\çn environs de Lyon par notre nouveau et zélé collègue, M. ^3iilière. Elle a le port (.Valbida, a\ec les ailes pins courtes, plus larges, et le corps plus robuste. Ce dernier est entièrement noir, comme dans notre GrasUnella, les ailes sont un peu diaphanes, lé- gèrement enfumées, avec la côte et les franges plus obscures. Le fourreau, si M. Millièie n'a pas fait d'erreur, ressemble complète- ment à çe.\\\\(ïalbida. Cependant celui de notre MilUerella est en- tièrement composé d'une mousse qui nous paraît être Vllypnum repens, tmdis que la mousse qui entre dans la compos tion du four- reau de Valbida nors paraît être exclusivement la Leskea sericea. Enfin, la irois^ième espèce, qui a aussi été découverte dans les environs de Lyon, par M. Miilière, est la Psyché stomoxella, qui vient se placer tout à côté de tabanella, muscella, hirsutella, mais qui est plus robuste et plus veln«t qu'aucune de ces trois espèces, elle est aussi un peu plus noire. Le fourreau est allongé, peu fourni, et se compose de quelques brins de graminées placés longitudinale- ment, comme dans la nitidella. On pourrait même dite qu'il res- semble tout à fait à celui de cette dernière, sauf la grosseur, qui est deux fois plus considérable. DE LA SOGIÉI É EiNTOMOLOGlQUE. xxiu — M. ii. Lucas montre mie nouvelle espèce de Zo- pherns, propre à l'Amérique méridionale, assez voisine du Z. Breinei, et qu'il doit décrire dans les Annales, sous la dénomination de Z. Morchtii, d'après le nom de la per- sonne qui a ofFert cet insccle au Muséum. — M. Mocquerys donne quelques détails sur le Plo- chionus Bonfilsii, que Ton rencontre parfois dans nos ports de mer : il dit qu'il en a trouvé plusieurs individus sous les pierres qui formaient le lest de bâtinjents pro- venant principalement de la côte de Guinée. Lectures. M. L. Fairmaire communique une notice de M. Ed. Perris, ayant pour titre : Histoire des métamor- phoses du Blaps producta., Dejean, et du Blaps Jàiidica, Sturin. — M. Bellier de la Chavignerie lit une note, accom- pagnée d'une figure coloriée, et intitulée : Observations sur une ylnthocliaris cardamincs hermaphrodite. (Séance du 24 Mars 1852). Présidence de M. le colonel GOURE AU. Communicatioîis. M. Javet présente à la Société une très belle espèce du genre Loricera, découverte à Madère par M. Wollaston , et qu'il dédie à cet enlomologisle, auquel nous devrons bientôt une faune entomologique de cette île. Voici la diagnose de cet insecte : Loricera ffollastoîiii, Javet. Long. 9 mill. Fusca, nitida , subcenea, capite ohscuriorej antennis pedihusque pallidis, antennis valdc elongatis ajiiculis 2, 3, 4 ci 5 j'nths longé pdosis, Jeiè spinosis : prothorace suhcordato , hasi utrinque sulco longo iinprcsso , angidis posticis suhroUcndatis j clytris ovalihus, posticc acuminatisj, ad hasiin acutè maiginotis, sut profundè striatis, ùiterstitio quarto punctis tribus itnpresso, margine exteriorc punctis Ttiagnist série dispositis, impresso ; pedibus elongatis. — M. de Baran annonce qu il a trouvé à Nice WAtiiso- dactylus héros, que l'on n avait signalé jusqu'ici que comme propre au Portugal et à I Algérie. vxiv ANNALES DE LA SOClÉTr. EN 10 MO LOGIQUE. — M. M. Lucas communique à la Société un Lépidop- tère nocturne du genre //c/ù)f//i"5, qui n avait encore éfé signalé que comme habitant le centre et le midi de la France : ce Lépidoptère est Y Heliothis annigera, qui a été découvert dans les environs d'Alger par notre collègue^ M. le docteur Lauras. Au sujet de ce fait, curieux comme géographie entoniologique , M. H. Lucas fait remar- quer que la Catocala conversa , Esp., qu il n'avait si- gnalée, dans son Histoire naturelle des Animaux articules de ï Algérie j tom. 3, p. 387, que comme se trouvant dans Touest , particulièrement aux environs d'Oran , habile aussi Test de nos possessions. Enfin, le même membre cite encore parmi les Noctuelles, et particulièrement parmi les Liparides, le Megasoina repandum, iîûhn., qu il n'avait indiqué, op. cit. tom. 3, p. 379, que comme habi- tant l'ouest de l'Algérie, particulièrement les environs de Misserghin, et qui se trouve aussi dans l'est. AToccasion de la rencontre de cette curieuse espèce dans cette partie de l'Algérie, notre collègue fait passer sous les yeux de la Société un individu femelle de cette Liparide, avec son cocon , qui ont été pris le 22 janvier, aux environs d'Alger, par M. le docteur Lauras , et dont l'éclosion a eu lieu le 27 avril ; la chenille de celte espèce se nourrit de la feuille du P^ihumum titniSj Linné. Lectures. ]\L Doué lit, au noui de M. GauLil, la des- cription de quatre nouvelles espèces de Coléoptères propres à la faune française-, et qu'il désigne sous les noms de Carahus Mulsantij Benihidium ataxense, Agahus pyrœneus, et Hydroporus glacialis. — M. Deyrolle do!ine lecture d'une note pour servir à l'histoire des Carabes d'Espagne et du Portugal, et de re- marques sur quelques espèces du nord de l'Afrique. — Notre collègue offre à la Société deux planches parfaite- ment gravées, qui doivent accompagner ce mémoire. Membre reçu.. M. Stewart (Henri), de Londres, pré- senté par M. Deyrolle. — Coumiissaires-rapporleurs ; MM. L, Fairmaire et Javct. BULLETIN ENTOMOLOGIQUE. AVIVÉE 1959* DEUXIÈJIE TRIMESTRE. SÉAIVGES DE L4 SOCIÉTÉ EIVTOMOLOGIQUE RE FRANGE. (Séance du 14 Avril 1852). Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. M. E. Desmarest, secrétaire, donne lecture du procès- verbal de la dernière séance , et la rédaction en est adoptée par la Société. Communications. On annonce à la Société la décou- verte, aux environs de Paris, de plusieurs Coléoptères rares pour notre faune, ou qui n'y avaient pas encore été rencontrés jusqu'ici. M. Doué a pris au bois de Boulogne plusieurs individus du Panagœus (juadri-pustulatus et du Licinus depressus \ M. Aube a trouvé, auprès de Gom- piègne, le Fhluiophilus Edwardsii, Stephens, qui n'avait été pris qu en Angleterre ; M. Reiche a capturé, dans la forêt de Bondy, le Stenus dccipiens ^ découvert récem- ment auprès de Lille par M. E. Cussac T Série. xOiViE x. Bulletin m. XXVI AISNALES — M. Becker montre un dessin d'une chenille de la Crocalia œstivaria, qu'il avait prise jadis à Wied-Baden, et que M. Bellier de la Chavignerie a depuis retrouve'e dans la Lozère : il se propose de décrire cette chenille, qui ne Ta pas encore été d'une manière complète. — Le même membre annonce que le zélé naturaliste- voyageur, M. Beske, vient de mourir au Brésil j il fait éga- lement savoir que M. Kindermann lils va explorer, sous le point de vue entomologique, et principalement pour la recherche des Coléoptères, les provinces de TAltaï. — M. Deyrolle fait passer sous les yeux de la Société un instrument nouveau, le Stéréoscope, qu'il a appliqué aux Insectes, de manière à représenter ces derniers, pris au daguerréotype, avec un relief très marqué. Lectures. M. Aube fait connaître une note de M. Emile Cussac, de Lille, contenant la description d'un nouveau genre de Brachélytres (G. Macropalpus) de la tribu des Omalides, découvert dans le nord de la France. — M. H. Lucas communiciue une notice, intitulée: Description et Jigure dun noiweau genre d' Hyménoptères de la famille des Fouisseurs , qui habite les possessions françaises du nord de l'Afrique. — M. L. Buquet lit un travail de RL Macquart, ayant pour titre : Notice sur un nouveau genre de Diptères de la famille des Fupipares, tribu des Phthiromydes, sous le nom de Megistopoda. 3Iembre reçu. La Société admet au nombre de ses membres M. Auguste Titon, de Soudron, près Châlons- UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE xxvii sur-Marne, inlernc en médecine à riiôpital Sainte-Mar- guerite, à Paris, présenté par M. AI. Laboulbène. — Com- missaires-rapporteurs : MM. L. Fairmaire et H. Lucas. (Séance du 23 Avril 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-pié^deiit. M Thibésard, membre régnicole de la Société, assiste à la séance. Communications . On annonce à la Société la mort de ]\L le baron Walckeuaër, membre honoraire, décédé à Paris, le 26 avril, et celle de M. Robjns, ancien membre, mort à Bruxelles, le 31 mars. — M. Al. Laboulbène dit qu'ayant eu occasion de ramasser, à la garenne de Saint-Maur, un grand nombre de pieds du Diaha cerna, Linné, il en a trouvé plusieurs qui j)résentaient un nœud vers le collet de la racine, et que ce nœud, formant une sorte de galle, renfermait une larve de Charansonile, ainsi qu'un parasite de ce Coiéoptère. ( Séance du 1-2 Mai 1852. ) Présidence de M. BOISDUVAL , vice-président. M. Lambert, membre régnicole de la Société, assiste à la séance. Communications . On annonce à la Société la mort de Tim de ses anciens membres fondateurs, M. Gory. xxviii AI^NALES — M. Bellier de la Chavignerie annonce que notre collègue, M. Guillemot, a trouvé, le 17 avril, aux envi- rons de Thiers, le Lycœna bâtis, et il ajoute que ce fait lui paraît inle'ressaut, en ce que ce Le'pidoptère n était indiqué que comme se trouvant au mois de juillet, dans les régions méridionales. Lectures. M. Becker fait passer sous les yeux de la Société un mémoire de M. A. de Graslin , ayant pour titre : Mémoire sur deux espèces nouvelles de Leucania , trouvées sur les cotes de la France occidentale , et sur une espèce inédite de la France méridionale. — M. V. Signoret dépose sur le bureau une grande partie d'un ouvrage intitulé : Revue iconograp/m/ue du gioupe des Tettigonides. — Ce travail doit être accom- pagné d'un nombre considérable de planches, etTauteur, pour en bâter la publication dans les Annales, se propose d'offrir une assez forte somme à la Société. (Séance du 26 Mai 1852). Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. MM. Gauthier, membre étranger, et Titon, nouvelle- ment admis, assistent à la séance. Communications. M. II. Lucas communique à la So- ciété une planche représentant deux genres nouveaux de Tordre à(i?> Coléoptères-, le premier porte le nom de Oochrotus, et le second celui de Merophysia. C'est toujours dans des fourmillières, dit M. H. Lucas , que j'ai rencontré ces deux espèces: la première, que je désigne sous le DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xxix nom de Oochrolus unicolor (1), est assez commune pendant les mois d'avril, de moi et de juin, sur les plateaux de Médéah et de Boghar ; quant h la seconde, à laquelle je donne le nom de Mero- physia formicaria [1), elle est beaucoup plus rare, habile la même fourmilière que VOoclirotus unicolor, et se trouve éj^alement pen- dant les mêmes mois et dans les mêmes localités. Je ne sache pas que ces espèces, avec lesquelles je forme ces deux genres nouveaux, î-nient connues. Lors de mon premier voyage dans le nord de l'Aîrique, j'avais déjà renconlré VOochrotiis unicolor, mais un seul individu, dans une fourmillière aux environs du cercle xx ANNALES Millier, sur latjueile on j eut voir un ocelle assez déve- loppé, et placé au-dessus de Tceil droit*, ce qui fait que de ce côté Tinsecte semble avoir deux yeux, un grand et un petit. Ce Polydnisiis coiruscusa été pris par M.Scliniidt, au mois de juin 1850, dans les Alpes de Salsbourg, et Tentomologiste qui Ta capturé regarde Tocelle supplé- mentaire comme ayant réellement pu servir d'organe de vision. — M. L. Fairmaire montre un Tricliodes ah'earius, remarquable par un cas particulier de pathologie ; les deux élytres sont assez fortement étranglées avant leur extrémité, qui est creusée en forme de cuillère. — M. Al. Laboulbène lit une note de M. Léon Du- four sur les maladies des raisins ; dans ce travail, sous forme de lettre , qui est imprimé dans les mémoires de l'Académie de Bordeaux , notie savant collègue indique des détails entomologicjues importants. Lectures. M. Al. Laboulbène fait connaître plusieurs notices de M. L. Dufour, qui doivent faire partie de ses Mélanges entomologujues ^ et qui ont pour titre : 1° Sur les deux sexes de la Mutilla arenaria -, 2° Sur la Microm- mata spofgitarsls j 3° Sur la Macroccm ruJicolHs; 4° Sur YEucera giisea ; et 5° Sur ÏEucera Numida. — M. Y. Siffnoret donne lecture d'une notice sur un nouveau genre d'Hémiptères propre à Java, et il indique Tespèce typique sous la dénomination de Centrocnemis Deyrollii. Membres reçus. La Société admet au nombre de ses membres : DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xxxi MM. Delaplace fils, libraire à Gap (Hautes-Alpes), présenté par M.Boieldieu, — Commissaires-rapporteurs : MM. Reiche et Ch. Aube; Et Charles Melly fils , de Liverpool , pre'senté par M. Javet. — Commissaires-rapporteurs : MM. Doiië et L. Buquet. I (Séance du Juin 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-présirtenr. M. Lavergne, entomologiste de Paris, assiste à la séance. Communications . On donne quelques détails sur la chasse entomologique qui a été faite à Compiègne par la Société, et à laquelle assistaient trente-quatre per- sonnes. Malgré le temps peu favorable, plusieurs espèces rares ont été rencontrées, 1° Parmi les Coléoptères, outre VAtopa cinerea, trouvée par M. Javet, et la Phytœcia nign'cornis, capturée par M. Doué, nous donnerons la liste suivante des espèces recueillies par MM. Aube et Reiche: Cychrus rostratus, Fab. Amara communis, Slurm. HomaLota excavata, Gyll. Oxy parus maxillosus, Fab. Stapitylinus clialcocephalus, Fab. xxxu AINJNALES Stenus nigritulus, Gytl, — génie ulatiis, Grav. — fossulatus, Ericbs, Anthobium minulum, Fab. — sculellare, Erichs, Pœdcrus brevipennis, Lacord, Telcphorus ochropus, Sleph. Catops scitutus, Erichs. Colon dentipes, Sahib. Liodes humeralis, Kugel. Meligethes Kumei, Erichs, — lugubris, Sturm. — frythropus, Gyll. — serrlpes, Sliirm. Cychramus luteus, Fab- Alexia pilosa, Panzer. » — pilifera, Muller. Cis glabriculas, Gyll. Chlorophanus virldis, Linné. Erirhinus Silbermanni, Chcvrolal, Magdalinus duplicatus, Gerin. Orobitis g lobas us, Fab. Bruclius inspergatus, Sch. Bhinonchus inconspeetus, Herbst. Geutorliyncfius Aubei, Sch. Graptodera mercurialis, Fab. Orchestes fagi, Linné. Crjptocephalus nitens, Linné. Xyletinus non déterminé ; 2° Parmi les Hémiptères, d'après la liste qui nous a été remise par M. V. Signoret : Arma cuslos, Fabricius. ^canthosoma hœmmorrhoidalis, Linné. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xxxn Acanthosoma agathinus, Fab. — griseus, Linaé. Heterogaster residce, Panzer. Miris striatellus L, Phytocoris biguttatus, Fab. Capsus PaykuUu, Fallen. — betidetl, Fallen. — mutabilis, Linné. — flavomaculatus, Fab. — variabilis, Fallen. Capsus, voisin du fiUus, Linné. Cyllocorls agillsj Fab. Cixius cambriformis ? Germar. — varia, Fabricius. — contaminât us, Germ, — albicinctus, Germar. Delpfiax Uneola, Germar. — minuta? Fab. — mœsta, Bohemann. — elegantula^ Bohemann. — mutabilis, Bohemann. Jassus notatus, Fabricius. — assimills, Germ. — subfusculus, Fallen. — ocellatus, Scopoli ; 3° Parmi les Lépidoptères, d'après la note dressée par M. le docteur Boisduval : Papilio Podalirius, en mauvais état. Anthocharis cardamines, encore assez fraîche. Colias liyale. Thecla pruni mâle, sur les fleurs du Viburnum opulus. Polyommatus chryseis, les femelles étaient encore très rares, Polyommatus Xanthe, très commun. XXXIV ANNALES Lycœna acis^ cyllarus, Alsus, Uès commun, Alexis, ageslis. Adonis et Alcon. Argvnnis Ino, EupUrosyne et Selene. Melitœa dyctinna, Aihalia et cinxia; la mn^Mma n'était pas encore éclose. Vanessa prorsa, assez commune sur les Orties, vers Pierrelonds. Salyrus Ilcro, tout à fait défloré. Hesperia Sylvanus, mais pas encore de femelles. Syrichius alveolus et Thanaos tages, f n mauvais état. Macroglossa bombyliformis. Procris stalices, rare; globularlœ, au contraire, très commu- nément. ISetneophila russula, femelle . Macaria aiternaria. Boarmia consortaria, rhomboidaria. Tephrosia extersaria. Larentia unduLaria. Eupithecia costigaria, et peut-être une espèce nouvelle. Melanippe hastaria, montanaria, etc. Cubera pusaria. Ephyra omlcronarla, trUinearia. Acidalia temeraria, ornataria, albalaria, candldaria. VOdezia chcerophyllaria n'était pas encore éclose ; 4° Enfin parmi les Arachnides, nous ne citerons que YEpisinus truncatus , Walckenaër, pris par M. H. Lucas dans les ruines de Pierrefonds. — M. Rouzet fait passer sous les yeux de la Sociélë des feuilles de Poirier, entièrement ronge'es par une es- pèce de Charançon, V Otiorhynchus raucuSj Fabr.; feuilles qui ont été envoyées avec cet insecte à M. Carrière, jar- dinier-chef au Muséum , comme causant beaucoup de dégâts dans les environs de Melun. Jusqu'à présent , DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE xxxv ajoute M. Roiizet, 1 on ne connaissait que quelques es- pèces de Rhynchites et de Phyllohius qui attaquaient les arbres fruitiers, et encore se bornaient-ils à couper les jeunes pousses, au printemps, au lieu que V Otiorhynchus raucus dévore indistinctement toutes les feuilles, ce qui nuit beaucoup au développement de ces arbres, et occa- sionne parfois leur mort, ou, tout au moins, les empêche de fructifier, — M. L. Fairmaire annonce un fait sur les mœurs des Paussus, qui doit être noté. L'un de ses correspondants, M. Favier, a trouvé, aux environs de Tanger, le Paussus Façiei'i, L. Fairmaire, sous les pierres, en compagnie t'e petites Fourmis, et ce fait viendrait à Tappui de Topi- nion de notre collègue, qui range ces Coléoptères à la suite des Pséiaphiens, après le G. Ariicems — M. L. Buquet ajoute qu'un Paussus, provenant du Sénégal, a été également découvert sous une pierre. — M. V. Signoret dit que le Lygceus crassicornis ^ H. Lucas, qui n'avait été pris jusqu'ici qu'en Algérie, a été trouvé récemment aux environs de Dijon par M. Tar- nier. — M. Bellier de la Chavignerie parle de la grande multiplication des chenilîas du Bombyx chiysorrhœa au bois de Boulogne, dans les environs de la Pyramide. Dans cet endroit, ce qui rappelle les dégâts occasionnés, il y a quelques années, aux environs de Phalsbourg, par les chenilles du Bombyx pudibunda, les chênes sont en- tièrement dépouillés de leurs feuilles, et les herbes mêmes qui se trouvent près des arbres sontentièrement.mangées. xxxvi ANNALES C'est probablement à celte dernière nourriture, qui ne leur est pas habituelle^ que 1 on doit attribuer les cas nom- breux de muscardine que notre collègue a pu observer chez ces chenilles, et qui, devant occasionner leur mort, les détruira sans qu'on ait besoin de recourir à Téchenil- lage, qui, dans un bois, ne serait même pas possible. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses membres M. E. Bureau , de Nantes , présenté par JM. Becker. — Commissaires-rapporteurs : MM. Bellier de la Chavignerie et Berce. (Séance du 23 Juin 1852.) Présidence de M. REICHE, président de 1851. M. Dallas, entomologiste anglais, assiste à la séance. Communications. M. Reiche, tant en son nom qu'en celui de M. Al. Laboulbène, lit la note suivante sur quelques espèces de Coléoptères que M. Gaubil se propo- sait de décrire dans les Annales de la Société, et dont les noms ont déjà été indiqués dans le Bulletin. Carabus Mulsanti. — Ce Carabus nous semble n'être qu'une des nombreuses variétés du Carabus catenulaliis, M. Reiche possède tous les passages du type à cette variété, qui néan- moins manque à sa collection. Bembidium ataxense. — C'est le Bembidium hypocrita. Dejean. Agabus Pyrenœus, — Ce n'est qu'une variété étroite de VAgabus congener, Paykull. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xxxvu Hydroporus glacialis. — Très voisin de i'Hycl. nivalis, Heer, mais distinct par sa convexité, sa ponctuation et sa forme plus ramassée. Staphylinus scidpticolUs. — C'est le St. medioximus, L.Fairmaire. Ann. de la Soc. ent. 1852. p. 73. Les stries de la tête et du corselet, qui avaient déterminé M. Gaubii à dé- nommer cet insecte ainsi qu'il le fait, étaient causées par des agglomérations de poils dans le sens longitu- dinal, un lavage à l'eau en a fait justice. — M. Bellier de la Chavignerie parle crune nouvelle excursion tju'il a faite clans la forêt de Compiégne, le dinianelie 20 juin, en compagnie tle nos collègues, MM. Berce, Foureau de Beauregard, et de Guernisac. Le temps n'a pas été plus favorable que la première fois ; le soleil ne s'est pas montré, et de fréqueiîies averses rendaient inaccessibles les meilleures localités : néanmoins nos colîègues ont pu constater combien h magnifique forêt de Compiégne, encore peu connue des chasseurs parisiens, pouvait offrir un vaste champ à l'exploration. — L'Argynne Ino était assez abondante et encore très fraîche, les fe- melles surtout. Il en était de même des Polyommales acis. Abus et Cliryseis. Nos collègues ont pris la variété de cette dernière espèce, chez laquelle les points en dessous sont remplacés par de grands traits noirs. Une de ces variétés présentait même celte particularité remar- quable que les ailes d'un seul tôié, le côté droit, étaient variées, tandis que les ailes correspondantes se trouvaient dans l'état normal. Nos collègues ont encore pu recueillir VActia lubricipeda mâle et femelle, la CalUmorplia dominula, la Plusia iota, la Procris glo- bularicB, \ASiona Dealbaria, les Melanippe alchemillaria et Iris- taria, V Agrophlla unca, la Zygœna irîfoUi, qu'on ne rencontre pas aux environs de Paris, etc. Les chenilles des Vanesses 7oet prorsa étaient fort abondantes sur les touffes d'Urtica dioica, aux environs de Pierrefonds. On peut citer encore les chenilles de la Polia flavicincta, des Orthosia pista- cina et gracilis, de la Tracliea piniperda, de la Xylina vetusta, de la Cerastls Vaccinii, de la Geometra papilionaria , de la Nyssia zonaria, de VHesperia linea, etc. xxxviii AiNiNALES — M. Loureau de Beauregard montre une Pachyta 8'inaciilata qui est encore vivante, et a été prise dans la même chasse que les Lépidoptères qui viennent d'être indiqués. — M. Bellier de la Chavignerie parle des dégâts consi- dérables causés par des Lépiiloptèrcs dans les bois de la Colonie de Mai son-La ffitte, [)rè3 Saint-Germain, et qui sont encore plus considérables que ceux produits par la même cause dans le bois tle Boulogne. Les arbres sont entière- ment dépouillés de leurs feuilles -, et ce qu'il y a de plus re- marquable, c'est que ]ii Bombyx clirysorrhœa n'a pas seul produit ces ravages, mais qu'ils ont été aussi, en très grande partie, occasionnés par les chenilles de la LilJiosia qiiadra. — ]M. Becker parle d'une belle variété de la Meliicea Athalia. — M. H. Lucas demande la parole et communique la note suivante : Je ne sais si on connaît d'une manière précise l'accouplement des Philopterus, mais voici ce que j'ai reiioarqué pour une espèce de ce genre. Dans la journée du vendredi 21 aiai, M. Poorlman m'envoya quelques Pliiloptères qu'il avait rencontrés accouplés à la base des plumts du cou d'une Sjjatule [Plalula leucorldla). N'étant pas à Paris ce jour là, ce ne fut que !e lendemain, 22 mai, que j'examin.ti cet épizoïque, que je reconnus pour être le Philopterus Platalecc, Denny, Anopl. BiU. p. 100, pi. li, lig. 9. On sait que chez les in- sectet, en général, !e mâle, pour s'ac( oupler, monte sur le dos de la femelle, souvent il reste dans cette position pendant tout l'acte de l'accouplt ment, mais quelquefois aussi il quitte cette position, et alors c'est la femelle qui eniraîiie le mâle; lorsque cela a lieu ainsi, celui-ci est renversé sur le dos, tandis que ses organes de la loco- motion sont en l'air et dans un étal d'immobilité complet. Le mode d'accouplement du Philopterus Platalece ressemble entièrement à DE LA SOCIÉTÉ EJN l'OMOLOGlQUE. axxix celui que je viens de signaler, avec celle différence, cependant, que le mâle ne se laisse pas entraîner par sa femelle, c'est-à-dire que lorsque Tintroduclion a eu lieu, le mâle quitte la région dors île de sa femelle, il se trouve alors sur le dos, comme cela se voit pour le MeLolontlia vulgaris, le Lygœus apterus, etc., mais il ne con- serve pas longtemps celte position, car il se retourne de manière que sa tête et toute la région dorsa'e se trouvent placées sous le ventre de la femelle. Lorsque le Pliilopterus PLalaLeœ femelle marche, ce sexe semble, au premier aspect, être dodéc.ipode, le mâle progressant ordinairement dans la même direction que la fe- melle. CLez celte espèce, raccouplement dure très longtemps, car j'ai remarqué que les deux sexes restent près de quarante heures dans cette position. J'ignore si le mode d'accouplement que je viens de signaler a lieu d'une manière semblable pour toutes les autres espèces de la famille des Philoptérés, m;tis voici ce que j'ai observé pour le Pliilopterus Platalece, et je ne sache pas que cette manière de s'accoupler, qui me semble fort curieuse, ait encore été signalée. — Le même membre fait passer sous les yeux de ses collègues des larves et des cocons d'une espèce de Lo- phyrus, c[u'il rapporte, mais avec doute, au Lophyrus pinî. Cet Hyrae'noptère , dit M. H. Lucas, que je ne pourrai déterminer d'une manière certaine que lorsque j'aurai obtenu des e'closions , a ëte très abondamment re'pandu, pendant les mois de mai et de juin aux envi- rons de Cirey, oii il a causé, suivant M. Eug. Chevan- dier, qui a étudie cette espèce, de très grands dégâts dans une pineraie , composée particulièrement de Pinus syl- V est ris. — On communique à la Société les deux notes recti- ficatives suivantes : 1° La première concerne la note de M. Bruand, de Besançon, sur les Noctua bâtis et derasa, et se rapporte au Tome IX^ (1851) : XL ANNALES DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQLE. Puge 89, ligne 12, au lieu de : que j'avais faite , lisez : que j'avais faits. Page 93, lignes 24 et 25, au lieu de : mais dans chaque organe on reconnaît au moins une chenille, lisez : mais dans chaque genre on connaît au moins une chenille. Page 98, ligne 18, au lieu de : par l'aréole, lisez : par l'aréole. Page 100, ligne 1, au lieu de : je dirai que je ne peux, lisez : je dirai que je ne veux. Page 100, lignes 2 et 3, au iieu de gonoptera, lisez gonophora ; 2° La seconde est relative au travail de M. Boyer de Fonscolombe sur les Ichncwnonides de Provaice, im- primé dans le 1 ^'" N° du Tome Xe (1852) : PageZiO^ ligne 8, au lieu de : melanogosus, lisez : metanogomis. Page hl, ligne 10, au lieu de : est comme, lisez : sont comme. Page 42, ligne 20, au lieu de : le ref«tede l'abclomen, lisez : le reste de l'antenne. Page 48, avant-dernière ligne, au lieu de : arcator, lisez : areu" tor. Page 48, dernière ligne, et page 49 ligne première , au lieu de ; segmenta rufo, lisez : segmenta secundo rufo. BULLËTIEi ENTOMOLOGIQUE. AlVIVÉE 185%. SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE OE FKAÎVCE. (Séance du 14 Juillet 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. M. le docteur Robineau-Desvoidy assiste à la séance. Communications . M. L. Buquet communique Textrait suivant d'une lettre qu'il vient de recevoir de notre col- lègue M. Wachauru, de Marseille : Voici un fait curieux que je recommande à l'observation des ama- teurs. Il y a une huitaine d'années, je pris une chenille du grand- Paon (Saiurnla Pyri) ; après l'avoir enfermée dans une boîte, elle se chrysalida, et une quinzaine de jours après je coupais le cocon pour enfourcher la chrysalide d'une forte épingle^ atin de la placer dans un cadre avec d'autres. C'était alors au commencement de sep- tembre, l'hiver se passa : un soir du mois d'avril j'entendis du bruit dans la chambre, c'étnit un bruit qui ressemblait à un baitement ré- gulier. Fort intrigué, je cherchais partout pour savoir d'oii il venait, et quel ne fut pas mon étonnement en apercevant un objet qui se 2' Série, tome x. Bulletin \v. xLu ANNALES déballait dans mon cadre, et qui n'étaii rien moins que la chrysalide du grand Paon qui venait d'éclore. Cette chrysalide, traversée d'une épingle, avait vécu depuis septembre jusqu'à la fin d'avril, au moins sept mois. — M. Al. LaLoulbène lit plusieurs notes de M. Lc^on Dufour, dc'jà communiquées et faisant partie de ses Mé- langes cnioinologiques : 1° Sur la Microwinata spongiiarsis. Dans une science qui, comme l'entomologie, s'occupe d'animaux de petites dimension?, dont la rencontre est souvent foriiiite, i! n'est pas rare que pour le complémeul d'un fait il faille attendre un grand nombre d'années. Il faut même quelquefois léguer ce complément aux générations à venir. En voici un exemple qui , à sa valeur de science, joint le piquant de sa double découverte. En 1813, c'est-à-dire il y a trente-neuf ans, pendant mon séjour à Barcelonne, en Espagne, je trouvai dans le petit jardin de mon loge- ment un seul individu d'une Araignée nouvelle, dont plus tard je publiai la descriplion et la figure dans les Annal, des Se. pliys. de Bruxelles (1820) , sous le nom de Micrommata spongiiarsis. C'était un mâie. Dans son important ouvrage sur les Aptères, Walcke* naer inscrivit mon espèce comme lui étant inconnue. Il se borna à donner un extrait de ma description ^ en comprenant celte Araignée dans son genre Olios. Depuis ma publication, personne, que je sache, n'a eu l'occasion de l'observer, et il était réservé à mes vieux ans de réhûbililer une espèce presque délaissée , une conquête de ma jeunesse. En avril 1852, étant dans mon salon, à Sainl-Sever, avec mon ami Edouard Perris, je sentis marcher sur ma tête comme un insecte. J'y portai la main, et j'amenai une Araignée. Quelle fut ma surprise dans ce tète à tête, de retrouver, par un de ces éclairs incompréhen- sibles de mémoire, une connaissance d'aussi vieille date que 1813. Je courus à mon cabinet, et j'exhibai aux yeux étonnés de mon ami et de ma famille le portrait de ma Micrommate. Pour comble de bon- heur, ma découverte actuelle était celle d'une femelle. Et, si licet parvis componere magna, je venais précisément de lire l'histoire du fameux siuge Gorille, que le carthaginois Hannon, 500 ans avant J.-C, avait découvert dans les terres de l'Afrique DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xliu occidentale, dont on n\i confirmé l'exisience que tout récemment, par des individus envoyés au Musée d'irisloirs naturelle de Paris, et à la r(?ha!)ilitanon duquel MM. Isid. Geoffroy Saini-Hilaire, Owen cl Bureau de la ilalle ont donné un si haut intérêt de science et de (bronologie. J'ai eu, je l'avoue, quelque satisfaction d'amour-propre d'auteur en reconnaissant à celle femelle les traits généraux du mîle, et sur- tout celte structure des tarses qui avait moiivé mon appellation spé- cifique. La femelle de Saint-Sever a, comme le mâle de Barcelonne, les tarses revêtus en dessous d'un duvet gris-ardoisé, serré, spon- gieux, d'une fine brosse, favorable à une ambulation préhensive sur des surfaces unies. Celte brosse, vue à un certain jour, a un chatoyant métallique vert. La différence sexuelle extérieure consiste, pour la femelle, indé- pendammciil de l'ariicle terminal des palpes, qui est siasple, dans une couleur d'un blond pâle uniforme de l'abdomen, sans la moindre apparence des mouchetures qui cara» térisenl celui du mâie. On dis- tiîigue à la région dorsale de cet abdomen quatre points ombiliqués disposés en carré, déterminés, comme je l'ai prouvé ailleurs, par les muscles perforans intérieurs. Ces points ombiliqués existent, je n'en doute point, dans le mâle, mais la flétrissure du ventre de celui-ci, sa villoi^iié et ses mouchetures m'avaient empêché de les constater. Les lèvres de la vulve sont noires et bien prononcées, absolument comme dans ia MicrornmaCe argelas. Los filières de notre femelle ne sont presque point saillantes. Les grilles lout à fait retirées, ensevelies dans la profondeur du bout du tarse, deviennent conslaiables par l'effet d'une compression expulsive. Ce sont deux ongles fort petits, entourés à leur base d'une houppe de poils qui les dissimule, d'un fauvc-rougeâtre, courbés en hameçon à leur extrémité, garnis dans leur moitié inférieure d'un peigne d'une admirable finesse, formé de soies parallèles noirâtres. Le céphalo- thorax a absolument la même configuration que celui du mâle. Cette femelle est bien adulte, et plus grande d'un tiers que le mâle. Elle a six lignes de longueur. Sa découverte fixe irrévocable- ment la légitimité spécifique de ce type, que, par une sorte d'instinct, j'avais établi, il y a trente-neuf ans, sur l'étude d'un seul individu mâle. Je laisse à des arachnophiles plus heureux que moi le soin de doter la science de l'histoire de la vie privée de cette rare Araigné(>. Les xLiv ANNALES deux circonstances où elle est tombée sous ma main, sont à mes yeux un habitat purement accidentel. Je rencontrai le mâle sur un tronc d'arbre, àBarcelonne; mais qui ne sait pas que ce sexe dans les Araignées, comme dans la plupart des insectes, est fainéant, ignorant de toute industrie et vagabond? Quel hasard a fait tomber i-ur ma téie la femelle, dans un sa'on où il y avait, il faut tout dire, des vasfs de fleurs, et un jardin tout près de là? En me foiid.mt sur des traits de conformité anatomique, en invoquant sobrement les lois de l'analogie, il m'est permis de penser, sans trop m'éloigner probable- ment de la vérité, que ma Micrommate à tarses spow^ieux doit avoir un genre de vie semblable à celui de la Micrommata aryelas, dont j'ai publié l'histoire et l'iconographie dans les Ann.des pré- citées. Je ne comprends pas comment feu mon ami Dugès (Ann. Se. nat., 2* série, tom. 6, p. 185), observateur si habile, si consciencieux, avait pu soupçonner que notre Micrommate était le mâle de la grande M. argelas. Il y a eu inadvertance ou préoccupation, car ces espèces sont totalement disiincies, quoique du même genre. Si Walekenaer se fût trouvé en face de ma Micrommate, et même s'il avait accordé quelque valeur à ce que j'en ai dit ex visu, il n'au- rait point s(''paré celte Araignée du groupe générique, où il a placé le Sparassus argelas ; il se serait surtout abstenu de la supposition erronée d'une lèvre tronquée, lorsque je l'ai très explicitement dite petite et orbicidaire, et que je l'ai représentée ainsi. Elle est telle aussi dans la femelle que j'ai sous les yeux. Les bornes de ma notice m'interdisent d'exposer les nombreuses et solides raisons qui militent en faveur du classement naturel de mon Araignée dans le genre Micrommata, Lalr., ou Sparassus, Walck. Ces ra'sons sont d'ail- leurs patentes dans mes écrits précités. 2° Sur les deux sexes de la Matilla arenaria. Nous sommes peu avancés sur les mariages légitimes et assortis des Mutilles. C'est aux observateurs en plein air, et surtout aux en- tomologistes habitant des contrées méridionales, à épier les amours, les rapprochements des sexes, à constater les unions matrimoniales de ces curieux Hyménoptères. Il s'est glissé sous ce rapport beaucoup de doubles emplois dans les livres de la science. Je vais en citer un exemple. La MutUla arenaria, aptère ou femelle, bien décrite par Fabri- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGiQÎJE xlv dus, qui, !e premier, l'a fait connaiire, a été parfaitement figurée par Coquebert, et je crois qu'il faut y rapporter aiii^si la Mulilie, repré- sentée par Savigny dans TAtlas des Hyménoptères de l'Egypte, planche 9, fig. 20. La Muiilla Barbara ailée, iconographiée par Coquebert, n'est point celle dénommée ainsi par Linné, ni par Fabricius, non plus que ÏAlgira de Lepeletier ; c'est le mâle de la M. arenaria. Mon ami, M. le docteur Dours, jeune médecin militaire, résidant à Pon- teba, près d'Orléansviile, a surpris, au soleil couchant, l'accouple- ment de ces deux sexes. Je résumerai la diagnose de ceux-ci ainsi qu'il suit : Mutilla arenaria, Fabr. Syst. Piez. p. 433. Mâle. M. barbara, Coqueb. Illustr. Icon. pi. 16, fig. 5, non Fabr. nec. Linn. Atra, macula frontali subobliterata, thoracis margine anlico, abdominîs 1" segmenta apice tenul, 2° postice, 3° antice fascia continua, paleaceo-sericeis ; alis aierrimis. Long. 5-6 lin. Femelle. M. arenaria, F. Coqueb. I. c. fig. 3. Savigny. Egypte. Hyménopl. pi. 9, fig. 20. Atra, macula frontali magna, alla thoracica maxima, abdo- minîs segmenta prima apice tenui, secundo macula dorsall ad basim, daabus lateralibus ante aplcem, maculaque anali sub' geminata, paleaceo-sericeis. Long, h lin. Hab. in aridis Hispaniae, Algeriœ et Egypli. 3° Sur la Macrocera ru/ïcollis, Brullé. L'examen attentif d'un grand nombre d'individus des Macrocera rufœollis et rufa, Lepel., à divers degrés de conservation, reçus et de Lepeletier lui-même, et de l'Algérie, et de l'Espagne, et du midi oriental de la France, me donne la certitude que lune et l'autre de ces magnifiques Macrocères appartiennent à un seul et même type. Comme la dénomination de ruficollis, donnée par M. Brullé, a l'an- tériorité, c'est à celle-là que revient l'héritage appellaiif. 4° Sur VEiicera griseaj Fabr. Dans la nombreuse série des Eucera et Macrocera de Lepeletier XLVI ANNALES (Hyménop!. de Roret), on a omis de citer VEucera grhea, que Fabricius décrit comme apportée de la Barbarie par Desfontaines. Je possède de l'Algérie et de l'Kspagne plusieurs individus niàles d'une Eucère, de moitié moins grands que ceux du longicornis, ainsi que le dit l'entomologiste de Kiil, hérissés d'une villosilé gris-cendré unicolore, sans aucun indice de bandes à l'abdomen, ni de tache jaune h la face. C'est certainement là VE. grisea , Fabr. J'ai reçu de LepeleticT lui même les deux sexes de son E. oraniensis, et je déclare que le mâle de celle-ci n'est pas autre que VE. grisea. Quant à !a femelle, sans contester sa légitimité coiijugalp, je suis obligé de dire que feu mon ami Lepeleiier m'avait envoyé, avec l'étiquette de bicolor, deux individus qui ne difleraient pas le moins du monde de ceux qui portaient le nom d'oranknsis. 5" Sur VF.ucera Nuinida, Lep. J'ai reçu de Lepeleiier Saint-Fargeau, sous ce nom et sous celui de nigrilahris, des individus des deux sexes qui viennent aussi d'Es- pagne, et qui appartiennent évidemment à un seul et même type. On taxera peut-être de progrès réirograde ces observations que je pourrais encore multiplier. A mes yeux elles sont un progrès réel dans la recherche du vrai. — M. V. Sij:;noret montre les Hémiptères qu'il a re- cueillis à Saint' Valéry-sur-Sorame, et dont quelc|ues-uns sont nouveaux. (Séance du 23 Juillet 1852.) Présidence de M. REICHE, président de 1851. Communications. M. E. Desmarest annonce la mort de Tun de nos peintres d'entomologie des plus dîstingue's, M. Vaillant, décédé le 17 juillet, à Tâge de 35 ans. — • M. le docteur Sicliel dit qu'il a trouvé , sur di- vers points des environs de Paris, plusieurs individus DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xlvii du Bombas Laponicus, que, malgré TafErmation de Le- peletier de Saint-Fargeau, on ne croyait pas propre à notre climat. Ces insectes ne diffèrent guère de ceux qui habitent la Laponie qu'en ce que la couleur de Tabclomen est entièrement jaune-citron, plutôt que de cette dernière teinte, et roussâtre en même temps. — M. Bellier de la Chavîgnerie fait savoir qu'il a élevé cette anne'e, à Paris, la chenille de V ^ gratis corticeajQtW lit à ce sujet la note suivante : Je regrette de n'avoir pas pris une description exacte de la chenille de VAgroiis corticea , qui est encore inédite , mais je ne désespère pas de la retrouver , connaissant les lieux qu'elle affectionne et les conditions dans lesquelles il faut la chercher. Ce que je puis dire dès à présent , c'est que celte chenille se dislingue aisément , à la première vue , des chenilles de ses congé- nères les Agrofw segetum, exclamationis et ti-ux. Elle est tout à fait nocturne ; pendant le jour, elle se tient entièrement enfoncée dans la terre, dans une galerie qu'elle se creuse, et à l'oriflce de laquelle elle présente seulement la tète; tandis que, pendant la nuit, elle va à la recherche de sa nourriture. J'ai fort bien élevé cette chenille chez moi, en la nourrissant avec des Cbicoracées. — Le même membre communique la note suivante de notre collègue M. Pierre Millière, de Lyon , relative à l'habitat de chrysalides de la Dicranura vînula sur récorce rugueuse du Pin sylvestre. Le 21 avril dernier, en chassant dans un bois de Pina d'une étendue fort restreinte, situé à deux lieux de Lyon, le hasard me fit découvrir sur l'écorce rugueuse d'un de ses arbres, une coque vide, qu'avec raison je reconnus de suite pour être celle de la grande vinnle (Dicranura vlnula). Fort surpris de cette découverte, je continuai à chercher pendant plusieurs heures avec un très grand soin. Après de minutieuses investigations , je ne découvris qu'une seconde coque vide, appartenant à la même espèce, dont le papillon, ainsi que celui de la première , avait dû éclore l'une de ces derniè- res années. 2LV1I1 AINNALES Deux jours après, je découvris une trohiètue coque de la Dicra- mira vimila, contenant une chrysalide vivante, qui, le 25 mai suivant, me donna son insecte parfait, fort bien développé. Celte Dicranure diffère peu de IVspèce typique, répandue dans toute TEurope, seulement on pourrait remarquer que la couleur générale des ailes et du corps est d'une teinte noirâtre plus pro- noncée , et qu'en outre , le sujet présente un développement remar- quable. Le point essentiel à constater, c'est qu'aucun des auteurs qui ont écrit l'histoire des papillons, n'a signalé la présence de la chenille de ce Lépidoptère sur le Pin sylvestre, qui est celui oii a été trouvée cette chrysalide, ni sur aucun arbre de la famille des Conifères. Hubner, Enf;ramel!e, Treitschke, Esper, Ochsenheimer, Godard, Duponchel et M. Boisduval, disent tous que la Dicramira vinula n'a jamais été vue à l'état de larve que sur plusieurs espèces de Peu- pliers, Saules et Trembles. Engramelle ajoute cependant qu'elle vil quelquefois sur le Tilleul. Bien que je n'aie pas vu la larve de cette Notodontide mangeant les feuilles de Pin, je puis à peu près affirmer que celle dont j'ai trouvé la nymphe sur cet arbre, a dû s'en nourrir, car le bois au centre du- quel je l'ai découverte est situé sur un mamelon éloigné de plus de deux kilomètres de tous Saules, Trembles, ou Peupliers. Quand arrive pour les chenilles le moment de se métamorphoser en nymphes , elles courent en tous sens pour chercher un endroit sain, commode et sûr, afin de procéder à leur transformation ; avant de parvenir à trouver ce lieu, elles s'écartent quelquefois beaucoup de l'endroit de leur naissaiice, mais il est impossible que celles dont il est ici question, aient pu s'éloigner autant, aient pu franchir les deux kilomètres qui séparent le bois de Pins des autres arbres. Eu conséquence, cette larve a dû éclore sur le Pin sylvestre, manger sa feuille résineuse, puis construire son enveloppe préservatrice avec les fragments de son écorce mâchée. M. Bellier de la Cliavignerie , à la suite de celle communication, donne de vive voix quelques détails sur les mœurs des chenilles en général. Notre collègue dit qu'il ne saurait admettre c[ue la chenille de \di Dicranura vinula, cjui vit habituellement sur les arbres blancs. DE LA SOCIÉTÉ EN'J OMOLOGIQUE. xlix Saules, Peupliers, etc., ait pu faire sa nourriture d'un Conifère. Il pense qu'il faut supposer que les chenilles de la Dicranura vinula^ dont parle M. Millière, ont, au mo- ment de leur transformation, franchi la distance, quelque grande qu'elle fût, qui les séparait du lieu où elles avaient é\.é élevées. On sait, en effet, que les chenilles parcourent quelquefois des distances vraiment extraordinaires lorsque le moment de subir leur métamorphose est arrive. On a déjà pu l'observer souvent. Le sujet obtenu d'éclosion par M. Millière, est d'un très beau développement , que la Dicranura vivula atteint, du reste, quelquefois. M. Bellier de la Chavi- gnerie pense que la couleur plus obscure qu'on remarque dans le ton général des ailes, doit être attribuée, non pas à un système particulier d'alimentation de la chenille, mais aux conditions de température dans lesquelles se sera trouvée la chrysalide-, c est ainsi que la Dicranura çinula, répandue en l'Europe, devient de plus en plus obscure à mesure qu'elle s'avance vers le Nord, et qu'on finit par ne presque plus trouver de blanc chez les indi- vidus recueillis dans les régions les plus froides , telles que la Laponie, par exemple. — M. le docteur Siebel lit l'extrait suivant d'une lettre qu'il vient de recevoir de notre collègue M. Charles Passerini, de Florence : Je m'occupe dans ce moment de l'étude du développement et des mœurs d'un insecte qui, à l'état de larve, a fait un dommage notable aux plantes de la Fève [Vicia Faba), dans les tiges fraîches de la- quelle il vit. Dans Curtis, Observations on tfie natterai History and Economy of the Jnsects affecting the Peas and Beans, Paper XII, London, 1847, il n'en est pas question. Je crois que cette larve appartient à un Curculionite; mais jusqu'ici je n'ai pas encore vu sa transformation en chrysalide, et ne peux rien adirmer de posiîif. L Ar^NALES D'après M. Guérin-lMéneville (séance du 25 août) , cette larve de Cnrculionile, qu'il a vue chez M. Passerini, se rapporterait à une espèce du genre LixiiSj et proba- blement même au L. cmgustatus. — M, le D"" Robineau-Desvoidj annonce qu un Acarus «léjà signalé par Linné comme propre à diverses plantes de serres chaudes, a été trouvé par lui, Tannée dernière et celle-ci , en très grand nombre, sur des feuilles de Vigne du Muséum, et qu'il a pu l'étudier aux diverses époques de ses métamorphoses. (Séance du 11 Août 1852). Présidence de M. REICHE, président de 1851. M. de Mniszeck assiste à la séance. Communications. M. E. Desmarest annonce la perte que vient de faire la Société en la personne de notre col- lègue, M. Victor Roswag, décédé à Paris le l*"^ août, à l'âge de 26 ans. — M. SalIé fait connaître la mort de M. Louis Pilate, et lit à ce sujet la note suivante : Après avoir fait ua voyage entomologique aux Étals-Unis {Alabama, Louisiane el Texas), M. Louis Pilate a exploré avec fruit le Yucatan. Revenu en France, il retourna au Yucatan en iS/t9; après un séjour assez long dans ce dernier pays, il se rendit à Mijico, mais l'air vif des montagnes étant peu propice à une affection du cœur dont il était atteint, il succomba dans cette ville, le 17 mars dernier, à l'âge de 36 ans. Il est mort entouré d'amis, qui lui portaient toute l'atrection dont il savait si bien se rendre digne. L'autopsie a fait constater une hypertrophie du cœur. UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQLE li — M. L. Buquet communique une lettre de M. Le- prieur, qui lui annonce cjuc, dans ses chasses enlomolo- giques aux environs de Bône, en Algérie, il a pris près de 1,300 espèces de Coléoptères, sur lesquelles 300 en- viron nouvelles, et que Leaucoup de ces insectes se rap- portent aux familles des Hydrocanthares et des Braché- Ijtres. — M. Bellier de la Cliavignerie fait passer sous les jeux de la Société deux Entozoaires qui proviennent d'une chenille et d'une chrysalide de Vanessa prorsa. — M. H. Lucas fait voir une chenille du Sphinx Nerii, Linné, et il dit qu'une dizaine d'individus de ce Leau Lépidoptère ont été pris à Fourqueux, près de Saint-Germain-en-Laye. M. Bagriot possède ces chenilles, qui actuellement se sont changées en chrysalides: et, suivant lui, il aurait été possible d'en avoir un bien plus grand nombre ; car une assez grande quantité de ces che- nilles mangeant les Lauriers-roses ont été détruites dans diverses propriétés situées aux environs de Fourqueux. — Le même membre nionlze à la Société des Ephemcra alhipennis, Fabr., et il fait remarquer qu'une quantité innombrable de ces insectes ont été vus, le lundi 2 juillet, sur les rives droite et gauche de la Seine. M. H. Lucas en a observé une nuée près du pout de la Tour- nelle, et il tient de plusieurs autres personnes que de semblables nuées ont été remarquées au pont d'Austerlitz, sur le boulevard Mazas et dans les environs du pont Royal. Notre collègue attribue la présence de ces Ephémères à la température élevée et au temps orageux de la semaine où elles ont été rencontrées, conditions qui sont, comme on le sait, très favorables au développement de ces Né- vroptères. LU ANNALES Lectures. M. L. Fairmaire dépose sur le Lureau trois notices, intitulées : 1° Description d'une nouvelle espèce de Sandalus {S. Sickelii), du Brésil ; 2° Lettre à M. Aube sur une excursion entomologique aux environs de Saint-Valérie-sur-Somme ; 3° Traduction du travail de M. SufFrian sur les Cliryso- raèles d'Europe. — M. E. Desniai'est communique deux mémoires de M. L. Dufour, ayant pour titres : 1° Signalements de quelques espèces nouvelles ou peu connues d'Hyménoptères algériens-, 2° Note sur les mœurs et les caractères de la Galeodes Barbara , Lucas. (Séance du 25 Août 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. Correspondance. M. L. Buquet lit une lettre de M. le Ministre de Tlnstructiou publique qui annonce que la subvention de la Société est portée à 400 francs pour Tannée 1852. Comvninications. M. Boieldieu fait connaître un nou- veau Coléoptère, le Plectroscelis FaÙTiiairei, qu'il a trouvé aux environs de Saint-Valéry-sur-Somme. — M. Boisduval communique la note suivante, qu'il extrait d'une lettre qu'il vient de recevoir de MM. Bar, de Cayenne. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. li:i « Les chenilles de Castnia vivent dans l'intérieur des troncs de Palmiers et de Balisiers, où nous avons trouvé fréquemment les dé- bris de leurs chrysalides. Celles que nous avons élevées, se trouvent dans le tronc du Musa sapientium d'Aublet. La manière de vivre de ces chenilles explique facilement pourquoi elles sont restées si longtemps inconnues. Arrivant à leur description, nous vous dirons, qu'au lieu de ressembler à des chenilles d'Hespérides par leur forme et leurs habitudes, elles ont l'aspect et les mœurs des chenilles de Cossus; néanmoins, elles en diffèrent , en ce qu'elles sont un peu plus aplaties et moins écailleuses, sauf la tête et les deux premiers anneaux; leur corps est aussi parsemé de quelques petits poils, plus ou moins clairs. Elles se chrysalident dans l'intérieur de l'arbre qui les a nourries ; elles s'y font une coque, composée de filaments, et terminée à son extrémité supérieure par un trou bouché au moyen d'une sorte d'opercule qui permet au papillon de sortir au moment de l'éclosion. Comme la plupart des chenilles qui vivent dans l'inté- rieur des troncs d'arbres, elles n'abandonnent la pellicule qui les couvrait avant d'être insectes parfaits qu'après avoir franchi tous les obstacles qui les tenaient renfermées dans l'arbre. La chrysalide est allono:ée comme celles des Bombyciles. » Comme vous le voyez, les Castnia paraissent être le pre- mier degré de l'échelle des Bombycites, car ce sont positivement des Bombyx, quelles que soient les opinions qu'on puisse avoir là- dessus en Europe. Au surplus, les auteurs comme les voyageurs ont été trompés par la forme des antennes, qui les rapproche (?os Riio- palocères. Une autre circonstance a pu les induire en erreur, c'est leur vol diurne, mais ce caractère est pour nous sans valeur, car ici, comme ailleurs, il y a une foule de Bombyciles qui volent en plein jour à la recherche de leur femelle. Le vol rapide du Castnia à l'ar- deur du soleil a le même but. Quant aux caractères qui rangent le Castnia ûâns les Hétérocères, ils sont beaucoup plus importants, puisqu'il s'agit de leurs premiers états. D'un autre côté, ces insectes ont les ailes en toit pendant le repos; caractère suffisant pour les exclure des Papillons diurnes. » A propos de notre opinion sur les Castnia, nous avons ici un groupe considérable de Papillons à ailes transparentes, que M. Becker m'a désignés sous le nom de Sesice, nous supposons que c'est une similitude de formes qui le porte à nommer ainsi ces insectes, car ces Lépidoptères ne ressemblent nullement à des Sesiœ, mais bien i.rv ANNALES plutôt à des Chéloiiides ou Callimorphes, psr leurs chenilles velues comme des chenilles iVOrgya. Nous avons élevé bon nombre de che- nilles de ces jolis Papillons; elles sont toutes à brosses. » M. le D' Boisduval fait reraaiquer que l'importante découverte que MM. Bar ontfiiteà Cayenne, justifie complètement la pince que, dans son système, il a assignée aux Castniaires, entre les Smerinthus et les Agarislldes. On voit par la note de ces Messieurs, que, sauf la manière de vivre, elles ont une certaine analogie avec les chenilles (VAgaristes QlA'lJrania; déjà les chenilles de ces dernières vivent cachées entre les feuilles des Omphalea, et ont la teinte étiolée des espèces endophytes. Le docteur Boisduval ajoute, qu'il y a quelques années, feu Edward Doubleday lui avait dit que le British Muséum possédait une Castnia cronis qui avait été trouvée vivante dans une serre, en Aiigleierre. Ce fuit, qui paraissait extraordinaire, devient maintenant parfaitement clair : la chenille ou la chrysalide avait été apportée, avec quelque espèce de Palmier, du Para ou de Demcrary. Notre collègue ajoute que, quant à la seconde partie de la leitre de MM. Bar, ce doit êîre par un lapsus calami que M. Becker laissa désigné sous le nom de SesicB, des Lépidoptères qui appartiennent à la famille des Glaucopides, qui effectivement fluit par se fondre avec celle des Chélonides. — M. Bellier de la Gliavignerie dit qu'il a trouvé des chenilles de la Geonietra sinuarîa sur le Galium venun. Lectures. INI, E. Desmarest dépose sur le bure:iu un mémoire de M. Th. Bruand, intitulé: Notice sur plu- sieurs espèces nouvelles de Psychides. — M. Al. Laboulbène lit une note conlenant la des- cription d'un Acarus qui se dévelop[)e très souvent sur les insectes, dans nos collections , et auquel il donne le nom à! A. cntomophagus. DE LA SOCIÉTÉ Ei\ TOMOLOGIQIJE. i.y (Séance du 8 Septembre 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. Communications. M. V. Signoret montre à la Société plusieurs espèces d'PIomoplères recueillis par lui dans le bois du Vésinet, et qui n'avaient pas encore e'té signale'es comme appartenant à la faune parisienne, telles que VEupelix cuspiclata, très commune tout 1 ete à Tetat de larve, mais rare à 1 état parfait, au commencement de septembre : il a pris en même temps VE. producta, Germ., qu'il considère comme une variété : toutes deux vivent au pied des Graminées, dans les endroits secs et arides, et la Paropia scanica^ Fall. ( megophtalmns, Curtis, in Walker 844). M. Signoret croit que les P. pallidipennis et scanica sont les deux sexes de la raème espèce ^ il a trouvé aussi la P. scutataj Walker (Cat. Brit. Muséum 845), sous les mousses bumides: le mâle est très rare-, YUlopa trivia, Germ. (epitœnia, Amyot), et VU. decus- sata, Germ., en quantité sous les thyms et les mousses un peu bumides : la seconde espèce est la femelle de la première-, le Thamnoteitix Preyssleri {adumhmta,^-A\\\h,)\ V j^thysnnus stylatus, Bob.-, cette dernière espèce est re- marcjuable par la brièveté de ses élylres, qui n'atteignent pas la moitié de Tabdomen, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec un DclpJiax. — Le même membre montre un Hydromctra stagnorum à Téta t de larve, avec des ailes complètes, fait dont il a déjà entretenu la Société-, il renvoie à la lecture des ob- servations publiées par AL Weslwood dans nos Annales, vol. m, p. 648, et conclut avec lui que Tabsence des ailes ne préjuge rien quant à l'état complet de Tinsecte, et qu'il y a des imparfaits- parfait s. 3.>i ANjN'ALKS — M. V. Signoretfait (également voir plusieurs mâles de Coccns du Laurier-rose et du Rosier. Ces mâles, jus- qu'à pre'sent fort rares dans les collections, sont cependant très faciles à trouver ^ il suffît de soulever les petites pellicules blanches qu'on voit sur les feuilles des arbustes précités, et qui sont les. corps desse'che's des larves \ on rencontre ordinairement un mâle sur quinze à vingt femelles. C'est M. Guérin-Méneville qui a, le premier, observé ce fait, et il possède sur ce sujet des détails fort intéressants, qu'il n'a pas encore publiés ; mais M. Si- gnoret pense qu'on ne peut mettre trop tôt ce fait en évidence, car il jette un nouveau jour sur l'étude si diffi- cile de ce groupe. — M. Al. Laboulbène, à l'occasion de celte commu- nication , parle de la génération alternante des Puce- rons, qui consiste dans plusieurs générations successives, composées uniquement de femelles. Ces femelles sont vivipares et donnent naissance à des larves sans avoir eu des rapports avec les mâles de leur espèce. — Le même membre dit qu'il a, cette année, élevé des Cynips, et que sur une centaine d individus provenant de la galle si commune des feuilles du Chêne, il n'a eu que des femelles. Ce fait, qui a rapport à la génération alter- nante, est, du reste, bien connu, et il a été depuis long- temps signalé par M. L. Dufour. — M. le docteur Boîsduval donne lecture de la lettre suivante, datée de Sacramento, 14 juin 1852, qui lui a été adressée par M. Lorquin, et qui contient des détails entomologiques intéressants. L'absence complète de vos nouvelles me fait craindre que l'envoi confié à M. Daverdy n'ait péri en route, ou ne vous soit pas parvenu. DE LA SOCIÉTÉ EN lOMOLOGIQUE. lvu Un dénies amis, M. Buisson, partant pour la France, a bien voulu se charger d'un très petit envoi de Lépidoptères que j'ai préparé à la hâte avec ce qui me restait entre les mains. Malheureusement , à l'exception du Numéro ZiO et du Numéro 34 , mon premier envoi contenait tout ce que j'avais trouvé de beau et de précieux, souvent unique dans mes longs voyages au nord et au sud de la Californie, de sorte que ce petit envoi se compose de bien peu de chose, et il y manque beaucoup de raretés que j'avais été assez heureux de vous communiquer et d'offrir aux regards des amateurs de l'entomologie. A la liste de l'envoi j'ai joint des notes que j'ai pu recueillir dans mes souvenirs, car toutes celles que j'avais consignées sur un recueil à fur et à mesure de mes découvertes, ont été perdues pendant la vie nomade que j'ai menée ici pendant les deux premières années de mon séjour, n'ayant le plus souvent pour abri que le ciel, ou un arlne, et pour me reposer qu'une terre inondée de Fourmis. C'est au milieu de tous les déboires d'une pareille existence que j'ai perdu quantité de chenilles et de chrysalides que je conservais dans de l'ef-prit de vin, ainsi que les plantes et feuilles d'arbres desséchées sur lesquelles je les avais rencontrées. Celle perte n'est pas tout à fait irréparable, et, dans l'intérêt unique de la science, je me propose de faire quelques excursions pour remplacer, autant que possible, ce qui a éié perdu ou détruit; mais il n'est pas probable que je pourrai désormais donner assez de temps à mes recherches pour revoir une aussi grande étendue de pays que celle que j'ai eu l'occasion de parcourir du sud au nord de la Californie. Il faudrait pour cela avoir la certitude d'être convit-nablement indemnisé des fatigues, des dan- gers et des dépenses d'un pareil voyage, ce qui ne me paraît nulle- ment probable, d'autant plus que tout ce que j'ai recueilli jusqu'à présent, malgré les recherches les plus obstinées et les plus persévé- rantesj en tous lieux, me porte à croire que la faune Californienne est très restreinte, et que les espèces véritablement remarquables y sont peu nombreuses, et manquent de ce cachet exotique que l'on remarque sous les latitudes plus élevées. Celte observation est aussi applicable au règne végétal qu'au règne animal. Il est possible que le minéralogiste y fasse de belles et nombreuses récoltes, dans un pays aussi accidenté, et couvert d'autant de montagnes, mais j'ai trop peu de connaissance dans cette partie de la science pour être à même de l'apprécier. Il n'y a pas non plus de grandes espérances pour le concbyliologiste. Je n'y ai trou\ai que trois espèces d'Hélices, 2" Scriey tome x. Bulletin v. Lvrn ANNALES et encore n'étaienl-elles pas toutes vivantes, et cinq ou six coquilles fluviatiles, dont une Lymnée tronquée comme le Bulinie décollé. Quand je compare cela à la quantité et à la variété de coquilles qui se trouvent en Europe, je suis vraiment étonné. Je suis maintenant très content de ma position, et j'espère que d'ici à peu d'années je rentrerai en France avec ma famille, dans une eituaiion assez heureuse. Je n'ai pas renoncé à mon voyage aux Molluques, et je me propose d'y aller dans un an, après m'êire arrêté quelque temps aux Philippines, d'où l'on a facilement des occasions pour se rendre à Timor, Célèbeset Amboine. Leciares. M. Deyrolle dépose sur le bureau une note de notre collègue M. Sommer, d'Altona , intitulée : Description d'une nouvelle espèce appartenant au groupe des Carabiques V3i\G[\\\na.nes,\ePanagœus (Isotarsus) exi- mius, propre à la côte de Mozambique. — M. V. Signoret communique une notice contenant la description de quelques Hémiptères nouveaux ou peu connus-, les Rhyparochivmus proderus, y/canthia rotun- data , Astemina Mulsanti, Capsus Fairmairii, et Plœaria uniannulata. — M. Al. Laboulbène lit une note sur le cocon du Bombyx paphia. (Séance du 22 Septembre 1852). Présidence de M. BOISDUVAL, vice -président. M. Th. Lacordaire assiste à la séance. Communications. M. Reiche parle de la négligence de certains entomologistes, qui donnent comme nouveaux des insectes qui ont déjà été décrits par d'autres auteurs, et qui viennent ainsi embrouiller la synonymie entomo- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ux logique. Comme exemple de ce qu'il vient d'avancer, il fait observer que : "V Ammœciiis Levaillanti j Godart, Ann. de la Sociéld Linne'enne de Lyon, 1852; Est VJlminœcius rugifrons, AuLé , Ann. de la Soc. entom., 1850, p. 335. Le ZiOnitis puncticollis, Chevrolat in Collect. -, Mulsant Opusc. entoraoL, p. 173, indiqué comme nouveau en 1851; A déjà e'té de'crit et figuré dans Tlconogr. du Règne animal de M. Guérin-Méneville , p. 135, pi. 35, fîg. 11 (1834). — M. Th. Lacordaire dit que M. Leçon te , de New^-York, va bientôt faire connaître un Coléoptère des plus remarquable , un Djtiscien, qui vit sur terre, dont les pattes sont conformées comme celles des Carabes, et qui, par renserable de ses caractères, rappelle à la fois les deux familles des Hydrocanthares et des Carabiques. Notre collègue ajoute que rentomologistc américain qu'il vient de nommer a publié, dans le Bulletin de la Société de Boston^ la description d'un grand nombre de Coléoptères de la Californie. — M. L. Buquet montre une magnifique espèce de Tachygoiiusj, le T. phalangium, Chevrolat, que M. Bar vient d'envoyer de Cayenne. — M. Bellier delà Ghavignerie annonce qu'il a trouvé, aux environs de Paris , la Boarmia ilicaria , et que les individus qu'il a pris diffèrent seulement de ceux du midi de la France , en ce qu'ils sont d'une plus petite taille et d'une coloration plus obscure. Lx ANNALES DE LA SOCIÉ lÈ EiMOMOLOGlQUE. — M. le docteur Boisduval dit que notre collègue, M. Boucley, de Pau, vient de rencontrer sur les som- mets des Pyrénées, au-delà de Cauterets, trois Lépidop- tères, sinon nouveaux, au moins des plus remarquables : ce sont VArgyiuiis œdippe y et VHemidia Ripperiii , variétés, et la Psyché albida. — M. L. Fairmaire offre à la Société un mémoire de feu M. Ormancev, sur les Infusoires des environs de Lyon. Cet entomologiste connu par ses travaux sur les organes génitaux des Insectes , laisse une collection de Coquilles et une autre de Coléoptères contenant 5,000 espèces , dont environ 500 exotiques. M"'^ v^ Ormancey ne pouvant conserver ces collections , désire les céder. Les personnes qui désireraient en faire Tacquisition peu- vent s'adresser à M. F. Guillebeau , port Neuville, 42, à Lyon . Lecture. M. Chevrolat fait connaître un travail ayant pour titre : Rappel de quelques Coléoptères décrits et fi- gurés par Palisot de Beauvois, aux genres actuels, avec la synonymie de quelques autres. Membre reçu. M. de Narcillac , licencié ès-scîences naturelles , auditeur au Conseil d Etal , présenté par M. Doiiéj commissaires rapporteurs : MM. L. Fairmaire et Al. Laboulbène. Al 'j: i^j? '^'^ ^ BIILLËTIK EISTOMOLOGIQUE. ACV1VÉE 1S59. QUATBIÈHË TRIMESTRE. SÉANCES DB LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUB DE FRANCE. (Séance du 13 Octobre 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. M. Westwood assiste à la séance. Communications . M. H. Lucas fait part à la Société que, profilant d'un congé de convalescence , il vient de faire un voyage dans le département de la Gironde , où, après un très court séjour à Bordeaux , il est allé visiter la Teste et les forêts de Pins maritimes qui cou- vrent une grande partie du département des Landes. Il a été à même d'observer un assez grand nombre d'in- sectes de divers ordres dont il donnera la liste dans un travail qu'il prépare à ce sujet. II lait aussi remarquer que jusqu'à présent cette partie de la France avait été fort peu explorée, et que les Crustacés, les Arachnides, les Myriapodes, les Thysanoures, et même les Lépidoptères y ont été beaucoup négligés. Il espère donner prochaine- ment un aperçu des espèces représentant ces diverses 2* Série, tome x. Bulletin vi. T.xii ANNALES classes qui habitent ces rdgions are'nacëes-, quant aux es- pèces des autres ordres, elles ont déjà e'té signale'es par notre collègue, M. Edouard Perris, dans un travail ayant pour titre : Excursion dans les Grandes Landes ; lettre à M. Mulsant. De là, il est passé en Espagne, où il a visite' une partie de la province de Guipuzcoa-, il a pu explorer les rives de la Bidassoa, les environs d'Irun , du Passage, de San- Sébastien , de Tolosa et de Vitoria, puis profitant d'un muletier qui se rendait à Irun par la crête des Basses- Pyrénées, il a pu ainsi, par les quelques espèces qu'il a recueillies, se faire une idée des insectes de cette partie du nord de TEspagne, qui n'avait jamais été visitée sous le point de vue entomologique. EnGn, M. H. Lucas ter- mine sa communication en disant que les espèces qu'il a recueillies durant cette course rapide ressemblent beau- coup à celles qu il avait déjà observées aux environs de Bayonne, sur les rives et à Tembouchure de TAdour, ainsi que sur la route qui conduit de Bayonne à Saint- Jean-de-Luz . — M. Al. Laboulbène parle d'une espèce de Parmena, la P. Dahlii, qui a été découverte dans une circonstance des plus singulières: c'est dans un herbier, contenant des plantes du royaume de Grenade, que l'on vit sortir ce Coléoptère , alors que l'on passait ces plantes au sublimé corrosif afin de les mieux conserver. L'insecte a été trouvé rongeant la racine de \^Andryala yîgardhii, Henseler {^Apud Boissierj Foyage en Espagne), et la plante pro- venait des rochers calcaires de la Sierra de Basa. — M. L. Fairmaire présente à la Société plusieurs Nyctéribies trouvées par son frère sur diverses Chauve- Souris de Sicile, et une nouvelle espèce de Longicorne, du genre Astynomus, à laquelle il donne le nom d'^y//- DE LA SOCIÉTÉ ElNTOiMOLOGlQUE. lxiu nomus Edniondi. Voici la phrase diagnostique de cette espèce : Cinereus, nigro punc talus et maculalus; antennis puhescen- tibuSf t? cor pore quarto tantàm longiorLbus, griseis , articulis apice nigris ; prothorace utrinque tuberculo acuto armato , punctb impressus nigris et nigro-rnaculato ; elytris basi punctis nigris impressis, utrinque coslis tribus flavîdis,nigro-rnacîdatis ; elytris antice nigro bimacuLatis , et postice macula lunari : subtus griseus, tibiis apice basique nigris. Cette jolie espèce provient des hautes montagnes de Sicile. M. L. Fairmaire fait observer, à ce sujet, qu'il a reçu des mêmes loca- lités la Rosaiia Jlpinu, le Peltis grossa, le Sinodendrum cylin- dricum, insectes propres aux Alpes et au nord de l'Europe. — M. Siebel, en offrant à la Socie'té, au nom de l'au- teur , la Revue critique des Hyménoptères Fouisseurs de Belgique , par M. Wesmaël , membre de TAcademie royale de Belgique, 169 p. in-8°. (Extrait du T. XVIII, N" 10, des Bulletins de t Académie royale de Bruxelles , novembre 1851, avril 1852), donne l'analyse suivante de cet ouvrage : Un ouvrage de M. Wesmaël est toujours, pour les entomologistes, une bonne fortune trop rare et impatiemment attendue. Celui que nous annonçons sera accueilli avec empressement par tous ceux qui s'occupent de l'étude des Hyménoptères , comme apportant des mo- difications et des additions importantes aux travaux de M. Dahlbom et de Lepeletier de Saint-Fargeau sur la famille si intéressante des Fouisseurs. Quoique circonscrit, sauf quelques exceptions, aux genres et espèces indigènes de la Belgique, il mérite à juste titre l'attention et la reconnaissance des hyraénoptérologistes. S'il n'est pas plus volumineux, cela tient uniquement à ce que l'auteur a ren- voyé à ses prédécesseurs pour tout ce qui ne lui fournissait aucun sujetde remarques nouvelles; ainsi, les espèces suffisamment étudiées et bien connues ne sont indiquées que par leur nom. On retrouve dans cet ouvrage toutes les qualités des publications de M. Wesmaël : travail consciencieux et mûri ; descriptions exactes, j.xiv ANNALES basées surtout sur des caractères organiques qu'il excelle à découvrir; synonymie complète ; style lucide et concis ; saine et rigoureuse cri- tique; de plus, ce merveilleux tact pratique si sûr, qui, comme une seconde vue, conduit presque toujours l'auteur droit au vrai, lorsque les autres n'y marchent d'ordinaire qu'à talons. On a vu un exemple de cette sûreté de tact à propos de la MutiUa incompleta mâle (/i* trimestre de nos Annales, p. 567, note), que M. Wesmaël a rapportée sans hésitation à sa véritable femelle, bien qu'il manquât de tout renseignement qui pût le guider. Cet opuscule, par sa nature et par la multitude de détails qu'il contient, n'est pas susceptible d'être analysé. Nous signalerons sur- tout, comme très important et comme facilitant la classiûcation de la famille des Fouisseurs el la détermination de ses genres et espèces, le tableau synoptique des caractères des tribus (p. 166), ainsi que plusieurs tableaux semblables des genres ; tels sont, par exemple, ceux des Pompilides (p. 26), des genres Mutilla (p. 6), Pompilus (p. 28), Priocnemis (p. 50), dans lesquels l'auteur s'est servi d'aperçus nouveaux pour le groupement des genres et des espèces en séries naturelles et, excepiionuellemeut pour un seul genre [Pompilus), en séries artiflcielles. — M. Bellier de la Chavignerie lit une notice de notre collègue, M. P. Millière, de Lyon, sur le Bombyx fSaturniaJ cecropia. La Société décide que l'extrait sui- vant de ce travail, qui vient compléter des observations faites par M. H. Lucas, il y a quelques années, sera in- séré dans le Bulletin. J'ai soumis à la Société Linnéenne de Lyon, rapporte M. P. Millière, au mois de juillet 1851, quelques exemplaires du Bombyx (Saturnia) cecropia éclos chez moi; puis, dans une séance suivante, je lui ai montré plusieurs larves provenant d'œufs que m'avait pondus l'une des femelles fécondées de ce Lépidoptère. Mon intention était d'élever ce Bombyx en plein air, et de l'obliger à s'y métamorphoser. Pour parvenir à mon but, j'imaginai un instrument propre à contenir de l'eau, qui, entourant le tronc de l'arbre sur lequel mes chenilles furent placées, empêcha celles-ci d'en descendre. Ces larves, au nombre d'une quarantaine, semblèrent s'accom- moder parfaitement de l'Abricotier commun, aux feuilles et aux DE LA SOCIÉTÉ EN TOMO LOGIQUE. lxv branches duquel elles étaient fixées. Elles subirent tous leurs chan- gements de peau sans accident; mais au commencement de leur transformation en nymphe, il arriva des pluies froides et continues, qui firent périr beaucoup de ces larves, après cependant que le plus grand nombre se fut construit une coque. Tous les cocons fixés aux branches y passèrent la mauvaise saison. Les gelées furent des plus intenses; mais ce ne furent pas elles qui tuèrent ces chenilles, car toutes celles qui étaient mortes dans leur enveloppe n'avaient pas eu la force de se transformer, et rentrées sur elles-mêmes, s'étaient desséchées peu après la formation de leur coque. Leur mort ne fut donc causée que par la froide humidité des pluies précoces de la fin de septembre 1861. Au printemps dernier, dans le moment que je croyais toutes mes nymphes de Bombyx cecropia vivantes, il m'ar- riva d'ouvrir l'enveloppe de l'une d'elles pour m'assurer de son état, je la trouvai morte; plus des deux tiers de ces enveloppes de nym- phes furent ouvertes dans le même moment, et partout je n'y trouvai qu'un insecte mort et non transformé. Je croyais les avoir toutes perdues, quand, le 2 juin dernier, je trouvai par hasard un B. cecropia mâle parfaitement développé, et fixé à une des coques demeurées encore sur l'Abricotier de mon jardin. Je me hâtai de détacher de l'arbre les cocons qui y restaient, et ceux-ci me donnèrent à quelques jours de là deux mâles et une femelle. Le lendemain de l'éclosion de la femelle je reconnus un accouplement véritable, et les œufs que me donna cette femelle furent placés sur un Peuplier d'Italie. Ces œufs sont éclos en juillet dernier, dans un jardin situé à quel- ques kilomètres de Lyon. Ils m'ont donné des larves qui ont acquis un développement aussi rapide que celles de l'année précédente; ces larves, après avoir opéré leurs divers changements de peau, se sont déjà, en bonne partie, transformées en nymphes. Enfin, cette deuxième génération française duJB. cecropia m'a fourni des cocons parfaitement identiques à ceux qui nous furent envoyés de l'un des Etats-Unis d'Amérique. D'après cela , jai lieu d'espérer de pouvoir désormais continuer chaque été l'éducation de ce Lépidoptère , et même de l'acclimater dans les environs de Lyon ; ce qui, sous le point de vue industriel, pourrait devenir d'une utilité incontestable, eu égard à la force et à l'abondance de la soie que sa chenille peut produire, et sous le point de vue entomologique une acquisition des plus brillantes. Lxvf ANNALES M. Je docteur Boisduval, à la suite de cette commu- nication, fait remarquer que M. Sommer, d'Altona, est parvenu à élever ces mêmes chenilles trois ans de suite , et il ajoute que d'autres faits semblables ont déjà été recueillis. — M. Salle fait passer sous les yeux de ses collègues un superbe Bombycite du genre lo, propre au Mexique, et constituant une espèce nouvelle. Il ajoute quMl a le dessin de la chrysalide, ainsi que celui de la chenille, qui, comme celles de toutes les espèces déjà connues de ce genre, possède une propriété vésicante très prononcée. — M. le docteur Boisduval annonce que MM. Bar ont découvert à Caycnne les chenilles d'un groupe d'Eryci- nides, dont les individus sonl, en général, assez rares, et dont les chenilles, velues comme celles des Bombycides, vivent en famille. Lecture. M. le docteur Sichel lit une note sur la rareté a-elative de certains Hyménoptères , et notamment sur la Mutilla incompleta et la Crocisa scutellaris. (Séance du 27 Octobre 1852.) Présidence de M. BOISDUVAL, vice-président. Communications . M. Reiche communique la note sui- vante, relative à quelques points de synonymie entomo- logique. Dans un travail qui a paru tout récemment [Ann. of the entomo- logical Society. ISouvelle série, T. 11, page 1), M. Weslwood a décrit sous de nouveaux noms deux espèces de Megacepliala déjà inscrites au catalogue des insectes de ce genre, ce sont : Page 5, Megacepliala oxycheloides, Blanchard, décrite par moi dans la Revue Cuviérienne, 18/i2, p. 239, sous le nom de Mega- cep/iala nigricollis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxvu Page 7, Meg. quadricoUis , Laferlé? Mss., décrite par M. BruUé dans l'entomologie du Voyage de M. d'Orbigny, p. 3, sous le nom do Megac. spinosa. M. Wesiwood a fait ces descriptions sur deux individus de la collection de M. Taïuni , qui les avait reçus, sous ces noms, d'un établissement public renommé, à juste litre, par les savants naturalis- tes qui le dirigent. — M. L. Fairmaire lit une lettre de M. Souverbie, de Bordeaux , dans laquelle cet entomologiste lui fait part qu'il a pris sur la plage de la Teste le CiUenum Leachîi en abondance, la Diglossa mersa^ le Phytosus spinifer, ce dernier sous les algues , et le Bledius unicornis ; M. Souverbie dit avoir observé que ses rechercbes e'taient plus fructueuses sur la plage lorsque la fin du jusant se trouvait coïncider avec le coucher du soleil. Il a pris, en outre, aux environs de Bordeaux , les yiphodius conju- gatus, conspurcatuSy hrevis et rufus : cette dernière espèce n'avait pas encore été signale'e en France. — M. L. Brisout de Barneville présente à la Société deux Orthoptères nouveaux, les Acinipe ijuadridentata et Blaita Nicœensis , dont il donne les descriptions sui- vantes : Acinipe quadridentata , Brisout. Tête verticale. Front légèrement proéminent en avant, entre les antennes. Yeux assez grands. Antennes subflliformes, un peu prisma- tiques, épaisses, les dix derniers articles environ de forme obovale. Proiborax rugueux , tectiforme-caréné , à carène médiane assez élevée , et pourvu en outre, sur les côtés, de plusieurs autres carènes plus ou moins sinueuses, et moins saillantes que la médiane; bord postérieur du proiborax deniiculé, et de plus échancré au milieu, vers la terminaison de la carène moyenne; ce même bord, dans toute sa partie latérale , généralement droit , oblique , sans large échancrure ni sinuosité, ni courbure. Proiborax subdivisé eo LXTiii ANJNALES deux segments inégaux par un sillon transversal bien prononcé. Tantérieur plus grand que le postérieur. Le prœslernum présente une forte saillie ou apophyse quadrideniée. Segments antérieurs de l'abdomen très fortement dentés-carénés en dessus. Elytres obovales, dépassant un peu le milieu du premier segment de l'abdomen. Ailes nulles. Cuisses postérieures obovales-oblongues, médiocrement com- primées, à carènes peu saillantes, la plupart denticulées , carène supérieure non anguleuse vers le milieu de sa longueur. Tête et thorax bruns, variés de blanc et de noir. Abdomen verdâtre , orné de lignes et de taches noires ou blanches, une série de taches blanches bordées de noir se voit en particulier de chaque côté de l'abdomen; tout le dessous de Pabdomen sur son milieu est sans taches. Elytres brunes ou brunâtres, marquées de noir ou de noi- râtre, avec leur bord interne et leur sommet blancs ou blanchâtres. Les jambes postérieures sont brunes ou brunîtres en dessus, leur face interne paraît avoir été d'un violet foncé dans la majeure partie de son étendue ; épines des jambes postérieures blanchâtres avec l'extrérailé noire, précédée d'un anneau rougeâtre. Femelle. Long, 40 millim. Habite l'Algérip. VAcinipe quadridentata se rapproche de la Porthetis terru- lenta, Serv., et du Podisma Calabrum, Costa, elle a aussi quel- ques rapports avec notre A. microptera et VA. {Parnphagus) nigro-punctata, Lucas. Biatta Niccsensis , Brisout. Tête noire avec des lignes ou des taches de couleur testacée ou jaunâtre. Prothorax semi-circulaire , son disque noir opaque, sa marge translucide , d'un gris-blanchâtre parsemé de points noirs ou noirâtres. Elytres translucides, semblables dans les deux sexes, oblongues-ovales , de la longueur de l'abdomen ou un peu plus longues que lai, grisâtres, ponctuées de noir. Ailes un peu plus courtes que les elytres dans les deux sexes, noirâtres. Le dessous du corps et les pattes sont généralement noirs, variés de couleur livide - blanchâtre ou jaunâtre. Mâle et femelle. Long. 6 li2 à 7 millim. Habite les environs de Nice (G. de Bar an). La Blatta Nicœensis est voisine des Btatta Laponica, Lin,, et pallida, Oliv. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE lxix — M. Bellier de la Chavignerie communique, au nom de M. Millière , une Geomeîra cratœgaria chez laquelle les deux ailes gauches manquent entièrement. Il n'y a pas avortement, mais privation complète des ailes, qui n'existent même pas à l'état de rudiment. Notre collègue rappelle à cet égard que plusieurs cas intéressants d'ec- tromélie ont été déjà signalés; il cite notamment le Saturnia carpîni â, qu'il faisait passer, il y a quelques années, sous les yeux de la Société, et la Thaïs Cassandra, éclose à Paris, chez M. Berce. (Annales Soc. ent. Années 1846-1847.) Lecture. M. Jacquelin-Duval communique, sur les Co- léoptères nouveaux ou peu connus qu'il a recueillis aux environs de Montpellier, deux notices intitulées : 1° Des- cription de deux genres nouveaux et de plusieurs espèces nouvelles de Coléoptères propres à la faune française-, par M. Jacquelin-Duval. 2° Quelques observations sur les Coléoptères des environs de Montpellier ; par MM. Jacquelin-Duval et Philippe Lareynie. (Séance du 10 Novembre 1852.) Présidence de M. REICHE , président de 1851. Correspondance. M. L. Buquet lit deux lettres de MM. Delessert et Dumontier qui adressent leur démission de membre. — Ces démissions sont acceptées par la Société. — M. H. Lucas montre une Tentyria vivante (Tentyria glabra, Oliv.) qu'il a prise, vers le milieu de septembre, aux environs de Vitoria, dans la province de Guipuzcoa. en Espagne. Quoique cette Tentyria n'ait pris aucune L\X AJNNALES nourriture depuis deux mois environ, elle est encore pleine d'agilité. — M. Boieldieu signale un fait de tératologie entomo- logique intéressant', il s'agit d'un Pterostichus externe- punctatus qui présente un renflement assez considérable à Textrémité supérieure de l'antenne gauche. — • M. Reiche donne lecture de plusieurs extraits d'une lettre que lui a adressée M. Perroud, de Lyon, et dans laquelle notre collègue dit qu'il a trouvé à Marseille deux exemplaires de la Coptodera Massiliensis , Fairmaire, courant parmi des Arachides rapportées du Sénégal , qu'on avait mises à sécher sur le port. Il s'étonne du nom spécifique que l'auteur a appliqué à celte espèce essentiellement exotique, rappelle que les exemplaires communiqués à M. L. Fairmaire avaient été trouvés dans les mêmes conditions par M. Wachanru, et annonce qu'il a rencontré, aussi à Marseille, Y Hammatiherus sericeus qui venait d'éclore de bois provenant du Sénégal. M. Perroud rend ensuite compte, dans les termes sui- vants, d'une excursion faite aux environs de Fréjus, où il a pu observer deux Coléoptères assez rares en France^ YAnoxia scutellaris , Mulsant , et Y Anomala devota , Rossi. VAnomala devota , dont un exemplaire mort fut trouvé par M. Doublier sur le sable, au pied d'un Tamarix, et qu'il crut en con- séquence devoir vivre sur cet arbrisseau , fut vainement l'objet de mes recherches assidues ; le ^U juin , dans la mêaie localité et sur cette même plante, dans l'après-midi , explorant la plage de Fréjus, je marchais sur des sables amoncelés autour d'une graminée, lesquels en s'éboulant sous mes pieds donnèrent sortie à un Coléoptère, qui prit son vol avec assez de rapidité ; j'eus le bonheur de l'attraper ; c'était ÏAnomala devota. Par sa manière de vivre , cet insecte se rapproche beaucoup plus de certains Rhyzotrogus que de ses con- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxm génères. En effet, à Lyon, nous trouvons VAnomala Julii et ses variétés sur les jeunes Saules, où elle se tient en famille pendant le jour et la nuit, mangeant les feuilles et s'accouplant. J'ai pris l'Ano- mala vitis à Fréjus, sur la Vigne, où elle reste également en famille jour et nuit, s'accouplant et dévorant les feuilles avec une telle vora- cité qu'il n'en reste souvent plus sur le ceps qu'elle a choisi. J'ai également pris à Fri^jus VAnomala Junli, sur diverses plantes^mais je n'ai jamais vu VAnomala dévot a sur une plante quelconque. Cet insecte vit dans le sable , soit pour pondre si l'accouplement a eu lieu, soit pour ressortir le lendemain, jusqu'à ce que cet acte soit accompli. Ce n'est qu'à quatre heures après midi que les mâles commencent à paraître et à se mettre en quête des femelles, volant avec rapidité, sans s'élever à plus de 66 centimètres du sol, allant, venant, tour- nant à l'instar des Scarabœus et des Geotrupes. Les femelles sortent en très petit nombre, environ une heure après; elles restent sur le sable ou montent à une tige de graminée, à peu de distance du sol, où elles attendent le mâle ; celui-ci vole jusqu'à ce qu'il trouve celle qu'il cherchait ; si quelquefois la lassitude le force à se reposer, il s'abat sur le sable, d'où bientôt il repart avec une nouvelle vigueur; si pendant son vol vous l'atteignez et le jetez à terre, il se relève aussitôt et vous échappe au moment où vous croyez le tenir. A six heures , mâles et femelles disparaissent, tous s'enfouissent, je pense, à une grande profondeur, car j'ai vainement creusé à divers endroits, je n'ai rien trouvé. Ce genre de vie est le même que celui de VAmphimallus ocfira- cens, qui sort des prés aux environs de Lyon, à cinq heures du matin, s'accouple et disparaît à sept heures, et du Rliizotrogus cicatricosus , qui, dans nos vignes (Lyon), sort de terre au mois de mars ou d'avril, suivant la saison, à sept heures du soir, pour y ren- trer à sept heures et demie, sans que des uns ou des autres vous en voyez vestige pendant le reste du jour. Dans ces deux dernières espèces les femelles sont rares, et on ne peut se les procurer, comme celles des Cebrio, qu'en suivant le vol des mâles, qui se fait toujours près de terre. Lorsqu'il se pose en courant au lieu où il s'est abattu, on trouve en un peloton huit ou dix mâles, et sous eux une seule femelle. Il n'en est pas tout à fait de même pour VAnomala devota , bien que les femelles soient aussi fort peu nombreuses, je n'ai jamais vu plus d'un mâle auprès d'une. L'accouplement a lieu sur le sable. Lxxii ANNALES En continuant mes recherches après la disparition des Anomala, je remarquai, à sept heures et demie du soir, sur un monticule de sable un petit trou ovale de 5 à 6 millimètres de large , au bord duquel je vis bientôt pointer une espèce de museau, je plongeai ma main au-dessous , et en retirai un mâle de VAnoxia scutellaris , Muisant. La larve vit aux dépens de la racine du Chardon qui croît dans cette localité , mais qui n'y est pas commun. Je l'ai prise en cherchant à plus de kO centimètres. L'insecte parfait paraît en juin ; il sort du sable à sept heures et demie, d'abord le mâle, et vingt- quatre heures après la femelle, du moins n'ai-je trouvé des femelles que le deuxième jour. Aussitôt que l'insecte sort de son trou il prend son vol et s'élève perpendiculairement avec une grande rapidité à perte de vue. Je pense qu'il va chercher dans les couches supérieures de l'air les émanations de l'arbre vers lequel il doit se diriger pour se nourrir et s'accoupler. Quoi qu'il en soit, la femelle dépose ses œufs au pied de la plante qui l'avait nourrie dans son premier état. Je n'ai pu trouver aucun de ses insectes sur les arbres voisins des sables, et à huit heures, plus de traces d'insectes. — M. Bellier de la Chavignerie fait voir des Chalci- dites qui sont sortis des œufs d'un Lépidoptère , le Bombyx ruhî. — M. H. Lucas montre à la Société plusieurs Hymé- noptères du genre Zo/?/;jrw5 , mâle et femelle, éclos au laboratoire d'entomologie pendant le mois de septembre, et à ce sujet il fait observer que les cocons de ces Hymé- noptères, qu'il a communiqués dans la séance du 23 juin 1852, et qu'il a rapportés, mais avec doute , au Lophyrus pini àe Linné, n'est pas cette espèce, mais bien le Lo- phyrus piceœ de Fabricius. H fait encore remarquer que sur trois cents éclosions environ de cet Hyménoptère, on n'a obtenu que quatorze mâles. Notre collègue ne sait comment expliquer l'éclosion d'un si petit nombre de mâles contre une quantité si grande de femelles. Lecture. M. L. Buquet lit une note contenant la des- cription de deux nouveaux Longicornes, une Chlorida et nn Derohrachus. DE LA SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE, lxïiu (Séance du 24 Novembre 1852.) Présidence de M. le colonel GOUREAU. M. Eversmann assiste à la séance. Communications. M. L. Fairmaire dit que le /'^«55M.t Favieri, cju il a décrit dans les Annales d'après quelques individus trouvés à Tanger , vient d'être découvert en Espagne, ainsi que M. Dorn vient de le lui faire savoir. Ce Paussus doit donc être placé parmi les insectes de la faune européenne. — M. Bellier de la Chavignerie montre plusieurs varié- tés remarquables de Lépidoptères de France, la plupart inédites ; il signale particulièrement de curieuses aberra- tions de Melitœa artemis, Argynnis selene, Colias hyale, Hesperia comma, Lîparis dispar, etc. Noire collègue an- nonce qu'il attend encore d'autres variétés intéressantes, et qu il s'empressera de les communiquer à la Société. — Le même membre fait passer sous les yeux de la Société un grand nombre de Lépidoptères recueillis par M. Thourangin dans les environs de Bourges, et parmi lesquels on remarque surtout plusieurs espèces de Micro- lépidoptères , dont quelques-unes sont probablement nouvelles. — M. le docteur Boisduval communique un extrait d'une lettre de M. Paris, d'Epernay, dans laquelle notre collègue lui annonce que le Deilephila nerii a reparu cette année dans son département. M. Paris ajoute que les chenilles de ce Lépidoptère qu'il avait cherché à élever, il y a plusieurs années, étaient mal venues, tandis que parmi celles qu'il a recueillies nouvellement, cinq ou six se sont déjà métamorphosées, et, qu'en outre , il a des Lxxiv ANNALES chrysalides qui, d'après lui, donneront probablement des papillons au printemps prochain. Après celte communication, M. le docteur Boisduval dit qu'il ne pense pas que les chrysalides obtenues par M. Paris donneront leurs Le'pidoptères au printemps, attendu que les espèces exotiques qui paraissent sporadi- quement en Europe, ne passent pas Thiver à Tétat de nymphes. — M. le colonel Goureau parle du Cynips rosce mâle, qu^il a trouve' en fauchant-, il ne Ta jamais obtenu d'e'clo- sion en conservant dans des boîtes des galles chevelues de TEglantier, appelé Bede'guar, et il lit la note sui- vante : Les Cynips sont des insectes peu connus, et dont l'histoire offre beaucoup de faits extraordinaires, non expliqués jusqu'à ce jour. Ils sortent, comme on sait, des galles des végétaux. On trouve de ces excroissances qui ne contiennent que des mâles, d'autres excrois- sances de même espèce, qui ne renferment que des femelles ailées, ou des femelles à ailes tronquées, ou des femelles aptères. Presque toutes les galles nourrissent deux espèces de Cynips très distinctes, quelquefois trois espèces. La première espèce ne renferme ordinai- rement que des femelles ; la seconde et la troisième contiennent des mâles et des femelles. Où sont les mâles de la première espèce , et où se développent-ils ? C'est ce que l'on ne sait pas encore ; il y a même des entomologistes qui nient leur existence. Elle est cependant très réelle, et le Cynips roses mâle en est une nouvelle preuve. J'ai pris cet insecte le 3 juin en jetant mon filet au hasard dans un bois voisin de la campagne que j'habite pendant l'été. Ce fait prouve que l'insecte n'est pas rare , et donne l'espoir de le rencontrer à son berceau. Pour expliquer la présence simultanée de deux ou trois espèces de Cynips dans la même galle, où ils se développent sans se nuire, j'ai admis comme une hypothèse que les faits n'ont pas encore démentis, qu'il existe des Cynips parasites qui, ne possédant pas la faculté de produire des galles, pondent leurs œufs dans les galles produites par d'autres Cynips. Ces Cynips parasites vivraient des sucs de la galle, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxv sans porter préjudice aux légitimes habitants ; ce sont des hôtes admis à la table de la famille. — Le même membre dit qu'il a recueilli et élev^ plu- sieurs insectes qui vivent aux dépens de la Truffe, et dont quelques-uns sont connus depuis longtemps. On sait en effet que VAnisotoma cinnamomea, Fabr., et VHelo- myza tuberivora, Macq. se développent dans ce tubercule. La larve du Diptère nommé en dernier lieu a été observée et décrite par Réaumur ; elle est extrêmement pernicieuse pour la Truffe, qu'elle corrompt très promptement en rendant par Tanus une matière blan- châtre qui en provoque et accélère la décomposition. On reconnaît les Truffes attaquées par le tact ; celles qui cèdent sous la pression du doigt contiennent de ces larves, et ne tarderont guère à tomber en bouillie épaisse et fétide. Ces larves croissent rapidement et se chan- gent en pupes soit dans la Truffe même, soit dans la terre environ- nante. L'Hélomyze s'envole dès le commencement de septembre, et paraît jusqu'à la fin d'octobre. Elle est commune dans les bois peuplés de Truffes, et sa présence est un indice de l'existence de ce Cryptogame. Au milieu de la pâte fétide on voit ramper d'autres larves d'une taille assez forte, et remarquables par le tube caudal qu'elles por- tent, par deux petites cornes charnues situées au devant de leur tête, et par les rides transversales de leur corps. Elles se nourrissent de cette matière corrompue et se changent en pupes dans la Truffe même ou dans la terre environnante. Celte pupe est lisse, en forme de demi-ellipsoïde, avec un tube caudal, comme la larve. Il en sort, vers le 9 septembre, une Cheilosia, dont la femelle a de l'analogie avec la C/i. scutellata, Macq., et le mâle avec la Ch. mutabilis, Macq, Il est probable qu'elle diffère de l'une et de l'autre, et qu'elle constitue une espèce particulière. Elle n'est pas rare dans les bois produisant des Truffes, et on l'y rencontre pendant tout l'automne. Suivant M. Macquart, les mœurs des Cheilosies n'ont pas encore été observées; la pupe de l'une d'elles a été trouvée dans la terre à la racine d'un arbre. Ce que je viens d'en dire commence à mettre sur la voie des recherches à faire pour compléter leur histoire. Au milieu des larves à'Hélomyze et de Chéilosie on voit encore dans le magma fétide de la Truffe une multitude de petits vers blancs que l'on reconnaît facilement pour des larves de Diptères. Ces larves sont remarquables par des petites pointes charnues qui sortent de Lxxvi ANNALES chaque côié des anneaux de leur corps, qui les font paraître fes- tonnées. Elles se changent en pupes jaunâtres, de forme naviculaire, et de ces pupes il s'échappe une petite Mouche du genre Phora , dont l'espèce ne me paraît pas décrite dans l'ouvrage de M. Macquart (Suites à Buff. Dipt.). Les mœurs des Phora ne sont guère mieux connues que celles des Che'dosia, et ce que je viens de rapporter de l'une des espèces peut donner une idée des autres. Enfin, j'ai vu sortir, du même magma fétide, une petite Tipulaire entièrement noire, qui me paraît se rapporter au genre Sciara. Je n'ai pas su découvrir sa larve au milieu de toutes celles qui habitaient la Truffe. Réaumur fait mention de petits vers blancs, à tête noire, qui vivent dans ce tubercule. Ces vers pourraient bien être des larves de Titulaires fongîcoles , et donner naissance à l'espèce dont je parle dans ce moment. Je dois faire remarquer que je n'ai obtenu qu'un seul individu parasite des insectes de la Truffe; c'est un Braconite du genre Alysia, qui me paraît être VA. truneator, N. de Esem. Je pense que celte absence de parasites tient à ce que j'ai récolté les Truffes avant que les larves y fussent développées, et avant que les parasites les eussent attaquées. A l'occasion de cette communicatioa , M. Guërin- Méneville entre également dans quelques détails relatifs aux insectes de la Truffe^ qu'il a observés dans les Basses- Aines. Il dit que si Ton regarde attentivement auprès de l'endroit où Ton voit voltiger un grand nombre de petits Diptères, on peut quelquefois découvrir une fissure dans le sol qui conduit à un de ces tubercules j il ajoute que le Bolboceras gallicus a été trouvé en grand nombre , principalement par feu Alibert, dans Tintérieur de la Truffe, et que, par sa présence, il pourrait aider à la re- cherche de ce cryptogame. — M. H. Lucas communique à la Société une Aranéïde vivante, appartenant au genre Olios, et qui a été ren- contrée parmi des plantes provenant de Tîle Bourbon. A cette espèce, qui est nouvelle et qui vient se placer dans le voisinage de V Olios leucosius, Walck., M. H. Lucas donne le nom de : i DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxvu Olios atbifrons, Lucas. Long. 23 miiliiu. Lat. 9 milîim. O. cephalothorace fulvo, anticè, lateribus posticcque albido- lîmbalis; mandibulis elongatis, fulvis, prominentibus, lateribus albicantibus; maxUlis glabris, fusco-rufescente nltidis, inmedio subangastatis ; labro latiore qicàm longiore, glabro, prominente , anticè rotundato ; palpis elongatis, fusco-riifescenlibus nigroque spinosis ; pedibus elongatis , exilibus , fulvis , duobus primis articidis glabris, subsequentlbus nigro-spinosis ; ab domine midto longiore quùm latiore, ovato, convexo y fulvo-piloso , in medio suprà obscure nigricante quadrimaculato , infrà fulvescente, longitudinaliter nigricante subtilissimè lineato; fusidis breviS' simis, fulvis. Femelle. Le céphalothorax d'un jaune foncé, plus long que large, esi aplati; à sa partie antérieure, il présente une bande blanche très légèrement lavée de jaune, transversale, étroite, située entre le ban- deau et les deux premières paires d'yeux; sur les parties latérales, il est faiblement bordé de bianc-jaunâtre , avec sa base ornée d'une large bande blanche très légèrement lavée de jaunâtre , transversale, avec le côté qui regarde les yeux terminé en pointe dans son milieu. Les yeux sont d'un fauve foncé brillant, disposés sur deux lignes, avec ceux de la seconde paire très rapprochés de la première, et ceux de la troisième paire, au contraire, très éloignés de la qua- trième. Les mandibules allongées, saillantes, sont fauves et bordées de blanc sur les parties latérales; les crochets sont d'un noir brillant, allongés et fortement recourbés. Les mâchoires, glabres, sont d'un brun-roussàtre clair brillant; elles sont assez saillantes et légèrement réirécies dans leur partie médiane ; sur leur bord interne, elles sont hérissées de longs poils rougeâlres. La lèvre inférieure plus large que longue, saillante, est glabre et arrondie à sa partie antérieure. Le plastron sternal beaucoup plus long que large, ovalaire, est fauve et terminé en pointe à sa partie postérieure. Les palpes allongés, d'un fauve roussâtre, sont couverts de longs poils d'un fauve clair, et hérissés d'épines noires assez allongées. Les pattes sont fauves, très allongées, grêles, avec la hanche et l'exinguinal glabres ; quant au fémoral et aux articles qui suivent, ils sont armés de longues épines noires, placées çà et là. L'abdomen , beaucoup plus long que large , est ovalaire ; il est moins large que le céphalothorax, bombé, couvert "2" Sêi'ie. TOME X. Bulletin \n. Lxxviii ANNALES de poils fauves , courts et serrés , et marqué dans son milieu de quatre points enfoncés^, roussâlres , mais obscurément marqués ; en dessous, il est d'un fauve clair, parcouru longitudinaleraent par quatre raies très fines, dont celles du milieu sont les plus courtes et les plus rapprochées. Les filières sont très courtes, fauves. Cette jolie espèce , dont je ne connais pas le mâle , habite l'île Bourbon. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses membres M. Emile Armand, membre de la Société Lin- néenne de Lyon, présenté par M. Doué, au nom de M. le capitaine Godart. — Commissaires-rapporteurs : MM. G. de Baran et A, Boieldieu. (Séance du 8 Décembre 1852.) Présidence de M. le colonel GOURE AU. M. Daube, de Montpellier^ membre de la Société, MM. Candère et Chapuis, de Liège, Eversmann père et fils, et Lespès assistent à la séance. Communications . M. Reiclie annonce que MM. Candère et Chapuis dressent en ce moment le catalogue de toutes les larves connues de Coléoptères , et qu ils se proposent de faire connaître les larves nouvelles qu'ils pourront recueillir ou qu'on voudra bien leur indiquer. Au sujet de cette communication , un membre fait observer que notre collègue, M. Charles Goquerel, s'oc- cupe depuis plusieurs années d'un travail semblable , et qu il a déjà recueilli de nombreuses notes sur les méta- morphoses des Coléoptères : notes communiquées à notre secrétaire, qui s'en est lui-même servi dans Y Encyclopé- die d histoire naturelle. — M. Bellier de la Chavignerie fait passer sous les yeux de la Société un Melolontha vidgaris qui présent*; DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE lxxix sur la têle un encroûtement de matière corne'e qui est probablement un de'bris de la nymphe, à moins que ce ne soit un cas particulier de pathologie ayant causé ce singulier gonflement du crâne. — M. Becker montre à ses collègues plusieurs Lépi- doptères fixe's sur un verre par un procédé particulier, dû à M. Lucas (rue Basse-du-Rempart, à Paris), et formant ainsi des tableaux naturels. — M. le colonel Goureau donne communication de la note suivante, relative aux insectes nuisibles aux Pom- miers. Il n'est personne qui n'ait remarqué le luxe de fleurs dont se cou- vrent les Pommiers au printemps , et le peu de bons fruits qu'ils portent en automne. On attribue cette différence aux nuits froides du mois de mai, aux gelées blanches du matin, aux pluies qui font couler les {leurs, aux mauvais vents, aux brouillards, et d'une ma- nière générale aux chenilles et aux insectes malfaisants. Les premières causes peuvent contribuer au mal dans une certaine mesure, mais l'action des insectes est certaine et considérable, surtout en ce qui concerne la coulure des fleurs. Si à l'époque de la floraison on exa- mine un Pommier, on voit une multitude de fleurs non épanouies, flétries, de couleur ferrugineuse; et qui contiennent dans leur intérieur, comme dans une boîte, une petite larve blanche, conique, apode, courbée en arc. Celte larve a rongé, pour se nourrir, lesétamines elle pistil, ainsi qu'une partie de l'ovaire ; ayant détruit les organes de la fructification, le fruit n'a pu nouer et la fleur a coulé. Parvenue à sa taille, cette larve se change en chrysalide dans son berceau sans filer de coque , et en sort bientôt sous la forme d'un petit Charançon, qui est le Curculio pomorum , Un. , aujourd'hui Anthonomus pomorum. Lorsque ce petit Coléoptère a cessé ses ravages , la chenille de VYponomeuta malinella, Guen., commence les siens. Elle se montre au commencement de juin en sociétés nombreuses, qui enve- loppent les extrémités des branches des Pommiers de toiles de soie grisâtre ; sous cet abri elles rongent les jeunes feuilles et les bour- geons, et détruisent tout espoir de récolte, après quoi elles passent LXX7C ANINALES à d'autres branches, où elles exercent les mêmes dégâts. Parvenues à leur taille , elles se métamorphosent en chrysalides dans le nid même, se suspendant côte à côte, la tête en bas. Les papillons s'en- volent dans les premiers jours de juillet. Ces chenilles si malfaisantes sont attaquées avec acharnement par une multitude de parasites qui en font périr un très grand nombre, mais pas assez pour que Tannée suivante on s'aperçoive de la diminution du mal. Au nombre de ces parasites je citerai : 1° un Ichneumonien du genre Pimpla, qui me paraît être Vichneiimon à pieds panachés de Geoff., ou Vlchneu- mon scanicus, Fourc; 2* un autre Ichneumonien du groupe des Ophionites et du genre Campopiex, qui est très probablement le C. albidus, Gr.; 3° un autre Ophionite, placé par M. E. Blanchard dans une division voisine des Campopiex, et dont Je ne trouve ni le nom, ni la description dans le petit nombre d'ouvrages entomologiques que je possède ; k" un véritable Opfdon, qui ressemble presque en- tièrement à VO. amictum, Fab., mais qui est plus petit de moitié ; 5° Il faut joindre à celte liste un petit Chalcidite qui n'a guère que ll2 mill. de long, et qui sort par centaine d'une seule chrysalide; il est du genre Encyrtus , et très probablement de l'espèce appelée E. fiiscicollis, Walk.; 6° et un autre Cbalcidite du genre Eidopfms, mais infiniment moins nombreux que le précédent; 7° enfin, le parasite le plus redoutable, parce qu'il est le plus vorace , est une larve de Diptère qui vit à nu et se promène dans le nid des Ypono- meutes qu'elle parcourt en tout sens ; elle attaque les chenilles et les chrysalides qu'elle vide avec une merveilleuse adresse , et l'on croi- rait ces dernières intactes, si on n'y remarquait pas un petit trou par lequel elle a insinué sa tête eflilée pour en sucer toute la substance intérieure. Cette larve parvenue à sa taille, se change en pupe dans le nid même, et en sort sept ou huit jours après sous )a forme d'une Mouche de la tribu des Tacidnaires et du genre Eurigaster, Macq. Elle n'est pas décrite dans les Diptères faisant suite à Buffon. C'est une Entomobie pour M. Robineau-Desvoidy, appartenant à son genre Erythrocera, qui renferme une partie des Eurigaster de M. Macquart. Le femelle me paraît être V Erythrocera sciitellata, Robineau-Desvoidy. Quant au mâle, il n'a pas été connu de ce der- nier auteur ; il diffère sensiblement de la femelle par la taille et la couleur. Les mœurs des Erythrocera n'ayant pas encore été observées, celle de la scutellata peut intéresser les diptérolo- ffisies. OE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. lxxxi Enfin, on doit nommer la Tinea pomonella, Lin. (Carpocapsa pononana) comme un insecte nuisible aux Pommiers. Sa clienille attaque les fruits formés, dont elle ronge les pépins et la pulpe envi- ronnante, leur procurant ainsi une précoce et trompeuse maturité qui les fait tomber de l'arbre avant le temps de la cueillette. Après tant de ravages on doit s'étonner qu'il reste encore des Pommes saines sur les arbres, au mois d'octobre; il est vrai qu'il n'y en a pas la centième partie des fleurs, mais ordinairement il en reste encore un grand nombre. Si on veut avoir la nomenclature des principaux insectes nuisibles aux Pommiers, il faut ajouter à ceux que je viens de nommer le Puceron lanigère, qui produit sur les tiges et sur les branches des nodosités monstrueuses affectant fortement la santé de l'arbre, et le Scolytus pruni , qui s'établit sous l'écorce et achève de le faire mourir. Lecture. M. le docteur Aube lit une noie sur le Bolboceras mohilicornis . Membres reçus. La Société admet au nombre de ses membres : MM. Bouteiller (Ed.), professeur d'histoire naturelle à Provins, pi'ésentë par M. DejroUe. — - Commissaires- rapporteurs : MM. L. Fairmaire et Guérin-Méneville -, Dours (Antoine), médecin militaire à Orléansville , présenté par M. Al. Laboulbène , au nom de M. Léon Dufour. — Commissaires-rapporteurs : MM. Boieldieu et Léon Fairmaire -, Heurtaux (Alfred), interne à THôtel-Dieu de Nantes, présenté par M. Bureau. — Commissaires-rapporteurs : MM. Bellier de la Chavignerie et Berce. Lxxxn ANNALIiS (Séance du 22 Décembre 1852.) Présidence de M. le colonel GOUREAU. MM. Tabbé de Marseul, le vicomte de Narcillac, de Saussure, membres de la Sociétd, et M. Au capitaine, zoologiste belge, assistent à la séance. Correspondance. M. le secrt^taire lit une lettre adressée par M. A. de Graslin, dont la Société décide Tinsertion de l'extrait suivant : Je viens de m'apercevoir qu'une erreur a été commise sur la planche 8 du troisième trimestre, de 1852, des Annales de la Société eniomologique : le graveur a placé sur la Leiicania albîvena le N" 2 au lieu du N* 1, de sorte que les numéros des deux espèces de Le?/cania étant intervertis, il me fait nommer /■?<5Cî7/nea celle que j'nvais appelée albivena ; de cette transposition , il résulte un autre inconvénient : c'est que mes descriptions ne s'accordent plus avec mes figures. Je viens donc vous prier de vouloir bien lire ma récla- mation à la prochaine séance de notre Société, et de lui demander, en mon nom, qu'elle veuille bien la faire insérer dans le Bulletin. — Il est donné lecture de la rectification suivante, demandée par M. J. Bigot : Je crois utile de signaler trois fautes graves dans l'impression de mon Essai de classification des Diptères, inséré dans le troisième trimestre de l'année 1852 de nos Annales. 1° (Pase 489, W et 5' ligne). Au lieu de : B. deuxième article des antennes au moins égal au troisième ; lisez : B. deuxième article des antennes plus counT que le troisième. 1° (Page Zi82, ligne IS"). Au lieu de platyperimdii; lisez : PLATYPEZINIUII. 3" (Même page, ligne 2'4'). Au lieu de 14' série; lisez : 14' tribu. Communications . M. Doué montre plusieurs Coléop- ères provenant d'Hamoa, et dont quel«]nes-uns semblent DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxxiii nouveaux. Notre collègue promet de donner une note sur ces insectes. — M. le docteur Aube communique la noie suivante, intitulée : Re'flexions sur un mémoire de M. Focillon publié dans les Annales de Tlnstitut agronomique de Versailles, sur les insectes nuisibles aux Colzas : En parcourant, ces jours-ci, les Annales de l'Institut agronomique de Versailles, j'y ai trouvé deux mémoires qui ont trait à la science qui nous occupe tous, l'un de M. Doyère, sur l'Aluciie des céréales, et l'autre de M. Focillon, sur les insectes nuisibles aux Colzas. Ces deux mémoires ont nécessairement l'un et l'autre pour but principal la question agronomique. Mais comme le point de départ a trait à l'entomologie, j'ai cru devoir vous faire part en quelques mots des réflexions qu'ils m'ont suggérées , relativement , bien entendu , à l'entomologie seulement, laissant à d'autres le soin d'examiner le côté agricole. Le premier mémoire , celui de M. Doyère, me paraît une histoire complète et irréprochable de l'Aluciie, dans laquelle cet insecte a été parfaitement étudié sous tous ses états, depuis l'cîuf lui-même jusqu'au papillon. Aucune particularité de ses mœurs n'a été omise, l'histoire bibliographique en est scrupuleusement établie, et décèle un entomologiste parfaitement au courant de la science. Malheureusement je ne puis émettre la même opinion sur le tra- vail de M. Focillon, j'y trouve trop d'erreurs et de trop graves, pour ne pas vous les signaler. M. Focillon range au nombre des insectes nuisibles aux Colzas les Coléoptères suivants : 1° un Grypidias qu'il considère comme nouveau, et qu'il nomme G, brassicœ', 2" \'Altica hyosciami, Latreille; Z'VAUica nîgripes, Latreille; W VALtica nemoriim, Latreille; 5° une Altise qu'il est disposé à croire nouvelle, et à laquelle il n'a pas assigné de nom. En examinant dans le mémoire ce qui a rapport à ces Coléoptères, l'on est véritablement étonné de trouver une erreur presqu'à chaque pas. Ainsi le Grypidiiis brassicœ, regardé comme nouveau, ne serait, à en juger par la figure qui accompagne le mémoire, qu'un véritable Ceatorliynchiis ; et tout me porte à croire qu'il doit être rapporté au C. assimilis, Fab., qui se rencontre très fréquemment sur un 1.XXMV ANNALES grand nombre de Crucifères, et auquel la description latine donnée par M. Focillon s'applique assez bien. Je ne puis m'expliquer rom- ment cet insecte a été pris pour un GrypldUis, dont les caractères et les mœurs sont si différents. Il me paraît aussi très probable que VAltica liyoscîami trouvée sur les Colzas n'est pas la véritable liyosciami de Lin., mais bien la napi del'Ent. heft. que Paykul, bien à tort, a cru être Vliyosciami de Linné. La véritable hyosciami, Lin., \itsar VU y osciamus niger, tandis que la napi se renconire sur les Crucifères. Ces deux espèces sont, i! est vrai, très voisines l'une de l'autre, faciles à confondre, et appartiennent toutes deux au genre actuel Psytlîodes. Je ne comprends pas non plus pourquoi le nom de nigrlpes est appliqué à VAUica lepidii, quoique tous les entomologistes la con- naissent sons ce dernier nom, qui, du reste, lui appartient bien réel- lement. Il lui a été assigné par l'auteur du 'mémoire sur les Altises- publié dans l'Entomologische belle, mémoire dans lequel la nomen- clature de Panzer est criiifiuée comme ayant confondu cet insecte avec la Galleruca nigripes, Fab., laquelle appartient à une autre espèce. VAUica nemoram, Latreille, se rapporte bien à VAldca nemo- rum, Lin.; mais il est difficile de se rendre compte de la raison pour laquelle M. Focillon cite le nom de Latreille de préférence à celui de Linné. Je pourrais faire la mf-me observation sur les Aliica hyosciami et nigripes, Latreille, dont la dénomination appartient, pour la première à Linné, et pour la seconde à Panzer. Reste maintenant la dernière espèce d'Altise, que l'auteur se sent disposé à croire nouvelle, dont il donne un dessin et une description laconique, ne lui assignant pas, toutefois, de nom particulier. Sans contester la nouveauté de cette Allise, je me permets d'en douter, d'après ce que nous avons déjà vu et ce qu'en dit M. Focillon lui- même, qui la déclare très commune. Comment, en effet, aurait-elle échappé jusqu'à ce jour à notre système actuel de recherches ? Si elle est commune, il est bien peu probable qu'elle n'ait pas déjà été recueillie p:;r quelques-uns des entomologistes de Paris, surtout sa vie se passant à la face du soleil, sur les feuilles du Colza. Je serais fâché que l'on vit dans cette petite note un esprit d'oppo- sition, un besoin de critique; il n'en est rien, et je n'ai eu en vue qu'une seule idée, celle de rétablir les faits dans leur exacte vérité. Le travail dont je parle est publié dans un recueil sérieux , non DE LA SOCIËIÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxxv pas destiné à occuper Toisiveté des gens du inonde , mais bien à instruire ceux dont la vie laborieuse se passe à scruter la nature, pour tirer parti de certains faits, ou pour en combattre certains autres. Il est donc important de leur indiquer la vraie route. — M. Je secrétaire lit les notes suivantes de M. Léon Dufour, faisant partie de ses mélanges entomologiques , et intitulées : 1° Un dernier mot sur les coques de Clythra et de Cryptocephalus , et 2" Sur le Ctenocenis Klugii ou Claudia pompiliformis. 1° Un dernier mot sur les coques de Clythra. et de Cryptocephalus. Quelquefois sans doute du choc des opinions jaillit la lumière, mais ici la singulière question des gros bouliens et des petits boutiens, renouvelée, sinon des Grecs, mais de Gulliver, si je ne me trompe, est devenue un choc de mots et comme un faisceau épineux qu'on ne ait par quel bout prendre. La dissertation octopaginaire de notre collègue, M. H. Lucas, sur ces bouts doit avoir un terme. Je viens donc clore le débat par une décision définitive, oii je serai sobre de paroles. Les coques des Cryptocephalus flavilabris et imperialis, et du Clythra pubescens, ont un gros bout et un petit bout. C'est par le premier qu'a lieu l'éclcsion du Coléoptère. Voilà un triple fait positif et inexpugnable. Ce fait n'est-il applicable qu'à ces trois espèces? Je le veux bien. Quant à la cabriole ou culbutte que je conteste, avec Gêné, pour la nymphe, j'avoue sans détour, et il ne m'en coûte jamais de rendre hommage à la vérité, qu'il y a eu de ma part un lapsus calami lors- que dans la négation de cette culbute j'ai associé la nymphe à la larve. Le judicieux mémoire de Gêné m'a pleinement convaincu que, lorsque sonne l'heure de la transformation en nymphe, la larve exécute ce mouvement d'inversion. L'aveu que je viens de faire doit être, si je ne me trompe, une conciliation. La question scientifique se résumerait ainsi : l'éclosion des Clythra et Cryptocephalus a lieu par le bout de leur coque opposé à celui qui donnait issue à une partie du corps de la larve lorsque durant .sa vie active elle traînait son fourreau. Lxxxvi ANNALES 2* Note sur le Ctenocerus Klugii, Dahlb. Hym. Eur. p. 466, 1843-1845. Clavelia pompiliformis , Lucas. Anna!. Soc. ent., 2* série, tom. X, p. 417, pi. 8. J'ai vu avec un intérêt dauiant plus vivement senti la description et la figure du Clavelia pompiliformis de notre savant collègue, M. H. Lucas, que je connaissais déjà un individu de ce curieux Pompilien, trouvé aux environs d'Orléansville (Algérie) par mon ami le docteur Dours. Cet Hyménoptère m'avait, comme on dit, fortement intrigué pour le découvrir dans mes auteurs, enfin je le dénichai dans les Hyme- noptera earopœa de Dahlbom , oîi M. H. Lucas pourra le voir. L'hyménoptérologiste suédois l'a colloque avec raison entre YAgenia, dont il a le corps et l'allure, et le Priocnemis. Il diffère de tous les Pompiliens par la structure bipectinée de ses antennes. Dahlbom en lui assignant, avec le signe du doute, l'Amérique pour patrie, a évi- demment commis une erreur. L'inadvertance de M. H. Lucas n'empêche pas que la science ne lui soit redevable d'une excellente description, tant générique que spécifique, de ce rare Hyménoptère, et à M. Vaillant, dont l'icono- graphie déplore la perle si prématurée, d'un portrait aussi fidèle que gracieux. Je partage avec Dahlbom l'opinion que ces élégantes antennes sont l'apanage exclusif du sexe mâle. La nudité des tarses antérieurs justifie cette opinion. On sait que dans les Fouisseurs, les femelles, chargées seules du soin de la progéniture, ont ces mêmes tarses garnis de soies raides ou de piquants. J'observe aussi dans mon individu que le bout de l'abdomen a une troncature oblique, creuse, et qu'il est bordé de cils. Il n'y a là aucun vestige ni d'oviscapte ni d'aiguillon. Dans ce même individu les ailes sont subdiaphanes, avec le bout seul enfumé, tandis que dans celui décrit et peint par M. H. Lucas ces ailes sont uniformément d'un brun-roussâtre. Malgré cela, je ne doute point de leur identité spécifique. — On lit la note suivante sur le Masaris vespiformis et le Celonites dispar^ adressée par M. Schaum : Le nombre des articles des antennes dans le Masaris vespiformis, Fabr.. été dans ces Annales le sujet d'une demande de M. L. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQCE. lxxxvu Dofour (Ann. 1851, p. 61), d'une réponse de M. de Romand (Bull, p. Li), et d'une noie de M. H.Lucas (Bull. p. lxliv). Etant à même de comparer, au Musée de Berlin , quatre mâles et quatre femelles de ce remarquable Hyménoptère, qui ont été pris à Sakhara , près du Caire, par Ehrenberg, j'espère pouvoir vider la question, qui est encore loin d'être suffisamment éclaircie. M. de Romand compte treize articles dans le mâle, douze chez la femelle, tandis que M. H. Lucas n'en a trouvé que huit dans l'individu typique de Fabricius , qu'il croit être une femelle. Pour moi , il est évident que ni M. de Romand ni M. H. Lucas n'ont connu la vraie femelle , et que Latreslle avait parfaitement raison de rapporter au sexe masculin l'individu décrit par Fabricius , er figuré par Coque- bert. Dans ce dernier sexe les antennes sont aussi longues que la tête et le thorax, et l'abdomen est fendu à son extrémité (1). Dans la femelle, restée entièrement inconnue jusqu'à présent, les antennes n'ont que la longueur de la tête, et l'abdomen est arrondi à l'extré- mité et muni d'un aiguillon rétractile; il y a encore d'autres diffé- rences entre les deux sexes, mais je me borne à signaler celles-ci , car M. Klug fera peut-être un petit travail sur les cinq espèces de Masaris qui se trouvent au Musée de Berlin, et exposera alors en détail les caractères sexuels de ce genre. A la première vue les antennes du mâle semblent être composées de huit articles (2). C'est le nombre que Latreille et M. IL Lucas ont signalé, et qui est indiqué dans la figure donnée par M. E. Blan- chard dans l'édition illustrée de G. Guvier. Cette figure est, du reste, assez mauvaise et bien inférieure, sous le rapport de la fidélité, à celle de Coquebert; même dans le dessin de l'antenne grossie, les propor- tions des articles sont faussement représentées. Mais quand on examine soigneusement le bouton de l'antenne du mâle en dessous, on aperçoit qu'il n'est pas formé d'un seul article; car il paraît alors composé de cinq articles tellement soudés, que sur la face supérieure du bouton on n'en reconnaît pas même de traces. Je trouve donc douze articles en tout. M. de Romand a distingué le même nombre dans son individu à dernier anneau de l'abdomen fendu, qu'il croit (1) Fabricius a commis une erreur, quand il dit , que l'abdomen est muni « aculeo recondito punctorio. » (2) Fabricius a commis une autre erreur, en n'indiquant que sept articles : c'est le second, bien court du reste, qui lui a échappé. Lxxxviu ANNALES être une femelle, mais qui décidémerft est un mâle. Dans la femelle le bouton est plus court que dans le mâle et ne semble plus com- posé de plusieurs articles ; de sorte que je ne compte en total que huit articles dans les antennes de ce sexe. Maintenant il nous faut encore une explication de la part de M. de Romand sur l'insecte qu'il a regardé comme étant le mâle du Masaris vespiformis, mais qui probablement n'entre pas du tout dans ce genre. Je ne finirai pas cette note sans exprimer mon opinion , que le Celonites dispar, Dufour, ne me semble pas appartenir à ce genre, mais d'être plutôt un Ceramius, voisin du C. Fonscolombii, Latr., mais bien plus petit. M. de Romand nous a appris que Latreille était du même avis. — ^On communique la note suivante de M. H. Lucas au sujet d'une nouvelle espèce (Vlxodes, parasite du Cyclura //ar/a7î/, Dunie'ril et Bibron , Saurien, vivant actuelle- ment à la Ménagerie du Muse'uui : Ixodes variegatiis, Lucas. Long. U millim. Lat. 3 millim. /. Capite anticè acuminalo, testaceo, fusco-rubescente macu- Uito ; palpis elongaiis , primo articula testaceo subtilité?' fusco variegato, terminali omninô fusco-rubescente ; abdomine ovato, fusco nitido , ad latera flavescenle maculato, subtiliter fusco- 7-ufescente punctato in medio fusco-rubescente uni-lineato infràque fusco testaceo; pedibus elongatîs, testaceis, subtiliter fusco maculatis. (Fceminâ ignotâ.) Mâle, La tête plus large que longue, terminée en pointe à sa partie antérieure, arrondie de chaque côté de sa base, avec sa partie postérieure légèrement concave, est assez convexe ; elle est testacée, maculée de points d'un brun-rougeâtre , arrondis , peu serrés. Le suçoir est testacé. Les palpes, un peu plus allongés que le suçoir, ont leur premier article testacé ; quant au suivant ou terminal, il est entièrement d'un brun-rougeâtre. L'abdomen, finement marginé de jaune, est ovalaire, avec sa partie postérieure un peu plus large ; il est d'un brun-rougeâtre brillant foncé , marginé de celte couleur^ DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. lxxxix mais beaucoup plus claire sur les côtés et postérieurement ; il est maculé de jaune, et ces taches, au nombre de six, dont les posté- rieures sont les plus grandes, sont séparées entre elles par de petites lignes d'un brun-rougeâtre clair ; de chaque côté de l'échancrure, dans laquelle la tête vient s'insérer, on aperçoit deux petites taches jaunes, presque conjointes. Lorsqu'on examine à la loupe les taches que je viens de signaler, on voit qu'elles sont finement ponctuées de brun-rougeâtre. Postérieurement, l'abdomen paraît comme découpé, et cela est dû à des taches d'un brun rougeâtre foncé, séparées entre elles par de fines lignes jaunâtres; dans son milieu, il présente une ligne longitudinale d'un brun-rougeâtre foncé de chaque côté de la partie antérieure, de laquelle on aperçoit une petite tache jaune; en dessous, il est d'un brun-testacé, avec son bord postérieur orné de taches arrondies d'un brun-rougeâtre. Les pattes sont allongées, testacées , finement maculées de brun-rougeâtre, avec les hanches présentant à leur côté interne un petit tubercule épineux. C'est dans le voisinage des Ixodes Gervaisii et flavo-maculatus que vient se ranger cette espèce ; elle ne pourra être confondue avec le premier ou l'J. Gervaisii , Lucas , à cause de sa taille qui est plus allongée et moins transversale ; les taches qui ornent les parties latérales de son abdomen, au lieu d'être continues , sont séparées, et de plus, la partie médiane de cet organe est dépourvue de tache transversale jaune. Elle ressemble un peu aussi à Vlxodes flavo-maculatus, Lucas, mais les taches présentées par les parties latérales de son abdomen sont plus nombreuses, arrondies et non longitudinales, ou plutôt sous la forme de bande, comme cela a lieu pour 1'/. flavo-maculatus. Cette espèce, dont je ne connais que le mâle, a été prise par M. Valée sur le Cyclura Harlani, Dum. etBibr.; ce Saurien a pour patrie la Havane. — M. DeyroUe informe ses collègues qu'il est chargé de la vente de la collection entoinologique qui a été laissée par feu Vaudouer. Elle se compose en grande partie de Coléoptères recueillis aux environs de Nantes, au nombre d'environ 6 à 7 mille , de quelques espèces de l'Amérique septentrionale, et d'un petit nombre d'in- sectes des autres ordres. Tons ces insectes sont préparés xc ANNALES avec le plus grand soin, et leur état de conservation ne laisse rien à désirer, la plupart portent une étiquette in- diquant son habitat, Tépoque où il a été trouvé, et sou- vent d'autres annotations intéressantes. Outre sa collec- tion, Vaudouer a laissé aussi de nombreux manuscrits , fruit de ses recherches sur les insectes, et une correspon- dance fort curieuse avec Latreille, qui faisait grand cas de ses observations et qui Ta plusieurs fois cité dans ses ouvrages -, car c'est à lui qu il a dédié le Serropalpus J^audoueri. La collection, qui renferme de nombreux doubles, sera vendue en totalité ou par portions, selon les propositions qui en seront faites, les manuscrits et la correspondance pourront y être joints si on le désire. Lectures. M. L. Buquetlit une note contenant la des- cription d'un Longicorne nouveau, qu'il nomme VAncis- trotus uncinatus; et il fait passer sous les yeux de ses collègues un dessin de cet insecte. o — M. Jacquelin-Duval offre à la Société, au nom de son ami M. Philippe Lareynie, une note intitulée : Des- cription de trois nouvelles espèces de l'tiniores , Latr. Voici les noms et les diagnoses de ces trois insectes re- marquables : Ptinus Duvali, Lareynie, Long. 0,0035-/(0. — Thorace quadrilu- berculato; postice forliter coarctato, fulvo-pubescenie, medio levitcr albido variegato ; elytris oblonge-ovatis , subparallelis , obscuris seu brunneis, squamulis albidis lateribus late dense vestilis, dorso atque antice plus minus ve denudatis ; fortiter punclato-strialis, inlerstiiiis aequalibus, planis; antennis brunneis; pedibus ferrugineis. Fera. — Montpellier. Xyletinus RUFiTHORAx , Lareynie. Long. 0,0045-50, — Elon- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. xci gatus, oblongus, subparallelus , convexus , niger, nitidulus; anten- nis fusco lestaceis, thorace pedibusqne rufis ; elylris sal profunde striaiis, striis obscure punctatis, interslitiis subtilissime coriaceis. — La Teste près Bordeaux. Xyletinus subrotunuatus, Lareynie. Long. 0,0040. — Oblongo- ovaius, subelongatus, leviler convexus, niger, nitidulus, pube b; evi cinera subtilissime vestitus; elylris sat profunde striatis, striis leviter punctatis, interstiiiis subtilissime coriaceis; antennis pedibusque nigris. — Montpellier. — M. Reiche donne lecture de notes synony iniques sur les espèces de la famille des Pectinicornes (Lucanides), décrites dans le 5^ volume de V Handhuch der Entomologie de M. H. Burmeister. — M. V. Signoret communique une notice intitulée : Revue critique du groupe des Tettigonides et de la tribu des Orcopides , principalement d'après les collections de Londres. IS ominations . Aux termes des articles 15, 3G et 47 de son règlement, la Société procède, pour la vingt- deuxième fois depuis sa fondation, au renouvellement annuel des membres de son bureau et de ses commis- sions spéciales', Ont été nommés pour Tannée 1853 : Membres du bureau : Président, M. le docteur Boisduvàl-, Vice-président, M. L. Fairmaire-, Secrétaire, M. E. Desmarest-, Secrétaire-adjoint , M. II. Lucas ; Trésorier, M. L. Buquet ; xcii ANxNALES Trésorier-adjoint y M. Victor Signoket. Jrchii'iste , M. Doué -, Archiviste-adjoint , M. Bellier de la Chavignerie. Membres de la commission de publication : Outre les meuibres du bureau , MM. Deyrolle^ le colonel Goureau ; Javet -, Al. Laboulbène j Rouzet. Membres de la commission de surveillance des collections : (Commission nommée pour le l'^'^ semestre de 1853.) MM. Berce; L. Buqueï; le docteur Boisduval. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xche LISTE DES OUVRAGES OFFEBTS A LA SOCIÉTÉ PENDANT l'année 1852 (1). Abandlungen der konigliclien Akademie der Wissens- chaften zu Berlin, 1850. l vol. in-4°, cart. Agassiz. — Note sur la circulation des fluides chez les insectes (traduite de l'anglais , et extraite des Annales des sciences naturelles). Broch in-8°. Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et com- merce de la ville du Puy. (Tome 15, 2* semestre 1850) 1 vol. in-S", br. Annals of the Lyceum of natural history ofNew-York. Vol. 4, N"' 10, 11, 12. Vol. 5, N- 1, 2, 3, i, 5, 6. Annuaire de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale. Année 1852. 1 cahier in-4°. Beitrage zur naturzeschicte der zecken von professor J. Gêné in Turin ans dem Italienischen , mit Anmer- kungen von D' H. Fischer. Broch. in-4o. Boheman. — Arsberattelse om framstegen i insekternas, Myriapodernas och Arachnidernas naturalhistoria for 1847, och 1848. —Idem. For. 1849, och 1850. 2 vol. in-8°, br. Le même. — Entomologiska anteckningar under en resa i sodra sverige 1851. l vol. in-8°, br. Le même. — Insecta CafFrariae annis 1838-1845 a J.-A. Wahlberg Collecta, descripsit C. Boheman. Pars 1», fasc. 2. Coleoptera. 1 vol. in-8°, br. Le même. — Nya Svenska Hemiptera (ur ofversigt af K. Vetensk. Akademiens forhandl . for 1852). 2 f""in-8°. (1) Comme l'année précédente, M. Doué, archiviste de la Société, a bien voulu se charger de dresser cette liste. E. D. 2^ Série, tome x. Bulletin viii. xciv ANNALES Bowerbank. — Microscopical observations on tbe struc- ture of the Bones ofPterodactylus giganteus and other fossils Animais- Broch. in-S". Le même. — On a Siliceous zoophite, Alcionites parasi- ticum. Broch. in-S". Le même. — On the Ptérodactyles of the Chalk forma- tion, Broch. in-8°. Le même. — On ihe Siliceous bodies of the Chalk and other formations , in reply to M. J. Toulmin Smith. Broch. in-8°. Bulletin de la Socie'td impériale des naturalistes de Moscou. Année 1851, N°^ 2, 3, 4. Année 1852, N" 1, Bulletin des séances de la Société nationale et centrale d'agriculture, tome 7, N" 2. 1 cahier in-8°, br. Catalogue des Coléoptères de la collection de J. B. Géhin. 2' fascicule. Dytisciens, Gyriniens. Broch. in-8". Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Aca- démie des sciences de Paris. Tome 34 , N°' 1 à 26. Tome 35, N"' 1 à 26. Tables du 2* semestre 1851 et !«' semestre 1852. Cooper. Edw. — Catalogue of stars near the Ecliptie, observed at Markree during the years 1848-49 et 50. 1 vol. in- 8% rel. Cuvier G. et Laurillard. — Anatomie comparée. Recueil de planches de myologie. 10% 11' et 12' livr. grand in-f°. Delacour. — Essai sur les insectes qui attaquent les arbres fruitiers (suite). De la page 35 à la page 88. Delahaye. — Iconographie des Lépidoptères de France. Livr. 3 à 8. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE xcv Dufoiir (le D' Ldon). — De la circulation du sang et de la nutrition chez les insectes. Broch. in-8°. Le même. — Des zones entomologiques de nos Pyrëne'es occidentales, et désignation des insectes qui les habi- tent. Broch. in-S". Entomologische zeitung herausgegeben von dem ento- mologischen vereine zu Stettin. 1851. 1 vol. in-8", br. Exotic butterflies , being illustrations of new species selected Chiefly from the collections of Wilson Saun- ders and W. Hevitson. Part. 1,2. Extrait des procès-verbaux des séances de TAcadëmie des sciences de Montpellier. Broch. in-8°. Extrait des procès-verbaux des séances de la Société philomatique. Années 1850 et 1851. 2 cahiers in-S". Fischer (H.). — Dissertatioinauguralis zoologica, sistens enumerationeni Coleopterorum circà Friburgum Bris- govise indigenarum. 1 cahier in- 12, br. Le même. — Microscopische untersuchungen uber die Kafer-Schuppen. 1 cahier in-4", br. Freeman (John). — Life of the rev. Williams Kirby, rector of Barham. 1 vol. in-S", rel. Full exposure of D' Chas. T. Jackson's prétentions to the invention of the American electro-magnetic tele- graph. Broch. in-8''. Gervais. — Géologie et paléontologie françaises , ou nouvelles recherches sur les animaux vivants et fossiles de la France. 9'= et 10" livr. iparis (sp. nov.). Jacquelin-Duval. 715. Bemhidium œneum^ 176; Algiricum, 204; Andreœ^ 137; angiistatunh 200\ assimile, 168-, biguttatum, \l^\hisigna- tuin, 152-, histriatum, 205; Bruxellensc, 130*, Clerhiij \10\ concinnum, 139", conforme, 116*, dentellum, 172; depressum, 108*, distinguendmn, 128; dromioides, 135; ephippium, 156; eques, 119; Erichsoniij 117; fasciola- tum, 109; Felmanni, \OQ-^femoratumjlZ\\/lammulatum, 163; fluviatile, 142; Fockiij 189; fulvicolle, 20S;fumi' gatum, 166; globulum, 192; Grapii, 215; giittulum, 179; Hispanicumj 136; hœmorrkoidale j 193; latérale, 213; laticolle, 154; Lucasiij 197; lunatum^ 148; Lusitanicum, \\\\ maritimumjlXQ; nanum ^ 202; nigropiceum, 211; obliquumj 157; oblotigum^ 127; obtusum, 182; paividum, 201; Pfeiffi, 101; planipenne , 107; prasiniuiiy 104, pullum, 199; quadriplagiatum, 216; qnadrisignaium, 195; quinquestriatum , 185; rectangulum, 184; rufescens, 187; saxatile, 125; sciitellare, 209; si gnati penne, 151; tricolor, 120 •■lUstulatum, 1^3; ustum, IbO ^i^anumj lb9; çicinum, Jacquelin-Duval 178. Bembidium aiaxense, considëré comme étant le Bembi- dium hypocrita, L. Reiche xxxvi. Blaps fatidicaj 603 et 609 ; producta (histoire et me'ta- morphoses des), Edouard Perris 606. Blatta Nicœensis (spec. nov.), Brisout. . . Lxvni. Blediiis unicornis (note au sujet du), Souverbie. Lxvn. Boarmia ilicaria (note sur des) trouvés aux environs de Paris. Bellier de la Ghavienerie lix. Bolboceras Gallicus (observations sur les manières de vivre du). Guérin-Méneville lxxvi. Bolboceras mobilicornis (note sur le). Ch. Aube. 659. Boletobius distigma , L. Fairmaire 72. Bolitochara elegans , L. Fairmaire 71. cxvMi ANNALES Bombus Laponicus trouvé aux environs de Paris. Noie géographique sur cette espèce. Sichel. . . . xlvi. Bomhylius Boghariensis (note sur les transf. du), H. Lucas 11. Bombylius fwnosas , L, Dufour 7. Bombyx (Saturnia) cecropia (note au sujet du), P. Minière lxiv. Bombyx chrysorrhœa (dégâts causés par le), au bois de Boulogne. Bellier de la Chavignerie. . . . xxxv. Bombyx paphia (note sur le cocon du), Al. Laboul- bène 535. Brachélytres (lettre relative à des) recueillis en Algérie, Leprieur xv, li. Brosc.us (Cephalotes) politus (note sur une variété re- marquable du), H. Lucas XIV. Brucims cisti , Al. Laboulbène 341. Capsus Fairmairœi (nov. spec), V. Signoret. 542. Carabus antiqnus y 245; Bœticus , 247-, breçis f 246; Cantabricus, 243; Castillajius j 1\1\ Ccltibericus^ 'IM \ complanalus , 2\6; conlatus , 152 ^ Deyrollœi, 2^\-, Du- fourii, "238; £gesippii, 243*, erransj 239', Gallœciamis^ 251; Ghilianii, 252; Guadarramus , 239; helluo,2^Q; lateralisj 2b0:, latus, 2bQ', lineatus, 2\'è\Lucasu, 2M\ Luczotii, 2h2\ Lusitaniens y 245; macrocephalus , 242; rugosusj>2M\ Steuartii, 240; Withei, Deyrolle. . 249. Carabus Mulsanti, considéré comme espèce nouvelle , Gaubil, vu; mais n'étant qu'une des nombreuses variétés à\x Carabus cateiiulatus, ^e\c\ie xxxvi. Castnia (note sur des chenilles du genre), Bar. lu. Observ. sur le même sujet. Boisduval. . . . liv. Cassida nigricepsj L. Fairmaire 92. Catocala conversa, prise aux environs d'Alger par M. Lauras. H. Lucas. . . . . . . . • xxiv. Cebrio Moyses , L. Fairmaire 82. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxix Celonites (du nombre des articles qui composent \gs antennes des), L. Dufour 448. Ccnirocnemis (genus novum) , 545', DeyroUœi , V. Signoret 547. Centrura annata, 401; dwaricata^ 402 •, pulchella. Ch. Coquerel 404. Ceramius. A ce genre doit être rapporté le Celonites dispar, Dufour. Schaum Lxxxvni. Ceutorhynchus metallinus , L. Fairmaire. . . 90. Chalcidites sortis des œufs d'un Bombyx rubi. Bellier de la Chavignerie lxxii. Charansonite (larve de) observée dans des pieds du Draba verîja. Al. LaLoulbène xxvii. Cheloriiacaja, 32 T, Dahurica^ 321; virginalis ^ Bois- duval 321 Chlorida obliqua (spec. nov.), Buquet. . . . 655. Chiysomela Banksii, K\.\^d^ioxx\hh,nG. . . . 342. Cicada septemdecim (note au sujet d'une apparition de la), Wild. xvui. — Remarques au sujet de cette note. Goureau. xix. Cicindela fallax, Ch. Coquerel 359. Cillenum Leachii (note au sujet du), Souverbie. lxvii. Classification adoptée par M. Herrich-SchœfTer , et suivie par JM. Delaharpe, dans son Catal. des Phalènes suisses (observations sur la). Th. Bruand. . . 51. Clambus enshainensis (métamorpboses du), Edouard Perris 574. Clavelia (nov. genus), 417 et 421 ; pompiliformis , H. Lucas 425. Clerus formicarius (observation sur la larve du), H. Lucas V. Clythra (sur les coques des), L. Dufour. . . 450. Clylhra et Cryptocephalus (un dernier mot sur les roques de), Léon Dufour lxxxv. cxx ANNALES Cneorhïniis tubericollis , L. Fairmaire. . . . 86. Coccinella 1-punctata, Al. Laboulbène. . . 343. Coccus (note sur les) du Laurier-rose et du Rosier. V. Signoret lvi. Coléoptères décrits par Palisot de Beauvois aux genres actuellement adoptés, avec synonymie (Rappel de)-, A. Chevrolat 629. Coléoptères des environs de Montpellier ( quelques observations sur les). Jacq.-Duval et Ph. Lareynie. 719- Coléoptères de la Californie, décrits en grand nombre par M. Leconte. Th. Lacordaire Lix. Coléoptères recueillis en Californie par M. Lorquin (note sur les), Buquet xx. Coléoptères recueillis en Algérie (lettre relative à des); Leprieur vn. Colias amphidusa, 386; eurytheme, Boisduval. 286. Colias hyale ( variété du ) , Bellier de la Chavi- gnerie lxxiii. Colotes Ja^'eti, 705', ruhripes, Jacquelin-Duval. . 707. Communications, m. x, xiv, xvi, xx, xxm, xxv, xxvii, XXVllI, XXXI, XXXVl, XLl, XLVI, L, LU, LV, LVlll, LXl, LXVl, LXXIII, LXXXII. Comptes du trésorier (lecture des), et commissaires nommés à Teffet de les examiner, x. Rapport des com- missaires XII. Coptodera Massiliensis (note sur la), trouvée aux envi- rons de Marseille par M. Perroud. Reicbe. . . lxx. Correspondance. . . x, xiv, xv, lu, lxix, lxxxu. Corticaria pubescens (métamorphoses de la), Edouard Perris 585. Cossus Rohinice, Boisduval 352. Criodion angustatum, 358 ; hivittaium , 356 ; Feistha- melii, 355 -, modestum, 357: sculpticolle, L. Buquet. 356. DE LA SOCIÉTÉ EIN TOMOLOGIQUE. cxxi Crocalia œstivaria (chenille de la) prise dans la Lozère par M. Bellier de la Chavignerie. Becker. . . xxvi. Crocisa scutellaris (sur la rareté relative de certains Hyménoptères, et notamment de la), Siebel. . 568. Crypticusl ulomoides, L. Fairmaire. . . . 85. Cryptocephalus (sur les coques des), L. Dufour. 450. Cryptocephalus scutellaris , Eug. Truqui. . . 65. Cryptophagiis dentaius (métamorphoses du), Edouard Perris 578. Ctenocenis Klugii. A ce genre est rapporté la Clavelia pompilifoiinis ^ H.Lucas. L. Dufour. . . . Lxxxvr. Cucujus (catalogue des) et genres voisins du British Muséum. Aug. Chevrolat x. Curculionite (larve de) vivant dans les tiges de la Fève. Passerini, xlix, rapportée par M. Guéri n-Méne- ville au L. aTigustatus l. Cynips Rosœ {ohserv . sur le mâle du), Goureau. lxxiv. Cynips (note sur une éducation de), Lahoulbène. lvi. Danais archippus, Boisduval 300. Decticus verrucwonis , Al. Lahoulbène. . . 337. Deilcphila Neriij trouvé aux environs d'Epernay par M. Paris. Boisduval Lxxm. Dennestes Frise hii , Al. Lahoulbène. . . . 340. Verobrachus agylens (spec. nov.), Lucien Buquet. 657. Diptères (essai d'une classification générale et synop- tique de Tordre des Insectes), Bigot. . 471 et Lxxxn. Diptères (organes génitaux des). Al. Lahoulbène. 348. Dioctria ochracea , L. Dufour 9. Dicranura vinula (note au sujet des manières de vivre de la), Pierre Millière, xlvhj Bellier de la Chavigne- rie XLViil. Diglossa mersa (note au sujet de la), Souverbie. lxvii. Dytiscien (note sur un) qui vit sur terre. Th. Lacor- daire lu. cxxn ANNALES Elater murinus , Al. Laboulbène 338. Elaphriis luridus , Jacquelin-Duval. . . . 219. Entomologique (détails sur une excursion) faite aux environs de Paris (Compiègne), par les membres de la Société' XXXI. Entomologique (excursion dans la baie de la Somme. Lettre à M. le doct<îur Aube. L. Fairmaire. . 663. Entomologique (excursion) dans les départements de la Gironde et des Landes, et dans le nord de TEspagne. H. Lucas Lxi. Entomologique (excursion) faite à Compiègne par quelques membres de la Société. Bellier de la Chavi- gnerie xxxvii. Entomologiques (lettre sur des détails) donnés par M. Boisduval au sujet du séjour en Californie de M. Lorquin. Boisduval lvi. Entomologique (voyage) dans les provinces de TAltaï par M. Kindermann. Becker xxvi. Ephemem albipenjiis , rencontrée en quantité innom- brable, il. Lucas Li. Errata xxxix, XL , lxxxh. Erycinides (chenilles d). Boisduval. . . . lxvi. Eucera grisea, considérée comme étant la même espèce que VEucera oranicnsis o", à laquelle celle-ci doit être rapportée. L. Dufour xlvi. Eucera Numida. A cette espèce doit être rapportée VEucera uigrilahris. L. Dufour xlvi. E udamus Bathyllus, Bo'isdu\a.\ 310. Eumenes infuudihuliforinis (note additionnelle sur les habitudes elles métamorph. de F). Edouard Perris. 557. Eupclix cuspidata , producta , trouvés dans le bois du Vésinet, et observ. sur ces Hémiptères. \ . Signoret. lv. Eurydera mormolycoides , Ch. Coquerel. . . 360. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxn Galleruca tenaceti , Al. Laboulbène. . . • 341. Geobius tirigitanus, 84 ; typ/iœoi'des, L. Fairmaire. 85. Geometra cratœgaria (monstr. observée chez une), Bellier de la Chavignerie lxix. Geometra sinuaria (chenilles de laj trouvées sur le Galiiim verurn. Bellier de la Chavignerie. . . . Liv. Geotnipes aiitumnalis j mutator^ pittridarius , Pyrenœus^ siercorarius, vernalis (détails sur les dispositions sexuelles des), Godard x. Glaucopis latipennis , Boisduval 320. Gryllus domesticus j Al. Laboulbène. . . . 335. Hammaticherus sericeus trouvé aux environs de Mar- seille par M. Wachanru. Reiche Lxx. Harminius (nov. gen.),80', castaneus, Fairmaire. 81. Heliothis armigera découverte aux environs d'Alger par M. I^auras. H.Lucas xxiv. Helochares lividus (mœurs et métamorphoses de Y). Emile Cussac 622. Hemidia Pàppertii rencontrée sur les sommets des Pyrénées par M. Boucley. Boisduval lx, Hemitelcs arcator, 48 j oKpcrafus, 36; hicolorinus, 49; hipartitus, 4; cingulator^ 49; conf'usus, 37; decipiens, 44; elongatus, 40; erythrocerus, 45; erythromelasj ^6;/lori~ colaior, 42; fulvipes, 34; intersectus, 38; lucidulus, 39; melanarius, 71; Mulsanti, 47; palpator, 43; rubiginosus, 34; rujîcollis J 48; rufocinctus , 35; scrupulosus , 41; similis, 33; sordipes j 33; tristator, Boyer de Fonsco- lombe 33. Hémiptères nouveaux recueillis à Saint-Valéry-sur- Sorame. V. Signoret XLvi. Hesperia agricola, 314; campestris, 316; cernes, 316; comma, 313; nemorum, 314; phylœus, 317; praticola, 3 1 5 ; ruricola, 3 1 5 ; sabuleti, 3 1 6 ; sylmnoides , 3 1 3 ; syhanus, 313; vestris, Boisduval 3l7. cxxiT ANNALES Hesperia comma (variéle de V). Bellier de la Chavi- gnerie Lxxin. Hélerocères (sur les), L. Dufour 453. Heterocerus Jossor, 456 i marginatus, L. Dutbur. 457. Heterosoma collata, Ch. Coquerel 379. Hister kelluo, 61-, îimhatus, 64", lugubris y 63; teterj Éug. Truqui 62. Hœmatopinus tuhercalatus (description et figure de T), H.Lucas 529 et 531. Homalota anthracina (spec. nov.), L. Fairmaire. 687. Hyaloinyia dispar (méiaimov^h.. de F), L. Dufour. 443. Hydrocanthares recueillis en Algérie. Leprieur. li. Hydrometra stagnorum (larve d') ayant des ailes com- plètes. Note à ce sujet. V. Signoret lv. Hy droporus glacialis (noy. 5^ec.\ GauhW. . . vu. Hynit^noptères Fouisseurs de Belgique, par M. Wes- maël (analyse de la Revue critique des). Sichel. lxih. Hyménoptères sortis vivants du corps d'un Deilephila vespertilio à Tétat parfait (note sur des larves d'). Pierre Minière, xvi. — Remarques au sujet de cette observa- tion curieuse. Boisduval, Goureau xvn. Ichneumons (mode descriptif des), L. Dufour. 458. Insectes des environs d'Abbeville, Marcotte. L. Fair- maire 690 à 69 L Insectes du Pin maritime (histoire des), E. Perris. 49 1 . Insectes rares pour la faune parisienne, Aube, Doiië et Reiche xxv. Insectes recueillis en Californie par M. Lorquin (lettre au sujet des). Boisduval xvi. Insectes recueillis à Hamoa (note sur des), Doiië. jlxxxii. Insectes (réflexions sur un mémoire de M. Focillon sur les) nuisibles aux Colzas. Aube Lxxxin. Insectes nuisibles aux Pommiers (note sur les). Goureau lxxix. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. . xxv Insectes qui vivent aux de'peas de la Truffe (observa- tions sur les), Goureau lxxv. Insectes (stéréocope applique' aux). Deyrolle. xxvi. lo (nouvelle espèce du genre). Salle. . . . lxvi. Iscknogaster ( GeniisJ , 22-, fulgipennisj Ti •■, Mellyi, 'Ib; Mellyi {n\à du), 26; micans, H. de Saussure. . 24. Ixodes variegatus (spec. nov.), H. Lucas, lxxxvui. Lachnœa vicina (nouvelles observations sur les four- reaux de la), H. Lucas 463. Larinus macidosus (Remarques sur les transformations du). Jacquelin-Duval et Philippe Lareynie. . . 731. Larinus Maiirus (quelques Remarques sur le). Jac- quelin-Duval et Philippe Lareynie 732. Latridius miimtus (métamorpli. duj, E. Perris. ■^Sl. Lectures, ix, xv, xix, xxui, xxvi, xxviii, xxx, lu, liv, LVin, LX, LXVI, LXIX, LXXU, LXXXI, XC. Leia hisuîcata^ Jacquelin-Duval 218. Lépidoptères fixés sur verre. Becker. . . lxxix. Lépidoptères ou Papillons de France (Iconographie des), par M. Delahaye. Note au sujet de cet ouvrage. Bellier de la Chavignerie xir. Leptura riifa, L. Fairmaire 9'2. Leucania albineiva^ 409 et lxxxii ; fuscilinea^ De Grasiin. , . . , 411 et lxxxu. Limenitis Eulalitty 301", Lorquinij Boisduval. . 301. Liparis dispar ( variété du ) , Bellier de la Chavi- gnerie j.xxni. Lithosia qiiadra (dégâts causés par cette espèce dans le bois de Boulogne), Bellier de la Chavignerie. xxxvni, Locusia (Meconema) varia. Al. Laboulbène. 336. Lophyrus picece (observations sur le), H. Lucas. Lxxn. Lophyms pini? (note au sujet des dégâts causés dans les environs de Cirey par le), H. Lucas. . . xxxix, 2' Série, tome x. Bulletin x. cxxvi A]Ni>JALKS Loricera ^FoUastonii (^spec. nov.), Jà\et. . . xxni. Lycœna nmyntulaj 294 -, aniiacis, 300', a?î(œgon, 295; cnoptes, '2dH; exilisj 294-, hetcronea, 298-, Icanoides, 297-, Fhcres, ISil \ piasus , 299; pseudargiolus, 300; ^û?- piolas, 296; JLerce5j Boisduval 296. Lyccena Bœti'cus trouvé en avril , aux environs de Thiers, par M. Guillemot. Note à ce sujet. Bellier de la Chavignerie xxviii. Lygœus crassicornis. Noie géographique au sujet de cette espèce. V. Signoret xxxv. Lucilia dispar (sur la légitimité de la), L. Dufour. 460. Macrocera ruficollis (note sur la), considérée comme étant la même espèce que la Macrocera rufa, à laquelle celle-ci doit être rapportée. L. Dufour. . . . xlv. Macropalpus (novum genus) pallipes, E. Cussac.{-I 3 . Malachhis œnœus (métamorpli. du), E. Perris. 591. Masaris (du nombre des articles qui composent les antennes du genre), Schaum Lxxxvii. Megacephala oxycheloides (la), Blanchard, doit être rapportée à la Megacephala nigricollis. Reiche. . lxvi. Megacephala quadricollis (la), Laferté, doit être rap- portée à la Megacephala spinosa. Reiche. . . lxvi. Meira (gen. nov), 71 T, crassicornis, Jacq.-Duval. 713. Melilœa Âihalia (var. remarq. de la). Becker. xxxvni. Melitœa Artemis (variété de la), Bellier de la Chavi- gnerie LXXIII. Melitœa chalcedon , 303-, Editha , 304*, palla, 305-, pulchella, Boisduval 306. Mclolontha vulgaris (cas pathologique observé chez un). Bellier de la Chavignerie Lxxix. Membres décédés en 1852 cxni. Membres de la Société entomologique de France en 1852 (liste des) cr. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxvn Membres de la commission de surveiliance des collec- tions xcii. Membres démissionnaires cxiii. Membres du bureau (nomination des) pour 1853. xci. Membres de la commission de publication (nomina- tion des) pour 1853 xcii. Membres rayés. cxm. Membres reçus en 1852. xni, xxiv, xxvij xxx, xxxvi, LX, LXXVni, LXXXI. Mcgasoma repnnduin, habitant les environs d'Alger et de Missergliin. H. Lucas xxiv. Megistopoda (nov. genus), 331 et 332-, Pilatœi. Mac- quart 333. Meloc Chevrolatii , Ch. Coquerel 395. Meiophysia (gen. nov.) formicaria, H. Lucas, xxix. Mesockoj-us aggressor, ^Zd ; /lai>escens , 437-, mêlas, 440-, splendidus, 435; testaceusP 439; thoracicus, Boyer de Fonscolorabe .437. 3Iesostenus alhiuotatus, 30 i gladiator, 31; giammicus, 30; /7Y(/75/f/^a, Boyer de Fonscolombe 29. Microlépidoptères trouvés aux environs de Bourges par M. Thourangin. Bellier de la Chavignerie. Lxxni, Micrommata spongilarsis Ç, trouvée à Saint-Sever, et description de cette curieuse espèce. L. Dufour. xlii. Mutilla arenaria (sur les deux sexes de la). L. Dufour xLiVj Mutilla incompleta (sur la rareté relative de certains Hyménoptères, et notamment sur la). Siebel. . 561. Nécrologie ix , xiv, xxvn , xlvi , L. Nécrologique (notice) sur M. Louis Pilate. Salle, l. Nemotelus cirigulatus, 5 ; lateralis , L. Dufour. . 6. Nominations xci, Nyctéribies trouvées sur diverges Cbauves-Souris de Sicile, L, Fairmaire lxii. txxviu ANNALES Ocypus obscuToœneus, L. Fairmaire 73j 01 ios albifwîis (spec. nov.), H. Lucas. . . lxxvii. Orgya \^etustn , Boisduval 322. Oochrotus (iiovum genns) ovatus, H. Lucas. . xxix. Organes génitaux des Insectes (réclamation au sujet des caractères que Ton peut tirer des). Ormancey. m. — Observation lelative à cette réclamation. Godard, iv. Orthopenis piceus (métamorph. de V), E. Perris. 587. Oryctes colonicus , 371; Insidnris , 372', Radama, 366. Banawalo j ZQ8 ; SiiniaVt Ch. Coquerel. . , . 369. Oliorhynchus raticus, rongeant les feuilles des Poiriers. Noie à ce sujet. Rouzet xxxiv. Ouvrages offerts à la Société pendant Tannée l852 (liste des) xcm. Oxythyrea Clouci, Ch. Coquerel. . . " . 379. Pachyta S-maculata , trouvée dans la forêt de Gom- piègne. Foureau de Beauregard xxxviii. Faîiagœus (IsotarsusJ eximius (sp. nov.). Sommer. 653. Papilio Eiirymedoji, 280 i PhUenor^ 282; Rutulus, 179; Zolicaon , Boisduval 281. Pannena Dcihlii (note relative à la), Laboulbène. lxh. Parnassius Clarius j 283-, nomion , 282; smintheuSy Boisduval 282. Paropia scanica, scutata, trouvés dans le bois du Vé- sinet, et observ. sur ces Hémiptères. V. Signoret. LV. Paussus Favieri , L. Fairmaire 76. Paussus Fm'ieri (note géogr. sur le), Fairmaire. lxxiii. Paussus Favieri, trouvé aux environs de Tanger. Remarques au sujet de cette espèce. L. Fairmaire. xxxv. Pediacus? costi permis y L. Fairmaire. . . . 78. Peltis gmssa (note géogr. relat. au), L. Fairmaire. Lxni. Peritelus flavipenjiis (sp. nov,). Jacquelin-Duval. 713. Perypkus ataxensis et nivalis {nov . sp.), Gaubil. vu. DE LA SOCIÉTÉ EI^ TOMOLOGIQl E. cx.mx Pezomachiis agilis, 430; i/co /or? 430', Gravenhorsîii, 428; Hoffinanseggil j 431; vagans , 427; ffesinaelii , Boyer de Fonscolombe 432. Phalacrns maximus , L. Fair maire 77. Philhydrus inclanocephalns (sur les mœurs du), Emile Cussac 622. Philopteriis Platalece (mode d'accouplement observé chez le), H. Lucas. xxxix. Phyllopertha lioriicolcij Al. Laboulbène. . . 341. Phymasterna cretacea, 397; quadridentata ^ Ch. Co- querel 398. Phytodietus? grandis ^ Bojer de Fonscolombe. 434. Phytosus spinifer (note au sujet du), Souvei'bie. lxvh. Pieris Leucodice j 284; Protodice , 284; Sisymhrii , Eoisduval 284. Pleciroscelis Fairmairœi (nov. spcc), trouvé aux envi- rons de Saint- Valérj-sur-Somme. Boieldieu. . lu. Pleciroscelis major (sp. nov.). Jacqueliu-Duval. 71 7. Pleciroscelis Sahlbergii; a cette espèce doit être rap- porté le Pleciroscelis Fairmairœi, qui n'en est qu'une va- riété. L. Fairmaire 690. Plegaderus sanatus, Eug. Truqui 64. Plinthus granulipennis , L. Fairmaire. . . . 89. Ploas fumiîieivis , 8; macroglossa ■, L. Dufour. . 8. Plochionus BonJilsH, rencontré aux environs de Rouen. Note au sujet de cetle espèce. Mocquerjs. . . .xxiii. Ploiaria uniannidata (nov, sp.)j V. Signoret. 544. Pœcilus cupripennis , L. Fairmaire 70. Pogonotarsus Fescoi, Gh. Coquerel. . . . 376. Pogoniis {^iridiinicans , L. Fairmaire. . , . 69. Polybothris analis, 365 ; auro-clavata, 362 ; pyropyga^ Ch. Coquerel 364. Polydrosus seiifrons (sp. nov.). Jacquelin-Duval. 710. Polydrusus corruscus (ocelle observé au-dessus de l'œil droit chez un) par M. Schmidt. Javet. . . . xxix. Polydrusus salsicola (sp. nov.) L. Fairmaire. . 689. Polyommatus arotcij 293 ; gorgon, 292 ; helloides, 291 ; kypophlceus, 291; xanthoides , Boisduval. . . 292- cxxx ANJNALFiS Psyché albida, jn-ise sur les soiniiiets des Pyrénées par M. Boucley. Boisduval lx. Psyché Gnisliiiella, Millierella et stomoxella, Bois- duval XXII. Pterogon Clerhiœ , Boisduval 318. Pterosiichus extcrnepuuctatus (eas de tératologie observé chez un), Boieldieu lxx. Ptinus Duvalii (spec. nova), Lareynie. . . . xc. Pucerons (note sur la génération alternante des), Al. Laboulbène Lvi. Puipuricenus Jerrugùieus ^ L. Fairmaire. . . 91- Revue de Touvr. intit. Diaguos, neiier Coleopt. aus Abyssinien, von D^ S. R. Roth. L. Reicbe. . . 95. Rhodoceia Pihanwi, Boisduval 286. Pihynocyllus Laveynii [s]^. nov.). Jacq.-Duval. 714. Rhyparochroinus proderus, Y .S']gnorel. . . . 539. Rhythyrhiiius Linderi^ L. Fairmaire. . . . 87. Rosalia cdpina (note géographique relative à la), L. F^airmaire Lxiii. Sandahis Sichelii (sp. nov.) L. Fairmaire. . 693. Saprinus pastoralis ^ 704 ^ tridens, Jacq.-Duval. 703. Sapriiius sahulosus {s,^e.c. nov.), L. Fairmaire. 688. Sapromyza quadripunctata ( métamorphoses de la ), Edouard Perris. . . , 594. Satyrus Ariane, 307", Californius, 309 •, Galactimis , 309; Siheiielcj Boisduval 308. Saturnia Eglantina, Boisduval 323. Satuvnia pyri (éclosion curieuse observée chez une), Wachauru xli. Scaurus tristis (note sur le), Foureau de Beauregard. iv. Schizonycha ïlos^a, Ch. Goquerel 380. Scimbauum giundiceps (sp. nov.). Jacq.-Duval. 699. »Sco/y//w(de raccouplement des), Guérin-ÎVléneville. x. Séances de 1852. 1"(14 janvier), m-, 2" (28 janvier), X-, 3^ (11 février), xiv, 4" (25 février), xv, 5" (I I mars), XX-, 6* (24 mars), xxin-, 7^ (14 avril), xxv, 8" (28 avril), xxvHj 9' (12 mai), xxvH; 10' (26 mai), xxvni; H* DE LA SOCIÉTÉ KiNTOMULOGIQUE. cxxxi (9 juin), xxxi; 12" (23 juin), xxxvi -, IS-^ (14 juillet), xli; 14" (28 juillet), XLvi-, 15-^(11 août), l-, 16" (25 août), lu -, 17" (6 septembre), lv, 18" (22 septembre), Lviii-, 19" (13 octobre), lxi; 20" (27 octobre), lxvi-, 21" (10 no- vembre), Lxix-, 22" (24 novembre), lxxiii-, 23" (8 dé- cembre), Lxxvnii 24" (22 décembre), lxxxii. Sinodendrum cylindiicum (note géographique relative au), L. Fairmaire Lxni. SpercJieiis eniarginaius (mœurs et métamorphoses du), Emile Cussac 617. Sphcnura chrysocepkala, 400; guttula, Coquerel. 399. Sphinx ISerii (chenilles du) prises à Fourqueux. H. Lucas Li. Staphylinus olens , Al. Laboulbène. . , . 337. Staphylinus medioxiinas, L. Fairmaire. . . . 73. Staphylinus scidpticollis {x\ov. spec), Gaubil, vu-, mais considéré comme étant le Staphylinus medioximus , Reiche xxxxi. Stenotarsia scapulata, Ch. Coquerel. . . . 375. Stigmodera cruentata, Murray 253. Stilbia? Philopalis, De Graslin 413, Sunius uniforinis (sp. nov.). iac([ne\\n-T)uya\. . 701. Synœca (genus iiovum), 549 et 551*, azurea, 554; cAtt/jZ'ea, 556; cœrulea, 552; cyanea, 553; idtramarina, 554; violacea. De Saussure 555. Syrichtus cœspitalis, 312; ericetorum^ 313; oiluSj3l\; mralis, 311; scn'ptum, Boisduval 312. Tac hin us p ictus , L. Fairmaire 71. Tachygonus phalangium (note sur le), Buquet. lix. Tachysomus (genus), 349; camelus, 352; dromedarius , 353; elephas, 351; fragifer, 350; gibbosus, Buquet. 354, Tachys dimidiata, Jacquelin-Duval. . . . 219. Tachys Pandcllœi , L. Fairmaire, .... 79. Temognatha trifasciata , Murray 254. Tentyn'a glahra (note sur la), H. Lucas. . . lxix, Tetraphyllus (genus), 382; acerbus, 380; acidiperus ^ 386; balteatus, 387; Buqueti, 389; cupiinus, 392; Dcy- rollœiy 385; formosus , 383; minjîcus, 384; purpurafus , cxKxii A^iNALl:s ni: la société eintomologique. 390', smarogdinus , 391, splendidus , 386', thoracic.us , Ch. Coquerel 394. Thais kysipyle, Al. Laboulbène 345. Thanaos Brizo, 2{()\ Gavantes, 310-, JuveJialis,^\Q\ tiistis, Boisduval 311. Thecla auretonmi, 289", dumetomm, 1dl\ Eiyphon, .290-, gntnus,'2Sd; iroides, 289, nielinus , 287^ sœpium , 283*, syhinus, Boisduval 287. Thylacites Guinardi (s^ . uov.) Jacquelin-Duval. 708. Tituhœa (Clythra) octosigfiata (nouvelles observations sur les fourreaux de la), H. Lucas 463. Trachys pwnila. Jacq.-Duval et Pli. Lareynie. 727. T rechus areolatus, Jacquelin-Duval. . 223 et 225. Trichodes alvearius (cas particulier de pathologie observe chez un), L, Fairmaire xxx. l'rox graiiu/ipennis, L. Fairmaire 83. Ulopa decussata , trwia , rencontrés dans le bois du Vésinet, et observ. sur ces Hémiptères. V. Signoret. lv. Vanessa Aiiiiopa, 307 \ Atcdanta^ 307 ', Calif arnica, 3 1 6^ Cardui, 307; Carye, 307; cceiiia, 307; Huntera, 307; progne, Boisduval 306. Fanessa prorsa (Entozoaires qui proviennent d'une chenille et d'une chrysalide de), Bellier de la Cha- vignerie li. Ver à soie (note sur une monstruosité observée chez un), Ch. Bassi vni. Vidda (gen. nov), 695; gracilipes. Jacq.-Duval. 698. Xyletinus rufithorax , suhrotundatus (spec. nov.), Lareynie xc, xci. Zonitis puncticollis^ considéré comme étant nouveau, en 1851, mais ayant déjà été décrit el figuré en 1834. Reiche lix. Zo^/^em5 iH/ore/e^u (spec. nov.)? H. Lucas. . xxiii. -J X) ni \ L/: